Langue française

  • Ces sept nouvelles, écrites de 1997 à 2018, mêlent fantastique onirique et quotidien, et nous tendent un miroir tendre et féroce à la fois.
    Un cadre d'entreprise débordé va être placé malgré lui en situation de découvrir le stress des journées de son très jeune fils?; un brocanteur maladif sera peu à peu enseveli sous ses trésors?; un vieux miroir prophétique ne montrera que les costumes de nos futures rencontres. On croisera un publicitaire dynamique, une vieille table de ping-pong, une ville-labyrinthe...
    La nouvelle éponyme, quant à elle, se penche, après que le progrès scientifique a vaincu la maladie et la mort, sur la dernière génération vouée à s'éteindre, consciente de son infortune...
    En digne représentant de la Nouvelle Fiction, Georges-Olivier Châteaureynaud nous invite à nous laisser toucher par le pouvoir de l'imagination.

  • Sylvain Tesson nous conte une chronique du vieux Rhin, dont les bords cachent une vie âpre et grouillante. Tendez l'oreille, écoutez dans la brume le pas d'un promeneur ou le remous d'une ondine...
    Amours, disparitions, crimes et secrets, c'est tout un fleuve de petites et grandes histoires qui traverse ces pages.

    Ce texte a paru précédemment chez le même éditeur dans une autre collection en février 2004.

  • «J'avoue que l'homme en bleu est une invention, mais c'est une invention forcément nécessaire, car enfin l'homme en bleu c'est Jean-Michel, avant même qu'il n'existe. Pour sûr c'est bien lui. Mais c'est aussi vous qui écrivez des vers, des nouvelles, des lettres d'amour, des romans. C'est chacun d'entre nous. Surtout nous les dessinateurs occupés à traficoter nos métiers mille fois ressurgis d'une enfance insouciante, avec en ligne de mire une retraite que l'on ne sonnera jamais.» Plus qu'un récit, un manifeste: celui d'un homme qui a fait profession de créer, de raconter, de dire et de donner à voir.
    À la fois l'histoire et le sens d'une vocation.

  • « Sans vouloir m'en vanter, il n'y avait pas de quoi, j'ai toujours cru qu'il n'y avait rien. « Rien après ». J'étais discret sur le sujet, ce n'était qu'une question de croyance ; croire en quelque chose ou pas. Je ne voulais pas offenser les croyants ; croire en rien, c'est encore une croyance.
    Si on me tarabustait un peu, j'ajoutais avec un petit sourire : « Jusqu'à preuve du contraire, et dans l'état actuel de nos connaissances... ». Bref, rien après, j'étais sûr de moi, malgré le désespoir. Je me disais des choses comme ça, de mon vivant. » Avec une tendresse et une sensibilité toute particulières, Isabelle Minière réussit un tour de force : elle nous parle de la mort, et on en ressort optimiste et souriant. Ce petit livre faussement détaché nous fait beaucoup de bien.

  • Une friche, donc, au bord d'un canal, quelque part en France. Des murs éventrés dressés comme des souvenirs gigantesques.
    Autour, des ménagères, des retraités. Dedans, des squatteurs, des paumés.
    Et puis un jour, un homme arrive, réveille les souvenirs. Et tout bascule dans la violence, le sang, le drame.
    Ce texte a paru précédemment chez le même éditeur dans une autre collection en avril 2001

  • « Quand en n on me libérait, j'avais l'impression de venir au monde à nouveau. La dernière séance arriva. Un technicien me tapa sur l'épaule. J'étais tout entier dans la boîte, me dit-il en désignant l'ordinateur qui contenait la totalité de mes données physiques. » Ah ! Merveilles du numérique, confort des automatismes et de la régulation !
    Quelle place faites-vous donc à la liberté et l'identité humaines ?

  • C'est un quartier délaissé, avec son tank de la dernière guerre fraîchement repeint, autour duquel on s'assoit. C'est là qu'on revient, toujours. Qu'on se retrouve. Qu'on se raconte.

    Il est là. Il y a cette fille chez qui il vit. Lui, il fait des vidéos. Il interroge des gens, va à leur rencontre.

    «Tu te rappelles tout ce qu'ils nous racontaient à nous, se disent entre eux certains, qui n'en disent pas plus, n'en savent sans doute pas plus, mais hochent la tête, assez longtemps, pour laisser croire. Tu te rappelles, on les laissait raconter pour s'amuser, ils rajoutent, au bout d'un moment. Et putain, on en croyait la moitié, ils rajoutent. Et silence. Et c'était déjà pas mal, bordel de Dieu, la moitié. Et silence. » Un texte sur l'envie de vivre, sur l'énergie fondamentale trop souvent perdue. Sur l'amour. Sur les rêves. Sur la libido.

  • Chacune de ces six nouvelles offre le portrait d'une mère.
    Six mères cruelles, abusives, violentes, menteuses, fourbes.
    Six récits stupéfiants de confiance trahie, de manipulation, de destruction. Parfois de pure méchanceté.
    Des marâtres. Pas des mamans. Heureusement punies, le plus souvent, par où elles ont péché.
    Il fallait beaucoup de culot pour oser parler de ces mères abusives. Et tout le talent de Bernard Nuss pour y parvenir avec justesse.

  • Bouche cousue

    Isabelle Minière

    «C'était l'heure de la vérité.
    Flora partait s'installer ailleurs, dans un autre quartier, un autre appartement. Et avec...» Un texte magnifique, tout en délicatesse. Sur la rupture amoureuse.
    Quand la séparation coupe tellement le souffle qu'elle emporte la voix.
    Qu'à ne plus avoir de mots on n'a même plus le son.
    Jusqu'à libérer son chant intérieur.

  • Frelons

    Jackie Macri

    « Croyances ou pas, on a besoin de Fades ! Sans féerie, la vie, ça s'ef loche. Si tu penses qu'avec du raisonnable ou du rationnel on peut porter l'histoire humaine, tu te trompes » Agnès vit seule, dans un village du Sud. Elle guette l'invasion annoncée du frelon asiatique. Pas de transports, peu de travail...
    Adrien, l'apprenti boulanger, est tombé à vélo au petit matin. Il a vu une fée, une fade.
    Hallucination ou féérie ? Vraies ou fausses, passées ou présentes, les fades savent révéler le passé d'un pays, et les liens qui nous unissent les uns aux autres.

  • Mars 1767. Une jeune femme, Sara Banzet, transcrit dans un cahier l'enseignement qu'elle donne à des enfants du Ban-de-la-Roche, vallée vosgienne isolée où l'on a encore récemment brûlé des « sorcières ».
    Son maître à penser, le pasteur Oberlin, lui a enseigné une pédagogie toute vivante, faite d'expériences, de collections de roches et d'objets divers, d'études de la nature. Sara, nous dit Olympia Alberti, « ajoutait ce qu'elle savait du vent, de la farine, du toucher de la laine, du silence et des rêves ».
    Sous le titre charmant et évocateur de « conductrice de la tendre enfance », Sara Banzet peut être considérée comme l'ancêtre charismatique des institutrices d'école maternelle.
    Mais comment ses petits élèves vont-ils recevoir ce qu'elle tente de leur apprendre en douceur ? Et que se passe-t-il entre le Nicko et le Claude, qui ne se quittent pas d'une semelle ?

  • Année 1275. Quelque part en Languedoc, par un soir d'orage, un cavalier solitaire demande l'hospitalité aux habitants d'un petit château isolé. Très vite, ces derniers soupçonnent que l'inconnu n'est pas venu là par hasard. Mais il leur faudra toute une nuit pour approcher la vérité, vérité qui les renverra à leur passé et révèlera leurs âmes.

  • Cela se passe demain, dans la Nouvelle France, au coeur de sa nouvelle capitale, Strasbourg, dans un hôtel de prestige. Monsieur Simon Simon, citoyen plus que lambda, a été choisi par le Service Spécial pour une mission ultra-secrète : dormir. Dormir, et tester les rêves enregistrés qui peupleront bientôt le sommeil de tous les Nouveaux Français.

    Or, au cours de son expérience, Simon Simon va découvrir quelques fissures dans cette société idyllique...

  • Ce marché de peintures sous verre est un des plus courus au monde. Ce serait bien le diable si Golo, antiquaire (du moins sa carte de visite essaiet- elle de l'en persuader), ne tombe pas sur une bonne occasion. Il faut dire que ses finances en ont bien besoin.
    Il s'associe à la belle Stella pour « chasser » l'oiseau rare. Golo n'en revient pas. La réalité, avec laquelle il entretient des rapports souvent difficiles ou embarrassés, semble se plier aux souhaits de Stella avec une docilité déconcertante.
    Et le fantastique, comme toujours chez Georges-Olivier Châteaureynaud, va s'en mêler.
    Ce texte a paru précédemment chez le même éditeur dans une autre collection en novembre 2002

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