Le Manuscrit

  • « Ce sont eux, ces témoins qui ont vraiment écrit l'histoire des Juifs de Tunisie entre novembre 1942 et mai 1943. Ce sont dans ces récits que quelques historiens ont puisé leurs sources depuis soixante-dix ans. Nous devions tous les éditer ou les rééditer pour les rendre disponibles. Ces témoignages sont particulièrement précieux pour celui qui veut monter dans la machine à remonter le temps et en ces lieux où les Juifs tunisiens étaient taillables et corvéables et où leurs persécuteurs rêvaient de massacres que seule leur victoire pouvait provoquer, ou de déportation rendue impossible par le manque de navires et par la domination de la Navy. À ces obstacles auxquels se heurtait la barbarie.

  • Pourquoi Louis Engelmann, raflé à Paris et interné à Compiègne, a-t-il échappé au premier convoi de Juifs parti de France pour le camp d'extermination d'Auschwitz le 27 mars 1942 ? Comment, le 8 août, a-t-il été libéré du camp de transit de Drancy ? Inédit, le journal intime de cet ingénieur, ancien combattant de 1914-1918, révèle les terribles conditions d'internement au camp de Royallieu à Compiègne des notables parisiens juifs raflés le 12 décembre 1941.
    Il témoigne ensuite de celles du camp de Drancy au moment où affluent les victimes de la rafle dite "du Vel' d'Hiv'" (16-17 juillet 1942). En parallèle, le journal tenu par son épouse Mariette nous fait vivre sa détresse et ses démarches insensées pour arracher Louis à la déportation. Longtemps, les journaux de Louis et Mariette ainsi que les lettres qu'ils ont échangées, sont restés au fond d'un tiroir.
    Philippe Bernard, leur neveu, journaliste au Monde, les a réunis et entrelacés pour transformer ce drame personnel en un récit haletant. Il tente de comprendre les mécanismes qui ont conduit à l'enfouissement de ces événements dans la mémoire familiale, et les raisons de leur redécouverte récente.

  • "Ce premier volume consacré au travail collectif de « France... douce France de notre enfance ? », un groupe de parole né à Buenos Aires, rend compte à travers le parcours de neuf de ses membres des multiples formes que prit la persécution des Juifs dans l´Hexagone à l'heure allemande. Enfants cachés, internés, sauveurs d´enfants, résistants ou déportés, ils avaient alors entre deux et dix-sept ans. Les lettres, documents et photos qu'ils ont précieusement gardés témoignent des séparations, des déportations, mais aussi de la solidarité. Ils honorent ici la mémoire des Français qui les sauvèrent et le courage de leurs parents.
    Hélène Gutkowski, elle-même enfant cachée, a mis en oeuvre ses talents d'écoute et de plume pour évoquer le chaleureux creuset des réunions où les souvenirs fragmentés se confrontèrent et s'unirent pour peindre cette France qui ne fut pas la « douce France » de la chanson. Elle a également pris soin de nous rapporter l'histoire des Juifs dans le pays des juntes et du péronisme, intelligente introduction qui nous permet de découvrir cette communauté juive florissante où elle et ses amis-témoins ont pu s'épanouir malgré les incurables meurtrissures."

  • Elle s'appelait Ida...
    Née en 1924 à Marseille dans une famille juive arrivée de Salonique (Grèce) au début du siècle, elle a vu sa jeunesse insouciante broyée par les menées exterminatrices nazies. Arrêtée le 9 mai 1944, déportée à Auschwitz?II-Birkenau (convoi no 74), elle recouvra la liberté un an plus tard dans les Sudètes. Comme un signe, c'est un 9 mai, 68 ans plus tard, qu'elle nous a quittés.
    Elle a heureusement pu nous transmettre son témoignage, celui d'une femme énergique et courageuse, retranscrit après de nombreuses séances d'enregistrement et qui se révèle être un émouvant testament.
    Témoigner et transmettre ont été le combat de sa vie pour que ne se dispersent pas les cendres de la mémoire.

  • Odette Spingarn décrit ici le fonctionnement des différents camps de la « Solution finale » par lesquels elle est passée à partir de son arrestation avec ses parents, le 31 mars 1944, dans un village de Corrèze : la caserne de Périgueux, le camp de transit de Drancy, le camp d'extermination d'Auschwitz II-Birkenau - sa mère y décède -, un de ses sous-camps, le Kanada, où elle trie des vêtements de déportés assassinés, et enfin le camp-usine de Zschopau (Saxe, Allemagne), destination de son transfert du début octobre 1944. À l'approche des Alliés, en avril 1945, les travailleuses forcées sont entassées dans un train à destination d'un camp de la mort. À ce moment-là, Odette prend son destin en main et s'évade en sautant du train. S'ensuit une longue odyssée qu'elle nous relate par le menu. En définitive, elle est sauvée par une femme allemande. À son retour, grâce à sa jeunesse et à son inébranlable optimisme, Odette a su se reconstruire, étudier, mener une carrière et fonder une famille.

    Sur commande
  • Quatre-vingt lettres écrites à son épouse par le Dr Mass, interné au camp de transit de Drancy du 16 octobre 1941 au 31 juillet 1943, nous font entrer dans l´intimité d´un médecin de la cité ouvrière de Maisons-Alfort victime de la persécution antisémite. Pour sa femme Élisabeth et leur fille Gabrielle qu´il aime profondément, le Dr Mass nourrit l´espoir d´une libération, alors que planent parmi les internés juifs, la famine, la terreur d´être fusillé comme otage puis, à partir de mars 1942, la peur d´être déporté.

    Aucune des protections que pourraient lui valoir son passeport roumain, la Roumanie étant un allié du Reich, ni même son état de santé précaire ou sa volonté de tromper ses bourreaux ne lui épargnent la déportation. Envoyé dans les mines de charbon de Jaworzno, Zacharie Mass, à bout de force, est transféré à Auschwitz-Birkenau où il sera gazé et son cadavre brûlé.

    Cet ouvrage saisit de l´intérieur ce que fut la vie dans le camp de Drancy, où transitèrent la grande majorité des déportés juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale.

    Sur commande
  • À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l´un des lieux les plus terrifiants et abjectes de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expérimentations médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement.
    C´est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu´elle suscite qu´avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s´achève alors l´extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d´Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures.
    En janvier 1945, devant l´avancée de l´Armée rouge, les nazis procèdent à l´évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof.
    Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et aux lecteurs un chant d´espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s´est jamais départie.

    Sur commande
  • Charles Palant a été arrêté à Lyon en août 1943, par la Gestapo, avec sa mère et sa soeur Lily âgée de 17 ans. Internés au Fort Montluc, ils sont déportés début octobre vers Auschwitz via Drancy ; lui seul est revenu en 1945 après avoir connu la « marche de la mort » et la libération à Buchenwald.Dans son récit, Charles Palant, né en 1922 à Paris, raconte son parcours depuis son enfance dans le quartier populaire de Belleville où, comme sa famille, les Juifs immigrés vivaient alors nombreux. Le fil directeur de l'exposé lucide qu'il nous livre ici tient dans sa foi inébranlable en l'Homme, cette foi qui ne le quitta jamais, même au coeur des plus terribles épreuves.

  • La Tunisie n'était pas occupée, mais elle était sousle régime de Vichy et celui des commissionsd'armistice.

  • Alain-André Bernstein, né de parents juifs en mars 1940, est caché dans une famille catholique du Val de Loire dix jours seulement après sa naissance. Grâce à la correspondance conservée par sa mère et retrouvée à sa disparition, il reconstitue ici sa petite enfance dans la campagne sous le régime de l'État français. Des lettres de sa famille d'accueil émanent l'amour et toute l'attention portée à l'enfant qui s'éveille à la vie dans un monde où d'aucuns veulent sa mort du seul fait qu'il est né Juif. Elles permettent aussi de comprendre l'attitude et la compassion des gens honnêtes de la France profonde vis-à-vis du soi-disant « problème juif ». La famille Breton ne voit qu'une famille injustement traquée à laquelle il faut porter secour

  • Récit recueilli par Marie Billet Au sortir de la guerre, Charles Mitzner ne peut évoquer les atrocités dont il fut le témoin et la victime qu´auprès de ses camarades de déportation. Cet homme pourtant volubile et d´une précision toute scientifique fait le choix de ne partager son expérience qu´au sein du petit cercle de ceux qui survécurent à la folie exterminatrice nazie.

    Né à Paris dans une famille juive, Charles Mitzner est un jeune soldat au moment de la défaite française. L´appel du gaullisme trouve chez ce fervent patriote un écho favorable. Revenu à la vie civile, il travaille à Grenoble comme technicien spécialisé dans la radioélectricité. Il met alors ses compétences au service de la Résistance.

    Après l´invasion de la zone d´occupation italienne par les Allemands, il est arrêté en février 1944. Il tentait de rejoindre le maquis de Chartreuse et de mettre en sécurité Marie, sa compagne alors enceinte. Avec son jeune frère, raflé dans la rue, Charles sera déporté vers Auschwitz par le convoi n°69.

    A Birkenau, il sera le témoin de l´assassinat massif des Juifs hongrois. À cette période, l´usine de mort nazie marche à plein régime, c´est un flot ininterrompu d´enfants, de femmes et d´hommes de tous âges qui est envoyé directement à la chambre à gaz. Charles Mitzner réussira à survivre à cet enfer et aux « marches de la mort », lors de l´effroyable errance de quatre mois qui le mènera vers quatre autres camps allemands avant d´être libéré.

    Témoin à jamais meurtri de l´anéantissement d´une partie des Juifs d´Europe, c´est le coeur plein de chagrin et de rage qu´il repense à ce crime monstrueux. Soixante-et-un ans après son retour de déportation, à la faveur de nombreuses rencontres avec Marie Billet, une auteure grenobloise, il accepte de livrer son histoire singulière pour l´édification de la mémoire de la Shoah.

    Sur commande
  • À l'aide de témoignages soutenus par un appareil critique extrêmement précis, il est possible de faire oeuvre d'historien. La Tunisie est un pays que la Shoah européenne a effleuré deson souffle et où les persécutions subies par les Juifs du fait des Allemands ont été, hélas, bien réelles, même si les nazis n'ont pu infliger au judaïsme tunisien le traitement spécial réservé aux populations juives tombées sous leur domination. Sachant à quoi ils avaient échappé, les Juifs tunisiens ont eu le tact de ne pas insister sur les souffrances et les angoisses qu'ils ont endurées. Il nous a paru nécessaire de publier, en trois volumes de notre collection, des récits rédigés dès la libération de la Tunisie en mai 1943. Le premier témoignage est celui de Robert Borgel, avocat au barre.

  • La famille Bernard n'a pas été épargnée par l'occupation allemande : Tristan Bernard, célèbre homme de lettres, arrêté à Nice avec son épouse, n'a été finalement libéré de Drancy qu'à la suite d'interventions d'amis fidèles (Sacha Guitry, Arletty). Son fils, le dramaturge, Jean-Jacques Bernard a subi une terrible captivité dans le camp allemand de Compiègne, où la famine et le froid ont entraîné la mort de dizaines d'internés juifs. Quant à son petit-fils François-René, il n'est pas revenu du camp de Mauthausen où il a été assassiné par les nazis.Jean-Jacques Bernard a été libéré avec quelques autres internés de Compiègne en mars 1942 à l'article de la mort.

    Sur commande
  • "Le coeur de ce témoignage est constitué par ""Trois mois dura notre bonheur, été 1943"". Pendant plus de deux ans au sein de l'OSE, Nicole et Jacques ont sauvé plus de deux cents enfants menacés d'extermination par les nazis. C'est ce que Jacques nous raconte dans la première partie de ce texte où est fait état de l'organisation et du dévouement de ces inconnus qui ont oeuvré à soustraire des innocents à la barbarie nazie. Nicole, trois après leur mariage, est arrêtée lors d'un convoyage d'enfants vers la Suisse. Lui, ignorant de l'efficacité de l'application de la «solution finale à la question juive en Europe» dont elle est la victime pour avoir rejoint dans l'autre file les enfants qu'elle a «adoptés», lui écrit son parcours de victime des persécutions qu'il a subies. "

  • Ce livre, fruit des entretiens entre un témoin et une historienne, offre le parcours remarquable d'un militant juif actif depuis l'entre-deux guerre jusqu'à nos jours.Depuis son enfance en Alsace, Georges Loinger est sensibilisé au danger que représentent pour la communauté juive les menées nazies au-delà du Rhin. C'est pour aguerrir la jeunesse aux épreuves qui se profilent qu'il s'investit dans l'éducation physique des futurs rabbins puis des étudiants de la toute jeune école Maïmonide à Paris.Prisonnier de guerre en 1940, il s'évade de son Stalag en Allemagne pour rejoindre sa femme confrontée à l'évacuation rapide de 123 enfants juifs venus d'Allemagne. Il se lance alors à corps perdu dans une autre aventure, celle de la résistance française dans le réseau Bourgogne.

    Sur commande
  • Francfort 1931. Hans Callmann, jeune banquier d'origine juive, mène une agréable vie mondaine quand un rêve prémonitoire le décide à quitter brusquement avec sa famille l'Allemagne dont il devine les noirs desseins.
    Après quelques années à Paris, la déclaration de guerre l'envoie dans différents camps (camps pour ressortissants étrangers, Légion étrangère...). Après une période de clandestinité, aidé en particulier par l'abbé Glasberg, il est arrêté à Lyon le 16 mai 1944, puis déporté du camp de Drancy à celui d'Auschwitz par le convoi n° 75, le 30 mai 1944.
    Mais au camp, sous les coups, il découvre aussi la bonté et la générosité. Il y entre athée et en sort profondément croyant. Le chemin dans l'enfer d'Auschwitz I sera pour lui le chemin de la foi.
    Par son témoignage, Hans Callmann, revenu vivant du camp de concentration nazi, rend grâce à Dieu et tente de ne pas succomber à la tentation de la haine, prônant la sagesse de la tolérance au nom de l'humanité.
    Hans, pendant ces années de détresse, a gardé en mémoire les mythes allemands qui avaient bercé son enfance et particulièrement celui de la Lorelei qui, aujourd'hui encore, d'après la légende, coiffe ses longs cheveux blonds sur un rocher au-dessus du Rhin. Mais ce n'est plus une fière jeune femme : comme lui, elle a pleuré de voir son pays, sa culture, sa langue avilis par le nazisme.

    Sur commande
  • Hongrie, printemps-été 1944. En moins de deux mois, près de 440 000 Juifs entassés dans 147 trains furent déportés de Hongrie pour être acheminés pour la grande majorité jusqu'aux portes des Krematorien d'Auschwitz-Birkenau. La famille Brodi, originaire de Huedin, en Transylvanie, y arrive dans la nuit du 1er au 2 juin. Élisabeth a 20 ans, elle ne reverra plus alors les siens.
    Le récit endeuillé d'Élisabeth nous plonge dans la vie familiale modeste, marquée par l'attachement aux traditions de ses parents au sein de la communauté juive d'une petite ville de province du nord de la Roumanie. Cette région aux croisements des frontières remodelées au lendemain de la Grande Guerre est annexée par la Hongrie en 1940 et son entrée en guerre aggrave les persécutions envers les Juifs. La famille Brodi en subit les effets jusqu'à l'invasion du pays par les nazis (19 mars 1944) qui la précipite dans le ghetto de Cluj, dernière étape avant la déportation.
    Le souvenir des siens, sa force de caractère, son endurance forgée dans le danger permanent d'une année terrible et d'heureuses rencontres, permettent à Élisabeth de traverser les épreuves. Pour sa nouvelle vie, elle choisit la France et de rejoindre en Gironde celui qu'elle aime. Ils se sont rencontrés à Görlitz (Basse-Silésie), dans un abri sous les bombardements alliés, elle, esclave, lui prisonniers de guerre, exploités de l'industrie de guerre nazie. C'est à La Teste-de-Buch qu'ils se marièrent, et qu'Élisabeth construisit une belle et grande famille (8 enfants, 17 petits-enfants,...) en forme de victoire sur l'anéantissement promis par Hitler. Elle n'a eu de cesse de transmettre la mémoire des siens et de prodiguer les leçons de son courage et de sa résilience aux jeunes générations pendant un quart de siècle.

    Sur commande
  • Irena, une petite fille juive perdue dans des orphelinats de Pologne, censée être née en juin 1938 à Czestochowa de parents tués sous les bombardements du début de la guerre. Au contact d'une famille varsovienne chaleureuse qui l'accueille régulièrement, elle retrouve quelques premières traces de ses parents disparus pendant la Shoah. Peu à peu, Irena en vient à se demander qui elle est vraiment et ce qu'ont vécu ses parents.
    Au fil des années, elle poursuit une quête identitaire angoissante qui se double, à partir de son installation en France en 1976, d'une enquête difficile dans diverses archives. C'est ainsi qu'elle peut découvrir le sort tragique de son père, celui de sa mère, et ceux des membres de sa famille, dont elle retrouve d'ailleurs quelques survivants.
    Varsovie, Paris, le nord de la France, l'Ukraine, Moscou, la Crimée, les États-Unis, autant de lieux porteurs de mémoire familiale. Que de découvertes?! Que de chocs émotionnels?! De joies et de tristesses mêlées...
    À présent, Irena, bien ancrée en France, mère et trois fois grand-mère, connaît une certaine sérénité en mettant, avec son livre, un point final à son « [en]quête ».

    Sur commande
  • Nomade, Élisabeth Kasza le fut à plus d'un titre. Elle connut durant la guerre l'errance mortelle de la déportation, avant de prendre le chemin de l'exil. Devenue comédienne, c'est à l'intérieur d'elle-même qu'elle voyagea, de personnage en personnage. Élisabeth est née à Kaposvár au Sud-Ouest de la Hongrie, dans une famille d'origine juive convertie au protestantisme. Sous le joug nazi, ses parents et elle sont relégués dans un ghetto puis déportés en tant que Juifs. Élisabeth partage volontairement avec eux le sort des 440 000 Juifs hongrois envoyés à Auschwitz-Birkenau, entre la mi-mai et le début de juillet 1944. Comme la plupart des déportés, son père y est assassiné dès son arrivée. Élisabeth est ensuite cruellement séparée de sa mère puis transférée aux camps de Bergen-Belsen, Duderstadt puis Terezin. Après la Libération, elle rejoint Budapest où elle est soignée pour une myocardie provoquée par les carences qu'elle a subies. Fuyant la dictature communiste, elle veut rejoindre les États-Unis mais c'est en France qu'elle s'installe finalement. Elle y deviendra comédienne et actrice de cinéma. Son récit nous offre le regard d'une femme sensible et cultivée dont la jeunesse heureuse fut emportée dans la tourmente et l'horreur.

    Sur commande
  • Andrée Salomon (11906-11985) est l'une des grandes figures de la Résistance juive en France. Elle fut responsable de l'action sociale de l'oeuvre de Secours aux Enfants. Après s'être engagée au service de la communauté juive d'Alsace, elle a rejoint la Résistance dès 1940. Dans la zone sud, elle a sauvé un grand nombre d'enfants en les faisant sortir des camps d'internement de Gurs, de Rivesaltes et des Milles et en les plaçant dans les maisons de l'OSE. Elle organisa des départs vers les États-Unis et mit sur pied des filières clandestines vers la Suisse et l'Espagne. Par la suite, elle confiera les enfants à un autre réseau de l'OSE, le circuit Garel, pour les placer sous de fausses identités, dans des institutions religieuses. Cet ouvrage reconstitue son parcours à partir du manuscrit inédit de ses mémoires, de plusieurs entretiens enregistrés et des souvenirs de ses plus proches assistantes. On lira également une quarantaine de lettres de reconnaissance venues du monde entier et rendant hommage à cette « femme de lumière » dont la générosité et l'héroïsme permirent à toute une génération d'enfants de se construire un nouvel avenir.

    Sur commande
  • Si le camp d'extermination de Treblinka est aujourd'hui tristement célèbre, le camp de travail créé antérieurement (Treblinka I) l'est beaucoup moins. Le récit de Mieczyslaw Chodzko figure parmi les très rares témoignages évoquant les conditions d'« existence » dans ce camp. Mieczyslaw Chodzko est né à Lodz en 1903. Raflé dans le ghetto de Falenica, il est déporté avec 6 500 autres Juifs, dans le cadre de l'Aktion Reinhard : l'extermination systématique des Juifs de Pologne. Dès son arrivé à Treblinka, il est sélectionné pour le travail forcé et transféré vers le camp de Treblinka I.

    Sur commande
  • Cet ouvrage restitue le travail d´un homme afin que soit honorée la mémoire de ceux qui ont offert un long sursis de vie à l´enfant qu´il était et à sa famille, les sauvant de la mort programmée pour tous les Juifs par les nazis.

    Jean Henrion, avec clarté et intelligence, restitue les sept années de recherche qui ont abouti à distinguer quatre « Justes parmi les Nations » : Pierre Fouchier, Jacques Ellul, Hélène Schweitzer (Rosenberg) et Édith Cérézuelle. C´est par ce titre que Yad Vashem, à Jérusalem, honore les hommes et les femmes qui ont protégé des Juifs au mépris des périls et sans contrepartie. Ce nom de Yad (« Mémorial ») et Shem (« Nom ») reprend le verset du Prophète Isaïe : « Et je leur donnerai, dans ma maison et dans mes murs, un Mémorial et un Nom qui ne seront jamais effacés. » Grâce à cette même volonté, inépuisable, Germaine Courtiau (Lavier) est nommée « Gardien de la Vie », titre décerné par l´Association française pour l´hommage de la communauté juive aux Gardiens de la Vie, sous l´égide du Consistoire central de France ; une reconnaissance également obtenue pour un groupe de vingt résistants protestants de Bordeaux, à titre collectif. Jean Henrion prolonge par ce livre, étonnant dans la description des difficultés rencontrées au cours de ses démarches, son oeuvre de reconnaissance à l´égard de ceux qui donnent son sens au mot « humanité ».

    Sur commande
  • Juif français originaire d'Alsace, Jacques Samuel a traversé la guerre au sein d'une famille engagée dans la Résistance juive. Ce jeune homme pieux et mélomane a consigné dans son journal ce que lui et les siens ont vécu durant le conflit : l'Exode et la fuite désordonnée vers Moulins et la Creuse, le refuge et l'expérience de la vie collective dans une ferme-école des Éclaireurs israélites de France (EIF) à Taluyers près de Lyon, et enfin l'épopée, qui tourna au drame, du passage des Pyrénées vers l'Espagne afin de rejoindre la Palestine.

    D'une écriture précise et achevée, le Journal de Jacques Samuel nous plonge au coeur d'une période terrible de notre histoire à travers le regard d'un jeune homme honnête et courageux sur les événements de son temps. Ce témoignage historique nous éclaire également sur l'engagement d'une famille juive durant la guerre, bien loin des stéréotypes qui perdurent sur la prétendue passivité des Juifs face à la Shoah.

    Sur commande
  • Ce livre retrace le parcours tragique d'une jeune juive polonaise de la région de Lodz durant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir perdu la majorité des membres de sa famille, elle se retrouve seule à Auschwitz, à Birkenau puis au Stutthof. Laissée pour morte lors de l'évacuation, on lui amputera ses deux jambes, gelées pendant la « marche de la mort ». Malgré toutes ses souffrances physiques, malgré l'indicible douleur d'avoir perdu ses proches, elle gardera en elle la force de continuer à vivre, de fonder une famille et de mettre au monde deux enfants.

    Sur commande
empty