Le Cavalier Bleu

  • Idées reçues sur le Coran ; entre tradition islamique et lecture moderne Nouv.

    Peu de livres font actuellement l'objet de débats aussi brûlants et contradictoires que le Coran. Ce livre, bien que datant de quatorze siècles, reste encore largement méconnu et d'un abord difficile, ce qui alimente de nombreuses idées reçues : « Muhammad est l'auteur du Coran », « On ne peut pas traduire le Coran », « On peut faire dire n'importe quoi au Coran », « Le paradis coranique est très sensuel », « Le Coran est la source unique de toute loi en islam », « Le Coran infériorise la femme », « Le Coran est intolérant »... Pour chaque idée reçue, les auteurs présentent tour à tour ce que dit la tradition islamique d'une part, et la dimension historique et littéraire d'autre part. L'occasion de s'apercevoir que, bien souvent, ce que l'on attribue au Coran relève en réalité de la Tradition (Sunna) ou de la Loi (charia) qui, en de nombreux cas, ont durci le texte originel.

  • Catastrophes climatiques ; 21 idées reçues pour comprendre et agir Nouv.

    Mégafeux en Californie ou en Australie, précipitations hors norme et inondations dans le sud de la France, ouragans dévastateurs en Asie... les catastrophes climatiques semblent se multiplier et s'intensifier. Elles suscitent effroi et inquiétude au sein des populations. Disparition de sociétés, déclenchement d'événements historiques majeurs, source de conflits et de guerre, de maladies et de migrations de masse... les nombreuses idées reçues liées à ces phénomènes climatiques inquiètent !
    Cependant, ces catastrophes climatiques sont-elles inélucta­bles ? De tous les périls, sont-elles les plus graves ? Ne sont-elles pas autant d'opportunités pour repenser et transformer nos sociétés ? La science et le progrès technique peuvent-ils nous mettre à l'abri ? Au Nord comme au Sud ?
    Ces 21 idées reçues mêlant histoire, science et géographie nous permettent de démêler le vrai du faux sur ces catastrophes climatiques qui effraient autant qu'elles fascinent.

  • Altermondialistes, zadistes, environnementalistes, anarcho-primitivistes... Anarchie et écologie semblent partager de nombreux points communs. Une même aspiration à un monde meilleur, plus proche de la nature, respectant les espèces vivantes et les paysages, fait de communautés solidaires et tolérantes. Une même détestation d'un monde dominé par l'argent, les guerres et la soif du pouvoir.
    Pourtant, les choses sont loin d'être aussi simples qu'il n'y paraît. Elles sont parfois même antagoniques si l'on considère, comme Philippe Pelletier en fait l'hypothèse dans cet ouvrage, que la finalité de l'injonction au « tous écologistes » n'est autre que de faire évoluer le système actuel vers un capitalisme vert, bien éloigné de l'idéal anarchiste...

  • Depuis Marco Polo évoquant le lointain Cipango, le Japon fascine les Occidentaux.
    Et il intrigue aussi ses voisins Chinois. L'argumentaire sur la singularité des Japonais, vus comme impénétrables, spéciaux sinon bizarres, nourrit depuis des siècles une avalanche d'idées reçues que le passage dans la modernité technique apparemment contradictoire avec une tradition réinventée n'a fait que renforcer.
    Des anciennes générations du « péril jaune », qui se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompréhensibles et dangereux, à la fascination actuelle, et planétaire, pour la « J-Pop culture », mélangeant animê, manga, samurai, sushi, karaoke, tofu, sûdoku, origami et autres yakuza... les clichés sont légion qui méritent d'être décortiqués dans cet ouvrage, véritable panorama du Japon contemporain.

  • On dit d'eux qu'ils étaient des barbares sanguinaires, sauvages et incultes qui étaient donc ces Vikings qui ont suscité tant d'idées reçues ?

  • Géopolitique des Tsiganes ; des façons d'être au monde, entre circulation et ancrages Nouv.

    Qui sont les Tsiganes ? Quels points communs entre des familles manouches d'Auvergne, des Roms de Roumanie ou de Finlande, des Sinti allemands, des Gitans espagnols ou de Camargue, des Zingari italiens, des Gypsies anglais, des Roms australiens, américains ou argentins, des Tchinganés turcs ?
    Déclinées au pluriel, les géopolitiques des mondes tsiganes, dans cet ouvrage, proposent des clés de lecture pour penser des façons d'être au monde diverses, bien que généralement perçues de l'extérieur comme homogènes. En regardant le monde contemporain à la lumière du passé, Adèle Sutre cherche à rendre compte de toute l'importance des processus historiques dans la compréhension des enjeux contemporains.

  • De tout temps, la mode a traversé les frontières au gré des marchands et des explorateurs qui rapportent tissus, teintures, techniques de tissage, etc. Mais c'est au XXe siècle que sa géographie se structure, autour de Paris d'abord, puis de Milan, Londres et New York qui se livrent une concurrence acharnée, révélatrice du rôle majeur de la mode dans le rayonnement de ces pays.
    Au tournant du XXIe siècle, l'apparition conjuguée des médias numériques et de la fast fashion engage une mutation complète : de nouveaux leaders, suédois, espagnol et chinois, rebattent les cartes de la production et de la consommation, tandis que nouveaux médias et réseaux sociaux en transforment radicalement la diffusion. Dans le même temps, la clientèle se modifie, bouleversant les manières de créer, de communiquer et de vendre.
    Sophie Kurkdjian analyse ces différentes évolutions passées et présentes de la mode, devenue phénomène global qui, au-delà de sa quête de créativité et d'innovation, doit repenser tout son système. Rattrapée par la surproduction et la surconsommation, la mode se trouve aujourd'hui aux prises avec des défis sociaux et environnementaux qui conditionnent son avenir.

  • Les enfants de la Creuse ; idées reçues sur la transplantation de mineurs de La Réunion en France Nouv.

    Médiatisée depuis une dizaine d'années au travers de témoignages souvent poignants, l'histoire complexe et douloureuse des « enfants de la Creuse » est encore largement méconnue.
    Qui sont ces mineurs de La Réunion transplantés dans l'Hexagone entre 1963 et 1984 ?
    Selon quel processus ? Ont-ils été exploités par des fermiers de régions reculées ? Quelle est la responsabilité de l'Etat français ? Peut-on parler de déportation ?... Autant de questions qui suscitent des débats passionnés et méritent un éclairage scientifique.
    C'est ce à quoi s'attachent ces quatre auteurs dans cet ouvrage issu d'un long travail de recherche et d'analyse d'archives souvent inédites.

  • Destination touristique prisée, tradition culinaire raffinée, développement économique rapide, source d'inspiration de nombreux artistes, mais aussi terrain d'affrontements sanglants pendant des décennies, le Viêt Nam évoque en chacun de nous une multitude d'images, de récits réels, romancés ou fantasmés.
    Dépassant les idées reçues, cet ouvrage nous invite à la découverte de l'identité, de la société et de l'économie d'un Viêt Nam qui n'est ni un « syndrome », ni une « leçon », encore moins une « déchirure », mais un pays d'Asie du Sud Est qui s'offre à notre curiosité et à notre sensibilité.

  • Et si, pour reprendre un roman d'Alberto Torres Blandina, le Japon n'existait pas ? Une invention qui aurait marché, écho à ce lointain Cipango décrit par Marco Polo sans en avoir jamais foulé le sol !
    Cette farce littéraire traduit combien le Japon et les Japonais interrogent, depuis des années sinon des siècles... Le pays incarne et cristallise bien des choses, dépasse sa propre réalité pour générer fantasmes, idées reçues, utopies - paradis des hautes technologies, des manga, d'une nature sacralisée, d'un érotisme débridé -, ou dystopies, d'Hiroshima à Fukushima, des horreurs de la guerre aux tsunami, du groupisme et de l'entassement au conservatisme de la classe politique...
    Alors oui, le Japon a été inventé ! Mais par qui ? quand ? et pourquoi ? C'est a cette question que s'essaie à répondre Philippe Pelletier, en nous conviant à un voyage de plusieurs siècles au travers de l'histoire et de la culture japonaise.

  • Objets géographiques paradoxaux, les frontières quadrillent le monde depuis l'époque moderne et fondent la base des relations internationales, présupposant d'une part l'égalité de droit entre les territoires qu'elles délimitent et d'autre part une distribution exclusive de la souveraineté. Mais ce concept est désormais instable : dépassant les limites binaires du dedans/dehors de l'état, les frontières sont en effet devenues mobiles, comme autant de dispositifs complexes de tri des flux de la mondialisation.
    Si leur linéarité semble renforcée par la recrudescence de murs qui les ferment, ce n'est qu'un trompe-l'oeil car une grande partie des mécanismes frontaliers est invisible. À travers une approche géo-historique qui décentre le regard européen et permet une relecture tant économique que politique des frontières, ce livre propose une plongée originale dans les implicites de leur construction. Désormais disloquées, fonctionnant en prenant appui sur des lieux hétéroclites, les frontières contemporaines évoluent d'une manière qui transforme en profondeur notre rapport à l'identité. Au fil des pages, on comprend comment ré-ouvrir les possibles politiques à partir de ces lignes qui semblent pourtant enfermer nos imaginaires.

  • Depuis un siècle, la psychiatrie a fait de considérables progrès dans la connaissance et le traitement des troubles mentaux. Pourtant, ces pathologies restent méconnues de la plupart d'entre nous, souvent résumées en « folie », une folie qui effraie...
    Or, qu'y a-t-il de commun entre les troubles bipolaires, la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie, la schizophrénie, l'anorexie, pour ne citer que quelques-uns de ces troubles ?
    Comment le cerveau dysfonctionne-t-il ? Quels sont les facteurs extérieurs, génétiques, héréditaires ? Quels sont les traitements disponibles ?
    C'est à toutes ces questions que répondent les spécialistes, psychiatres, psychologues, gériatres..., qui ont participé à cet ouvrage.

  • Madagascar, l'île rouge, l'île heureuse comme certains l'appelaient il y a encore quelques années. Il est vrai que tout est là pour entretenir le mythe : paysages somptueux, faune et flore exceptionnelles, hospitalité souriante de ses habitants, traditions encore vivaces...
    Pourtant, l'observateur attentif ne manque pas de souligner la grande pauvreté, les crises politiques à répétition, la violence sous-jacente qui écornent sérieusement cette image de carte postale. Regard croisé d'une Malgache et d'un Français, cet ouvrage montre que, si Madagascar n'est pas, et n'a jamais été, l'île heureuse rêvée par certains, elle n'est pas davantage l'enfer que pourraient décrire les statistiques...

  • Même si tel n'a pas toujours été le cas, le bouddhisme bénéficie aujourd'hui d'une image positive dans nos sociétés occidentales. Où l'on ne voyait hier que nihilisme, on ne trouve désormais que des vertus, jusqu'à faire de cette doctrine la panacée de tous les maux de l'Occident. Mais que savons-nous du bouddhisme ?
    Caractérisé par une multiplicité des pratiques et une absence de dogme, le bouddhisme est difficile à définir ce qui constitue un terreau fertile pour les idées reçues : « Le bouddhisme n'est pas une religion, mais une philosophie », « Le dogme du karma conduit au fatalisme », « Le bouddhisme enseigne la réincarnation », « Le bouddhisme est une religion sans dieu(x) », « Le Dalaï-lama est le chef spirituel du bouddhisme », « Le bouddhisme est pacifique »...
    Entre mythes et réalités, l'analyse de la doctrine et la mise en perspective historique permettent de mieux saisir les différentes facettes et la richesse du bouddhisme.

  • Que sait-on vraiment de Jeanne d'Arc ? Une bergère de Domrémy qui bouta les Anglais hors de France et morte sur le bûcher ? Une bâtarde royale qui entendait des voix ? Une sorcière ? Un homme ?...
    Les idées reçues sont alimentées par une légende entretenue depuis plus de cinq siècles par nombre d'auteurs, de Voltaire qui la tourne en dérision à Schiller qui en fait une walkyrie, en passant par Péguy, Claudel et, plus récemment Rivette, sans oublier la récupération dont elle a fait l'objet par l'Action française et le FN.
    Difficile alors de démêler le vrai du faux... C'est ce à quoi s'emploie Marie-Véronique Clin qui confronte dans cet ouvrage la légende de Jeanne la Pucelle à une réalité historique richement documentée.

  • Les frontières structurent notre espace de mouvement et en même temps constituent des lieux où s'actualisent représentations, identités et pouvoir. Lieux de la mondialisation, elles s'effacent pour favoriser les échanges. Lieux des migrations, elles trient les individus, discriminent et rejettent les indésirables. Lieux barrière contre les épidémies, elles enferment et confinent...
    Les frontières sont des repères et nous permettent d'appréhender le monde. Or, de l'univers hyper connecté qui nous englobe, elles apparaissent comme beaucoup plus complexes qu'une simple ligne sur une carte. Y a-t-il des frontières naturelles ? Les états sont-ils seuls à définir les frontières ? Quid des frontières maritimes ? De l'effet du terrorisme sur les frontières ? Les murs frontaliers freinent-ils l'immigration ? La mondialisation efface-t-elle vraiment les frontières ? à travers de multiples exemples, cet ouvrage analyse quelques idées reçues et ouvre le débat, en convoquant l'histoire, mais aussi en écoutant les acteurs des frontières et en observant les pratiques et les politiques frontalières.
    Oscillant entre flux et contrôle, les frontières d'aujourd'hui constituent un prisme original pour appréhender le monde dans lequel nous vivons et les rapports que nous entretenons entre nous.

  • S'il est un terreau fertile pour les idées reçues, c'est bien le féminisme et son histoire. Préjugés innocents ou délibérément antiféministes, ces idées reçues ont la vie dure et nourrissent les malentendus et les attaques qui impactent les luttes et les disqualifient.
    Des suffragettes à Nous toutes, en passant par l'incontournable MLF, ce livre dévoile des combats passionnés et passionnants, au coeur de controverses essentielles dans le débat public. Les divergences politiques et philosophiques traversant également les mouvements féministes, l'autrice entre dans le vif des querelles pour en expliciter le sens. Qu'il s'agisse de la laïcité, de la parité, de l'écologie, des normes corporelles, de la révolution sexuelle ou encore de l'écriture inclusive, des féminismes pluriels apportent des réponses plurielles, présentées ici avec nuance et pédagogie.

  • « Il ne s'agit pas d'une révolution numérique, mais d'une civilisation numérique ». Cette phrase prononcée par Irina Bokova, directrice de l'Unesco, résume à elle seule l'importance des humanités numériques. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, celles-ci ne sont pas l'affaire de quelques geeks lettreux, mais, traitant de notre patrimoine et de nos identités, elles nous concernent tous et nous accompagnent déjà au quotidien. Dématérialisation du savoir, démocratisation de la culture, mais aussi mort du livre et création de nouvelles inégalités, les humanités numériques font débat : quel rapport voulons-nous entretenir avec notre passé et les autres communautés ? Quelles limites fixer à la collecte et à l'exploitation des données ? Comment réguler les usages délictueux ?
    Au travers d'une analyse précise et d'exemples concrets, Dominique Vinck montre que les humanités numériques vont bien au-delà de la diffusion de l'informatique. Elles sont un défi posé à notre société pour la nouvelle humanité que nous voulons construire.

  • Si pendant longtemps les hommes ont ignoré, voire nié, le phénomène d'extinction des espèces, celui-ci est aujourd'hui au coeur du débat écologique et suscite de nombreuses idées reçues : « La sélection naturelle conduit à l'extinction des espèces », « Les dinosaures se sont éteints brutalement », « Le changement climatique est un facteur majeur de l'extinction des espèces », « Le dodo a été exterminé par l'homme », « Il est possible de faire revivre des espèces disparues », « L'espèce humaine pourrait, elle aussi, disparaître »...
    À l'aube de ce que certains présentent comme la 6e extinction de masse, Eric Buffetaut nous éclaire sur le cycle complexe de l'évolution des espèces, au travers d'une approche historique et scientifique, illustrée par de nombreux exemples.

  • Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités.
    Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • De toutes les émotions, la colère est l'une des plus puissantes. Elle s'accompagne de bien d'autres affects - indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance - dénominateurs communs d'une actualité bouillonnante mais particulièrement confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations « indignées » à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l'« autre », interminables guerres civiles et conflits gelés, rancoeurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites... Inexorablement, sous nos yeux, c'est bien la colère qui semble dévorer une globalisation que d'aucuns qualifiaient autrefois d'« heureuse ».
    Se plaçant sur le terrain singulier de la géopolitique, Myriam Benraad analyse ce qu'« être en colère » signifie, comment cette émotion se manifeste à l'échelle planétaire, quels en sont les protagonistes, dynamiques et enjeux. Assistons-nous à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable laissant craindre un XXIe siècle particulièrement brutal et instable ?

  • Si, historiquement, les jeux d'argent relèvent du régalien, ils se sont progressivement libérés de la tutelle de l'État à partir des années 1990, pour devenir un marché libéralisé et internationalisé.
    Les États rivalisent désormais pour attirer des joueurs qui s'affranchissent peu à peu des préceptes moraux. Courses, casinos, paris sportifs, jeux en ligne... le terrain de jeu devient mondial et un loisir comme un autre.
    Mais de la démoralisatoin à la criminalisation, la limite est souvent ténue et la géopolitique des jeux d'argent est aussi révélatrice d'un versant plus sombre de la mondialisation : celui de l'évasion fiscale, du blanchiment et de la mafia.

  • L'Oiseau Roc est un être mythique, qui apparaît aussi bien dans des contes orientaux que dans des récits de voyage. L'Aepyornis est, lui, un oiseau bien réel, même s'il est aujourd'hui éteint, dont les oeufs énormes et les ossements non moins gigantesques furent découverts à Madagascar au xixe siècle.
    Au fil du temps, la créature de légende et l'oiseau éteint sujet d'études scientifiques fort sérieuses se sont trouvés entremêlés de façon si inextricable que l'on ne peut aujourd'hui retracer l'histoire de l'une sans celle de l'autre. Il existe sans doute peu d'exemples d'une telle interpénétration de la science et du mythe.
    Comment la créature mythique et l'oiseau disparu se sont trouvés réunis, au fil des siècles, en un concept paradoxal aux confins de la tradition, de la légende et de la science, c'est ce que ce livre veut tenter d'élucider.

  • Transformée, reconfigurée, espace d'épanouissement personnel, la famille reste en France aujourd'hui un refuge et une valeur de référence. Or, si la famille évolue, certains ne l'envisagent pas hors d'un modèle qu'ils considèrent universel, comme en atteste l'opposition virulente qui s'est manifestée à l'occasion du PACS, puis du mariage pour tous et, aujourd'hui, de la révision des lois de bioéthique et de l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Cette nouvelle révision permet de saisir l'évolution des représentations de la famille et invite à penser le pluralisme familial. Comment alors se définit-il ? Comment se sont organisées les discussions autour de cette révision et quels sont les acteurs qui y ont participé ? La mobilisation des religions, notamment catholique, témoigne de leur volonté de faire valoir leurs normes familiales, fondées sur un ordre naturel. Mais qui a vocation à dire les normes familiales ? Que signifie faire famille aujourd'hui ?
    Ce sont ces questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre à partir, notamment, d'une enquête ethnographique menée à l'occasion des États généraux de la bioéthique de 2018.

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