L'harmattan

  • "Ce livre explore les principes métaphysiques et cosmologiques sur lesquels repose l'astrologie. Outre qu'il conteste l'aveuglement de principe de la science officielle et son matérialisme, l'auteur procède aussi à un rappel des grandes philosophies qui ont élaboré rationnellement une vision du monde non matérialiste. L'astrologie est l'art qui nous apprend à lire le destin dans le livre des configurations célestes, sur la base de la doctrine de la correspondance qui unit tous les degrés de l'existence universelle. Point de superstition : les astres sont des signes, non des causes. Il ne s'agit pas d'obérer la liberté humaine, contrairement à l'horoscope des médias."

  • "La Voix divine, nous disent les mythes et traditions, a créé le monde. Le chant des voix humaines lui répond. Orphée, l'initié des Mystères grecs, personnifie les pouvoirs de la musique. De nos jours, le matérialisme scientiste qui nie l'harmonie cosmique est démenti par la science « holistique » qui rejoint la sagesse ancestrale. Au confluent de la physique contemporaine et de la métaphysique traditionnelle, de la cosmologie et de l'anthropologie, de la musicologie et de l'ethnomusicologie, cet ouvrage contribue à ce nouveau paradigme en élucidant les arcanes de l'harmonie musicale. Il lui restitue sa dimension symbolique et spirituelle et éclaire l'évolution confuse de la musique occidentale depuis le début du xxe siècle."

  • Le néo-bouddhisme actuel a-t-il encore quelque chose à voir avec la rigueur de renoncement prêché par le bouddhisme originel ? Cet essai propose une confrontation serrée entre les enseignements bouddhiques et la tradition philosophique occidentale. Il fait apparaître un paysage plus nuancé et des clivages plus accentués que ne le laisse paraître l'image idyllique d'une rencontre de l'Occident avec une spiritualité censée témoigner d'une rationalité quasi scientifique et d'un athéisme purificateur.

  • "« Figure inclassable de l'histoire intellectuelle du XXe siècle », René Guénon a beaucoup écrit sur la métaphysique, le symbolisme, l'ésotérisme et sur le monde moderne. Il a influencé de nombreux auteurs comme Artaud, Breton, Queneau, ou encore Mircea Eliade et Simone Weil. Sont rassemblés ici les textes que Jean Borella a consacrés à Guénon, à l'exception de ceux déjà parus. Leur rédaction s'étend sur plus d'un demi-siècle, reflétant l'évolution d'une pensée qui s'est à certains égards éloignée de celle du maître. Cet éloignement ne concerne pas l'intégralité des doctrines métaphysiques exposées par Guénon, ni ses apports majeurs à la compréhension du symbolisme universel et à la critique du monde moderne. En revanche, sa conception de l'initiation et de l'ésotérisme paraît aujourd'hui incompatible avec la vérité et la spécificité du christianisme."

  • "Yûnus Emre (1240-1320) naît l année où meurt ibn Arabî, le grand maître andalou qui a révolutionné la pensée dans le cadre du soufisme. Il est l'auteur d'un grand recueil de poèmes spirituels et d'un long poème de jeunesse didactique qui ont constitué le fond sur lequel la poésie turque anatolienne s'est développée. Il représente de manière exemplaire la contestation spirituelle du soufisme institutionnel que Hallâj inaugura. C'est pourquoi, si sa poésie peut être rapprochée de celle de Rûmî, elle témoigne d'une radicalité plus grande encore. Il frappe de son ironie irrespectueuse, déjouant a fascination mystique dont s alimente le soufisme et chante l amour de l aimée dans la dépossession de soi. - - - "
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  • "Ce n est qu en partant des principes métaphysiques que l on peut comprendre la nature profonde des deux religions que sont le christianisme et l islam, leurs points communs et les incompatibilités théologiques de surface. La marge humaine et les vicissitudes historiques expliquent du reste bien des choses. Dans cet ouvrage, F. Schuon développe certains aspects archétypaux du christianisme, aspects que l on retrouve aussi bien dans l islam que dans l hindouisme ou le bouddhisme, et qui sont autant de ponts entre les diverses religions."

  • Ce livre est le deuxième ouvrage de Frithjof Schuon à se consacrer essentiellement à l'étude comparée des religions. Commençant par deux essais sur la distinction entre les notions de vérité et de présence dans les religions, l'auteur propose deux essais sur le bouddhisme et plusieurs exposés sur des thèmes spécifiquement islamiques, y compris la conception islamique du Christ et de Marie.

  • "Le philosophe colombien Nicolás Gómez Dávila (1913-1994) a tardivement développé, à l'écart de l'Université, une oeuvre constituée principalement de cinq volumes d'aphorismes réunis sous le nom énigmatique de Scholies à un texte implicite. Malgré leur dispersion thématique, c'est en fait une seule oeuvre continue, presque une suite au sens musical du terme, composée de courtes variations sur des problèmes récurrents de la philosophie occidentale, mais développant surtout une interrogation sur les conséquences du progrès et une critique des fondements de la Modernité. Cet ouvrage replace la pensée du « Nietzsche colombien » dans le fil de la philosophia perennis et permet de comprendre pourquoi il fut admiré de García Márquez, Mutis, Jünger ou Simon Leys."

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  • Parmi les Ecritures sacrés de l'Inde, les dix-huit Puranas majeurs, ou Mahapurana, occupent une place centrale. Il s'agit de longs poèmes à caractère didactique le Srimad Bhagavatam est le plus célèbre de ces Puranas. Mises à part de rares traductions par Emile Burnouff, il n'existe pas à notre connaissance de traduction française de l'intégralité de l'oeuvre. Le lecteur savourera ainsi, compilé et résumé, le profond enseignement du véritable fleuve de sagesse qu'est le Srimad.

  • L'un des traits distinctifs de la mystique en langue turque ottomane est qu'elle s'est le plus souvent exprimée sous forme poétique. L'ouvrage de Mahmut Erol Kiliç, spécialiste reconnu du soufisme, tente avec une grande érudition et une abondance de références peu connues en Occident une présentation d'ensemble de ce phénomène poétique. Ce livre est aussi un livre polémique qui tente de rendre la poésie ottomane à son milieu en l'arrachant à son cantonnement à la sphère purement littéraire.

  • Avoir un centre

    Frithjof Schuon

    L'homme moderne, ironiquement baptisé "homo festivus" par Philippe Muray, est spirituellement et psychologiquement dépourvu de centre. Pourtant tout espoir n'est pas perdu pour lui, car il y a un Centre surhumain qui est toujours à notre portée et dont nous portons la trace en nous-mêmes, étant donné que nous sommes faits à l'image du Créateur. Si décentré que soit l'Homme, dès qu'il se tourne sincèrement vers le Ciel, son rapport avec Dieu lui confère un centre.

  • Niyâzî Misrî (1618-1694), l'un des plus célèbres poètes mystiques ottoman paya de longues années d'exil ses attaques permanentes contre le pouvoir ottoman. De sa vie mouvementée qui nourrit sa grande oeuvre poétique, intégralement traduite ici, il édifie une sainteté étrange, où la trivialité de son autobiographie unique dans l'histoire du soufisme joue en permanence à neutraliser le ton poétique.

  • Cet ouvrage est le premier maître-livre du grand métaphysicien traditionaliste, Frithjof Schuon. Voici un livre qui permet de rendre compte d'une façon convaincante à la fois de l'unité et de la diversité des grandes religions de l'humanité, sans tomber dans le syncrétisme ou un unanimisme niveleur et relativiste.

  • Le sommet de la quête mystique et la réalisation de la transcendance sont-ils une seule et même chose, ou y a-t-il autant de sommets qu'il y a de religions ? Pour répondre à cette question fondamentale, l'auteur analyse en profondeur, et selon des critères soigneusement définis, l'essentiel des enseignements de trois mystiques majeurs, éminemment représentatifs de leur tradition : Shankara pour l'hindouisme, Ibn Arabi pour l'islam et Maître Eckhart pour le christianisme.
    Au terme d'une comparaison minutieuse, sa conclusion est qu'il est justifié de parler d'une seule essence transcendante de réalisation spirituelle, quel que soit le point de départ religieux. Sans doute, en dépit de remarquables similitudes, la structure formelle et la délinéation extérieure des conceptions en tant que telles peuvent-elles diverger selon les voies envisagées, mais leur contenu, à l'image de l'absolue Unité de la Réalité qu'il vise, ne peut être qu'un.
    L'auteur nous propose ensuite une critique raisonnée de diverses mésinterprétations réductionnistes et typiquement modernes du phénomène de la transcenclance. Extrêmement précieux par la qualité de son approche comparative, ce livre satisfait à la fois aux exigences du témoignage spirituel le plus authentique et de la recherche universitaire la plus rigoureuse.

  • Tranchant avec les nombreuses accentuations "négatives" qui ont cours de nos jours en Occident en général, l'auteur ouvre une perspective affirmative et positive sur la réalisation nirvanique. Parallèlement, ce livre nous offre une vision intégratrice et valorisante des éléments humains, naturels et cosmiques qui forment le contexte de notre réalité existentielle immédiate, contrastant ainsi avec les présentations du bouddhisme qui mettent l'accent sur la technique méditative et l'analyse rationnelle.

  • Le but de Jean Borella n'est pas d'exposer le contenu d'une métaphysique accordé à - ou tirée de - l'Écriture mais de se demander si la Bible n'enseignerait pas quelque chose sur la forme et la nature de la démarche métaphysique, sur son évolution et ses métamorphoses depuis l'origine des temps. Il s'agit de montrer que la rencontre de la Révélation judéo-chrétienne avec la philosophie grecque est l'évènement majeur de l'histoire intellectuelle de l'Occident, ce qui permet de préciser ce qu'on peut entendre par métaphysique.

  • La doctrine de Marx continue, alors même qu'elle n'a cessé d'être critiquée, de susciter l'intérêt voir l'adhésion d'un nombre croissant d'intellectuels. L'idée d'un "sens de l'Histoire", notamment, nourrit une littérature de recherche et un combat politique importants. Mais qu'en est-il réellement ? A-t-on bien lu Marx ? Jean Borella, qui cherche à tisser des liens entre philosophie et foi chrétienne, travaille dans cet ouvrage à sortir des sentiers battus du marxisme orthodoxe pour mettre en regard les conceptions matérialistes et christiques de l'Histoire.

  • "Cet ouvrage reprend l'intégralité du texte original paru à l'Age d'Homme en 1995, mais augmenté de trois chapitres inédits. Il couvre un large éventail de sujets : entre autres, les principes fondamentaux du symbolisme, la méditation, la vie après la mort etc. L'auteur s'attache ainsi à dégager l'intention spirituelle profonde des doctrines, des formes et des pratiques traditionnelles, tout en insistant sur la nécessité du cadre religieux comme garant de leur efficacité."

  • "Ce livre ne procède pas à une condamnation en règle de la méthode historico-critique de l'exégèse moderne. Dans la mesure où cette exégèse vise à préciser les significations bibliques, elle est aujourd'hui nécessaire et souvent éclairante. Cette méthode n'est d'ailleurs pas exclusivement moderne. Ce qui est en question, ce sont les conclusions herméneutiques qu'une partie de l'Église a cru pouvoir tirer de cette exégèse sur le sens de l'Écriture. Ces conclusions sont fondées sur une argumentation « philosophique » d'une extrême faiblesse ; elles conduisent au rejet des certitudes de la foi. Et le peuple chrétien, soumis aux autorités, ignore ces bouleversements."

  • "L'Advaita Vedanta représente la plus haute doctrine métaphysique de la tradition hindoue, élaborée par Sa?karacarya et transmise sans interruption jusqu'à nos jours. L'auteur des deux brefs traités publiés dans ce volume, Svami Satcidanandendra Sarasvati (1880-1975) est l'un des plus éminents représentants contemporains de cette école et il a voué son oeuvre à la défense de l'authentique doctrine de Sa?karacarya contre les distorsions qu'elle a pu subir. Dans ces deux traités réunis pour la première fois, il expose cette doctrine non comme une simple spéculation philosophique, mais comme une quête intérieure de la réalisation de l'identité entre le Soi et le Principe Suprême, le Brahman. C'est aussi la première fois que sont présentées explicitement au lecteur occidental, par un maître et savant traditionnel, les données de la méthode qui conduit à cette réalisation."

  • "Cet ouvrage articule la pensée et l'oeuvre de Schuon autour de deux aspects complémentaires de la doctrine sapientielle : d'une part, la métaphysique pure, d'ordre principiel et spéculatif ; d'autre part, le côté proprement opératif, spirituel et initiatique. Schuon rappelle que la condition humaine trouve sa raison d'être dans sa finalité même : la connaissance intellective du Réel transcendant, autrement dit, l'Absolu, Dieu, actualisée par les disciplines intellectuelles et spirituelles. De même, il restitue au cosmos tout entier sa transparence métaphysique, sa dimension théophanique, nous amenant à percevoir la Réalité divine à travers les « signes » et les « traces » qui la manifestent."

  • "Nous savons depuis Paul Valéry que les civilisations sont mortelles. Lorsqu'à l'horizon se lèvent des menaces, lorsque les temps sont incertains, il importe de trouver ses alliés et d'affirmer les droits de l'âme. L'âme de l'Europe est ici le secret du voyageur qui traverse les pays et les mers, les oeuvres et les songes. Ce voyage le conduite, entre autres, à Venise, où il s'interroge sur la morale et le style, l'autorité et la liberté de l'esprit, c'est aussi Nietzsche, Platon, Hölderlin, Dionysos ou Dante. Cet ouvrage est un viatique pour ceux qui refusent de se soumettre à l'uniformatisation des êtres et des choses, ceux qui entendent sauvegarder les ressources profondes de la grande culture européenne."

  • Anthropologue renommé pour ces ouvrages sur les symboles et les mythes, Gilbert Durand livre un manifeste en faveur d'une gnose réconciliant les traditionnelles culturelles riches d'un héritage symbolique et les sciences les plus avancées de notre temps. L'auteur explore à travers ces traditions savantes ou populaires et du christianisme primitif l'imaginaire occidental et européen.

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