L'association

  • Après les Avis d'orage, Christian Rosset poursuit ses incursions dans les territoires de la bande dessinée.
    Aventurier en chambre, il parcourt le terrain vague hanté par quelques grands anciens (Franquin, Fred, ou encore Bretécher et Mandryka) et nombre d'auteurs contemporains (Blutch, Killoffer, Sardon, etc.) Dans cet espace ouvert soumis aux variations (atmosphériques ou autres), les clôtures mises à bas et les balises délaissées, il n'écrit qu'à partir de ce qui lui "souffle à l'oreille de belles et vraies questions" . Ici, point d'opinions (les touristes de la BD s'en chargent) mais des essais de voies, guidés par son intuition qui le découvre "intrigué, touché et émerveillé".
    Appliquons à Christian Rosset, la citation qu'il fait de J. L. Borgès : "Les bons lecteurs sont des oiseaux rares, encore plus ténébreux que les bons auteurs".

  • Avec Pornographie et Suicide, Nicolas Mahler continue son exploration de la vie artistique et de ses incongruités. Confronté malgré lui à des personnes âgées, des étudiants en théâtre ou au conservateur du musée Playboy, l'auteur se fait une joie de nous démontrer l'absurdité avec laquelle les uns et les autres se comportent face à l'Art (avec une affection particulière, il est vrai, pour les fans de cosplays et les membres de jury de prix).
    Un nouveau recueil qui trouve très naturellement sa place dans la collection Eprouvette, aux côtés des livres consacrés à la désormais célèbre Mme Goldgruber.

  • On à peine eu le temps de se remettre des émotions fortes dues à la lecture du n°1 que le deuxième numéro de L'Éprouvette arrive déjà en trombe ! L'Éprouvette pose des questions, avec style et brutalité, car l'époque est critique. L'Éprouvette met le doigt où ça fait mal, non par plaisir, mais pour localiser les zones malades car l'opération est urgente. S'il y a une seule chose à ne pas
    croire, c'est que L'Éprouvette est une revue "prise de tête" et sectaire. En revanche c'est exact que si l'on a peur de réfléchir ou de remettre en question certaines fausses vérités, il vaut mieux éviter L'Éprouvette. Le numéro 2 reviendra largement sur les idées et les thématiques du premier, notamment l'Avant-Garde par rapport à la Bande Dessinée, et la critique ouverte des stratégies de récupération éditoriale. Avec un dossier sur les influences, les emprunts et le plagiat, L'Éprouvette entrera plus frontalement dans la réflexion sur le style, développée par les auteurs eux-mêmes. Une seconde proposition d'espace thématique sera constituée par Angoulême : il y avait déjà beaucoup à dire au sujet du plus important événement relatif au medium ; l'actualité vient nous
    rattraper ! Pour la première fois, un dossier critique sur Angoulême pourra être envisagé avec la participaton active du Grand Prix 2006, Lewis Trondheim... L'Éprouvette reprendra l'évocation de la revue Dorénavant (1985-89) en en rééditant de larges extraits. On pourra également y lire un entretien avec Yves di Manno, qui fit partie de la première équipe des Cahiers de la Bande dessinée dans les années 1970, et qui délaissa la critique de Forest ou Mandryka pour se tourner
    vers la Poésie et la traduction de grands écrivains anglophones tels Ezra Pound. L'Éprouvette, plus que jamais représente un espace pris en main par les acteurs de la Bande Dessinée eux-mêmes. Une expérience unique à saisir in vivo.

  • Bloc-notes

    Tanitoc

    Commencée dans l'Eprouvette, cette série de courts récits de Tanitoc s'y distinguait par son ton iconoclaste, en marge des affrontements polémiques et théoriques offerts par une revue qui marqua durablement le paysage critique de la bande dessinée.
    Faussement prosaïque, l'angle critique choisi par Tanitoc propose un portrait de l'artiste en père de famille, attentif aux menues choses du quotidien qui, l'air de rien, nourrissent son travail d'auteur. En moraliste, Tanitoc puise dans la vie de famille ou les promenades, la matière de ses réflexions théoriques. Elles lui fournissent des maximes qui guident son travail. Il sait apprendre en comparant l'art de l'épluchure des pommes de terre selon les personnes ou en observant les jeux de ses enfants.
    Ce faisant, ce Bloc-Notes apparaît comme un journal, dans lequel Tanitoc consigne sa volonté de raccrocher la bande dessinée à un geste, à un prolongement naturel de la vie et de l'activité créatrice humaine. Cherchant à alléger son travail de créateur de tout superflu, Tanitoc poursuit ici un cheminement spirituel, visant à «éliminer un beau jour la bande crayonnée, la bande gommée, la bande encrée, la bande lettrée. Et faire de la bande dessinée». Tanitoc est aussi l'auteur de Qui vivra verra (Rackham, 2002), et de Amstergow en 8 jours (Les Humanoïdes Associés, 2003).

  • Comme l'indique son titre, Madame Goldgruber n'apparaît pas dans ce second volet des mésaventures autobiographiques et artistiques de Mahler. Il nous livre ici une seconde somme d'anecdotes vécues dans le milieu de l'Art autrichien et international. Aux microcosmes de la Bande Dessinée et de l'Art Contemporain s'ajoute celui du dessin animé, que Mahler a eu l'occasion de fréquenter assidûment ces dernières années, ayant réalisé plusieurs films d'animation, dont Flaschko primé à plusieurs occasions. Grâce au détachement et à la causticité qui lui sont propres, les perles recueillies par Mahler accèdent instantanément au statut de scènes d'anthologie.

  • 26 portraits radiophoniques pour les passagers de la nuit sur France culture.
    Jochen Ganar. Killoffer. Mathieu Sapin. Pascal Rabaté. Marc-Antoine Mathieu. Edmond Baudoin. Florence Castac. Nina Antico. David B. Benoit Jacques. Baraou et Dalla-riva. Riad Sattouf. Martin Veyron. Nyslo. Ruppert et mulot. Fred. Mandryka. J-C Menu. Sardon. Dominique Goblat. Emmanuel Guibert. Joanna hallgran. José Munoz. Jean-Yves Duhoo. Morvandiau. Le professeur a.

  • La nouvelle collection "théorique" Eprouvette et le Plates-Bandes de JC Menu ont montré qu'un débat critique autour du contexte actuel de la bande dessinée était crucial. Il était logique que ces réflexions débouchent sur une revue,
    L'éprouvette, qui devrait paraître deux fois par an en janvier et en juin. Néanmoins, cette revue ne se bornera pas à la polémique : elle tentera aussi et surtout, de participer à combler le vide intersidéral en matière de théorie et de critique autour de la bande dessinée. On y trouvera donc des réflexions de tout ordre, mais aussi de la bande dessinée elle-même, les auteurs étant les premiers invités à s'exprimer sur leur moyen d'expression. Ce premier numéro interviewera François Caradec, Ruppert et Mulot, Blutch et Blain ; abordera la question du plagiat, ébauchera une classification des psychopathologies des maniaques
    de la dédicace, et se demandera, entre autres, si le concept d'Avant-Garde est adapté à la situation.

  • Pour son troisième numéro, l'Eprouvette tente de synthétiser ce qui a été mis en oeuvre dans les deux premiers numéros. On reviend sur les origines de l'ultracritique en publiant un entretien avec Bruno Lecigne, animateur de Controverse en 1985-86 et on réédite son texte fondamental De la Confusion des Langages. On poursui le travail de l'érosion progressive des frontières en se penchant sur le talent de Stéphane Blanquet en allant voir avec Christian Rosset le célèbre peintre Jan Voss, dont l'oeuvre n'est pas sans lien avec la bande dessinée. Etc, etc.

  • Entre janvier 2006 et janvier 2007, La revue L'Éprouvette a été déterminante pour L'Association et a considérablement marqué le paysage de la bande dessinée. Polémique, politique, poétique, cette revue qui s'est affirmée d'avant-garde a tenté, en un minimum de temps, de débroussailler un maximum de problématiques, quitte à fâcher beaucoup de monde. Volontairement sabordée à son n°3, dans la grande tradition de l'autodissolution des avant-gardes, L'Éprouvette a totalisé en un an 1284 pages, dans un champ laissé depuis quasiment désert : la réflexion critique autour de la bande dessinée.

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