Joca Seria

  • Le guide pratique du féminisme divinatoire

    Camille Ducellier

    • Joca seria
    • 22 September 2011

    Le guide pratique du féminisme divinatoire est un grimoire politique dans lequel théorie et pratique se mêlent pour faire jaillir un synchrétisme ouvert et joyeux. Le féminisme divinatoire est un croisement, une double hérésie pour brouiller les pistes. Un regard sur deux sensibilités culturelles qui évitent les contacts et se manquent de peu en France : un point de vue féministe radical et une clairvoyance spirituelle. Le guide pratique est accompagné d'un DVD du film Sorcières, mes soeurs, dont il est le descendant direct. Un film qui rassemble cinq portraits de femmes et/ou féministes qui s'autoproclament Sorcière aujourd'hui, sous un angle féministe et politique. Manifeste, incantations, recettes, arts divinatoires, voici douze rituels pour l'avènement du féminisme divinatoire.

  • L'horloge au corps

    Eleni Sikelianos

    • Joca seria
    • 8 March 2022

    A la recherche d'une langue qui se dérobe alors qu'elle fait l'expérience de la grossesse et de la maternité, Eleni Sikelianos explore les relations étroites entre croissance, formes et temps - ainsi que leurs perceptions - au coe?ur du vivant, de la reproduction et de la création. L'attention se porte à l'échelle tant de la biologie cellulaire, que de la cosmologie ou encore du rythme poétique : expansion et contraction des corps, du vers, de l'univers. Diverses horloges s'imbriquent, s'harmonisent ou se dérèglent, au gré des états d'attente, de suspension, d'accélération ou de ralentissement, ou encore d'insomnie.

  • Nés en 1920 et 1922, René Guy et Hélène Cadou se sont rencontrés à travers la poésie. Par-delà le deuil, leurs Å«uvres se répondent et s'éclairent mutuellement, ce qui invite à les considérer ensemble, en sortant d'une analyse qui a longtemps fait la part belle à la poésie du premier et présenté la seconde d'abord comme une muse. Il s'agit ainsi de lire Hélène Cadou en liaison avec René Guy, comme celle-ci semble nous y inviter : « Est-ce la poésie d'un autre en moi transmuée ? » A partir de cette question posée par la poétesse, l'ouvrage explore quatre thématiques communes aux deux Å«uvres en dessinant entre elles un réseau de correspondances et d'échos. Il invite également à les replacer dans l'histoire du lyrisme au XXe siècle, des derniers feux « surromantiques » au « soupçon » d'une impuissance de la parole poétique. Ce volume est pensé parallèlement à l'exposition « Je demeure ta voix retenue » de la médiathèque Jacques-Demy de Nantes.

  • La poesie comme on respire - poemes 1952-2002

    Koch/Padgett

    • Joca seria
    • 16 November 2021

    35 poèmes de Kenneth Koch (1925-2002) préfacés par Ron Padgett et traduits par Marc Chénetier. Kenneth Koch fut proche des « poètes de l'École de New York », parmi lesquels figurent au premier plan Frank O'Hara et John Ashbery. La poésie de Kenneth Koch se caractérise par une joyeuse énergie verbale et une thématique que colorent son goût pour les arts de son temps¬- et au premier plan la peinture, mais aussi la musique-, l'humour et l'ironie que lui dicte son aversion pour l'ennuyeuse solennité des « poètes officiels » ; un ton souvent comique jusqu'à se faire blagueur ne lui semble pas nuire à la justesse du regard qu'il porte sur le monde mais bien plutôt lui permettre de surmonter la tristesse, voire la dépression, que ce dernier bien souvent lui cause.

  • Au début des années 1940, dans une France coupée en deux par la guerre, le sort de Gaston Chaissac est peu enviable. L'artiste, sans métier ni moyens pour subsister, est hébergé à la cité sanitaire de Clairvivre depuis mai 1939. Jeanne et Otto Freundlich, qui dès 1937, l'avaient encouragé à peindre, lui organisèrent sa première exposition personnelle en 1938, à Paris, à la galerie Gerbo. L'exposition ne dura pas plus d'une dizaine de jours, elle ne reçut pas plus d'une dizaine de visiteurs. Juliette Roche et Albert Gleizes, qui avaient découvert en 1938 le travail de Chaissac dans l'atelier des Freundlich et acquis l'un de ses dessins, furent de ceux-là. À la suite de cette première rencontre, Gaston Chaissac entra en correspondance avec les Gleizes. Il leur aurait adressé une soixantaine de lettres entre 1938 et 1949, demandant conseil sur le métier de peintre, rêvant sur l'artisanat rural ou les communautés d'artistes, informant sur le résultat de ses dernières trouvailles artistique

  • Poétique d'une idole, rêver Johnny

    Jean-Pierre Suaudeau

    • Joca seria
    • 8 March 2022

    Pourquoi s'évertuer à écrire à propos d'une idole, personnage au-delà de toute fiction puisqu'il est la fiction même, quand, depuis des décennies, journaux et magazines nous ont abreuvés du moindre de ses faits et gestes et alors qu'elle semble honnie par notre milieu d'élection??

    À mon corps défendant, je dois reconnaître que mes lèvres fredonnent parfois les chansons de JH et que, malgré le rejet premier, spontané (parce que trop en phase sans doute avec la culture populaire dont je veux me distinguer), je ne parviens pas à le détester.

    JH a accompagné ma vie, nos vies, depuis un demi-siècle et le plus souvent à notre insu, figure récurrente, décor invariablement là devant lequel on a grandi, vieilli.

    Comme s'il suffisait, en ce début de xxie siècle, de le regarder pour savoir où nous en sommes de notre histoire, de nos espoirs, de ce qu'on en a fait, de ce que nous sommes devenus, ensemble et seuls.

    De le regarder et de l'approcher.

    De comprendre et d'imaginer.

    De rêver Johnny.

  • Susie glenn

    Michener Diana

    • Joca seria
    • 16 November 2021

    L'existence de la petite Diana est à la fois confortable et triste jusqu'à l'arrivée de Suzie Glenn, la nouvelle cuisinière. Elle est noire et n'a pas d'éducation hormis les leçons héritées de la sagesse populaire. Elle s'adresse à son ami Jésus comme s'il était dans la pièce - autant de traits regardés de haut dans cette famille riche qui se prétend éclairée. Mais Susie Glenn est aussi joyeuse que futée, pleine de bon sens et de tendresse. Elle prend la petite fille sous son aile, lui enseigne sa foi simple et sincère, l'écoute et lui offre cette affection que Diana n'a jamais connue dans une maison où les enfants doivent se taire et obéir. C'est sa propre histoire que Diana Michener évoque dans son livre, à hauteur d'enfant. Sa langue libre saisit le flot ininterrompu des pensées d'une petite fille en constante révolte face au monde et à l'impuissance des enfants. A jamais marquée par cette rencontre, l'autrice rend un hommage poignant à cette figure lumineuse et maternelle.

  • L'insuivant Nouv.

    L'insuivant

    Lyn Hejinian

    • Joca seria
    • 11 May 2022
  • T'en allant dans la nuit moscovite ; poèmes choisis Nouv.

    Né en 1950 à Moscou, Vladimir Aristov est un poète majeur de la scène russe contemporaine. Mathématicien, il vit et travaille à Moscou, où il est chercheur et professeur dans un institut d´ingénierie spécialisé en cybernétique. Auteur de cinq recueils de poèmes et d´un roman, il a aussi publié des articles et essais sur la philosophie de la poésie. Il a obtenu le prix Andreï Biély en 2008.

  • Debordements

    Bretesche/La Cotte

    • Joca seria
    • 8 March 2022

    Pour fêter les 20 ans d'existence de la rédidence d'écrivains et d'artistes qu'il a créée sur les berges du lac de Grand-Lieu en Loire-Atlantique, Arnaud de la Cotte a demandé à cinq écrivains d'écrire sur ce lac énigmatique, aux dimensions variables en fonction des saisons, propice à la rêverie, aux fantasmes, à la réflexion ou à l'invention. Après s'être concertés, les autrices et auteurs ont choisi le thème du débordement. En effet chaque année, le lac qui disparaît pratiquement durant l'été, prend d'un coup de l'ampleur et gagne les alentours. Didier Trenet, plasticien, intervient à même le texte au sein des pages de l'ouvrage.

  • Autoportrait dans un miroir convexe

    John Ashbery

    • Joca seria
    • 9 June 2020

    Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.

  • Comment devenir parfait

    Ron Padgett

    • Joca seria
    • 12 July 2017

    Mangez une orange chaque matin.
    Soyez gentil. Vous serez plus heureux.
    Faites monter votre pouls à 120 pulsations par minute pendant vingt minutes d'affilée, quatre à cinq fois par semaine en faisant une activité de votre choix.
    Espérez tout. N'attendez rien.
    Occupez-vous d'abord des choses qui sont à portée de main. Rangez votre chambre avant de sauver le monde. Ensuite, sauvez le monde.

    Traduit de l'anglais (États-unis) par Olivier Brossard et Claire Guillot.

  • Où finit la ville

    François Bon

    • Joca seria
    • 18 August 2020

    Repérages urbains autour du lac de Grand-Lieu.
    Quand une des plus métropoles urbaines françaises (Nantes) se dissout dans un espace naturel qui révèle ce que cache l'urbanisation forcée.
    Le regroupement et la transformation du territoire français autour de quelques points nodaux, grandes métropoles dont l'expansion et la densité s'accroît sans limite. À Grand Lieu, c'est la ville qui se dissout : là où commence l'espace naturel protégé, la ville doit cesser. Mais qu'on se retourne : le moindre hameau est aspiré par la ville. Lotissements qui sont des HLM à l'horizontale, au mépris de toute sensibilité urbanistique, paysagère ou architecturale ; zones de covoiturages vides et saturation matin et soir du tissu routier pourtant inadapté ; disparition aggravée de ce qui reste des commerces locaux au profit de quelques Hyper U qui sont comme les avancées limite de l'urbain, compensées par des productions écologiques laboratoires. Ajoutez l'aéroport et le conflit à échelle nationale de son remplacement par un autre à Notre-Dame des Landes, un parc d'attraction qui à l'origine exposait un village « Bamboula » mais continue de fleurir. Même dans la beauté nue et sauvage du lac (asséché une partie de l'année), les individus isolés qu'on croise (ornithologues, jogueurs, gardes, où ce qui se réfugie ici des plus précaires de la ville) reste comme une étude sur échantillon laboratoire du destin de la ville.

  • Carnets MCLA t.10 ; petit traité de scénographie

    Collectif

    • Joca seria
    • 20 January 2007


    pour ce carnet de la mcla, marcel freydefont a choisi 66 extraits de textes afin de faire mieux connaître la scénographie.
    depuis aristote, avec l'invention de la scénographie et le fabricant d'accessoires, vitruve avec la définition de l'lchnographie, l'orthographie, la scénographie et la description des trois sortes de scène jusqu'à aillaud qui écrit à propos des décors de théâtre, kokkos qui parle de rendre visible l'invisible, françois, qui estime qu'il y a deux voies pour le scénographe, l'illustration et la métaphore, ou jeanneteau pour qui la scénographie n'a d'existence que dans le temps de la représentation, sivadier, pour qui l'on n'a pas besoin de décor, on a besoin d'espace, en passant par shakespeare qui invoque la scène agile, hugo qui en appelle à la localité exacte, appia qui s'interroge comment représenter sur la scène une forêt ? ou copeau qui affirme vouloir renoncer à l'idée de décor, sans oublier la position des architectes et des dramaturges, ce florilège déploie le cours de la pensée théâtrale à travers une es-thétique de la représentation de lieu et du lieu de représentation.
    cette publication célèbre un art et le quarantième anniversaire de la création de la quadriennale de prague en 1967, qui lui est consacrée, à laquelle la france participe en juin 2007.

  • Les ancêtres ne prennent pas l'avion

    Pascale Ruffel

    • Joca seria
    • 7 October 2017

    Au terme d'un parcours long et épuisant, ils ont obtenu le statut de réfugié selon les termes de la Convention de Genève. Pour la plupart, la confrontation à l'horreur a laissé des traces dans leur corps, dans leur rapport aux autres et à eux-mêmes, au creux de leur vie psychique. Selon les guerres et régimes antidémocratiques et brutaux qui sévissent çà et là sur la planète, ils sont de nationalités diverses : Tchétchènes, Irakiens, Syriens, Centrafricains, Congolais, Bangladeshi, Mongoles, Guinéens, Érythréens, Somaliens, Soudanais, Kosovares, Azéris, Daghestanais...
    Ceux qui le souhaitent peuvent être reçus dans un centre d'accueil pour réfugiés par une équipe qui travaille pour les aider à reconstruire leur vie en France.
    Pascale Ruffel y est psychologue.
    Dans ces pages elle évoque ces rencontres avec ces individus aux destins brisés, elle réfléchit, elle s'interroge sur une société si prompte à rejeter l'autre, elle rend compte du travail qu'elle effectue avec eux et cela malgré l'obstacle des langues.
    Elle en vient à la conclusion qu'il se pourrait bien qu'en entendant les réfugiés, nous redécouvrions la singularité et la fragilité de la condition humaine, mais aussi la joie profonde que confèrent les rencontres les plus inattendues.
    Notre humanisation commune par le langage s'en trouve régénérée, vivifiée pour redonner à la langue sa puissance évocatrice et sa dimension poétique.

  • « Le journal filmé est un genre cinématographique qui s'est développé depuis les années 1960. Il a pris de nouvelles formes depuis l'apparition du numérique et d'internet, qui favorisent le développement de pratiques d'écritures diffusées sur les plates-formes vidéo et sur les réseaux sociaux. Celui auquel je m'adonne est à la fois un laboratoire et le produit d'une recherche d'écriture personnelle qui s'inscrit entre cinéma, littérature et pratiques plastiques. Au jour le jour, j'enregistre mon quotidien, je monte les images et les sons, j'écris les textes que j'enregistre en voix off. Ici, il n'est pas question de journal intime mais bien d'un journal publié, où chaque épisode est une reconstruction, une fiction. e tente aussi de répondre aux questions qui surviennent au fil des jours?: comment cette écriture se construit-elle épisode après épisode ? Suis-je un auteur comme il est admis que la littérature puisse en produire ? »

  • Traversées

    Stanislas Mahé

    • Joca seria
    • 27 August 2019

    À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les compagnies maritimes emploient leurs paquebots de luxe, désertés par leur clientèle régulière, au transport de Juifs allemands et de républicains espagnols. En mai?1939, les derniers transatlantiques quittent les ports européens. Le Saint-Louis, l'Orduña et le Flandre ne seront jamais autorisés à débarquer leur cargaison humaine sur le continent américain. Après des semaines de négociation et d'errance à croiser au large des côtes cubaines, mexicaines et américaines, les navires pestiférés sont contraints à un retour forcé vers l'Europe.
    Traversées est le journal d'un vieil homme, Nathan Weissman, qui, à l'occasion d'une croisière sur le Queen Mary 2, replonge soixante-quinze ans en arrière, habité par la mémoire d'une première traversée entre Saint-Nazaire et Cuba, à bord du Flandre.
    Au fil des pages du journal, les souvenirs remontent, se bousculent au gré de ses états d'âme et dans l'entrelacs des époques.
    Stanislas Mahé nous fait le récit émouvant de ce parcours cabossé, de cette existence chahutée et vagabonde et nous pose cette question capitale?: comment se construire une vie sans port d'attache, sans phares ni balises??

  • Mes beaux habits au clou

    Langston Hughes

    • Joca seria
    • 24 April 2019

    Mes beaux habits au clou compte parmi les oeuvres américaines majeures des années 1920. Ancrée dans la culture et le parler populaires noirs, elle donne ses lettres de noblesse au blues comme genre poétique à part entière. Tournant le dos aux formes traditionnelles, imposant une langue profondément américaine, Langston Hughes s'inscrit dans la lignée d'un Walt Whitman, érigé en modèle absolu, en même temps qu'il conçoit son recueil comme un manifeste pour toute une génération de jeunes écrivains noirs soucieux de ne pas complaire à la bourgeoisie de Harlem. Ses poèmes, récits de coeurs brisés, de misère et de malheur poisseux, gardent l'esprit du blues autant que la lettre. Ici, on rit pour ne pas pleurer, pour continuer à vivre malgré tout.

  • Debbie, une épopée

    Robertson Lisa

    • Joca seria
    • 24 June 2021

    Lisa Robertson a appliqué ses talents de rhétorique à l'épopée. Il en résulte une vision spectaculaire et subversive du monde à travers des yeux de femme. C'est un acte de pure bravade de la part d'un écrivain, qui prend et peaufine la forme, élargissant le monde entre les couvertures d'un livre. La langue est luxuriante, le concept suractivé, se développant au-dessus de la page avec une mise en page étonnante.

  • Cité modèle

    Donna Stonecipher

    • Joca seria
    • 9 February 2021

    Donna Stonecipher sonde l'étrangeté si familière de la ville postmoderne pour tenter de répondre, en deux cent quatre-vingt-huit strophes, à la question : « Comment c'était ? » De l'architecture « pure, propre, correcte et saine » de Le Corbusier aux arabesques de l'Alhambra, de l'origine de l'ersatz à la duplicité du construit, du factice victorien au baroque socialiste, des soubassements philosophiques de l'urbanisme aux défaillances des modèles de cité modèle, elle traque, dans la disparition des idoles idéologiques et d'un certain idéalisme européen, les sens mouvants du chez-soi. Recueil obstiné et fractal, Cité modèle déploie les lignes d'erre et de fuite du flâneur contemporain, et dessine, entre strates et passages, un atlas de l'impermanence.

  • Hors saison

    Sylvain Coher

    • Joca seria
    • 6 May 2003

    " C'est toute une journée déjà qui se replie avec la mer dans la poche d'obscurité.
    Nous ne sommes plus de simples arrivants : nous avons laissé nos marques sur le sable des plages. Nos empreintes un peu partout. Déjà, je me demande bien ce que sera l'hiver après l'automne et le printemps docile et l'été. Oui d'abord, et l'été ?
    Où irons nous, Elia, lorsque les estivants reviendront voler notre quotidien ? Leurs cris sur les plages rappelleront ceux des fusils, les cris de Solenn couchée sur la route.
    Jamais nous ne pourrons les faire taire, Elia. Alors nous fuirons : nous attendrons que la marée soit propice et nous irons sur l'eau, bien sûr ; nous suivrons des courants phosphorescents, avec la marée nous irons tout là-bas, pour toucher l'horizon et le secret du vide caché derrière l'horizon. "

  • L'impromptu de Hannah

    Carla Harryman

    • Joca seria
    • 10 April 2018

    24 minutes chrono : tel pourrait être le sous-titre de ce texte, partition pour une performance collective libre dont le langage, le bruit et la musique sont les héros. Les lecteurs habitués aux scénarios palpitants croiseront, dans le temps imparti, une philosophe célèbre, une artiste, une toile, un nazi à son procès, la mère de l'auteur, des voix et pseudo-voix, des valises, des futurologues perspicaces et quelques machines à écrire mélomanes. In promptu, sous les yeux, sous la main : ce qu'Hannah déploie devant nous, c'est la « dactylographie nocturne » d'une poésie pour la page et la scène.

  • : ce que je sais

    Nii Ayokwei Parkes

    • Joca seria
    • 11 March 2020

    Nii Ayikwei Parkes est un écrivain, principalement anglophone, né le 1er avril 1974 dans le Lincolnshire, au Royaume-Uni, de parents ghanéens et élevé au Ghana. Poète, romancier, chroniqueur, nouvelliste, il pratique le spoken word en public. Il est connu pour son premier roman, Tail of the Blue Bird, publié en 2009, et dont la traduction française par Sika Fakambi, sous le titre Notre quelque part, est parue en 2014 aux éditions Zulma.

  • Eleni Sikelianos nous entraîne ici à l'orée d'une forêt obscure?: après la lumière qui baignait ses précédents recueils de ses diffractions et éblouissements (Du soleil, de l'histoire, de la vision?; Le Poème Californie), voici venu le règne de l'ombre, propice aux collisions. Passé, présent et futur s'entrechoquent?; rêves et réalités s'imbriquent?; histoire et fiction se mêlent tandis que les figures poétiques et le langage scientifique se pollinisent. Les vivants et les morts s'enlacent, se parlent souvent sans se comprendre et se dérobent dans la nuit. On croise en particulier les membres de la famille Sikelianos, comme ce père insaisissable et cette grand-mère hors-normes dont la poète a déjà dressé d'étonnants anti-portraits kaléidoscopiques (Le livre de Jon?; Animale Machine, La Grecque prodige), ou sa toute jeune fille, Eva, propulsée dans la vie et dans l'apprentissage du langage. On retrouve aussi, dans ce Tendre Inventaire, les fantômes de nos ancêtres préhistoriques et leurs traces terriblement évanescentes, ainsi que les figures qui peuplent nos mythes, nos comptines d'enfants, nos cauchemars et nos rêves.

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