Langue française

  • No steak

    Aymeric Caron

    Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants - 60 milliards d´animaux chaque année - pour nous en nourrir. Épuisement des sols, utilisation abusive des ressources en eau, pollution des nappes phréatiques, réchauffement climatique, manque de surfaces agricoles : ce rythme est intenable. Et il le sera d´autant plus lorsque nous serons 9 ou 10 milliards en 2050, et peut-être 15 milliards en 2100. Nous allons donc cesser de manger de la viande parce que notre planète nous l´ordonne, mais pas seulement pour cette raison. Le passage à un régime végétarien va faire partie d´une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux sont des êtres qui souffrent, ressentent des émotions et ont une vie sociale. Et c´est là que la philosophie prend le relais. Depuis une trentaine d´années, l´éthique animale nous invite à reconsidérer totalement nos devoirs moraux vis-à-vis des autres animaux, auxquels nous sommes tenus d´accorder des droits. Mais, pourrait-on répliquer, ne faisons-nous pas partie d´un système alimentaire où il est normal de manger et d´être mangé ? Non. Nous ne faisons partie d´aucun système, si ce n´est celui que nous mettons en place grâce à ce que la Nature nous a offert en cadeau et dont nous nous servons parfois à mauvais escient : la conscience. Plus se réduit la frontière entre l´homme et les autres espèces, plus se rapproche l´heure où la viande aura disparu.

  • Emmanuel Cauchy, surnommé "Docteur Vertical" pour ses chroniques dans la revue«Vertical», raconte les moments les plus marquants de son parcours professionnel dans les Alpes : l'histoire de Salomon, secouru au pied des Droites et victime de plus de trente fractures, celle d'un surfer suédois découvert dans un igloo...

  • L´évolution est pour Jean-Marie Pelt une longue histoire. Dans les années 1960, quand il suivait les cours de botanique de la faculté de Nancy, on apprenait encore par coeur la disposition respective des pétales, des étamines et des pistils. L´émergence et l´évolution de ces formes et de ces structures au cours des temps géologiques n´étaient jamais évoquées. Et pourtant, l´évolution des espèces n´est pas l´apanage du monde animal, loin de là ! En comparant les sociétés végétales et les sociétés humaines, Jean-Marie Pelt est l´un des premiers scientifiques à faire des plantes de « vrais » êtres vivants pour le commun des mortels. Au fil de ses observations, le doute s´insinue malgré tout : comment un mécanisme aussi simple que la sélection naturelle pourrait-il tout expliquer ? Comment, par exemple, certaines orchidées peuvent-elles se modifier au point de donner à un de leurs pétales l´apparence visuelle et olfactive d´un insecte ? Aucun botaniste ne s´était jusqu´ici vraiment exprimé sur les mécanismes de l´évolution et sur ses « orientations » dans le règne végétal : cette lacune est désormais comblée.

  • Des personnes âgées nourries aux croquettes, brutalisées, insultées - ces faits-divers récurrents masquent une maltraitance plus dangereuse encore et difficile à traduire en justice : la maltraitance institutionnelle. Délaissement, absence de soins, erreurs médicamenteuses, chutes, abrutissement chimique, etc., entraînent des morts prématurées, autorisées par une logique industrielle implacable : un encadrement minimum pour un rendement maximum. Certains ont bâti des fortunes grâce à ce secteur sans contrôle. On les appelle les roitelets de l'or gris. Une enquête qui nous emmène...

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