Ithaque

  • Réunissant une quinzaine de contributions de psychanalystes de nombreux pays et différents courants, Psychanalyse et vie covidienne propose une première approche de la façon dont la pandémie de Covid-19 pourrait infléchir la pratique psychanalytique. Des changements imposés au cadre (séances en ligne), jusqu'à la prise en compte du trauma de l'isolement et du bouleversement de notre l'ancrage social (exigé par le confinement et les gestes de protection sanitaire), en passant par l'ébranlement de notre déni « ordinaire » de la mortalité (« cela n'arrive qu'aux autres »), ce livre explore ce que la pandémie peut nous apprendre sur la façon de comprendre et de traiter individuellement la détresse collective. Il met nos outils psychanalytiques à l'épreuve des profonds changements psychosociaux et environnementaux que le XXIe siècle nous réserve.

  • Redécouvrir la psychanalyse nous raconte comment, en observant de près sa façon de penser, de ressentir et de répondre aux patients, le psychanalyste parvient à développer un « style » propre, une manière vivante de pratiquer l'analyse qui, au-delà d'une compréhension théorique des faits, reflète l'expérience clinique de l'analyste et sa vision singulière de la psychanalyse.
    Ainsi, pour éclairer le travail du psychanalyste à la fois du point de vue du clinicien, du superviseur et du lecteur de psychanalyse, le grand praticien américain revient ici sur les travaux fondementaux de Bion, Loewald et Searles, qu'il commente et développe longuement. Dans ce parcours, où il nous propose d'apprendre, puis oublier pour mieux intégrer les idées de nos prédécesseurs, un fil rouge émerge :
    L'interrogation sur ce qui fait le style d'un psychanalyste et la vitalité de la psychanalyse elle-même.

  • Centrée sur le langage, et donc sur les représentations de mots et les représentations de choses, la psychanalyse freudienne couvre le champ des processus de pensée sans pourtant avoir jamais prétendu en donner une théorie systématique.
    Cette théorie de la pensée, en permanente élaboration, est envisagée ici à la fois comme désir et « acte de chair » issu de l'unité somatopsychique de l'humain. Impulsions, émotions et affects indiquent, tel un fil rouge, l'implication constante du corps dans la cognition.

  • Proposé voici presqu'un quart de siècle, le concept d'Infantile a gagné sa majuscule et ses lettres de noblesse en devenant, au fil du temps, un outil indispensable dans la clinique psychanalytique.
    « Concept de troisième type », l'Infantile permet de rendre fonctionnels et efficaces avec les patients de tous les âges les liens-entre-les-liens tissés par le transfert et le contre-transfert, en référence à la double hélice entre névrose infantile et névrose de transfert révélée par Freud.
    Traduit en cinq langues, ce concept a gagné bien des pays en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique latine et, plus récemment, en Amérique du Nord. L'Association psychanalytique internationale (API) l'a choisi pour thème de son prochain congrès international qui se tiendra à Vancouver en 2021.

  • En reprenant des thèmes qui lui sont chers - notamment la théorie du champ et la théorie de la narrativité, les fonctions de la rêverie et de l'onirisme, la place et les enjeux de l'interprétation, la transformation des émotions -, Ferro revient sur le coeur de sa pratique pour en dégager des perspectives cliniques nouvelles. Il soutient que les productions en séance sont des co-constructions entre le patient et l'analyste, mettant en évidence la pertinence de la rêverie qui permet de transformer les contenus bruts, non traités par la psyché, en représentations symbolisables sous la forme de récits de vie.
    Les facteurs de guérison sont ainsi décrits comme le déploiement d'une capacité nouvelle à contenir une sensorialité qui peu à peu, au fil des séances, peut se transformer en image puis en récit. Ferro aborde également des thèmes souvent négligés par les textes analytiques traditionnels, tels que les enjeux concernant des ruptures du cadre par l'analyste, le vieillissement des psychanalystes, la place des supervisions dans la formation analytique.

  • Ce recueil, constitué de sept essais du grand psychanalyste argentin León Grinberg, offre une réflexion précieuse sur l'un des phénomènes les plus délicats de la technique analytique?: le transfert et le contre-transfert. Déjà largement reconnus sur un plan international, ces textes sont parus en espagnol ou en anglais dans différentes revues entre 1956 et 1995?; leur traduction en français est maintenant chose faite. Rédigé dans un langage technique mais facile d'accès, Qui a peur du (contre-)transfert?? reprend aussi bien les travaux pionniers de l'auteur sur le sujet, que des articles de synthèse plus tardifs ; il s'achève par un chapitre rétrospectif où Grinberg questionne les fils conducteurs de son parcours de clinicien et de théoricien. Ouvrage indispensable à l'analyste en formation, il ne manquera pas d'intéresser, pour son importance historique et critique, les analystes les plus aguerris. Léon Grinberg (1921-2007), médecin et psychanalyste argentin, a été membre de l'Association psychanalytique argentine (APA) et vice-président de l'Association psychanalytique internationale (API). Représentant éminent, aux côtés de Heinrich Racker et de Horácio Etchegoyen de la très fertile école de Buenos-Aires, il a proposé des études remarquables autour du contre-transfert, de la psychanalyse du migrant, du sentiment d'identité ou encore de la psychanalyse dans les régimes totalitaires. Lié à l'école kleinienne et influencé par les théories de W. R. Bion, sa pensée et son enseignement ont largement inspiré ses collègues européens tout au long de la dernière moitié du XXe siècle.

  • En postulant qu'aucun analyste ne saurait fonctionner sans un fonds théorique explicite ou implicite (et sans les techniques qui en découlent), Levine présente ici un panorama des positions les plus profitables au travail en séance : celles qui, au-delà de faciliter la découverte ou le décodage des contenus ou des mondes relationnels nichés dans l'inconscient de l'analysant, contribueraient à la mise en oeuvre d'un processus analytique propice à la co-construction de sens et au tissage de liens entre des éléments psychiques en errance.
    Ce faisant, Levine propose de fait une théorie de la clinique contemporaine, dont les bases peuvent être retrouvées chez les analystes des courants les plus divers - freudiens, kleiniens, winnicottiens, bioniens, psychosomaticiens américains ou français, relationnels, etc. Ce que ces analystes ont toutefois en commun est une vision conquérante de la psychanalyse, qui offre des hypothèses et des approches techniques autour des phénomènes non névrotiques et des états psychiques non représentés.

  • En présentant douze entretiens tenus entre 1992 et 2011, Fernando Urribarri restitue ici une vingtaine d'années de dialogue avec les plus grandes figures du postlacanisme français. D'abord élèves de Jacques Lacan à l'époque du glorieux « retour à Freud », Laplanche, Pontalis, Aulagnier, McDougall et Green, allaient bientôt se séparer du maître pour développer leurs propres pensées, inspirées avant tout d'un retour à la clinique.
    Comme l'explique Pontalis, auteur du célèbre Vocabulaire de la Psychanalyse, dans l'un de ces entretiens, c'est en appliquant à la lettre la consigne lacanienne du « retour à Freud » que, paradoxalement, les plus brillants parmi cette génération finiront par s'éloigner de Lacan : un exercice de radicalité salutaire puisqu'il jettera les bases d'une pensée psychanalytique renouvelée, non dogmatique, en phase avec les bouleversements nosologiques du XXIe siècle. Dans l'essai introductif, Urribarri revient sur le contexte historique de ces dialogues et en explicite l'importance pour le psychanalyste d'aujourd'hui.

  • Psychologue clinicienne, psychanalyste et chercheur, Florence Guignard questionne, au fil de cet ouvrage comprenant deux tomes, la validité des paramètres psychanalytiques pour aborder les formes actuelles de la souffrance psychique. Plus d'un siècle après la parution des Trois Essais sur la théorie sexuelle, le statut et le mode de fonctionnement de la sexualité infantile dans le développement psychique humain et dans sa psychopathologie ne sont pas à l'évidence les mêmes qu'en 1905.
    Ainsi, selon l'auteur, la théorie psychanalytique ne devrait pas être considérée comme un roc inamovible, mais plutôt comme un ensemble de modèles, dont il importe de remettre en question et de requalifier sans cesse les configurations conceptuelles.
    Ce premier tome se donne pour tâche de revoir et d'analyser plusieurs concepts majeurs de la métapsychologie, non seulement à l'aune des avancées de la méthode et des modifications de la technique, mais aussi à la lumière des changements anthropologiques et sociologiques survenus depuis la naissance de la discipline.
    Une telle recherche, profitable au clinicien d'aujourd'hui, se poursuivra dans le second tome par l'étude critique des configurations des transferts, du trauma et des identifications.

  • Comment, dans la séance d'analyse, se forment les émotions?? Comment sont-elles vécues, exprimées, voire évacuées par l'analysant ou l'analyste??
    Inspiré de la théorie de la pensée de W. R. Bion et du concept de " champ analytique ", l'auteur étudie ici les différentes manières de traiter les échanges intersubjectifs engendrés dans, et par, le dispositif analytique.
    La réflexion théorique, accompagnée d'un matériel clinique, de récits et d'histoires directement crées par la relation en séance, expose les modalités par lesquelles l'impensable devient dicible?: plus qu'au contenu, l'attention est portée aux outils qui rendent possible l'alphabétisation des émotions, jusqu'à leur tissage dans les fines trames de la narration.
    Démarche inédite dans la discipline, Ferro dédie ici tout un chapitre à de véritables " exercices " de remise en forme mentale (et culturelle), où des problèmes et des situations cliniques sont présentés à l'analyste, avec des différentes possibilités de résolution. C'est alors à chacun d'élaborer ses réponses, mettant ainsi à l'épreuve ses propres capacités de penser, de fantasmer, de jouer et de multiplier son point de vue.

  • Lors de ces séminaires cliniques organisés par la Société brésilienne de psychanalyse dans les années 1970, des analystes en supervision soumettent à W. R. Bion les problèmes rencontrés avec leurs patients. Plus d'une cinquantaine de situations analytiques sont ici examinées, constituant un recueil unique sur la façon dont Bion liait sa pensée à sa pratique.

  • Le concept de champ analytique est né dans les années 1960 d'une intuition de deux analystes franco-argentins, Madeleine et Willy Baranger. En étudiant l'aspect relationnel en psychanalyse, ces auteurs se sont rendus compte que la « dyade analytique » crée un champ dynamique, où « aucun des membres du couple ne peut être compris sans l'autre ». Si l'idée de champ analytique est restée pendant longtemps cantonnée à l'Amérique latine, le concept s'est a peu à peu infiltré dans d'autres pays et a fini par jouer un rôle capital, notamment chez les Italiens. Aujourd'hui, ce concept imprègne la pensée d'analystes d'origines et d'orientations très diverses, créant un large éventail de points de contact, qui s'étend par exemple de W. R. Bion à Thomas Ogden, de James Grotstein à Antonino Ferro, de Francesco Corrao à Cláudio Laks Eizirik.
    Aucune publication n'avait jusqu'à présent tenté de brosser le panorama des multiples contributions à la théorie du champ et d'en explorer en même temps les implications cliniques et techniques. C'est pourquoi la préférence a été ici donnée aux textes ayant une forte composante clinique capable d'illustrer leurs théories de la technique implicites. En effet, dans la Tour de Babel des langues psychanalytiques, la clinique est le moyen le plus efficace d'évaluer les modèles psychanalytiques.

    Antonino Ferro et Roberto Basile sont psychiatres et psychanalystes. Ils sont tous deux membres de la Société psychanalytique italienne (SPI), dont Ferro est le président élu depuis 2013.

  • Analysant de Wilfred Ruppert Bion à Los Angeles dans les années 1970, James Grotstein a beaucoup contribué à la diffusion et au développement de l'oeuvre du psychanalyste britannique. Dans cet ouvrage, l'exégèse la plus détaillée qu'il en ait donné, il propose une plongée singulière dans la métapsychologie bionienne.
    La rêverie, les transformations, la relation contenant-contenu, les pensées sans penseur, la Grille ou la fonction-a sont mis au travail dans une synthèse originale au style très personnel. En mobilisant son expérience sur le divan de W. R. Bion, Grotstein fait resurgir au coeur de sa connaissance encyclopédique d'une oeuvre souvent mal comprise la proximité émotionnelle qui le liait à son auteur - une façon de poursuivre, au-delà du deuil, le dialogue avec son ancien analyste et ses concepts. Fidèle à l'injonction reçue de Bion lui-même, Grotstein prête ainsi une attention soutenue à ses propres réactions aux idées bioniennes et nous livre là un document passionné?: le «?journal intime de [sa] lecture de Bion?».

  • Après plus d'un siècle de psychanalyse, qu'est devenue l'interprétation psychanalytique des rêves ? Ces derniers sont-ils encore la voie royale jusqu'à l'inconscient ? Quelle place ont-ils dans le dialogue analytique ? Voilà certaines des questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre, tout en retraçant la fascinante évolution de la théorie du rêve, depuis Freud jusqu'à Ogden et Ferro, en passant par Klein, Bion et Meltzer.
    En 1908, Abraham considérait que Freud avait déjà tout dit sur le rêve. Rien de moins vrai. La psychanalyse devait connaître des innovations décisives dans ce domaine, en particulier grâce au développement des courants relationnels. À présent, nous ne travaillons plus tant sur les rêves qu'avec les rêves. Au-delà de l'interprétation de leur contenu, nous cherchons davantage à mettre en lumière leur fonction de transformation et de symbolisation.
    Activité nécessaire selon Bion, menée dans le sommeil comme dans la veille, le rêve permet non seulement de donner un sens à l'expérience mais aussi d'élargir le champ de l'inconscient. Se nourrissant aux sources du cinéma, cette « fabrique à rêves », l'auteur explore ici une nouvelle manière d'appréhender la trame de nos rêves, ces « films de notre vie ».

  • Ces textes, jusqu'alors inédits, retranscrivent les derniers séminaires donnés par W. R. Bion dans la clinique Tavistock, à Londres, entre 1976 et 1979. En laissant une large part au dialogue, le psychanalyste souligne l'importance de l'observation et de la présence "tierce" en cours de séance (notion développée ensuite par Thomas H. Ogden et André Green), explore le rêve et la conception psychanalytique du temps, aborde le rapport entre l'art et la psychanalyse. L'ouvrage inclut en outre un entretien de Bion avec Anthony G. Bannet, réalisé en 1976. Cette édition comporte un index des noms et des notions.

  • Le Cas Paramord s'essaie à un projet inhabituel dans la littérature psychanalytique : livrer le récit d'une cure entière. Or une telle entreprise, déontologiquement délicate, ne se justifie qu'à la lumière d'enjeux graves et généraux.
    Ce problème fondamental, c'est ici la vieille question de la « contrainte psychique ». Car, selon Pierre-Henri Castel, même si l'enveloppe formelle des symptômes de la névrose obsessionnelle freudienne subsiste, beaucoup parmi nous vivent autrement cette contrainte. Le contexte anthropologique, philosophique et moral de cette mutation est patiemment déplié, enrichissant de façon tout à fait inédite l'analyse clinique.
    Mais loin de se réduire à l'illustration d'un point de doctrine, le récit d'une psychanalyse met toujours sur la table ce qu'on juge être la psychanalyse. Aussi l'auteur tente-t-il, en postface, de donner forme conceptuelle à certains mouvements inconscients dans lesquels il s'était trouvé emporté avec son patient. Rêves, affects, étrangetés du langage en ressortent éclairés d'un nouveau jour. Fortement marqué par Lacan et Bion, lecteur critique de Bollas, Ogden et Ferro, Pierre- Henri Castel présente alors la psychanalyse qu'il appelle de ses voeux, ce qui donne à cet ouvrage valeur de manifeste.

  • Psychiatre de formation devenu le quatrième adhérent de la Société psychologique du mercredi, Paul Federn (Vienne, 1871-New York, 1950) fut une pièce maîtresse de l'histoire de la psychanalyse. Sa collaboration avec Freud, d'une longévité inégalée par aucun autre de ses disciples, dura trente-cinq ans. Son originalité a été d'ouvrir la voie de la prise en charge psycho thérapique des psychoses en publiant le premier ouvrage psychanalytique de référence sur ce sujet. Pourtant, après sa mort, Federn tomba dans l'oubli, voire fut considéré comme un « déviationniste » par certains membres infl uents de l'Association psychanalytique internationale.
    En réunissant dans cet ouvrage trois textes de Federn inédits en français, Florian Houssier rappelle l'originalité et la fécondité des travaux de ce pionnier. Il souligne l'intérêt d'une investigation toujours actuelle pour penser et écouter nos patients d'aujourd'hui, à travers l'exploration des frontières du Moi dans la psychose, les rêves ou les actes manqués. Le travail sur la mythologie, qui clôt ce bref recueil, s'inscrit dans la continuité du débat avec Freud à propos de la horde primitive et de l'organisation de la société.

  • L'analyse est tout entière effet de l'autre : non au sens où elle serait faite par un autre, mais à raison de l'autre-chose qui divise intérieurement le diseur, ainsi que son interlocuteur.
    Que fait le dire en regard de cet autre inconnu avec quoi chacun se débat au travers de ses choix, de ses contraintes, de sa folie ? Que produisent ces actes de langage inédits dans un devenir singulier ? À la faveur d'observations cliniques d'étendue et de portée variées, ces interrogations reviennent sous maints aspects qui concernent tant le désir et la puissance de rêver que la quête de limites, le changement sous l'égide du transfert et l'inéluctable angoisse.

  • Ce que l'on a nommé naguère la « Querelle du sujet », au coeur des débats philosophiques des années soixante sur l'existence de l'Ego et des illusions du sujet, trouve sans doute une part de ses motifs dans la révolution freudienne visant à destituer les prétentions du Moi et de la conscience. Mais quelle est au juste la place et la nature du sujet dans l'analyse ?
    Dans cet ouvrage de référence pour la psychanalyse contemporaine, Thomas Ogden réinterprète et précise le concept psychanalytique de sujet à partir d'une lecture originale des contributions de Freud, Klein et Winnicott. Selon Ogden, le Das Ich freudien ne coïncide pas avec le sujet, et ne résulte pas non plus de son simple déplacement derrière la barrière du refoulement. C'est justement dans l'écart, dans la tension entre le conscient et l'inconscient que nous devons chercher cette nouvelle entité conceptuelle : le sujet psychanalytique en tant que tel.

    Appliquée au dispositif analytique, une telle réflexion redéfinit le statut et la place de l'analyste et de l'analysant dans la séance, qui ne sont désormais plus conçus comme des entités séparées et irréductiblement isolées. Leur relation intersubjective, négatrice et conservatrice - instaurée à travers les propriétés dialogiques du cadre analytique -, engendre un sujet tiers, qui devient dès lors l'enjeu de la cure.


    Appliquée au dispositif analytique, une telle réflexion redéfinit le statut et la place de l'analyste et de l'analysant dans la séance, qui ne sont désormais plus conçus comme des entités séparées et irréductiblement isolées. Leur relation intersubjective, négatrice et conservatrice - instaurée à travers les propriétés dialogiques du cadre analytique -, engendre un sujet tiers, qui devient dès lors l'enjeu de la cure.

  • André Green a systématiquement étudié la question du langage, dont il a développé une conception spécifiquement psychanalytique. C'est l'une des facettes les plus marquantes de son oeuvre, et c'est peut-être aussi la moins connue. Rassemblant les principales contributions de Green à ce sujet, ce volume réorganise et expose ses idées maîtresses de ces quinze dernières années, et reprend notamment sa longue et féconde discussion des thèses de Lacan. Dans un langage extrêmement didactique et référencé, Green réaffirme ici sa pensée originale et personnelle, soulignant non seulement l'hétérogénéité du sens en psychanalyse, mais aussi la dimension éminemment structurante de l'affect dans le discours analytique.

  • Pourquoi le travail avec les patients psychotiques est-il aussi long et difficile ? Quelle est la véritable nature des psychoses ? Comment le thérapeute doit-il procéder pour obtenir le meilleur résultat possible ? Considérant les apports récents de la théorie psychanalytique et des neurosciences, De Masi ouvre de nouvelles perspectives au traitement psychanalytique des états psychotiques.
    Rédigé dans un style accessible et clair, l'ouvrage (traduit de l'italien) passe en revue les différents modèles théoriques, les confrontant à la longue expérience clinique de l'auteur. Il s'adresse ainsi à tous ceux, médecins, psychiatres, analystes, infirmiers, soignants ou parents, qui ont affaire à l'accompagnement des sujets psychotiques.

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