Institut D'etudes Sociales

  • La journée internationale de la femme est devenue une institution! Chaque année, le 8 mars, les questions d'égalité et de mixité dans les domaines d'activité professionnelle ou domestique sont soulevées et les inégalités ou le manque de mixité dénoncées. Comme si, les 364 jours restants, la construction des hiérarchies et des divisions du travail ou des tâches selon le genre pouvait se perpétuer. Depuis plus de trente ans, un passage de la parole aux actes est attendu en Suisse afin que l'égalité des chances et des places devienne une réalité.
    Sans garantie de mixité déconstruit les avancées - aux apparences parfois trompeuses - en matière de mixité, dans le travail socio-sanitaire en particulier et plus généralement dans la formation. Les contributrices à ce recueil mettent en avant les mécanismes de reproduction de la non mixité, apportent des éléments de compréhension des politiques et des pratiques institutionnelles de promotion de la mixité, et examinent de manière critique le rapport complexe entre égalité et mixité.
    Cet ouvrage, issu de recherches et d'analyses de mesures prises sur le terrain veut contribuer au développement d'une réelle égalité des sexes dans le monde du travail.

  • Toute une série de demandes d'asile sont traitées en Suisse par le refus sommaire et la décision de renvoidu territoire qu'autorise la clause dite de «non-entrée en matière» (NEM). Or, en agissant de la sorte,les autorités se voient confrontées à un nouveau problème : comment inciter des personnes à partir,alors qu'elles ne peuvent ou ne veulent pas quitter le pays ? Dès avril 2004, la stratégie appliquéea été de retirer le soutien financier dont bénéficiaient jusque-là ces requérant-e-s. Cette décisionconstitue un exemple abouti de politique de dissuasion, dont l'objectif est de susciter les départsvolontaires par le biais d'une dégradation des conditions de vie des personnes concernées. A traversles regards croisés des acteurs impliqués - migrant-e-s, représentant-e-s des autorités et du mondeassociatif, professionnel-le-s du social et de la santé - "La construction de l'invisibilité" met aujour les contradictions et les effets pervers de cette politique et en révèle les retombées négatives.L'ouvrage analyse en particulier les mécanismes par lesquels les personnes à qui l'asile a été refusééchappent, en fin de compte, à tout contrôle officiel et sortent des statistiques, tout en demeurantsur le territoire. Le bilan de la suppression de l'aide sociale aux personnes frappées de NEM revêtune grande actualité face à l'émergence du phénomène d'invisibilité comme conséquence directe des politiquesd'asile restrictives qu'adoptent de plus en plus les pays occidentaux.

  • La complexité croissante du fonctionnement institutionnel, le durcissement des conditions de travail et l'instauration massive de logiques de management dans les domaines du social et de la santé ont provoqué l'émergence d'une nouvelle pratique comme alternative à la supervision: l'intervention institutionnelle. Il s'agit d'identifier les changements nécessaires et de les mener à bien. L'intervenant devient un leader qui permet la réalisation des changements, en étroite collaboration avec les personnes et institutions concernées. Issu d'un mémoire collectif de fin de formation à l'intervention institutionnelle, cet ouvrage propose une méthodologie en cinq étapes, et pour chacune de ces étapes une fiche récapitulative ainsi que des exemples concrets. Véritable outil de travail, il s'adresse aux superviseurs, aux directeurs et responsables d'équipes, aux professionnels de la santé et du social, et aux formateurs.

  • Que se passe-t-il lorsque des parents ne sont pas en mesure d'assurer des conditions adéquates au développement ou au bien-être de leur enfant?? Comment les autorités et services concernés agissent-ils?? Quels sont les difficultés, les obstacles ou les résistances - institutionnels ou privés?? Comment les différentes instances collaborent-elles dans ce domaine?? La protection de l'enfance doit faire face à diverses situations de mise en danger; dans de telles circonstances, le code civil suisse oblige l'Etat à créer des conditions garantissant le bien-être de l'enfant. Or, cela ne se passe pas sans dilemme, sans hésitation ni doute. Une équipe de chercheurs issue du domaine travail social de la HES Lucerne et de la faculté de droit de l'Université de Genève s'est penchée sur ces questions dans le cadre du Programme National de Recherche (PNR-52), "?L'enfance, la jeunesse et les relations entre générations dans une société en mutation?". Au moyen d'une étude sociologique, les auteurs comparent quatre dispositifs de mise en oeuvre de la protection de l'enfance en Suisse alémanique et en Suisse romande. Ils mettent ainsi en lumière les effets des structures institutionnelles sur les procédures et sur la mise en place des mesures de protection. Chaque analyse est enrichie de regards critiques de praticiens de la protection de l'enfance. Combinant approches théorique et empirique, La protection de l'enfance: gestion de l'incertitude et du risque s'attache à analyser comment services sociaux et autorités de tutelles abordent les risques constitués par l'obligation d'agir dans une double incertitude : celle liée au développement de l'enfant et celle liée aux conséquences de l'intervention étatique dans la sphère familiale.

  • Les mots explorés par Claude de Jonckheere sont autant de perspectives ouvertes sur des aspects de l'agir envers autrui. Le titre 83 mots pour penser l'intervention en travail social présuppose que les mots ne servent pas uniquement à communiquer, mais surtout à réfléchir. Plutôt que de proposer des définitions, ce sont l'expérience de pensée qu'ils suscitent, les aspects du monde auxquels ils conduisent et les problématiques qu'ils permettent de construire qui importent. Les mots nous font sentir ce monde qui devient alors le nôtre et sur lequel nous pouvons agir afin de le transformer. Ils font irruption en nous, bousculent les mots s'y trouvant déjà et les agencent différement. Ce livre offre des manières de penser l'intervention de sorte que les professionnels puissent sortir du trouble dans lequel les difficultés croissantes inhérentes à l'exercice du travail social les plongent parfois. Il ne se veut pas un manuel indiquant aux lecteurs des façons de faire mais souhaite contribuer à l'augmentation de leur puissance d'agir, car il postule que penser, avec des mots, a des conséquences sur les pratiques. La coloration principale de cet ouvrage est donnée par le pragmatisme et l'empirisme de William James, John Dewey, Georges Herbert Mead et par la philosophie de l'événement d'Albert North Whitehead, repris dans la tradition francophone notamment par Gabriel Tarde, Gilles Deleuze, Isabelle Stengers et Bruno Latour. Ce recueil est destiné aux personnes dont la profession est d'agir envers autrui - ou qui se forment à une telle profession - celles dont Freud disait qu'elles exercent un "métier impossible " notamment les travailleurs sociaux mais aussi les thérapeutes, les enseignants, les soignants et, pourquoi pas, les politiques.

  • Comment atténuer et prévenir la violence à l'école? Ceux qui élaborent ou soutiennent des programmes de résolution pacifique des conflits ont tous cette conviction profonde que c'est dès l'école qu'il est possible d'acquérir d'autres comportements face aux litiges, face à la violence, face aux manifestations d'incivilité. C'est là que peut s'apprendre la citoyenneté. Cet ouvrage est le résultat de réflexions, de recherches et d'expériences pilote de médiation par les élèves menées en Suisse romande. Entre théories et pratiques, il répond à une réelle demande exprimée de la part d'enseignants, d'autorités scolaires, de parents d'élèves, et de divers milieux éducatifs : en découdre avec la violence. Il raconte une expérience qui dévoile ici ses racines théoriques et idéologiques. C'est une chronique. Et c'est un guide, permettant à ceux qui pourraient être intéressés par la médiation entre élèves de trouver inspiration au travers de quelques points de repères : non pas un mode d'emploi, non pas une méthode "clé en main " mais une invitation à être eux-mêmes créateurs dans leur propre contexte. C'est aussi un appel à la communication, à la citoyenneté et à la solidarité. L'expérience continue.

  • Fondé sur des entretiens et des observations en profondeur, cet ouvrage décrit d'abord l'activité des assistantes et des assistants sociaux oeuvrant dans cinq CASS (centres d'action sociale et de santé) de l'Hospice général à Genève. Il dépeint ensuite le travail effectué dans quatre lieux de réinsertion aux pratiques et objectifs diversifiés (Réalise, Les Fringantes, le Bilan portfolio de compétences et Arcade 84). L'angle d'approche documente moins des politiques sociales, des règlements ou des directives que leur mise en oeuvre pratique et les façons d'être ou d'agir des professionnel-le-s en interaction avec des bénéficiaires de l'aide sociale. Il questionne le travail de réinsertion tel qu'il se produit, au quotidien. La recherche présentée ici montre que ce travail de réinsertion renvoie avant tout à une "resocialisation", c'est-à-dire davantage à un reformatage des comportements qu'au développement des compétences et des réseaux des bénéficiaires. L'analyse met aussi en évidence que, au-delà des rapports institutionnels de contrainte et de pouvoir, les assistants sociaux et les bénéficiaires initient des cycles de dons et de contre-dons, autant de processus de défi et de reconnaissance qu'il convient - à l'heure de la diminution des prestations d'assistance - d'articuler avec des principes renouvelés de justice sociale. Laurence Ossipow, docteure es lettres et ethnologue, est professeure à la Haute école de travail social de Genève. Elle a travaillé et publié sur le thème de l'alimentation, a développé des recherches dans le domaine des migrations et s'intéresse actuellement à une approche des rites et de la citoyenneté dans différents types d'institution. Alexandre Lambelet, après une licence en ethnologie à Neuchâtel puis un DEA en sociologie des organisations à l'Institut d'études politiques de Paris, poursuit aujourd'hui une thèse en science politique sur les organisations de défense des retraités en Suisse. Il est actuellement assistant d'enseignement à l'Université de Lausanne. Isabelle Csupor, sociologue, est, depuis mai 2008, professeure à la Haute école de travail social de Lausanne. Elle a été chargée de recherche à l'Hospice général et a également travaillé comme éducatrice spécialisée dans un centre de jour pour adolescents présentant des troubles graves du comportement et de la personnalité.

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  • L'animation socioculturelle s'est fait une place en Suisse en tant que troisième pilier du travail social, à côté de l'éducation spécialisée et du service social. Le présent ouvrage témoigne de l'extension récente de cette profession ainsi que de sa capacité à se donner des fondements théoriques propres. Placés dans un carrefour culturel privilégié, les auteurs mettent en évidence cette évolution en se référant aussi bien à la situation française, où l'animation, issue de l'éducation populaire, a de profondes racines, qu'aux situations allemande et hollandaise, où des formes inédites de "travail socioculturel" sont apparues. Mais avant tout ils portent le débat dans le contexte de la Suisse, qui a sa propre tradition. Comment dans une société en mutation rapide l'animation socioculturelle gagne-t-elle en importance, c'est ce que les auteurs mettent en évidence en dégageant les lignes de force d'une compréhension sociologique du changement social. L'apport majeur de cet ouvrage est la présentation complète d'un modèle d'intervention spécifique à l'animation, notamment à travers un examen approfondi des méthodes de participation et de médiation. S'il faut relever l'intérêt de cet écrit collectif pour le champ de la pratique, cela est dû en grande partie au large éventail d'expériences dont il se nourrit, des expériences menées en Suisse sur le terrain et dans les formations. Cet ouvrage existe également en version allemande: "Soziokulturelle Animation", Interact Verlag, Lucerne.

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  • La maltraitance familiale des personnes âgées est une problématique psychosociale que nous ne pouvons plus ignorer aujourd'hui ; elle a trop longtemps été passée sous silence au détriment des victimes. Désormais, il est important que les langues se délient, afin que tous les acteurs de ce type de violence familiale puissent enfin trouver soutien et écoute auprès d'instances qualifiées. Cet ouvrage propose des regards généraux sur la maltraitance familiale des aînés. Il donne des informations et des pistes de réflexion sur la prise en charge de ce phénomène à Genève et s'adresse, par conséquent, à un large public, composé de professionnels mais aussi de personnes intéressées ou directement concernées par le sujet. De manière plus générale, cette publication a pour objectif de mettre un terme au tabou de la maltraitance des personnes âgées en famille et d'amener les lecteurs à une véritable réflexion sur la vieillesse et la place qu'elle occupe dans la société, en gardant à l'esprit que les vieillards de demain. c'est nous !

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  • Propos racistes entre adolescents, élèves arborant des enseignes d'extrême droite, jeunes faisant état de discriminations subies; ces incidents touchent et indignent les travailleurs sociaux et les enseignants, à la recherche d'outils pour réagir de façon professionnelle, une fois le choc émotionnel passé. Plus encore, ces incidents de racisme(s) déconcertent ces derniers: Comment réagir lorsqu'ils sont eux-mêmes taxés de racistes? Existe-t-il également un racisme de la part des minorités visées? "L'incident raciste au quotidien" rend compte d'une recherche dont le but était de recueillir des incidents critiques de racisme ou d'autres formes d'hostilité entre groupes, et de les analyser collectivement avec les professionnels concernés, sous forme de module de recherche-intervision. Cette méthodologie interactive a permis de dégager des incidents-types et de générer des échanges nourris, débouchant sur des pistes d'actions. Treize incidents sont présentés de manière détaillée dans la première partie de l'ouvrage; ils sont complétés dans la deuxième partie par quatre analyses thématiques portant sur l'extrémisme de droite, la question interculturelle, le processus d'intervention ainsi que sur les représentations du, ou plutôt des racismes, par les professionnels. Au cours de cette étude, travailleurs sociaux et enseignants ont trouvé l'occasion d'exprimer leurs inquiétudes, d'appréhender la complexité des situations et de formuler des pistes d'intervention améliorant le "vivre ensemble". Gérer ces incidents exige des compétences de la part des professionnels, mais requiert également un engagement au niveau institutionnel.

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  • Et si la liberté n'était qu'une illusion? Ou comment le vécu extrême des anciens - organisé par la violence de l'Histoire - détermine le devenir des générations suivantes. A travers l'expérience de la Résistance et de la Déportation lors de la Deuxième Guerre mondiale, ce livre a pour objectif de montrer les effets de la transmission du traumatisme et de sa représentation sur les descendants. Les enfants des Résistants déportés ont subi une double influence, marquée par le sentiment de fragilité et de souffrance parentale, associé à celui de force, de courage et d'engagement (paradoxe : héros/victime). Leur parcours de vie est imprégné par cette mémoire et la volonté testimoniale de leur parent. Après une description des séquelles traumatiques des ascendants et la présentation des concepts sur la transmission transgénérationnelle, l'auteur laisse une large place à l'expression des descendants. Psychologue clinicienne et elle-même fille et petite-fille de Résistantes déportées, elle a souhaité partager son vécu et son analyse avec d'autres témoins de sa génération.

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  • Comment ne pas être conscient aujourd'hui de l'importance de cet enjeu : vivre ensemble dans un monde globalisé, de plus en plus multiculturel mais où les groupes humains risquent d'affronter leurs "identités meurtrières ", comme le dit Amin Maalouf et comme le rappelle l'auteure ? Les rapports sociaux se conjuguent au présent mais se nourrissent du passé (réel, construit ou imaginé). La mémoire individuelle et collective tisse des liens avec l'histoire et joue un rôle prépondérant dans la construction d'une identité de groupe. Comment dès lors, des groupes en conflit peuvent-ils apprendre à se reconnaître mutuellement avec leurs droits et leur légitimité ? Le sujet est traité avec rigueur, sérieux, honnêteté. Monique Eckmann ne nous cache rien des difficultés qui attendent à chaque pas le théoricien et le praticien. A travers trois exemples, le travail sur l'interculturel dans des séminaires en Suisse et en Europe avec des étudiant-e-s en travail social, les rencontres entre groupes en conflit en Israël et en Palestine, et la pédagogie de la mémoire "après Auschwitz ", ou plutôt "contre Auschwitz ", elle tente de répondre à cette question dans son aspect théorique, mais aussi en tant qu'observatrice impliquée dans des interventions sociopédagogiques qui visent à permettre des dialogues, y compris conflictuels. Car on n'est pas ici dans l'illusion de la rencontre "qui suffirait à tout ". L'auteure sait bien que le dialogue demande une pédagogie du conflit et que les conflits sont inévitables - et indispensables - entre majoritaires et minoritaires, entre cultures dominantes et cultures dominées, à l'intérieur même des groupes d'appartenance, à l'intérieur même des individus. Monique Eckmann sait de quoi elle parle : femme, juive, blanche, suisse, de l'intérieur, elle connaît l'existence et l'importance du conflit. Le décor est planté : un immense besoin de dignité et de reconnaissance habitent ces Européens et ces immigrés, ces adultes et ces jeunes de toutes origines, ces peuples en conflit, et en même temps, ce n'est pas simple. Le livre de Monique Eckmann se veut une contribution socio-pédagogique au projet d'une Europe ouverte, démocratique et respectueuse des droits humains.

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  • Le travail social est un univers professionnel qui s'interroge, qui hésite, qui tente de nouvelles pratiques pour appréhender la complexité des situations. La diversité des fonctions, allant du "chef de projet" à "l'agent territorial", de "l'assistant socio-éducatif" à "l'éducateur en milieu ouvert", etc., tout comme les nombreux textes censés clarifier les missions : codes de déontologie, orientations de l'action. illustrent bien cette complexité. L'analyse de l'activité, dépassant les débats d'intentions, permet d'aller voir de près comment les professionnels "se débrouillent", jour après jour, dans le réel de l'activité. Par l'étude de cas très concrets, le présent ouvrage montre que l'action professionnelle en travail social, si elle reste mouvante et diversifiée, peut malgré tout s'adosser à un socle identifiable. Le repérage de ces savoirs d'action s'inscrit dans un processus de reconnaissance du métier à partir d'un agir professionnel analysé dans sa quotidienneté. En situation de formation, l'analyse de l'activité permet de construire des outils ainsi que des contenus d'enseignement et d'offrir des supports pour la clarification des compétences en jeu. Grace à cet appui sur l'analyse du travail, les dispositifs professionnels ou de formation seront davantage en phase avec l'évolution de la profession. Les contributions réunies dans cet ouvrage sont le fruit d'un travail collectif mené au sein du réseau local de compétences "Analyse de l'activité" de la Haute école de travail social à Genève. A côté des chercheurs enseignants : Claude de Jonckheere, Joëlle Libois, Sylvie Mezzena, Kim Stroumza, la parole est donnée à des étudiants en travail social qui ont inscrit leur mémoire de fin d'études dans l'approche d'analyse de l'activité : Virginie Crettenand et Isabelle Duchâble, Brahim Hemma, Julie Prada et Kim Ramirez.

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  • Vous vous sentez seul? - Vous êtes triste de travailler dans votre coin? Vous détestez prendre des décisions? ALLEZ EN RÉUNION! Vous pourrez ainsi rencontrer des gens, vous sentir important, impressionner vos collègues, boire du café, parler à tout le monde en même temps. et tout cela pendant les heures de travail! Voici, en substance, le type de plaisanterie qui circule au sujet des "colloques" des travailleurs sociaux. Alors, les réunions, une alternative au travail? Alliant théorie et pratique, cet ouvrage se propose justement de prouver le contraire, en interrogeant le colloque, en tentant de comprendre les différents éléments qui le constituent et en explorant de manière synthétique et concrète un ensemble de pistes pour trouver son chemin dans l'exercice de cette pratique. S'appuyant sur une enquête statistique réalisée auprès de plus de cinq cents travailleurs sociaux genevois, l'auteure tente notamment de répondre à la question suivante?: des points de vue de l'organisation, des méthodes employées, des résultats et du ressenti, quels rapports les travailleurs sociaux entretiennent-ils avec leurs colloques? Des suggestions d'amélioration, fondées sur la théorie des réunions, jalonnent le parcours. Le colloque est un objet complexe faisant partie intégrante du dispositif de fonctionnement vital de n'importe quelle institution sociale. A ce titre, il est fondamental de s'arrêter sur cette activité, de tenter de la comprendre, de l'évaluer et donc de l'améliorer. Ce livre est une invitation à penser le colloque. ailleurs qu'au café! Nadia Moléa Féjoz est diplômée en travail social, option éducation spécialisée, et en médiation générale. Assistante HES à la Haute école de travail social de Genève, elle y enseigne, entre autres, la conduite de réunion. Elle possède, par ailleurs, une riche expérience de terrain, ayant travaillé et "colloqué" pendant de nombreuses années dans les domaines du handicap mental et de la psychiatrie infantile.

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  • La double appartenance de ces entreprises aux deux mondes économique et social - elles sont tiraillées entre les exigences de productivité et les nécessités de leur fonction sociale - engendre quelques paradoxes. L'originalité de l'ouvrage tient à ce que l'analyse repose sur des récits de vie recueillis auprès de personnes travaillant dans des entreprises sociales, ce qui permet de saisir comment ils construisent leur identité professionnelle, comment ils évaluent leurs compétences et la manière dont ils pourront les faire valoir sur le marché de l'emploi et dans leur existence, et comment ils souffrent ou non d'un déficit de reconnaissance sociale. Ces récits de vie permettent aussi de saisir en quoi l'identité de ces travailleurs est affectée ou capturée par divers types de discours normatifs sur le travail, l'exclusion, la société ou ce qu'est la vie digne.

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  • Les Latino-Américains installés en Suisse, même si leur nombre a augmenté ces dernières années, demeurent peu visibles, par rapport à des migrants d'autres provenances. L'étude des migrations Latino-Américaines en Suisse est intéressante à plus d'un titre. La diversité des causes de départ et des motivations nous rend attentifs à la nécessité de développer une vision plus complexe des migrations contemporaines. L'importante proportion de femmes dans ces populations contredit les images traditionnelles d'une migration concernant principalement des hommes jeunes, et souligne la nécessité d'inclure dans les études, de manière plus systématique, des approches de genre. Les "sans-papiers", relativement nombreux parmi les Latino-Américains, nous obligent à nous interroger sur les rapports Nord-Sud, les politiques migratoires, les réseaux informels de solidarité, etc. Des interrogations également au niveau des conséquences sur les conditions de vie de l'absence d'un statut juridique reconnu, et autour du travail social et de la santé communautaire auprès de ces populations. Enfin, les communautés Latino-Américaines constituent des lieux privilégiés d'observation pour s'interroger sur le sens de l'intégration dans un monde globalisé, où l'ici et l'ailleurs, le proche et le lointain se côtoient au quotidien.

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  • La privation de travail constitue un facteur d'exclusion important, et travailler reste la principale manière d'exister dans notre société. Ainsi l'insertion est aujourd'hui considérée comme une mesure prioritaire de politique sociale en réponse aux problèmes de pauvreté, d'exclusion et de chômage. Cet ouvrage aborde le rôle que jouent les entreprises d'insertion par l'économique et donne à voir non seulement leur importance, souvent mal connue dans le paysage romand, mais aussi leur originalité et la complexité de leur fonctionnement. Les entreprises d'insertion ont pour ambition d'être une passerelle vers l'emploi pour des hommes et des femmes qui ne sont plus ou pas encore sur le marché du travail. Elles offrent, à des personnes peu ou pas qualifiées, des travaux très variés couplés à une formation, dans le but de leur permettre de reprendre pied dans la vie active en sortant du chômage ou de l'assistance publique. Les auteurs, eux-mêmes acteurs de terrain impliqués, notamment dans la constitution des premiers réseaux romands, nous livrent un ensemble d'observations et de réflexions autour de l'insertion par l'économique : la prise en charge, l'évolution du profil des bénéficiaires et des professionnels, et le management de ces entreprises sans but lucratif (associations ou fondations le plus souvent) qui fonctionnent comme des PME, dans une tension permanente entre l'économique et le social.

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