In Fine

  • Exposition organisée par le Musée national Gustave Moreau, du 12 février au 17 mai 2021 et le château de Waddesdon Manor (Buckinghamshire, Royaume-Uni) du 10 juin 2021 au 31 octobre 2021.
    L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884.
    Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine, sans autre commentaire.
    Le catalogue qui accompagne la présentation des oeuvres exposées explicite, de son côté, la genèse de cette extraordinaire série. La lecture de ces chefs-d'oeuvre de la littérature et la contemplation de ces chefs-d'oeuvre de l'aquarelle se su?sent ici à elles-mêmes et se passent de commentaire.

  • L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau, où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste.
    Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs-d'oeuvre de la littérature française.

  • Atlas Picasso Méditerranée Nouv.

    Cet ouvrage clôt l'ensemble des événements ayant eu lieu à l'occasion de « Picasso-Méditerranée ». Son contenu retranscrit les sujets de réflexion exhumés et développés au cours des expositions et des quatre séminaires de la manifestation, et propose des ouvertures plus larges sur le rapport conceptuel qu'entretenait Picasso avec la Méditerranée.
    Les textes, essais transversaux, notices biographiques de lieux et de personnages, focus d'expositions et de sujets thématiques, sont accompagnés d'une illustration généreuse et de cartes blanches commandées à des créateurs contemporains.
    Ces grands ensembles permettent de reconsidérer l'oeuvre de Picasso sous le prisme de la Méditerranée et des lieux emblématiques qui associent cet espace vécu et rêvé à l'artiste.
    « Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui s'est tenue du printemps 2017 à l'automne 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne* » de Pablo Picasso.
    À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans l'oeuvre de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré a offert une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • Comme la plupart des artistes de la modernité de la première moitié du XXe siècle qui s'installent dans la capitale, Raoul Dufy n'est pas, de naissance, un « Parisien de Paris ». Originaire du Havre, il quitte sa Normandie à l'âge de vingt-trois ans. Ses explorations le conduisent très vite à Montmartre, où il installe son atelier. Depuis le sommet de la Butte, il découvre le panorama parisien dont il transcrit, dès une première peinture de 1902, le moutonnement de la ligne des toitures et des cheminées, hérissé par les silhouettes des grands bâtiments et des célèbres monuments qui signent et signalent la spécificité de ce paysage urbain. Depuis des points de vue élevés, réels ou imaginaires, et jusqu'à la fin de sa vie, il déclinera sur tous les supports, pour tous les usages et destinations, et dans tous les formats, les infinies variations du Paris des années 1930, vu d'en haut.

    Like most of the modern artists in the first half of the twentieth century who settled in the capital, Raoul Dufy was not a 'Parisian of Paris' by birth. A native of Le Havre, he left Normandy at the age of twenty-three. His creative explorations soon led him to Montmartre where he set up his studio. From the heights of the Butte he discovered the panoramic views of Paris, and in an initial painting in 1902 he depicted the undulating outlines of the roofs and chimneys, broken up by the silhouettes of the major buildings and famous monuments that mark and characterise this urban landscape. From real or imagined elevated vantage points and until the end of his life, Dufy represented infinite variations of 1930s Paris seen from above on every type of support, for different purposes, and in every format.

  • Comment devenir artiste lorsqu'on est née femme, à une époque où celles qui appartiennent au « deuxième sexe » ne peuvent accéder à l'École nationale des beaux-arts ? C'est au tournant des XIXe et XXe siècles que les femmes peintres et sculptrices vont lutter pour être reconnues comme des artistes à part entière, passant comme Suzanne Valadon du statut de modèle à celui de peintre accomplie.
    Coréalisé par le monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse et le musée des Beaux-Arts de Limoges, cet ouvrage, Valadon et ses contemporaines, révèle le rôle méconnu des femmes dans les révolutions artistiques de la modernité naissante de 1880 à 1940, en réunissant près de 50 femmes artistes.
    Célèbres comme Camille Claudel, Marie Laurencin, Sonia Delaunay ou Séraphine de Senlis, et d'autres moins connues, elles démontrent que le talent artistique n'a pas de genre.

  • Vatel et les fastes de la table sous Louis XIV Nouv.

    Si le nom de Vatel est bien connu, c'est grâce à Mme de Sévigné, qui en deux lettres à sa fille Mme de Grignan raconte l'épisode tragique de son suicide le 24 avril 1671 à Chantilly lors du séjour de Louis XIV chez son cousin le Grand Condé. Bien des points restent à éclaircir sur les origines de François Vatel ou Wattel.
    Fils de laboureur, demeurant à Allaine proche de Péronne dans la Somme, il devient maître d'h tel de Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, puis du Grand Condé, prince du sang.
    D'un indéniable talent talent dans l'organisation des réceptions de la cour., sa réputation est telle que Colbert et Mazarin l'empruntent quand ils reçoivent quelque hôte d'importance.
    En 1667, il entre au service du Grand Condé comme contrôleur général avec la responsabilité de tout l'approvisionnement de la maison du prince, de la bouche aux écuries. Une période de fêtes brillantes s'ouvre alors à Chantilly, qui s'achèvera tragiquement pour François Vatel le 24 avril 1671.
    Maître d'hôtel portant l'épée, responsable de la maison des plus grands personnages de son temps, Vatel fut victime de sa conscience professionnelle et du sens de l'honneur tel qu'on le vivait au XVIIe siècle.
    En ce 350ème anniversaire de la disparition de François Vatel, Nicole Garnier nous entraine à la découverte de l'homme et de son mythe, des fêtes et réceptions au temps de Louis XIV, de la naissance de l'art de la table et du service à la française .

  • Paul Durand-Ruel et le post-impressionnisme Nouv.

    Exposition présentée par la Mairie de Yerres à la ferme Ornée, propriété Caillebotte, du 6 mai au 24 octobre 2021.
    Le marchand d'art Paul Durand-Ruel a consacré sa vie à défendre les peintres de l'école de 1830 (Delacroix, Corot, Daubigny, Millet) puis les impressionnistes. On ignore généralement qu'il a apporté la même énergie à soutenir cinq peintres de la génération post-impressionniste, entrés dans son écurie au milieu des années 1890 : Henry Moret, Maxime Maufra, Gustave Loiseau, Georges d'Espagnat et Albert André.
    L'exposition qui leur est consacré à la Propriété Caillebotte fait revivre ces peintres de grand talent.
    Claire Durand-Ruel et Jacques-Sylvain Klein se sont attachés à étudier leurs oeuvres et à éclairer les liens qui les unissent. ils ont dépouillé les archives de la maison Durand-Ruel - catalogues d'exposition, livres de stock, de comptabilité et remis en dépôt - et exploité la passionnante correspondance échangée avec leur marchand. Ils nous livrent ici un travail de première main, éclairant une période très riche de l'histoire de l'art.

  • Ce livre - accessible à tous ceux qui s'intéressent à cet accessoire de mode mais qui ne prétend pas être un ouvrage de spécialiste - retrace l'histoire d'une Maison fondée en 1827, dont les éventails couture en plumes, paillettes, sequins, dentelles précieuses ou organza, qui ont fait sa réputation dans le monde entier, ont pu, admirablement conservés, parvenir jusqu'à nous.
    Il témoigne aussi de la renaissance de la marque Duvelleroy au XXIe siècle, grâce à des passionnées qui ont su réveiller, réinventer et rendre de nouveau désirable cette belle endormie, dont les plis renferment tant d'imaginaires et de beauté, au moment précis où l'éventail s'invite de nouveau sur la planète mode, aussi bien comme marqueur de l'esthétique de la singularité qu'en sa qualité de petit air conditionné portatif.

  • Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, du 27 mars au 27 juin 2021.
    Hippolyte (1809-1864), Paul (1811-1902) et Auguste (1804-1842) Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène artistique à Lyon au XIXe siècle. Des trois frères, Hippolyte est le plus célèbre.
    Élève préféré de Jean Auguste Dominique Ingres, il se distingue en tant que peintre d'histoire et par de grands décors. Il compte également parmi les portraitistes les plus recherchés de son temps. Son frère cadet, Paul, se consacre lui aussi à ce genre mais son domaine de prédilection est le paysage. Le plus âgé, Auguste, demeure le moins connu, en raison d'un décès prématuré.
    Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve dans ses collections un ensemble de près de deux-cent oeuvres des trois artistes, peintures, dessins, photographies, qui constitue une source de référence pour la connaissance de leur travail.
    Complété de nombreuses oeuvres provenant d'autres institutions et de collections privées, cet ouvrage s'attache à présenter ces trois artistes sous un jour inédit, à la lumière de récentes découvertes. Il s'articule en grandes thématiques - les autoportraits et portraits croisés, l'étude du modèle, l'histoire, le paysage, le portrait, le grand décor - qui chacune mettront en lumière un aspect du travail des trois artistes, en insistant sur la dimension essentielle de leur mutuelle et constante collaboration, qui constitue un aspect original de leurs créations.

  • Connu avant tout pour ses natures mortes dépouillées et énigmatiques, pour son attachement viscéral à sa ville natale, Bologne, et pour sa vie monacale entièrement dédiée à l'exercice de son art, Giorgio Morandi (1890-1964) s'est imposé ces dernières décennies comme un artiste majeur du XXe siècle. C'est à travers le regard de l'un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que cet ouvrage se propose d'aborder de manière intimiste l'univers du maître bolonais grâce à la reproduction de plus de soixante-dix tableaux, gravures et dessins ainsi que de nombreuses photographies de son atelier.

  • Exposition organisée par le Musée de Grenoble, du 7 novembre 2020 au 7 février 2021.

    Parcours dans les collections d'oeuvres d'artistes italiens du musée de Grenoble et l'histoire de l'art italien : de Modigliani aux Futurisme, de la Peinture Métaphysique au Second Futurisme, des Abstractions au Spatialisme, des Figurations à l'Arte Povera.
    A la découverte des artistes de la collection italienne du musée de Grenoble : Modigliani, Luigi Russolo, Giorgio De Chirico, Filippo De Pisis, Osvaldo Medici Del Vascelles, Mario Tozzi, Luigi Columbo dit Fillia, Enrico Pramprolini, Alberto Magnelli, Manfredo Borsi, Berto Lardera, Lucio Fontana, Eduarda Emilia Maino dit Dadamaino, Antonio Calderara, Bruno Munari, Enrico Castellani, Valerio Adami, Leonardo Cremonini, Lucio Fanti, Mario Merz, Alighiero Boetti dit Alighiero e Boetti, Michelangelo Pistoletto, Giovanni Anselmo, Giulio Paolini, Luciano Fabro, Giuseppe Penone et Michele Zaza.

  • À la Renaissance, les somptueuses fêtes des rois Valois marquèrent les esprits par leur magnificence. Elles avaient pour théâtre les palais du Louvre, des Tuileries, de Chenonceau ou encore de Fontainebleau.
    Imaginées pour le divertissement de la cour, pour l'éblouissement de ses invités et à des fins diplomatiques subtiles, ces festivités exaltaient une dynastie brillante à travers tournois, spectacles, mascarades, bals et festins.
    Les artistes les plus célèbres de l'époque étaient impliqués dans leurs préparatifs : Léonard de Vinci, Primatice, Jean Goujon mais aussi Ronsard et les poètes de la Pléiade ainsi que les musiciens, les acteurs et les danseurs les plus talentueux.
    Cet ouvrage propose de découvrir les coulisses des fêtes de la Renaissance en France, les dessins des costumes fantasques qui habillèrent la cour, les cadeaux de prix o?erts aux noces, les nefs de table et les décors éphémères ou pérennes qui présidèrent à leur tenue. Il invite à revivre l'étourdissement des ambassadeurs et des convives. Luxueux souvenirs d'or ou de papier, les objets ici réunis constituent le catalogue d'une exposition idéale sur un art qui conjugue tous les autres : l'art de la fête.

  • Cinq ans d'existence, plus de 300 oeuvres installées... Un défi réussi pour les 47 signataires de la charte « 1 immeuble, 1 oeuvre », lancée par le ministère de la Culture en 2015 et signée par les principaux acteurs de l'immobilier.
    Ce livre illustre la façon dont promoteurs, architectes et artistes peuvent collaborer pour que les oeuvres investissent l'espace public dans un esprit de synergie.
    Arthur Toscan du Plantier, président du Club 1 immeuble, 1 oeuvre, et Alexandra François-Cuxac, à la tête de la Fédération des promoteurs immobiliers, livrent leur regard sur cette initiative unique au monde. La philosophe Cynthia Fleury et les architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane témoignent des enjeux sociétaux du programme.
    Cet ouvrage donne aussi les clés d'une série de parcours artistiques sur les pas de Jean de Loisy, directeur de l'École nationale des beaux-arts de Paris.
    La critique d'art Alexia Guggémos a eu carte blanche pour réaliser cette anthologie dont la photographe et architecte Emmanuelle Blanc a assuré la mise en images.

  • Exposition présentée par l'Hôtel de Caumont - Centre d'art, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 8 novembre 2019 au 22 mars 2020.

    Reconnue internationalement pour sa richesse et sa qualité, la collection d'estampes japonaises ukiyo-e de Georges Leskowicz est l'une des plus importantes au monde. L'Hôtel de Caumont-Centre d'art en présente pour la première fois en France plus de cent cinquante xylogravures signées Hokusai, Hiroshige, Utamaro, Harunobu, Koryusai, Hokkei, Kunisada, entre autres, dont un ensemble extraordinaire de surimono. Grâce aux textes d'Anna Katarzyna Maleszko et de Geneviève Aitken, spécialistes internationales d'art japonais, cet ouvrage retrace tout l'éventail des thèmes caractéristiques de la vie et de la culture japonaises de l'époque Edo (1600-1868), que les artistes ukiyo-e ont si finement décrits : les motifs naturels et les scènes de la vie quotidienne ; la représentation des acteurs du théâtre kabuki et des courtisanes ; les objets liés à la célébration du Nouvel An ; les scènes de genre et érotiques ou, encore, les héros et les légendes traditionnelles.

  • Pour la première fois de leur histoire, le Musée d'art et d'histoire de l'hôpital Sainte- Anne (MAHHSA) à Paris et la Collection Prinzhorn de l'Hôpital universitaire de Heidelberg s'associent. Un thème unique a été imaginé pour réunir des oeuvres de ces deux collections : celui de l'humour. Le mot d'esprit, la plaisanterie, la caricature sont en fait fréquents dans ces deux collections. Il est question de montrer que « folie » ne va pas nécessairement avec « drame », que certains artistes qui ont été malades peuvent manier le non-sens et la dérision avec talent, distanciation et drôlerie.
    Erstmals arbeiten das Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Sainte-Anne (MAHHSA) (Museum fu¨r Kunst und Geschichte des Krankenhauses Sainte-Anne) in Paris und die Sammlung Prinzhorn des Universitätsklinikums Heidelberg zusammen. Um die Werke der beiden Sammlungen zusammenzufu¨hren, fi el die Wahl auf ein einzigartiges Thema: den Humor. Geistreiches, Ulk und Karikaturen sind in der Tat häufi g in diesen beiden Sammlungen anzutreffen. Es soll gezeigt werden, dass „Wahnsinn« nicht unbedingt mit „Drama« einhergeht und dass manche Ku¨nstler, die krank waren, auf talentierte, distanzierte und witzige Art mit Unsinn und Spott durchaus umzugehen vermögen.

  • « Je travaille actuellement sur un nouveau projet : il s'agit de la réalisation d'un dessin animé basé sur le film First Blood. Après l'avoir vu régulièrement au fil des ans, j'ai remarqué que, plus que par l'action, j'étais attiré par l'atmosphère du film, et que celle-ci résidait dans ses décors, les paysages des montagnes Rocheuses à l'approche de l'hiver.
    Je me suis alors trouvé convaincu que le paysage était l'un des acteurs principaux du film. C'est pour vérifier cette intuition que le dessin animé s'est imposé : pour isoler le paysage du reste du film, j'ai entrepris d'en redessiner chaque scène l'une après l'autre, plan après plan, mais sans jamais dessiner ni les acteurs ni l'action. Juste les décors, la ville, les routes, les montagnes et les forêts.
    Le film d'action se transforme alors de lui-même en une ode poétique et mélancolique à la nature et aux paysages. Il laisse remonter à la surface des images, la peinture et la photographie américaines de paysage (de l'Hudson River School aux hyperréalistes en passant par les régionalistes des années 1930, Stephen Shore ou encore Walker Evans) et pointe bien l'importance - assez unique, je crois - du paysage naturel dans la construction de l'identité américaine. ».

    Depuis sa première exposition personnelle en 1992, Alain Bublex réinvente en permanence l'idée du voyage, plaçant la photographie au coeur de sa pratique plastique tout en la combinant au dessin.
    Mais plus que le déplacement et le mouvement, c'est le paysage lui-même qui apparaît comme son principal sujet. Les États-Unis ont tenu une place particulière dans ce développement. Parti à la recherche de Glooscap (une ville imaginaire qui n'existe que par ses archives), il a sillonné le continent nord-américain le traversant d'est en ouest, du nord au sud, pour en revenir convaincu que les paysages ont joué un rôle primordial dans la constitution de la nation américaine.

    Since his first solo exhibition in 1992, Alain Bublex has been constantly reinventing the idea of the journey, placing photography at the heart of his focus on the visual arts and blending it with drawing.
    But more than travel and movement, it is the landscape itself that shines through as his main subject. The United States has held a special place in this development. Having gone in search of Glooscap (an imaginary city that exists only through its archives), he travelled the North American continent, crossing it from East to West, North to South, returning convinced that the landscapes played a key role in the formation of the American nation.

  • Avec la peinture, François Baron-Renouard s'est consacré aux arts appliqués - mosaïques, vitraux, tapisseries - et a mené dans le cadre des salons et biennales internationaux une activité saisissante avec ses nombreuses responsabilités au service des artistes. Ses multiples voyages, de la Bretagne au Japon lui inspirent une oeuvre informelle dans le sillage de la nouvelle Ecole de Paris. Ses peintures sont autant de poétiques paysages intérieurs, labyrinthiques et cosmiques. Lumineuse, musicale, l'oeuvre de ce coloriste exalte la richesse et la plénitude spirituelle d'un homme et d'un artiste dont le langage naît d'un humanisme naturel.
    Lydia Harambourg est historienne, critique d'art et écrivain, spécialiste de la peinture du XIXe et du XXe siècle, particulièrement de la seconde École de Paris.
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    In addition to painting, François Baron-Renouard devoted himself to the applied arts-mosaics, stained glass, tapestry - and though salons and international biennales undertook a stunning profusion of activity in conjunction with his numerous responsabilities in service to fellow artists. His multiple journeys, from Brittany to Japon, inspire informalist works suffused by the spirit of the new School of Paris. His paintings are poetic landscapes that are internal, labyrinthine, and cosmic all at once. Luminous and musical, this colourist's works exalt the spiritual richness and plenitude of a man and an artist whose language springs from a natural humanism.
    Lydia Harambourg is a historian, art critic, writer and specialist in 19th and 20th century painting, particularly that of the second School of Paris.

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  • « Je n'ai pas de problème avec les règles, je préfère simplement dessiner à main levée. ».
    Philippe Echaroux.
    « «Je voulais proposer un art doux dans sa forme mais terriblement impactant.» ».
    Philippe Echaroux est un artiste urbain qui transperce les murs, les dématérialise. Délaissant les bombes aérosol, il use de la lumière pour projeter ses graffitis et ses portraits photographiques sur les architectures et plus encore dans la nature. Les arbres sont ainsi le nouveau support sur lequel il projette les messages et les portraits des habitants d'un territoire, nous invitant à réfléchir à la place de l'homme dans son environnement. Ephémères, ses oeuvres sont régies par la temporalité du cycle journalier, ne se laissant voir que la nuit. Illicite sans être vandale, cet art urbain est toujours respectueux de la nature et partant, de l'homme qui en est une composante indissociable. ».
    Cyrille Gouyette.

  • Incontournable dès lors que l'on évoque l'Histoire de France des XVIIe et XVIIIe siècles, le château de Versailles l'est également en bande dessinée. On le retrouve en effet dans plus d'une centaine de séries ou albums uniques, bandes dessinées pédagogiques, ou fictions historiques, voire fantastiques, exploitant la richesse de théâtres d'action que propose le domaine.
    Du grand siècle à l'époque contemporaine, en passant par des versions alternatives de l'Histoire, le château de Versailles nourrit l'imaginaire des auteurs.
    Ce catalogue d'exposition explore les relations entre Versailles et le neuvième art à travers une série d'essais, de commentaires de planches abordant les techniques de réalisation, mais aussi par des entretiens avec certains des auteurs et éditeurs qui ont écrit cette histoire.
    Se voulant un document de référence sur le sujet, il s'adresse aux néophytes comme aux passionnés d'art, d'histoire ou de bandes dessinées.

  • « Un artiste prometteur », ce sont les termes employés par Georges Pompidou pour parler de Youla Chapoval, quelques années avant sa propre mort. « C'est le premier artiste que j'ai acheté, il est mort jeune. Trop jeune », confiait le Président de la République avec émotion en commentant une oeuvre du peintre, alors qu'il ouvrait les portes de sa résidence secondaire d'Orvilliers à la télévision française de l'époque.
    En l'espace de presque 10 ans - de 1942 à 1951 -, ce peintre russe de la Deuxième École de Paris s'est fait reconnaître par ses contemporains, artistes, critiques et collectionneurs d'art. Sa mort brutale et mystérieuse en 1951, alors qu'il n'a que 32 ans, met fin à une carrière qui atteignait tout juste sa maturité, les dernières oeuvres de l'artiste étant empreintes d'une esthétique libre et poétique, affranchie de toute influence.
    Le catalogue que lui consacrent les galeries Alain Le Gaillard, Laurentin et Le Minotaure propose une vue d'ensemble sur cette trajectoire fulgurante, sur cette décennie de création acharnée, marquée par un style pictural qui n'aura cessé d'évoluer. À travers une sélection d'huiles, d'oeuvres sur papier et de lithographies, l'ouvrage illustre cette évolution, ce passage remarquablement rapide d'un style figuratif académique à une abstraction lyrique et « humaniste », via un cubisme librement interprété.

  • Exposition organisée par le Musée d'Art et d'Histoire de l'Hôpital Sainte-Anne, du 31 janvier au 31 mai 2020.
    L'artiste et écrivain allemande Unica Zürn, de son vrai nom Nora Berta Unica Ruth Zürn, naît le 6 juillet 1916 à Berlin. Après des études commerciales, Unica Zürn devient scénariste et auteur de films publicitaires jusqu'en 1942. A partir de 1939, sa mère l'introduit dans la haute société nazie. En 1949, année prolifique, elle publie ses premiers récits en prose dans la presse, réalise plusieurs contes radiophoniques et fréquente le milieu du cabaret.
    C'est en 1953 qu'elle rencontre Hans Bellmer qui devient son compagnon, et ce, jusqu'à la fin de ses jours. Lui écrit, elle compose des anagrammes et des dessins. A la même époque, elle rompt de manière définitive tout contact avec sa mère qui l'avait associée à la «période criminelle nazie».
    1956 est l'année de sa première exposition personnelle parisienne à la galerie Le Soleil dans la Tête. Et en 1959, elle participe avec Hans Bellmer à l'Exposition internationale du surréalisme chez Cordier. En 1957, elle rencontre Henri Michaux qui lui inspire le personnage de son roman « L'Homme-Jasmin ».
    À la suite d'une dépression nerveuse et d'une « crise » schizophrénique, elle fait un séjour à la clinique Wittenau et une première tentative de suicide. Pendant une dizaine d'années, les crises alterneront avec des séjours en clinique, à Sainte-Anne à Paris (septembre 1961), à La Rochelle, à Maison-Blanche à Neuilly-sur-Marne (1966, 1969 et 1970). En clinique, elle dessine à l'encre de Chine et peint. Le 19 octobre 1970 autorisée à sortir de Maison-Blanche où elle est internée depuis 1969 , elle se rend chez Bellmer et se suicide en se jetant par la fenêtre de son appartement.
    Cette exposition s'inscrit dans la continuité historique des présentations de la Collection Sainte-Anne, et de la préfiguration des prochaines salles d'exposition du musée dans l'ancienne chapelle de l'hôpital.

  • Exposition présentée à la Villa Kérylos, Beaulieu-sur-Mer, du 28 mars au 26 septembre 2020.
    Née de la rencontre de l'univers poétique et facétieux du designer et artiste Hubert le Gall avec ce rêve d'architecture qu'est la Villa Kérylos, l'exposition est une invitation au voyage dans une Grèce antique plus fantasmée que réelle. Créées spécifiquement pour l'occasion, une quarantaine de pièces (bureaux, table, canapé, assises, candélabres, sculptures...) tissent ainsi des fils d'Ariane entre la topographie du lieu et les mythes éternels revisités par le créateur et sa complice sur ce projet, l'historienne de l'art Bérénice Geo?ffroy-Schneiter.
    Loin de vouloir perturber la magie et l'esprit de la Villa Kérylos, l'exposition s'adresse ainsi à un large public (petits et grands, hellénistes ou néophytes) qui découvrira, au fil des salles, ce nouveau regard porté sur cette « fantaisie grecque ».
    Le visiteur découvrira l'oiseau-Alcyon à l'entrée de la villa Kérylos, le canapé de Pasiphaé dans le salon, le méchant Minotaure et le fil d'Ariane en forme de table autour du labyrinthe.

  • La collection d'estampes japonaises de la fondation Georges Leskowicz est l'une des plus impressionnantes qui soit en Europe. Comportant plus de 1800 pièces, elle offre un panorama complet de l'art de l'ukiyo-e de la période Edo. Elle rassemble les chefs-d'oeuvre des plus grands maîtres tels qu'Hiroshige, Hokusai, Utamaro, Sharaku, Harunobu. Parmi ses trésors, la fondation possède un ensemble unique et rarissime de 165 surimono, ce qui en fait l'une des plus grandes collections privées au monde.
    A l'inverse des estampes produites par les éditeurs pour le grand public, les estampes de surimono sont des commandes privées non commerciales, pièces rares et précieuses, éditées en très petit nombre, 20 à 100 pièces. Ses estampes sont commanditées par des cercles littéraires et des fans clubs d'acteurs lors d'occasions particulières : invitations, nouvel an, commémoration, nouvelles représentations théâtrales, etc. Les surimono sont créés et adressés à une élite citadine bourgeoise, férue de littérature, naviguant entre culture classique et distractions contemporaines.
    Libérés de contraintes commerciales, ces surimono se caractérisent par des impressions luxueuses, utilisant des pigments métalliques rares et des techniques d'impression raffinées : gaufrage, polissage du papier, laquage. L'artiste jouit d'une grande liberté d'expression et d'interprétation artistique. La valeur du surimono tient à la double complexité sémantique des poèmes et de l'image.
    L'art des surimono est encore peu connu des européens et pourtant, experts et collectionneurs ne peuvent que saluer la virtuosité technique de ses oeuvres particulières, la rareté et la richesse visuelle autant que littéraire. Ce livre constitue la première publication en langue française sur ce sujet.

  • Qui sont les Barbus Mu¨ller ? En 1939, d'étranges sculptures commencent à circuler sur le marché des antiquités parisien. Dans une quête inlassable du rare et du beau, Josef Mu¨ller - le fondateur de la collection Barbier-Mueller que le musée éponyme expose - ne manque pas d'être attiré par ces créations en basalte et en acquiert un lot.
    En 1945, la curiosité de Jean Dubuffet est éveillée. Il court en voir dans l'atelier du socleur japonais Inagaki. Fasciné par ces créations insolites qui partagent un air frappant de ressemblance, il les baptise toutes « Barbus Mu¨ller », probablement d'après la barbe qu'arborent certaines pièces et le nom de Josef Mu¨ller qui en a acquis le plus grand nombre. Il les publie dans une petite plaquette qui contient le texte fondateur de son concept d'Art Brut (la réédition est encartée dans le présent ouvrage). Il organise aussi une exposition en 1947 dans le Foyer de l'Art Brut à Paris. Il acquiert ultérieurement trois pièces de ce type.
    De ces statues, on ne savait rien. Acquises par Josef Mu¨ller comme « têtes celtiques en pierre, Vendée », diverses provenances leur sont attribuées au fil du temps : Amériques, Océanie, voire l'oeuvre d'un sculpteur autodidacte.
    L'énigme semble aujourd'hui résolue. Grâce à une étude fouillée menée par le passionné Bruno Montpied, l'identité du sculpteur est dévoilée (en tout cas pour certains de ces Barbus Mu¨ller).
    Réunissant une vingtaine de Barbus de sa propre collection et de prêteurs publics et privés, le musée Barbier-Mueller associe ces derniers avec des oeuvres de cultures lointaines, sélectionnées dans ses collections, pour évaluer ressemblances et divergences. Elles fraterniseront comme auparavant dans le regard et la réserve de Josef Mu¨ller.

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