Littérature traduite

  • Cette nouvelle édition poche, revue et corrigée, s'enrichie d'une préface émouvante de la petite-fille de Ernst H.Gombrich qui raconte la genèse de ce livre désormais iconique. Aussi audacieux que cela puisse paraître, raconter l'histoire de l'humanité en quelque trois cent pages est le pari fou que s'est lancé Ernst Grombrich, et qu'il a relevé avec brio. Tutoyant ses lecteurs, petits ou grands, et considérant que ceux-ci savent réflechir par eux-mêmes, il leur présente les personnages historiques emblématiques de leur temps et raconte les faits dans leur continuité, comme dans un roman au long cours, avec toujours cette question centrale qui guide son propos : quels épisodes du passé ont eu une influence sur la vie de l'humanité en général et quels sont ceux dont on se souvient le plus ? Un ouvrage formidable pour apprendre l'histoire sans en avoir l'air, comme l'explique si bien Gombrich : "j'aimerais que mes lecteurs l'abordent en toute décontraction et suivent le fil de l'histoire sans se sentir tenus de prendre des notes ni de retenir des noms et des dates. Je leur promets aussi qu'il n'y aura pas d'interrogation."

  • Un classique sur l'apprentissage des couleurs, dont les éditions Hazan ont l'exclusivité de la publication, proopsé dans une nouvelle édition (Collection Les Incontournables). Cet ouvrage est le compte rendu d'une méthode d'étude expérimentale et d'enseignement de la couleur d'un des maîtres du Bauhaus (école d'architecture et d'arts appliqués, fondée en 1919 en Allemagne) et du Black Mountain College (université libre expérimentale, fondée en 1933 aux États-Unis), sur la manière dont les couleurs sont utilisées et perçues dans l'art, l'architecture, le textile, l'architecture intérieure et les supports graphiques. Josef Albers fait la démonstration qu'« avec la couleur, nous ne voyons pas ce que nous voyons, parce que la couleur - le plus relatif des moyens d'expression artistique - offre un nombre incalculable de visages ou d'apparences. Les étudier dans leurs interactions respectives, dans leurs interdépendances, enrichira notre «vision», du monde, et de nous-mêmes. ».
    Exposition Josef et Anni Albers au Musée d'Art Moderne de Paris prévue du 12 mars au 18 juillet 2021.

  • Le livre d'or des symboles

    Collectif

    • Hazan
    • 15 February 2012

    Cette compilation du trésor iconographique occidental réunit l'essentiel du contenu des titres Symboles et Allégories et La Nature et ses symboles de la collection « Guides de arts », à un prix très attractif.
    Les grands thèmes iconographiques y apparaissent sous les rubriques suivantes : le temps, l'homme, les allégories, l'espace, les plantes, les fleurs, les fruits, les animaux.

  • Les Primitifs Flamands, un des ouvrages phares de Panofsky, s'est développé à partir d'une série de conférences. Il conserve de cette origine une remarquable clarté et constitue ce qu'il est convenu d'appeler une somme. Paru en 1953, il a été traduit par Hazan pour sa première édition en français en 1992. L'étude de Panofsky suit le cours chronologique, en remontant très loin en arrière : la question des origines de cet art septentrional qui ne culminera qu'au milieu du XVe siècle occupe une place très importante. Et c'est une passionnante enquête sur des terres mal défrichées : les miniatures franco-flamandes, le style gothique international, l'art de la cour de Bourgogne, les écoles locales du Nord avant la révolution de l'ars nova qui apparaît avec le Maître de Flémalle. Puis viennent les chapitres de l'âge d'or, sur les Van Eyck et Van der Weyden, qui constituent comme autant de monographies. Le livre se termine par une étude sur les héritiers immédiats de cet âge : Petrus Christus, Dirk Bouts, Hugo Van der Goes, Gérard David, Juste de Gand, etc. Ici la démarche iconologique de Panofsky s'infléchit pour se faire histoire stylistique et dégager peu à peu l'émergence d'un continent culturel entier. Par-delà la minutie de l'approche, naissent au fil des pages de véritables petites épopées de la pensée, et l'on se demande comment l'auteur parvient à maîtriser son érudition pour savoir la rendre toujours aussi utile et parlante. De l'identification d'un musicien sur un portrait de Van Eyck (et du discours qui s'ensuit sur peinture et musique) à la définition du style anguleux de Van der Weyden, de l'étude presque tactile des Heures des manuscrits enluminés des XIVe et XVe siècles à la caractérisation des difficultés d'un suiveur comme Petrus Christus, le lecteur est amené à relier entre eux les fils innombrables d'une continuité que Panofsky retrace avec son habituelle élégance.

  • Un outil visuel exceptionnel pour identifier l'histoire sainte de l'Ancien et du Nouveau Testament telle qu'elle peuple nos musées, nos églises et les références de notre culture judéo-chrétienne. Quelques 700 oeuvres commentées : sujet de chaque scène, identification des personnages, explication des attributs des personnages et des symboles. Cette compilation du trésor iconographique occidental de la Chrétienté réunit l'essentiel du contenu des titres Ancien testament et Nouveau testament de la collection « Guides de arts », à un prix très attractif.

  • Degas

    Werner Hofmann

    • Hazan
    • 10 October 2007

    Revenant sur l'oeuvre de Degas, Werner Hofmann réussit à ouvrir d'étonnantes perspectives inédites en la confrontant à la notion de réalismeSi Degas (1834-1917) a régulièrement participé aux expositions des Impressionnistes., dès ses débuts, il a opposé à l'interprétation harmonieuse de la réalité de ses collègues une peinture de la vie sociale, traversés de tensions. Il met à nu la fragilité du monde bourgeois ainsi que celle des relations humaines qui s'y jouent. Il convoque les zones marginales de la société où les figures de la femme sont repasseuses, modistes, danseuses ou prostituées. Il invente des espaces traversés par des tensions intérieures ou encore des échappées sur des zones ambiguës où se nouent les tensions du « clair-obscur-social ». C'est, selon l'auteur, dans ce champ problématique que se situent la contribution de Degas au « Réalisme » et son dépassement des scènes de la vie moderne - les marges de la ville, l'intimité prosaïque de ses habitants forgent une nouvelle orientation du regard.Werner Hofmann ancre le cheminement artistique de Degas à l'intérieur des grandes tendances du XIXe siècle. David, Ingres, Delacroix, Courbet et les oeuvres des Impressionnistes. De cette manière, il rend visible les lignes que trace la tradition mais surtout la manière personnelle et la puissance d'innovation de l'art de Degas, lequel, faisant contrepoint à l'oeuvre de Cézanne, ouvre une autre voie conduisant au XXe siècle.

  • C'est un livre de records, pensé par des anonymes il y a plus de dix siècles, transitant par tout cet immense Orient de l'Inde à la Perse jusqu'à l'Égypte, amalgamant tous les genres, des contes, des poèmes, des prières, des histoires de pouvoirs, de vices et de vertus. Des histoires d'amour et d'érotisme surtout et c'est pour cela que les Mille et Une Nuits restent proches de nous et que nous avons choisi de ne retenir que celles là. Les Nuits nous fascinent et nous éclairent car Schéhérazade mobilise tous ses pouvoirs pour survivre, son intelligence comme sa sensualité, mais ici tout est lié. Elle affronte avec tous ses armes ce sultan trompé qui veut exterminer toutes les femmes. L'amour fait partie de la vie et de la mort.
    C'est un chef d'oeuvre, mis en lumière par les Français puis d'abord introduit en France à la cour du roi soleil ; il a ensuite rayonné sans censure grâce au talent du docteur Joseph-Charles Mardrus (éminent orientaliste, né au Caire en 1868 et mort à Paris en 1949, acteur important de la vie parisienne) qui a profité de cette mode du XXe siècle alors si orientaliste.
    C'est une histoire de records et de fantasmes qui a inspiré tous les genres de l'art, à toutes les époques, de Goethe à Walt Disney, jusqu'à cette magnifique vision de Van Dongen si peu connue et que nous avons choisie parce qu'elle met si bien en lumière ce que le « fauve » est devenu devant ce monde et cette oeuvre.

  • L' icône (du grec eikon, « image ») n'est pas seulement le fruit de la créativité de l'artiste byzantin: les manuels et codes utilisés par les peintres d'icônes indiquent, au moyen de dessin précis, quels sont les traits véritables du visage du Christ, de la Vierge Marie et des saints à partir d'oeuvres anciennes souvent réputées remonter à une image réelle de la divinité (en premier lieu celle du Saint Suaire).
    Selon cette conception de la « copie» qui caractérise l'art chrétien ancien et médiéval, l'authenticité de toute image résulte de sa ressemblance avec l'original. Le peintre d'icônes, généralement un moine, est tenu de copier fidèlement ces modèles. Chaque attitude du corps, chaque geste de la main, chaque vêtement. chaque couleur, chaque drapé, chaque édifice ans les icônes une signification précise.
    Les icônes ne se bornent pas à représenter un personnage ou un événement sacré, mais elles en donnent une interprétation symbolique conforme à la pensée des Pères de l'Eglise. Les matières mêmes dont est-constituée l'icône sont importantes: un panneau ou une tablette de bois creusé en son centre d'une cavité (dite berceau), enduit de plâtre et de colle puis recouvert d'une fine toile, des couleurs faites de pigments végétaux et minéraux, de l'eau et du jaune d'oeuf, des feuilles d'or, tous éléments qui semblent participer à l'accomplissement d'un rite.
    Ce guide présente ce vaste patrimoine d'images de manière ordonnée par types iconographiques et par sujets : des plus anciennes icônes conservées dans le monastère Sainte-Catherine du mont Sinaï aux icônes du mont Athos, de Constantinople, de Crète et des Balkans ; des écoles de Pskov, Novgorod et Moscou à celles des monastères du Nord de la Russie; des premières communautés du désert égyptien autour de Thèbes aux monastères des Solovki, sur la mer Blanche.
    Histoires fascinantes d'apôtres, de martyrs ascètes et de « fois en Christ ». Regards de saints qui nous traversent. fixés sur l'au-delà.

  • Comme toutes les religions abordées dans cette collection, le christianisme est abordé d'abord à travers ses origines et sa diffusion, à travers ses confessions et la théologie ensuite à travers sa pratique et sa liturgie. toutes les illustrations sont commentées.

  • Une approche culturelle des civilisations d'Australie, de Mélanésie, de Micronésie, Polynésie, fortement conditionnées par l'immensité des espaces mais aussi les richesses nourricières et mythiques de l'Océan. Une confrontation des structures des sociétés et du pouvoir, des rituels religieux et de la vie quotidienne aux spécificités des formes et du décor.

  • Trois civilisations – celtique, germanique et viking – sont réunies dans cet ouvrage. Elles sont en effet géographiquement voisines, marquées par leur continuité temporelle, enfin elles sont souvent perçues de façon semblable. Elles représentent le passé « barbare » de l’Europe, longtemps opposé aux civilisations classiques méditerranéennes des Grecs et des Romains. Le « Barbare » en question fut identifié au « Non-Grec », puis au « Non-Romain » – et toujours considéré comme un sauvage, un individu sans loi. À l’époque moderne, la redécouverte des racines des peuples européens l’a auréolé d’un charme romantique. Les études savantes comme l’imaginaire populaire attribuent alors aux Celtes, Germains et Vikings des rôles nouveaux, dont les attendus confinent parfois au racisme. Cet ouvrage aborde ces civilisations d’un point de vue strictement historique. Les témoignages archéologiques – bateaux, bijoux, sépultures, forteresses… – vont en effet à l’encontre de siècles de préjugés. Les périodes considérées s’étendent, pour les Celtes, du début du VIe siècle avant J.-C. au Ier siècle après J.-C, date de la conquête romaine ; pour les Germains, de la fin de l’âge du bronze (vers 1300 avant J.-C.) à la période précédant la guerre des Marcomans et les grandes migrations (vers le IIe siècle après J.-C.) ; pour les Vikings, du VIIIe au XIe siècle. Les six chapitres rendent compte des aspects principaux de la société, de l’économie, de la technologie et de l’idéologie de ces civilisations, à travers des thèmes précis : « Les personnages », « Le pouvoir et la vie publique », « Les divinités et la religion », « La vie quotidienne », « Le monde des morts », « L’organisation des territoires », « Les villes et les sites ». Ils sont aussi l’occasion d’un vaste voyage à travers villes (Aix-en-Provence, Citânia de Briteiros, Broighter, Dannevirke, Pfalzfeld, Oslo, Uppsala), rivières (Danube, Duero, Weser, Vistule), îles et fjords. La présentation des images, chronologique, tient compte de la distinction entre les trois civilisations. En annexe, cartes, chronologie et musées spécialisés complètent l’information du lecteur.

  • Le thème de lamour et de léros traverse lhistoire de la création, quil sagisse darts figuratifs, de littérature ou de musique. Il évolue en fonction du contexte social et historique, des styles à l½uvre et des artistes, suscitant toujours lémotion, en dépit du passage des siècles. Comment expliquer autrement le scandale soulevé par une Vénus de la Renaissance, ½uvre de Lucas Cranach lAncien, retirée du métro londonien où elle figurait sur laffiche dune exposition, après avoir provoqué les plus vives protestations ? Une quarantaine de couples célèbres viennent clore cet ouvrage, au premier rang desquels Adam et Ève. Le lecteur constatera combien, à certains moments de lhistoire, certaines images sont apparues totalement naturelles et licites, pour se montrer transgressives ou déplacées lors dautres périodes.


  • Si le nu traverse toutes les époques et toutes les cultures, de la préhistoire à aujourd'hui, de l'Inde à l'Océanie, de l'Afrique à l'Europe, seule la culture occidentale l'a codifié comme un " genre " autonome.
    Reflet d'une culture, de ses goûts esthétiques et surtout de la morale de son temps, le nu fut considéré avec une grande suspicion du Moyen Âge à l'ère moderne. Il n'a pénétré les lieux sacrés de la chrétienté qu'au prix d'âpres batailles, et même après être devenu un " sujet " dans les académies, au XVIIe siècle, il continuera de susciter la réprobation, voire le scandale. C'est cette histoire que retrace le premier chapitre de cet ouvrage.
    On y constate que nombre d'oeuvres, autrefois tenues pour scandaleuses, n'ont plus rien de choquant. La notion même de nu a évolué : montrer un bras provoqua jadis un intérêt tout autre qu'aujourd'hui. Le nu fut attaqué par la censure, la morale, la culture artistique ou la critique : c'est l'objet du chapitre suivant. Le lecteur suivra les diverses formes prises par le nu : il a été décliné à tous les âges de l'homme, de l'enfance à la vieillesse, et jusqu'à la mort, chaque époque élisant parmi ces phases de l'existence une " forme idéale ".
    Les poses, présentées ensuite, ont des significations symboliques précises, que leur confère chaque artiste. Enfin, l'ouvrage examine les sujets les plus traités, et l'évolution de la symbolique attachée au nu au fil des siècles. Deux index et une orientation bibliographique complètent cette documentation, richement illustrée.

  • L'ouvrage de l'historien d'art autrichien aloïs riegl (1858-1905), le portrait de groupe dans la peinture hollandaise, est le dernier ouvrage publié de son vivant. paru en 1902, il marque paradoxalement à la fois un point d'orgue dans sa carrière et un tournant. sa traduction fournira donc au lecteur français une pièce maîtresse de son oeuvre mais aussi un élément décisif pour qui tente de reconstituer ce que fut l'ecole de vienne dont riegl est un des fleurons. point d'orgue et tournant mais aussi chef d'oeuvre parce qu'il contient une réorientation qui fait nouveauté dans l'oeuvre de riegl et parce que de ce fait il anticipe sur les axes de la recherche en histoire (l'histoire des mentalités), en histoire de l'art (arts du nord - arts du sud, formalisme, historicisme) et en esthétique (esthétique de la création versus esthétique de la réception ), cet ouvrage en tous points essentiel méritait sa traduction intégrale. dans la méthode de l'analyse des oeuvres et la définition des critères opératoires qui conduisent à définir groupes, périodes et évolution, c'est en même temps une éblouissante leçon d'histoire de l'art. en particulier son approche du critère de représentation de l'attention (cette dimension psychique « désintéressée ») dont il fait l'identité de la peinture hollandaise, à l'inverse de l'action prédominante dans la peinture italienne, s'enrichit de considérations d'une grande finesse qui empruntent à la sociologie, à l'histoire culturelle. rien de plus lumineux, par exemple, que sa manière de formuler exactement ce qui sépare, dans le degré de représentation du sentiment repris aux italiens, un hédoniste comme franz hals d'un peintre du silence et de l'émotion contenue comme ter borch. les pages sur les enjeux du clair-obscur, à propos de rembrandt, comptent parmi les études les plus poussées sur les raisons qui ont conduit les peintres hollandais à « rendre perceptibles aux sens l'espace indéfini dans le tableau à côté des figures et distinct d'elles ».

  • L'ensemble du monde islamique parle la même langue, l'Arabe, la langue du Coran, dont les lignes directrices ont façonné les différentes traditions culturelles avec une homogénéité surprenante homogénéité qui a caractérisé, et qui imprègne encore, la culture et le vécu spirituel et politique de centaines de millions de personnes et de nations entières. À l'intérieur de cet horizon culturel commun se sont élaborés au fil du temps des langages artistiques et des coutumes nationales, à travers la réémergence graduelle quoique au sein de l'identité islamique commune d'énergies locales vigoureuses, auxquelles l'arrivée de nouvelles populations et les déplacements pour motifs religieux, commerciaux et scientifiques ont apporté par la suite des éléments féconds. Tout discours de caractère général, comme les sujets abordés dans cet ouvrage, doit donc être pris comme une indication globale, à approfondir et clarifier parfois.

  • Territoire des dieux, paysage sacré durant la Grèce antique, mais encore tentative de s'approcher de son modèle parfait, inégalable ' le Paradis ', le jardin cache sous ses frondaisons toute sorte de références que ce guide des arts propose de décrypter. Il est aussi le reflet des rapports que l'homme entretient avec la nature. De l'Égypte antique à l'hortus conclusus médiéval, il lui résiste, s'entoure de hauts murs, s'inscrivant comme un lieu protégé, séparé du chaos extérieur. Quand il se fait plus vaste, voire immense, la main de l'homme y intervient plus nettement : aux végétaux taillés, à l'agencement rigoureux des parterres, au tracé symétrique des allées, s'ajoutent des fontaines, bassins, statues, et tous proclament la victoire de l'homme sur la nature, parfois aussi la toute-puissance d'un souverain, comme à Versailles. L'Angleterre libérale du XVIIIe siècle inventera le jardin paysager : les murs en sont abolis, il s'intègre à la nature environnante, devenue aimable. À la fin du siècle, les villes se dotent de jardins publics, où chacun peut se distraire.

    L'iconographie du jardin " parle ", par le biais des divers éléments qui le constituent. S'y trouvent superposés différents niveaux de significations, parfois très complexes, où l'architecture et le style d'une époque se mêlent à des données religieuses, philosophiques, littéraires, politiques.

    L'ouvrage définit dans un premier temps, de façon chronologique, de l'Antiquité au XIXe siècle, les types de jardin puis il décline les éléments constitutifs du jardin dans l'histoire (treillages, parterres, serres, etc). Une dernière partie examine les niveaux de lecture symbolique et littéraires, manières de vivre le jardin, représentations porteuses de messages, mythologies, etc. L'ensemble est complété par deux index et une bibliographie.

  • " La Grce antique " : constitue un vaste monde et une socit qui nous ont laiss un immense patrimoine littraire, architectural et iconographique. L'ensemble de phnomnes sociaux et culturels le plus homogne est constitu par la polis, la cit, entendue comme la forme la plus typique et la plus originale d'organisation politico-tatique du monde grec. C'est pour cette raison que la priode considre, ici, dbute au VIIIe sicle avant l're chrtienne, lorsque, aprs la civilisation mycnienne et les sicles obscurs de ce que l'on appelle le " Moyen ge hellnique ", la Grce commence son dveloppement urbain, et elle s'achve au moment du passage l'hellnisme, reprsent par la date symbolique de l'avnement d'Alexandre le Grand. Dans ces limites temporelles et ces bornes spatiales ainsi dfinies, l'expos s'articule en chapitres centrs sur les thmes cls traits dans les volumes de la collection : les personnages historiques, le pouvoir et la vie publique, la religion, la vie quotidienne, le rapport la mort, la ville, l'urbanisme et l'architecture monumentale. Les chapitres relatifs aux institutions politiques et l'organisation des espaces publics sont souvent marqus par la prpondrance des donnes concernant l'Athnes de l'poque classique, qui nous est mieux connue grce la possibilit de croiser les rsultats de fouilles d'ensembles btis d'une importance exceptionnelle et les trs nombreuses informations provenant de sources historiques et littraires. Cependant, l'archologie tend aujourd'hui rvaluer le " paradigme dmocratique athnien ", en montrant de plus en plus clairement que les cits grecques s'inspiraient en ralit d'une pluralit de modles et de conceptions, aussi bien pour l'organisation de l'espace urbain que pour la structure de la socit, les institutions, l'conomie et les rituels religieux et funraires. Ce volume est complt par une chronologie gnrale sommaire, utile pour saisir l'unit des sujets abords dans les diffrents chapitres, par un glossaire de termes techniques.

  • Aux yeux de l’Occident, la Chine fut longtemps un pays imaginaire : les difficultés de traduction des sources écrites, la complexité du confucianisme et du taoïsme, ont retardé la formation d’une vision plus juste de la civilisation ancienne. Les fouilles et les recherches qu’elles ont suscitées permettent désormais de tracer un portrait vivant de l’Empire. C’est l’objet de ce guide, qui en offre un panorama complet, depuis l’époque Qin (221-206 avant J.-C.), jusqu’à celle des Ming (1368-1644). Ces seize siècles d’histoire sont d’abord présentés à travers des figures marquantes. On découvrira le moine Xuanzang, qui rapporta et traduisit des textes du canon bouddhiste, ou Wu Zetian, seule impératrice de l’histoire de Chine. Le chapitre suivant s’attache à l’organisation du pouvoir et de la vie publique : calcul du temps, notion de mandat céleste, contrôle des eaux, rôle des eunuques contribuent à définir une société où éducation et arts tiennent une place de choix. Ainsi, le système de l’écriture ou les principes d’harmonie universelle qui sous-tendent la peinture de paysage restituent la subtilité de la pensée chinoise. Elle est exposée précisément dans « La religion et la philosophie » : culte d’État, courants de pensée, prodiges et présages montrent l’étroite intrication entre organisation sociale et sacré. Les pages dévolues à la vie quotidienne font accéder à une dimension plus intime : famille, cuisine, santé, mobilier, jeux… Le monde des morts, essentiel, est enfin dépeint. L’ouvrage se clôt avec les capitales et les grottes bouddhistes. Carte de la Chine, chronologie, musées, bibliographie et index complètent la documentation.

  • Depuis les années 70, la photographie contemporaine a vu ses formats s'agrandir jusqu'à devenir muraux. Michaël Fried en tire argument pour démontrer que ce phénomène a confronté les photographes aux problèmes liés à la relation entre la photo et le spectateur se tenant devant elle, cas de figure qui n'avait concerné que la peinture jusque-là. La thèse de Fried est que la photographie contemporaine a enregistré la mise en avant d'un certain nombre de problèmes philosophiques de fond, associés aux notion de théâtralité, de littéralité et d'objectivité, en relation avec le rôle joué par l'intention première de la production artistique, qui la font entrer dans une temporalité plus vaste au sein de l'histoire de l'art. Le nouveau régime que connaît la photographie, à la fin des années 70, à travers l'oeuvre d'un Jeff Wall et celle des membres de l'école de Francfort, avec l'apparition des grands formats et l'accès de cette dernière dans les musées, la fait entrer de plein pied dans la problématique du rapport de l'oeuvre au spectateur, étudiée par l'auteur jusque-là dans la peinture réaliste et la peinture de la modernité (voir la note sur l'auteur). Heidegger, Wittgenstein, Barthes sont convoqués pour éclairer dans cette perspective les notions d'absorbement, de quotidien et de punctum (effet de surprise ou de choc suscité par l'image photographique). Les dispositifs d'absorbement et d'exclusion du spectateur sont étudiés non seulement chez Wall mais aussi chez Thomas Struth, Thomas Ruff, Andreas Gursky, Luc Delahaye. Le concept d'objectivité est revisité à la lumière des images de Brend et Hilla Becher, de Wall et de Welling.

  • Cet ouvrage présente l'histoire du tapis sous toutes ses formes et les moyens de les identifier, le tapis de cour, le tapis d'artisanat familial et de village, le tapis industriel, les tissages domestiques et tribaux, les tapis dans les musées, les tapis et le goût occidental.

  • Beckmann

    Uwe M. Schneede

    • Hazan
    • 14 October 2009

    Avec cette monographie abondamment illustrée, uwe m. schneede nous livre la première exégèse globale de l'oeuvre et de la vie de beckmann depuis plus de trente ans. ce faisant, il est le premier à placer le noyau historique et autobiographique des tableaux de beckmann toujours au premier plan. le peintre, finalement qualifié de « dégénéré » par les nationaux-socialistes et poussé à l'exil, avait déjà souffert dans son propre corps de la première guerre mondiale et des crises de la république de weimar. schneede pour qui l'art de max beckmann est une synthèse en grand format, en format grandiose, de la modernité avec ses contradictions, montre comment ces expériences se traduisent de manière condensée dans ses tableaux. il analyse les moyens picturaux que l'artiste a mis en oeuvre dans les différentes phases de son travail pour interpréter son époque à sa façon si originale. mots clés : expressionnisme, francfort, cézanne, weimar, sécession, berlinoise.

  • Les civilisations mayas et aztèques, nées autour du golfe du mexique, sont qualifiées de « précolombiennes » car elles se sont développées avant l'arrivée de christophe colomb (1492). l'admiration qu'elles suscitent tient d'abord aux témoignages qu'elles ont laissés. les extraordinaires cités mayas - tikal (iiie-ixe siècle) au guatemala ou calakmul (iiie-ixe siècle) au mexique - sont autant de lieux magiques, et la seule mention de tenochtitlan, capitale des aztèques fondée en 1325 à l'emplacement de l'actuelle mexico, en fait rêver plus d'un. un autre aspect de cette fascination tient au fait que ces sociétés ont disparu, laissant dans leur sillage un certain mystère : l'éclipse des mayas reste largement inexpliquée, et la destruction des traces des aztèques, exécutée par les conquistadores, a anéanti d'innombrables vestiges. ce guide s'efforce de restituer au plus juste ces civilisations, à travers cinq chapitres présentant des personnages clefs, l'organisation sociale et les rites, la vie quotidienne, ou la religion. le dernier chapitre répertorie un grand nombre de sites témoins de cette civilisation. quatre cartes, une liste des musées, une chronologie, un glossaire, un index et une bibliographie complètent cette documentation.

  • L'Inde

    ,

    La civilisation indienne s'est développée sur un immense territoire, délimité par la chaîne de l'himalaya, le massif de l'hindu kush, le désert du balouchistan, l'océan indien et la mer d'oman. il inclut donc le népal, le sri lanka, une partie de l'afghanistan, le bangladesh et le pakistan. ce dernier fut le berceau de la civilisation de l'indus (vers 2600-1900 av. j.-c.), à l'origine de la civilisation indienne, dont les frontières temporelles s'arrêtent dans ce guide à 1857, année de l'annexion officielle du pays à l'empire britannique, qui vit naître l'inde telle que nous la connaissons. on trouvera donc dans ces pages la période clef de la conquête islamique (viiie siècle), celle des sultanats (xiiie-xvie) et le fascinant règne des moghols (xvie-xixe siècles). l'histoire de l'art et de l'architecture doit prendre en compte d'autres traditions, essentielles, qui cohabitèrent plus ou moins pacifiquement, tel le brahmanisme, dont témoignèrent l'empire de vijayanagar (xive-xviie siècles), au sud, et les royaumes des rajput (xvie-xixe siècles), au nord du sous-continent. la religion, la mythologie et la philosophie sont au premier rang de cette traversée du temps et de l'espace, mais aussi la science, notamment l'astronomie et la médecine. afin de mieux cerner la complexité de cette civilisation, l'ouvrage est découpé en six chapitres : « personnages », « pouvoir et vie publique », « religion et philosophie », « société et vie quotidienne », « monde des morts », « sites et monuments ». en annexe, le lecteur trouvera une carte, une chronologie, une liste de musées, un glossaire, des index et une bibliographie.

  • L'Islam n'est pas un bloc monolithique. À l'égal du christianisme, qui s'est diversifié en confessions distinctes, parfois opposées sur les plans de la doctrine et des rites, l'islam se présente aussi comme un diamant aux facettes multiples : du mysticisme des soufis à l'intégrisme des wahhâbites, et jusqu'au terrorisme qui - bien que se proclamant musulman - est ce qu'il est non point par excès d'islam, mais bien par une absence totale et absolue d'islam. Cette religion s'est répandue chez des peuples extrêmement divers, tant nomades que sédentaires, aussi bien héritiers de grandes civilisations que plongés encore dans l'obscurantisme. À tout cela s'ajoute le fait que le Coran, quoique fondement et trésor communs de tous les musulmans, laisse néanmoins son libre arbitre total à chaque individu, allant jusqu'à le soustraire à un pouvoir religieux central et à toute interprétation subjective et non éthique qui lui serait imposée sur une base politique. S'est ainsi constitué un vaste ensemble kaléidoscopique, caractérisé par la richesse et la variété de ses modulations, où il n'est pas aisé de se repérer.
    Cet ouvrage se veut un instrument d'approche de tous les aspects de l'islam (historiques, théologiques, artistiques, sociaux, etc.) et un guide précis sous forme de chapitres facilement consultables, enrichis de nombreuses illustrations expliquées et commentées en détail. Nombre de celles-ci, précieuses et immédiatement parlantes, sont présentées ici pour la première fois aux lecteurs, comme la célèbre croix des Templiers avec Baphomet (ou Mahomet ; voir page 89), si connue des spécialistes, mais qu'il n'avait jamais été possible de reproduire jusqu'alors. Les textes de présentation visent en particulier à être objectifs et complets, et ils tiennent compte de tous les aspects théologiques, doctrinaux, liturgiques, ésotériques, beaucoup de ces derniers étant généralement négligés par les ouvrages généraux soit à cause de leur opposition avec les courants d'opinion politique les plus répandus, soit en raison de la difficulté de pénétrer dans des communautés fermées, comme le soufisme authentique - celui-ci ne s'ouvrant d'ailleurs guère davantage au monde islamique habituel, et étant parfois en butte à la dure contestation d'autres courants musulmans, dont certains importants. Enfin, la rigueur scientifique à laquelle s'attache l'auteur permet une présentation simple et pédagogique, adaptée à un vaste public qui ignore parfois tout de ces sujets.
    Conformément à l'esprit de la collection, ce volume est divisé en plusieurs parties. Les quatre premières - " Les origines et l'évolution ", " Les confessions et les courants ", " La théologie ", " Les pratiques " - exposent de manière aussi claire et complète que possible les caractéristiques fondamentales de la religion, et la cinquième - " Les conquêtes de l'esprit " - est consacrée à l'apport spécifique de l'islam dans les domaines culturels, scientifiques, artistiques et, plus largement, humains.
    Dans les " Annexes ", le lecteur trouvera une carte de la diffusion actuelle de l'islam dans le monde, un tableau de la translittération en caractères latins et de la prononciation de l'arabe, la liste des quatre-vingt-dix-neuf noms de Dieu dans le Coran, une présentation succincte des principaux musées conservant des collections d'art islamique, une orientation bibliographique et un index général.

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