Glenat

  • Radium girls

    Cy

    Des destins de femmes sacrifiées sur l'autel du progrès.

    New Jersey, 1918. Edna Bolz entre comme ouvrière à l'United State Radium Corporation, une usine qui fournit l'armée en montres. Aux côtés de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et les autres, elle va apprendre le métier qui consiste à peindre des cadrans à l'aide de la peinture Undark (une substance luminescente très précieuse et très chère) à un rythme constant. Mais bien que la charge de travail soit soutenue, l'ambiance à l'usine est assez bonne. Les filles s'entendent bien et sortent même ensemble le soir. Elles se surnomment les « Ghost Girls » : par jeu, elles se peignent les ongles, les dents ou le visage afin d'éblouir (littéralement) les autres une fois la nuit tombée. Mais elles ignorent que, derrière ses propriétés étonnantes, le Radium, cette substance qu'elles manipulent toute la journée et avec laquelle elles jouent, est en réalité mortelle. Et alors que certaines d'entre elles commencent à souffrir d'anémie, de fractures voire de tumeur, des voix s'élèvent pour comprendre. D'autres, pour étouffer l'affaire...

    La dessinatrice Cy nous raconte le terrible destin des Radium Girls, ces jeunes femmes injustement sacrifiées sur l'autel du progrès technique. Un parcours de femmes dans la turbulente Amérique des années 1920 où, derrière l'insouciance lumineuse de la jeunesse, se joue une véritable tragédie des temps modernes.

  • Pour mener son enquête, elle se fera passer pour folle. Nellie Bly est atteinte de folie. Sans cesse, elle répète vouloir retrouver ses " troncs ". Mais de quoi parle-t-elle ? Personne n'arrive à saisir le sens concret de ses propos, car en réalité, tout cela n'est qu'une vaste supercherie. Nellie cherche à se faire interner dans l'asile psychiatrique de Blackwell à New York dans le but d'y enquêter sur les conditions de vie de ses résidentes.
    Y parvenant avec une facilité déconcertante, elle découvre un univers glacial, sadique et misogyne, où ne pas parfaitement remplir le rôle assigné aux femmes leur suffit à être désignée comme aliénée. L'histoire vraie de la pionnière du journalisme d'investigation et du reportage clandestin. Un récit poignant porté par le mépris de l'injustice et des persécutions, enrobé d'un graphisme élégant.

  • L'histoire de celle qui voulait éradiquer la masculinité.

    En 1968, Valérie Solanas tente d'assassiner Andy Warhol. S'il y a de la haine et de la folie dans cet acte, elle l'a d'abord commis pour accéder à la célébrité. Devenir célèbre pour faire entendre sa voix et celles de toutes les femmes. Devenir célèbre pour écraser l'immonde et arbitraire patriarcat. Devenir célèbre et promouvoir son manifeste féministe radical : le SCUM manifesto. La cible n'est finalement qu'à moitié atteinte car Valérie Solanas est aujourd'hui surtout connue pour ce crime raté...En contant l'histoire de cette femme douée mais borderline, Théa Rojzman nous explique comment Valérie Solanas s'est forgée. Des agressions répétées de son père, en passant par sa vie dans la rue, la nécessité de se prostituer et ses rencontres avec les personnages de la pop culture new-yorkaise des années 1960... La vitalité de l'écriture de Théa, mêlée à la force de la mise en scène et du séquençage de Bernardo Juan Serrano brossent dans les pages de cette bande dessinée un portrait psychologique d'une grande subtilité.

  • Son crime : se battre pour la liberté.

    États-Unis, mai 1970. Voilà plusieurs semaines que le FBI suit la trace d'Angela Davis, recherchée pour avoir organisé une prise d'otage dans un tribunal. Son véritable crime : être militante communiste et membre active des Black Panthers. Il faut dire que les injustices subies par le peuple noir, Angela les a bien connues. Originaire de Birmingham, elle a grandi dans l'Alabama des années 1960, où la ségrégation sévissait encore et où le KKK oeuvrait avec la bénédiction du pouvoir en place. Angela a vécu la violence, les meurtres, les émeutes... Elle a fait partie de celles et ceux qui ont décidé de se lever et de ne plus accepter. Aujourd'hui, elle est traquée pour ça. Elle ne sait pas encore qu'elle va devenir une légende, l'icône d'un peuple tout entier.

    En retraçant la cavale d'Angela Davis, les auteurs mettent en lumière une figure majeure du Black Power qui s'est illustrée par ses actes. Ils nous replongent avec force dans une Amérique tourmentée par un combat, malheureusement toujours d'actualité, celui de la mise en place égalitaire des droits civiques.

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