Georg

  • Types psychologiques

    Carl Gustav Jung

    • Georg
    • 12 February 2021

    En publiant Types psychologiques e 1921, C.G. Jung affirme son besoin de se différencier de Freud et développe une nouvelle théorie de la personnalité qui prolonge la classification traditionnelle. Dans cet ouvrage fondateur, Jung présente une structure schématique de la personnalité fondée sur « quatre fonctions psychiques » que chaque être humain possède, à des degrés variables : le type Pensée, le type Intuition, le type Sentiment et le type Sensation. À ces quatre types, Jung ajoute deux « attitudes » : l'extraversion, qui est le mouvement de la libido vers l'extérieur, qui se réfère à l'objet ; et l'introversion qui est le mouvement de la libido vers l'intérieur et qui se réfère au sujet. Sur la base de ces quatre fonctions et de ces deux attitudes, Jung explique les variantes de types psychologiques, à l'origine de nos passions ou de nos jugements personnels. Paru pour la première fois en français en 1950 aux éditions Georg, Types psychologiques est l'une des plus grandes contributions de la psychologie analytique aux sciences humaines et n'a cessé depuis d'influencer d'autres domaines de la psychologie, comme les théories managériales (notamment le modèle de Myers Brigg), le développement personnel, la graphologie ou encore l'astrologie.

  • Un ouvrage de référence sur la vie et l'oeuvre de Jung, révisé et retraduit par l'une des plus importantes héritières de la psychologie jungienne.

  • C. G. Jung L'Energétique psychique Dans ces essais publiés à différentes périodes de sa vie, le grand psychanalyste suisse, auteur de Métamorphoses de l'âme et ses symboles, convaincu que la théorie de Freud ne rend pas compte de toute la richesse des phénomènes psychiques, explore quelques-unes des pistes de recherches les plus fécondes de son oeuvre.
    La notion d'énergie, qu'il est assez tôt amené à substituer à la libido freudienne, fait l'objet de la première partie. Liée à l'instinct, à la volonté, à l'émotion, etc., elle apparaît comme un potentiel dans lequel nous puisons sans cesse et qui pourtant se conserve durant toute notre existence, dans ses prolongements conscients ou inconscients.
    Dans la seconde partie, C. G. Jung aborde diverses manifestations psychiques universelles telles que la symbolique du rêve, les phénomènes dits occultes, la croyance à l'immortalité de l'âme ou aux esprits. Elles font l'objet d'une investigation appuyée sur l'observation, sans jamais inciter le lecteur à adopter une quelconque croyance, « ce que moi-même, précise-t-il, je n'ai jamais pu faire ».

  • « La première fois qu'un homme ashaninca m'a dit que les propriétés médicinales des plantes s'apprenaient en absorbant une mixture hallucinogène, j'ai cru qu'il s'agissait d'une plaisanterie. » Un anthropologue étudiant l'écologie d'un peuple indigène de l'Amazonie péruvienne se trouve confronté à une énigme : les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques, lui expliquent invariablement que leur savoir provient des hallucinations induites par certaines plantes.

    Dans une enquête qui s'étale sur dix ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d'Europe, il réunit suffisamment d'indices pour être convaincu que la réponse à l'énigme se trouve dans l'ADN. Son hypothèse ouvre de nouvelles perspectives sur la biologie, le savoir des peuples indigènes, l'anthropologie et les limites du rationalisme.

    Ce livre, déjà traduit en onze langues et vendu à près de 50'000 exemplaires, n'a cessé depuis sa parution d'intriguer le monde scientifique.

  • Dans Désarroi de notre temps et autres fragments sur la guerre, la philosophe humaniste Simone Weil (1903-1943), ressent les prémices du cataclysme mondial dans le désarroi social et moral des années 1930 avec la défaite des régimes démocratiques dans le marasme économico-social. Serions-nous à l'orée sombre d'une génération du désarroi dans les termes de Simone Weil ? À l'aube du XXIe siècle, entres peurs sociales, politiques, économiques, climatiques et épidémiques, dans l'héritage révoltant du terrorisme aveugle, le désarroi est tenace. Est-il une réponse indignée et présentiste aux périls les plus divers qui éprouvent notre modernité démocratique ? Or, le « désarroi n'est pas simplement une indignation, un choc ou un chagrin » ajoute Antoine Volodine, car la « parole littéraire » et le « rêve », en dispositif de survie intellectuelle, contournent l'abîme du désarroi.

  • À l'orée des années 1990, l'historiographie s'empare de la figure du résistant. À la faveur de l'ouverture des archives, les chercheurs reconstituent les réseaux, interrogent les actions et les modalités de la vie en clandestinité. En dépit de l'intérêt certain de ces travaux et d'une scientificité tout aussi attestée, il s'avère que cette production contribue à prolonger le mythe façonné dans et par le contexte particulier de la France d'après Seconde Guerre mondiale.
    Depuis quelques années, des études particulièrement novatrices reviennent néanmoins sur cette question fascinante. Elles se permettent souvent d'égratigner les certitudes, en exposant l'incroyable variété des causes d'engagement.
    Dans cet élan de cette désacralisation, de (trop) rares auteurs se sont penchés sur le sort des étrangers qui ont participé aux efforts consentis pour débarrasser la France de la tutelle allemande.

  • Cet ouvrage offre une plongée encore inédite dans la richesse de la vie médicale et scientifique qui se déploie autour des questions hygiéniques, orthopédiques et gymnastiques dans la première moitié du XIXe siècle. En effet, à ce moment, une nouvelle modernité médicale voit le jour et nous nous trouvons dans un véritable « moment orthopédique » au regard de l'engagement des médecins autour de l'élaboration d'une gymnastique médicale. Dans ce cadre, les luttes sont alors au moins aussi nombreuses que les accords thérapeutiques. Réalisé dans le cadre d'une consultation exhaustive de la production discursive des médecins francophones, ce livre est également une introduction à une histoire sociale de la médecine et une invitation à des réflexions plus large sur les liens entre exercices du corps et santé.

  • 100elles*

    Collectif

    • Georg
    • 2 December 2020

    À travers cent biographies illustrées de femmes* ayant marqué l'histore, le recueil 100Elles* ancre dans la mémoire collective autant de figures féminines, du 6e au 20e siècle.
    Prolongeant l'installation de cent noms de femmes* dans les rues de Genève, cet ouvrage d'art et de vulgarisation scientifique est le fruit d'un travail collaboratif, local et inclusif. Un recueil écrit par des historiennes de l'Université de Genève et illustré par dix jeunes artistes genevoises, sous la coordination de l'association féministe l'Escouade, en partenariat avec la Haute École d'Art et de Design (HEAD) de Genève.
    Un ensemble de phénomènes sociaux et culturels, notamment liés au patriarcat et au sexisme, ont contribué à l'invisibilisation des femmes* dans l'histoire et dans l'espace public. Des mécanismes participent encore aujourd'hui à renforcer les inégalités de genre. Ce livre est une contribution à la féminisation de la mémoire collective.

  • Exils et refuges

    Collectif

    • Georg
    • 18 October 2019

    Aujourd'hui, environ 68,8 millions d'humains sont recensés comme déplacés contre leur gré (HCR). Ce qui équivaut à la population française - ou à 7,7 fois la population helvétique. Nombre inouï de l'exil forcé pour 20 personnes chaque minute ! Parmi eux, 22,5 millions de réfugiés ont gagné l'étranger. Entre le tombeau abyssal de la Méditerranée, les circuits maffieux du trafic d'êtres humains et le durcissement policier des lois nationales contre les étrangers, la « nation des exilés » constitue le 21e pays du monde - avant le Royaume-Uni ou l'Afrique du Sud.
    Comment repenser les réalités anthropologiques, culturelles, démographiques et sociales du « nomadisme forcé » et de la misère migratoire ? Entre traditions juridiques et démocratiques de la solidarité et de la fraternité issues du cosmopolitisme des Lumières, l'« hospitalité » bienveillante sous l'État de droit et la protection des vulnérables doivent constituer l'avenir des refuges et des exils pour en prévenir politiquement les causes. Dans la mondialisation catastrophique des déracinements humains, tout autour des routes croisées de l'exil, s'enracine le désarroi humanitaire.

  • Avec plus de 780 pièces, datant du milieu du 17e au début du 20e siècle, le Musée Ariana conserve l'une des plus importantes collections suisses de céramiques japonaises. Entre influence étrangère et tradition, ces oeuvres monumentales, figurines, objets d'apparat ou d'usage quotidien illustrent la foisonnante diversité des décors et des formes, créés tant pour le marché intérieur que pour l'exportation vers l'Europe.
    Cet ensemble remarquable permet d'illustrer les productions de divers centres céramiques, et de suivre l'évolution passionnante des techniques (porcelaine, grès, etc.) et des styles (bleu et blanc, Imari, Kakiemon, Nabeshima, Satsuma ou Kutani) au pays du Soleil-Levant. Les pièces monumentales fascinent quant à elles les occidentaux, lors des Expositions universelles du 19e siècle.
    Cette collection conséquente n'avait pas encore fait l'objet d'une étude spécifique. La présente publication, qui accompagne l'exposition éponyme et réalisée avec le concours de spécialistes du domaine, se propose de combler cette lacune.

  • Lausanne, janvier 1986 : connu pour arpenter la ville au volant de charrettes transformées en trolleybus, l'Homme-bus est interné de force à l'hôpital psychiatrique. D'emblée, la presse s'interroge : pourquoi ce jeune homme qu'un court-métrage avait peu auparavant mis à l'honneur est-il soumis à une privation de liberté à des fins d'assistance ? Journalistes, psychiatres, juristes, hommes de lettres, voisins et quidams : une constellation d'acteurs s'émeut, s'interroge, s'affronte, au point de constituer un portrait choral de l'Homme-bus.
    Droits de l'homme et lois d'internement, psychiatrie punitive en URSS, fermeture des asiles en Italie, activisme des associations militantes en Suisse romande : ce livre éclaire l'événement à la lumière de l'histoire politique des controverses psychiatriques. L'analyse est irriguée par une histoire culturelle foisonnante : antipsychiatrie, Art brut, journalisme militant, films, dessins et graffitis.

  • Le livre du lézard

    Collectif

    • Georg
    • 6 March 2013

    Le livre de Lezard est un recueil de poèmes écrits par Aimée Degallier-Martin (totem Lézard), une éclaireuse genevoise née à Moscou, de mère russe et père suisse. Ses textes, qui ont accompagné le parcours de nombreuses autres éclaireuses, reflètent une vie passée à contempler et à admirer le monde :

    «Nous étions perpétuellement en face des choses de la nature ; et la nature a été une seconde mère pour nous. Elle nous a beaucoup appris. Si doucement, presque à notre insu, elle nous a enseigné les choses naturelles : l'histoire des toutes petites vies : la fragilité de la vie ; sa dureté aussi ; la méchanceté de certaines créatures ; la beauté de certaines autres ; l'inégalité partout. Et puis les grandes lois de la croissance, de la reproduction, de la conservation, de la mort ; ces forces en face desquelles l'homme est petit. » Les poèmes de Lézard ont à ce jour été traduits dans plusieurs langues.

  • Dans l'héritage naturaliste et expérimental des Lumières, à la croisée des romans philosophique, épistolaire, gothique, noir et d'épouvante, au carrefour du romantisme littéraire et de la « fiction scientifique », ce livre collectif évoque les thématiques et les questions religieuses, philosophiques, politiques, littéraires, esthétiques, épistémologiques et éthiques sur la connaissance, la science, le savant, le corps, l'identité, le genre, l'expérimentation, la loi, la création et la transmission de la vie, la post-humanité, le mal et la mort que pose en 1818 l'oeuvre de Mary Shelley.
    Autour du bricolage cadavérique de la créature, dont la bonté innée se brise sur le monde social qui la réprouve en sa difformité corporelle, comme incarnation du mal moral, l'ouvrage balise le périmètre culturel des sens, des usages et des représentations qu'induisent les lectures critiques, les déclinaisons et les réappropriations culturelles de Frankenstein.

  • Cet ouvrage est né au moment où Richard Pottier disparaissait. C'est son dernier voyage. Celui-ci nous emporte, dans un rythme ressemblant à une promenade, dans le monde de la bioéthique. Critique, philosophe, Richard aborde les grands thèmes avec sa bienveillance et son humanisme. Au-delà d'une immersion dans le monde de la bioéthique. Il nous fait partager les préoccupations d'un grand observateur des mondes des sciences médicales. Dans sa postface, il ouvre des portes de réflexions qui sont tellement importantes au moment où l'auteur n'est plus, mais que la pandémie persiste. En fidèle de Montaigne, Richard nous aide à apprendre à vivre. Il soutient le lecteur dans sa quête du sens, il redonne des couleurs aux valeurs de la vie et lui apprend à mourir. Le voyage explore le corps, la personne, le rapport au corps, se poursuit dans les débats éthiques autour de la procréation, du don, de la fin de vie et se termine dans les étoiles de la médecine « méliorative » allant de l'eugénisme au transhumanisme, en passant par des questionnements intelligents sur l'intelligence artificielle.
    L'auteur

  • Avant de prendre le parti de Freud et de la psychanalyse, C. G. Jung (1875-1961) s'est souvent présenté comme médiateur de la psychologie de langue française en terres germaniques. Il s'employa ainsi durant plusieurs années à synthétiser et à discuter de l'actualité francophone de cette jeune science pour le compte de revues européennes.

    Republiées pour la première fois dans une édition comprenant le texte original allemand et une traduction française inédite, ces analyses bibliographiques qui éclairent d'un jour nouveau l'oeuvre du célèbre psychiatre helvétique, sont agrémentées d'un appareil critique et d'une introduction resituant les principaux enjeux de la pratique de la recension selon Jung et dans le champ des sciences de la psyché au XXe siècle.
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  • Sur Picasso

    Antonio Saura

    • Georg
    • 20 October 2018

    Peintre, mais aussi écrivain, Antonio Saura a consacré à Pablo Picasso plusieurs écrits qui donnent les clefs d'une lecture nouvelle de Picasso.

    La plupart sont inédits en français.

    Cet ouvrage rassemble l'ensemble de ces textes, dont notamment le Contre Guernica, pamphlet sulfureux devenu célèbre, ainsi qu'il divulgue l'inédite Lettre imaginaire à Pablo Picasso.
    L'OEuvre de Picasso est analysé de manière critique et originale par un des peintres qui a le mieux compris Picasso et qui a aussi surmonté magistralement la difficulté de peindre pendant et après Picasso...

  • En leurs divers agencements esthétiques, narratifs et imaginaires, avec aussi leurs frontières formelles ou en déplacement, la littérature et la poésie expriment - pour le dire beaucoup trop simplement - le bonheur, le malheur ou parfois l'indifférence de la présence humaine dans le monde. En ce sens, la fiction peut être l'alliée cognitive des sciences humaines et sociales qui espèrent donner du sens à l'Histoire, sans céder trop au présentisme qui écrase le temps long de la pensée. Alliées, elles constituent les perfectibles pivots humanistes de l'éducation scolaire, ainsi que de l'enseignement et de la recherche universitaires, cet irremplaçable patrimoine inscrit dans l'héritage humaniste des deux modernités de la Renaissance et des Lumières.
    Les textes de ce recueil sont issus des 49e Rencontres Internationales de Genève.

    Www.rencontres-int-geneve.ch/

  • Comme un dialogue dans la fraternité intellectuelle, le livre évoque les pouvoirs de l'imagination et de la réalité de la littérature en temps de crise fictive ou réelle. La littérature mène à tutoyer la sagesse qui nous est impartie et permet de sentir, lorsque cela est impératif, que Dieu même n'est pas irréprochable.

  • Bousbir fut la plus grande maison close à ciel ouvert du monde : le quartier réservé de Casablanca. Construit en 1924 sur ordre de l'administration française, dans un spectaculaire style oriental, le quartier visait à répondre aux « besoins » des troupes coloniales, mais était aussi visité par les touristes de passage. Jusqu'à sa fermeture, c'est au total douze milles très jeunes femmes « indigènes » qui y ont vécu et officié, dans des conditions proches du travail forcé. En 1955, elles sont expulsées du quartier, où on loge des soldats marocains de retour de la guerre d'Indochine. Aujourd'hui, Bousbir est un quartier populaire, très aimé de ses habitants mais où on ne parle guère du passé. Richement illustré, ce livre donne à voir le passé et le présent de Bousbir au moyen de documents historiques, de photographies prises par Denise Bellon en 1936 et par Melita Vangelatou à la fin des années 2010. Il présente le quartier, analyse les logiques qui ont conduit à son édification, et ouvre des pistes pour concilier le devoir de mémoire et le respect des sensibilités actuelles..

  • Ce Dictionnaire tend à faire le point de manière critique sur les grandes thématiques de l'imaginaire utopique dans les cultures littéraires, philosophique, politique et esthétique des Lumières.
    Rédigé par une cinquantaine de chercheuses et chercheurs actifs dans plusieurs pays de l'Europe et des Amériques, le Dictionnaire critique de l'utopie au temps des Lumières n'est pas un compendium d'informations, mais un instrument de réflexion et de travail.
    Il intéressera les spécialistes et le grand public désireux de revenir sur la façon dont l'utopie a mis en scène des thématiques aussi diverses que l'Etat, la justice, la famille, les beaux-arts, le langage, la communication, les lois, le jeu, les relations entre les femmes et les hommes, la sexualité, les bibliothèques, les voyages, la Révolution, la guerre et la paix ou encore la police, les mathématiques ou la piraterie.

  • Son Jet d'eau, ses cardons, son cortège de l'Escalade, son urbanisme des années 1980, sa longeole AOC, son ex-zone industrielle en pleine effervescence, sa scène musicale de pointe, ses festivals de films et ses organisations internationales... avec les dimensions d'un village et l'allure d'une grande cité du monde, Genève navigue entre les définitions. Qui de mieux pour en parler que ses habitants ?

    Dirigé par Malka Gouzer et Laurent Keller, UNCOMMON GENÈVE donne la parole à une trentaine de personnalités, auteurs et photographes, au gré de balades, de coups de gueule, de poèmes, de crimes historiques ou d'amours lacustres. Ce livre réunit des visions, celles - entre autres - de Michel Porret, Marina Rollman, Carmen Campo Real, Niels Ackermann, Pascal Décaillet, Delphine Schacher, Matthieu Megevand ; et quelques-unes des meilleures adresses de la ville.

  • La diffusion à la fin du XIXe siècle de la révolution des trois A (Anesthésie, Antisepsie, Asepsie) ouvre pour la chirurgie une période conquérante, et bouleverse en profondeur la manière dont se conçoit l'opération chirurgicale. Les « pères coupe-toujours » dénoncés par Octave Mirbeau cèdent la place à des chirurgiens qui sollicitent moins le poignet, symbole d'un passage en force, que les doigts, pour une opération le plus en douceur possible, économe du sang du patient. La chirurgie s'affirme comme un art de la main pensante, une approche sensible du corps se déclinant selon les aires géographiques en écoles et en styles, avec des maîtres qui peuvent se comparer à ceux de la peinture.
    Que devient-elle au XXIe siècle, avec l'arrivée des techniques « mini-invasives » et de la télé-chirurgie ? C'est en croisant les regards de plusieurs disciplines - histoire, littérature, philosophie, arts visuels (des premiers films chirurgicaux aux séries télévisées) - que ce volume propose d'envisager, à travers le geste, les enjeux de la chirurgie contemporaine.

  • L'intelligence est une obsession contemporaine. Longtemps cantonnés aux énigmes policières et à la science-fiction, les surdoués envahissent aujourd'hui les écrans : drame, comédie, biopic, super-héros, espionnage...
    La technologie est le principal moteur de cette obsession. Comme la révolution industrielle a engendré les figures de savants fous, l'informatique popularise une vision du cerveau comme machine : il s'optimise, se transplante, se pirate. L'interconnexion permet au surdoué de seconder ou de surclasser les agents de terrain. La maîtrise des nombres peut faire gagner au casino, résoudre des énigmes, voire chercher la clé de l'univers. L'intelligence est filmée comme moyen et comme fin : les créatures des nouveaux Frankenstein surpassent leurs créateurs, aux échecs ou lors de duels plus dangereux.
    Au confluent de la sociologie, de la narratologie et des études filmiques, portant sur plus de 200 films et de 100 séries, Le cerveau comme machine est la première étude d'envergure sur l'intelligence extrême à l'écran.

  • Pierre Decker (1892-1967), chirurgien et collectionneur d'art, réunit au milieu du XXe siècle un prestigieux ensemble de gravures de Dürer et Rembrandt, aujourd'hui déposé au Musée Jenisch à Vevey (CH). Ce livre est la première synthèse consacrée à ce personnage hors du commun, en l'inscrivant dans une réflexion plus large sur les rapports complexes entre médecine et collectionnisme, et contient également le premier catalogue complet de cette collection exceptionnelle. Il constitue un exemple d'étude transdisciplinaire croisant histoire de l'art, histoire de la médecine, et humanités en médecine.

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