Littérature traduite

  • Le festin nu

    William Seward Burroughs

    • Gallimard
    • 11 September 1984

    Ce livre, longtemps interdit, est devenu légendaire.
    Le festin nu est une descente aux enfers de la drogue - morphine, héroïne, cocaïne, opium...
    Sujétion, délivrance et rechute, tel est le cycle qui constitue l'un des problèmes du monde moderne. suite d'épisodes enchevêtrés et disparates où se mêlent hallucinations et métamorphoses, clowneries surréalistes et scènes d'horreur à l'état pur, cauchemars et délires poético-scientifiques, érotisme et perversions, le festin nu est d'une veine à la fois terrifiante, macabre, et d'un comique presque insoutenable.

  • Au bout du rouleau

    Joseph Conrad

    • Gallimard
    • 11 February 1988

    Être capitaine à bord du vapeur-navette Sofala, non, ce n'était vraiment pas une vie aventureuse pour Harry Whalley le risque-tout. C'est pour sa fille qu'il en était arrivé à faire cette monotone tournée de colporteur du sud au nord du Détroit, puis du nord au sud. Après cinquante ans de navigation, dont quarante en Extrême-Orient! Mais pourquoi diable le capitaine Whalley ne regardait-il plus la mer?

  • L'aleph

    Jorge Luis Borges

    • Gallimard
    • 25 November 1977

    « L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse.
    Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite...
    Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie. » Roger Caillois.

  • Marelle

    Julio Cortázar

    • Gallimard
    • 3 December 1979

    «Marelle est une sorte de capitale, un de ces livres du XXe siècle auquel on retourne plus étonné encore que d'y être allé, comme à Venise. Ses personnages entre ciel et terre, exposés aux résonances des marées, ne labourent ni ne sèment ni ne vendangent : ils voyagent pour découvrir les extrémités du monde et ce monde étant notre vie c'est autour de nous qu'ils naviguent. Tout bouge dans son reflet romanesque, la fiction se change en quête, le roman en essai, un trait de sagesse zen en fou rire, le héros, Horacio Oliveira, en son double, Traveler, l'un à Paris, l'autre à Buenos Aires.
    Le jazz, les amis, l'amour fou - d'une femme, la Sibylle, en une autre, la même, Talita -, la poésie sauveront-ils Oliveira de l'échec du monde ? Peut-être... car Marelle offre plusieurs entrées et sorties. Un mode d'emploi nous suggère de choisir entre une lecture suivie, "rouleau chinois" qui se déroulera devant nous, et une seconde, active, où en sautant de case en case nous accomplirons une autre circumnavigation extraordinaire. Le maître de ce jeu est Morelli, l'écrivain dont Julio Cortázar est le double. Il cherche à ne rien trahir en écrivant et c'est pourquoi il commence à délivrer la prose de ses vieillesses, à "désécrire" comme il dit. D'une jeunesse et d'une liberté inconnues, Marelle nous porte presque simultanément au paradis où on peut se reposer et en enfer où tout recommence».
    Florence Delay.

  • Au coeur des ténèbres

    Joseph Conrad

    • Gallimard
    • 16 January 2014

    Dans ce voyage intérieur, le narrateur s'adresse à l'équipage d'un bâtiment immobilisé sur la Tamise, attendant la marée pour appareiller. S'ensuit une improbable expédition au coeur d'un continent inquiétant, peuplé d'indigènes invisibles et menaçants et de trafiquants d'ivoire. Avec une interview : Mathias Enard, pourquoi aimez-vous Au coeur des ténèbres ?

  • L'histoire de ma femme

    Milán Füst

    • Gallimard
    • 25 January 2016

    « Quel est le secret de ce livre ? Ce qui, en lui, nous a tout d'abord attirés, c'est la figure du héros, le capitaine Störr, cet ours de mer, ce mélancolique géant rabelaisien qui jouit au maximum de sa vie de marin, de son prodigieux appétit, de ses voyages, de ses affaires et de ses aventures, jusqu'au jour où - Rabelais n'y avait pas pensé - il se marie à une petite Française dont il est - dont surtout il sera - passionnément, exclusivement, incurablement amoureux et cela à mesure même qu'il découvre, ou croit découvrir, l'indifférence, la résistance, l'imperméabilité de sa femme à l'égard de cet amour tempétueux qui, loin de se résigner et de renoncer à sa chimère, ou encore de s'adapter tant bien que mal aux dimensions limitées d'une petite âme futile et charmante, semble au contraire croître encore, se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses, pas plus que les tromperies, les mensonges, les bassesses de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple et même à la mort de la bien-aimée. Un tel amour est-il possible ? Qu'importe ! Nous en avons aimé, nous en aimons encore l'ardeur et aussi l'aspect charnel et spirituel, démoniaque et angélique, tendre et furieux tout ensemble. » (Albert Gyergyai) Traduit du hongrois par Élisabeth Berki et Suzanne Peuteuil

  • Agnès Grey

    Anne Bronte

    • Gallimard
    • 7 November 2001

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Lettres à son frère Théo

    Vincent Van Gogh

    • Gallimard
    • 15 December 1988

    Ces lettres incomparables - des récits, des aveux, des appels - sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe... Il n'est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d'écrire, lucide, comme il traque la lumière.

  • Absalon, Absalon !

    William Faulkner

    • Gallimard
    • 22 February 2000

    Absalon, absalon ! est tout d'abord l'histoire de thomas sutpen et de sa descendance - l'histoire de son dessein : créer une plantation et y établir une dynastie pérenne, en sorte que ne puisse se reproduire la scène où s'origine ce dessein, lorsque le petit garçon qu'il était fut empêché par un esclave noir de franchir la porte d'entrée de la maison du planteur où son père l'avait envoyé porter un message.
    Cette porte-miroir lui renvoie, précisément parce qu'elle est barrée, l'image de son impuissance et de sa précarité de pauvre blanc dans une société où pouvoir, prestige et loisir appartiennent à la classe des planteurs.

  • La cloche de détresse

    Sylvia Plath

    • Gallimard
    • 14 January 1988

    La comédienne Rachida Brakni évoque avec admiration la relation particulière qui unit Sylvia Plath à l'héroïne de son unique roman.

    Sélectionnée pour un stage d'été dans un prestigieux magazine, Esther Greenwood s'étourdit dans le New York des années 50. Entre les cocktails, la rédaction d'articles et les robes à la mode, elle est censée s'amuser comme jamais. Pourtant, elle est assaillie par des pensées morbides.
    Inspiré de la vie de son auteur, La Cloche de détresse est un classique de la littérature américaine, dans lequel on retrouve la poésie obsédante de Sylvia Plath. Des images magnifiques, acides, teintées d'humour noir, qui vous submergent inévitablement.

  • Pedro Paramo

    Juan Rulfo

    • Gallimard
    • 8 May 1979

    Juan preciado arrive au village de comala à la recherche de son père inconnu, pedro paramo.
    Pour accompagner ce télémaque nu-pieds dans sa contre-odyssée, nous devons traverser avec lui une rivière de poussière. l'autre rive est celle de la mort, où règne un cadavre qui fut maître de toutes les vies : le cacique pedro paramo, ulysse de pierre et d'argile, immobile et impuni, entouré d'une cour de rumeurs et de spectres : la mère et amante doloritas, jocaste-eurydice qui conduit le fils et amant, oedipe-orphée, sur les chemins de l'enfer ; susana san juan, electre à l'envers ; les vieilles virgiliennes- eduwiges, damiana, la cuarraca -, fantômes de fantômes, fantômes qui contemplent leurs propres fantômes ; les couples de frères édéniques et adamiques qui dorment ensemble dans la boue de la création pour recommencer le genre humain dans le désert de comala...
    Juan rulfo accroche à l'arbre sec et nu de la révolution mexicaine quelques fruits d'un sombre éclat : fruits doubles, fruits gémeaux auxquels il faut goûter si l'on veut vivre, tout en sachant qu'ils contiennent les sucs de la mort. car cette histoire d'un cacique, de ses femmes, de ses tueurs et de ses victimes se situe dans le territoire privilégié du surréalisme : cet espace de l'esprit où, selon andré breton, la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, cessent d'être perçus comme contradictoires.

  • Le léopard des neiges

    Peter Matthiessen

    • Gallimard
    • 23 April 1991

    En septembre 1973, Peter Matthiessen part pour le Dolpo, une région du Népal située à la frontière du Tibet, avec le zoologiste George Schaller qui veut observer des léopards des neiges.
    Dans ce journal de route, il apparaît très vite que Matthiessen vit cette expédition comme une aventure plus spirituelle que véritablement scientifique. Pour lui, adepte du bouddhisme zen, ce sera surtout un pèlerinage à l'ancien monastère de Shey Gompa et, enfin, un voyage hors de la «civilisation» du XXe siècle.

  • Ethan Frome

    Edith Wharton

    • Gallimard
    • 22 February 1984

    Ethan Frome works his unproductive farm and struggles to maintain a bearable existence with his difficult, suspicious and hypochondriac wife, Zeena. But when Zeena's vivacious cousin enters their household as a hired girl, Ethan finds himself obsessed with her and with the possibilities for happiness she comes to represent.

  • La colline du mauvais conseil

    Amos Oz

    • Gallimard
    • 12 November 2020

    1947. La Palestine est encore sous mandat britannique. Sur la Colline du Mauvais Conseil, à Jérusalem, se dresse comme une menace le palais du Haut-Commissaire anglais. Et sur cette terre enfin atteinte, les Juifs du Retour attendent toujours, dans la révolte ou l'espérance, que viennent la joie, la lumière et la liberté. Trois récits intimement liés expriment, à travers les expériences de plusieurs personnages qui sont autant de facettes d'un même destin, la difficulté d'être permanente d'un peuple. Il y a le candide vétérinaire Kipnis, dont la femme choisit de fuir vers une existence facile avec un Lord ; le tout jeune Uri, qui ne rêve que de bouter l'Anglais hors d'Israël, mais verra - sans doute - son désir concrétisé par un mystérieux visiteur aperçu chez ses parents ; il y a enfin le Dr Nissembaum qu'un mal incurable ronge et qui revoit avec nostalgie sa vie et ses amours tandis qu'il est le témoin des luttes de son quartier contre « l'occupant ». Spectateurs ou acteurs de ces événements, ce sont des enfants - dont l'avenir se joue alors - qui donnent à ces trois textes leur unité et leur sens profond. Dans une magnifique langue poétique et musicale, Amos Oz se fait, une fois encore, le porte-parole de la contestation et de l'espoir en Israël.

  • Lettres à Milena

    Franz Kafka

    • Gallimard
    • 14 April 1988

    Franz Kafka connut d'abord Milena comme traductrice : elle établissait la version tchèque de quelques-unes de ses proses courtes. Ces relations se transformèrent en une liaison passionnée dont les lettres permettent de suivre le progrès. Cette passion ne dura qu'un instant, elle tient en quelques mois à peine.
    Les lettres racontent d'un bout à l'autre ce roman d'amour, orgie de désespoir et de félicité, de mortification et d'humiliation. Car quelle qu'ait pu être la fréquence de leurs rencontres, leurs amours restent essentiellement épistolaires comme celles de Werther ou de Kierkegaard.
    Milena est morte vingt ans après Kafka, dans le camp de concentration de Ravensbrück.

  • Walden ou la vie dans les bois

    Henry David Thoreau

    • Gallimard
    • 19 September 1990

    En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde, Thoreau tourne le dos à la civilisation et s'installe seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, dans une cabane qu'il a construite lui-même, au bord de l'étang de Walden, Massachusetts. Il ne doit plus sa vie qu'au travail de ses mains. C'est là qu'il commence à écrire Walden, grand classique de la littérature américaine, hymne épicurien, souvent loufoque, à la nature, aux saisons, aux plantes et aux bêtes, toutes choses et tous êtres qui ne sont, selon les propres dires de Thoreau, que « l'envers de ce qui est au-dedans de nous ».

  • Si je t'oublie, Jérusalem

    William Faulkner

    • Gallimard
    • 20 June 2001

    C'est le roman de Faulkner où la souffrance atteint peut-être sa plus grande intensité : l'histoire tragique des deux amants est l'une des plus douloureuses qu'il ait écrites, et la mort de Charlotte Rittenmeyer, « le personnage féminin le plus déchirant de Faulkner », devient un récit poignant...
    Le titre est tiré d'un psaume qui rappelle la captivité des Juifs à Babylone. Ce thème de la captivité, de la privation de liberté, littérale ou métaphorique, est central dans le roman.

    Traduction révisée par François Pitavy. Préface et notes de François Pitavy.

  • Nous autres

    Eugene Zamiatine

    • Gallimard
    • 13 March 1979

    «... On nous attacha sur des tables pour nous faire subir la Grande Opération. Le lendemain, je me rendis chez le Bienfaiteur et lui racontai tout ce que je savais sur les ennemis du bonheur. Je ne comprends pas pourquoi cela m'avait paru si difficile auparavant. Ce ne peut être qu'à cause de ma maladie, à cause de mon âme.» Ainsi parle D-503, un homme des siècles futurs. Il vit dans une société qui impose fermement l'Harmonie sous la direction du Guide. Or D-503 qui participe activement à l'expansion de cette organisation à l'échelle interplanétaire en arrive à l'autocritique, à la dénonciation, au rééquilibrage psychique...
    Bienvenu dans le monde de D-503... Ce texte passionnant est la première contre-utopie moderne qui préfigure celles de Huxley ou Orwell (ce dernier tenait ce texte en haute estime et ne cachait pas son influence dans la rédaction de «1984»). A lire absolument...

  • Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants

    Kenzaburô Oé

    • Gallimard
    • 9 February 2012

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, des enfants d'une maison de correction fuient les bombardements et se réfugient dans un village de montagne.
    Leur éducateur les place sous l'autorité d'un maire convaincu qu'un mauvais enfant doit être supprimé " dès le bourgeon ". Le jeune narrateur et son petit frère font partie de ce groupe de délinquants bientôt à la merci des villageois haineux, qui les contraignent à enterrer des animaux victimes d'une épidémie. Quand trois personnes meurent, contaminées, les villageois, pris de panique, abandonnent le village en y enfermant les enfants, qui prennent possession des maisons désertées et esquissent même les règles d'une vie en société.
    Temps suspendu, unique dans cette histoire de bruit et de fureur, où s'expriment les douceurs de la fraternité et les joies d'un premier amour. Malgré la présence d'un jeune Coréen et d'un soldat déserteur qui tentent de les aider, l'affrontement avec les villageois de retour ne pourra être évité. Cette impressionnante fable sociale écrite en 1958 appartient à la grande veine de Kenzaburô Ôe. Densité, richesse d'analyse, foisonnement de l'imagination, violence, émotion: toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.

  • La promenade

    Robert Walser

    • Gallimard
    • 1 February 2007

    " Un matin, l'envie me prenant de faire une promenade, je mis le chapeau sur la tête et, en courant, quittai le cabinet de travail ou de fantasmagorie pour dévaler l'escalier et me précipiter dans la rue. Dans l'escalier, je fus croisé par une femme qui avait l'air d'une Espagnole, d'une Péruvienne ou d'une créole, et qui affichait quelque majesté pâle et fanée. Pour autant que je m'en souvienne, je me trouvai, en débouchant dans la rue vaste et claire, d'une humeur aventureuse et romantique qui m'emplit d'aise. Le monde matinal qui s'étalait devant moi me parut si beau que j'eus le sentiment de le voir pour la première fois... " En racontant tout uniment une journée de flânerie, du matin jusqu'au soir, entre ville et campagne, Robert Walser donne là son texte le plus enjoué, le plus désinvolte et le plus malicieusement élaboré. Changeant sans cesse de perspective, sautant d'un style à l'autre, poussant parfois la parodie jusqu'à l'abnégation, ce petit journal sentimental et cocasse, avec son inimitable mélange de naïveté feinte et de vraie candeur, est non seulement une confession, mais un véritable art poétique, et un chef-d'oeuvre du nouvelliste.

  • Mes premiers honoraires

    Isaac Babel

    • Gallimard
    • 25 March 2021

    Après l'arrestation de Babel en 1939, un interdit absolu a pesé sur l'homme et sur son oeuvre. Son nom fut banni des manuels et des encyclopédies, ses écrits devinrent introuvables. De là vient que les dix-sept récits recueillis dans le présent volume s'étendent sur toute la vie littéraire de Babel.
    Comme tous ses écrits déjà connus, ils sont nourris d'expériences vécues, mettent en scène des personnages réels. Rien ici d'inventé, dirait-on, rien d'imaginaire ; et cependant, à travers la diversité des thèmes, la présence incomparable de Babel affirmée partout, composé unique de précision, de densité, d'émotion et d'humour.

  • Extinction

    Thomas Bernhard

    • Gallimard
    • 15 May 2009

    Brebis galeuse d'une famille attachée à ses traditions, héritier d'un domaine dont il n'a que faire, Murau, le narrateur, rentre au château familial de Wolfsegg, en Autriche, pour enterrer ses parents et son frère, morts dans un accident de voiture. Dans ce lieu grandiose, aux rites respectés et bafoués à la fois par son père, ancien membre du parti nazi, et par sa mère, maîtresse de l'archevêque Spadolini, haut dignitaire du Vatican, Murau évoque le passé, les souvenirs inquiétants, comme pour se désenvoûter de cet univers oppressant, et « éteindre » définitivement tout ce qui le rattachait encore à son enfance et à sa jeunesse.

    Dans cet ultime roman, Thomas Bernhard se livre à une analyse familiale caustique et jubilatoire. Il met en scène les personnages les plus vils et grossiers, sinistres marionnettes dans une tragédie moderne emplie d'amertume.

  • Histoire d'enfant

    Peter Handke

    • Gallimard
    • 30 May 2019

    Le narrateur, séparé de sa femme, vit seul avec son jeune enfant, en Allemagne d'abord, puis à Paris où ont lieu les premiers contacts avec l'école et la «langue étrangère». Pour eux, la vie quotidienne, nourrie d'aspiration au bonheur et de violence contenue, s'avère, par tâtonnements, un long apprentissage réciproque. Elle prend pourtant figure d'épopée sous la plume tendre et grave de Peter Handke, qui décrit ici ce que l'on élude habituellement : de menus faits, certes, mais d'une exceptionnelle grandeur.

    «Ce qui est raconté ici, c'est l'histoire fondatrice de la vie individuelle, ce qui donne son sens aux choses car cette histoire d'enfant est engagée au plus profond de l'histoire, non seulement de l'homme qui la raconte, mais de notre époque tout entière.» Georges-Arthur Goldschmidt.

  • Le Napoléon de Notting Hill

    Gilbert Keith Chesterton

    • Gallimard
    • 25 April 2001

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

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