Gallimard

  • L'atelier noir

    Annie Ernaux

    • Gallimard
    • 10 February 2022

    Tous les livres que j'ai écrits ont été précédés d'une phase, souvent très longue, de réflexions et d'interrogations, d'incertitudes et de directions abandonnées.À partir de 1982, j'ai pris l'habitude de noter ce travail d'exploration sur des feuilles, avec des dates, et j'ai continué de le faire jusqu'à présent. C'est un journal de peine, de perpétuelle irrésolution entre des projets, entre des désirs. Une sorte d'atelier sans lumière et sans issue, dans lequel je tourne en rond à la recherche des outils, et des seuls, qui conviennent au livre que j'entrevois, au loin, dans la clarté.A. E.Parallèlement à ses romans, Annie Ernaux tient un journal d'avant-écriture; une sorte de livre de fouilles, rédigé année après année, qui offre une incursion rare de «l'autre côté» de l'oeuvre.Plongé au coeur même de l'acte d'écrire, le lecteur devient témoin du long dialogue de l'autrice avec elle-même:la pensée taillée au couteau, des idées en vrac, des infinitifs en mouvement; des associations de mots, de morceaux de temps, et de confidences.Pour la réédition de L'atelier noir, Annie Ernaux a souhaité augmenter l'ouvrage de pages inédites de son journal de Mémoire de fille.

  • 53 jours

    Georges Perec

    • Gallimard
    • 10 March 2022

    «53 jours» est le roman auquel Georges Perec travaillait au moment de sa mort, survenue le 3 mars 1982. Le livre est publié ici intégralement. Il comprend, d'une part, ce que Georges Perec avait déjà rédigé et qui recouvre onze des vingt-huit chapitres prévus; d'autre part, un abondant dossier de notes et de brouillons laissés par l'auteur, permettant le déchiffrement du reste du livre.Il a par ailleurs été prélevé dans les notes concernant les dix-sept derniers chapitres celles qui étaient susceptibles de permettre aux lecteurs passionnés par la narration de reconstituer l'ensemble de l'histoire.

  • Le livre des rêves

    Jack Kerouac

    • Gallimard
    • 28 April 2022

    Les rêves doivent être enregistrés comme ils viennent, spontanément. J'arrachais du lit ma carcasse lasse et à travers des paupières enflées par le sommeil, je gribouillais au crayon à toute vitesse, dans mon petit carnet à rêves jusqu'à la moindre bribe de souvenir.J. K. Vivre cette odyssée nocturne aux côtés de Jack Kerouac, c'est errer avec lui dans un monde baigné d'étrangeté et d'inconscient, et être emporté dans un voyage sans fin, en quête d'amour, d'aventure et peut-être d'une certaine paix. La forme libre de l'écriture ensommeillée, d'une immédiateté presque idéale, nous projette en plein dans la spontanéité et le rythme beat.Dans les années 70, Book of Dreams avait été publié dans une version amputée de moitié. Ce n'est qu'en 2001, aux États-Unis, que le texte complet a été redécouvert. «L'Imaginaire» propose aujourd'hui cette édition intégrale, comprenant plus de deux cents rêves inédits en français.

  • Trésors à prendre Nouv.

    Trésors à prendre

    Violette Leduc

    • Gallimard
    • 26 May 2022

    Trésors à prendre est un authentique journal de voyage, l'imagination n'y a pas de part. Les personnages qui le traversent sont aussi réels que le causse Noir et que la cathédrale d'Albi. Mais Violette Leduc, avec son avidité pour la vie, provoque à tout moment, en tout lieu, les rencontres les plus curieuses et les plus émouvantes.

  • Le voyage sans fin

    Monique Wittig

    • Gallimard
    • 21 April 2022

    « QUICHOTTE : Considère bien, Panza, que ce qu'ils appellent folie, moi je l'appelle réalité. ».

    Détournement fantasque, féministe et poétique de Don Quichotte, Le voyage sans fin offre une nouvelle lecture du roman de Cervantès. Ici, Quichotte est une femme chevalier errant, passionnée de livres et d'écriture, en quête de justice et de liberté. Accompagnée de son écuyère, Panza, elle traverse nombre de péripéties et imagine un nouveau monde.
    Flanquée de ces deux « guerrillères », Wittig trouve une nouvelle occasion de déjouer les marques du genre et d'éclater les conventions. Elle nous offre dans cette courte pièce une expérience hybride, entre théâtre, cinéma et geste d'écriture : une profonde aventure politique.
    Représenté pour la première fois en 1985 au Théâtre du Rond-Point, coréalisé avec Sande Zeig, Le voyage sans fin avait alors été publié dans le supplément de la revue féministe Vlasta. « L'Imaginaire » souhaite aujourd'hui donner l'occasion aux lecteurs de redécouvrir ce texte d'avant-garde hors du commun.

  • Au bout du rouleau

    Joseph Conrad

    • Gallimard
    • 11 February 1988

    Être capitaine à bord du vapeur-navette Sofala, non, ce n'était vraiment pas une vie aventureuse pour Harry Whalley le risque-tout. C'est pour sa fille qu'il en était arrivé à faire cette monotone tournée de colporteur du sud au nord du Détroit, puis du nord au sud. Après cinquante ans de navigation, dont quarante en Extrême-Orient! Mais pourquoi diable le capitaine Whalley ne regardait-il plus la mer?

  • Perceval ou le conte du graal

    Chrétien De Troyes

    • Gallimard
    • 2 October 2003

    Une femme qui a perdu son mari et deux de ses fils se cache dans une foret du Pays de Galles avec son dernier enfant Perceval, et essaye, pour le preserver, de l'elever loin de la civilisation, dans l'ignorance complete du monde et de la chevalerie meurtriere. Malgre toutes les precautions de la mere, Perceval rencontre un jour un groupe de chevaliers ala brillante armure. Il en est si enthousiasme qufil quitte aussitot le refuge et sa mere malgre les supplications de celle]ci qui ne voulait pas aussi le perdre. Il se rend ala cour du Roi Arthur.
    OEuvre inachevee, Perceval est lfun des plus celebres romans de la matiere de Bretagne.

  • Le bleu du ciel

    Georges Bataille

    • Gallimard
    • 4 June 1991

    " dans cette nuit opaque, je m'étais rendu ivre de lumière ; ainsi, de nouveau, lazare n'était devant moi qu'un oiseau de mauvais augure, un oiseau sale et négligeable.
    Mes yeux ne se perdaient plus dans les étoiles qui luisaient au-dessus de moi réellement, mais dans le bleu du ciel de midi. je les fermais pour me perdre dans ce bleu brillant : de gros insectes noirs en surgissaient comme des trombes en bourdonnant. de la même façon que surgirait, le lendemain, à l'heure éclatante du jour, tout d'abord point imperceptible, l'avion qui porterait dorothea... "

  • Le bel été

    Cesare Pavese

    • Gallimard
    • 21 April 1978

    Trois nouvelles : trois lumières, trois douleurs.
    De la première phrase du recueil : " a cette époque-là c'était toujours fête ", aux derniers mots recouvrant d'un calme linceul le corps d'une suicidée, l'écriture fouille le plein jour de l'activité humaine jusqu'à y toucher le néant et la mort.
    Un peu comme un oeil fasciné passe te repasse sur la blessure d'un beau visage. c'est la fêlure d'angoisse qui accompagne une pâle amoureuse dans tous les trajets (le bel été). puis c'est l'acharnement incertain de trois jeunes gens à suivre autour de la ville les doubles traces de viveurs fatigués et de la nature pléthorique (le diable sur les collines). c'est enfin la fièvre vaine qui fait s'agiter quelques femmes volées à elles-mêmes et dissipées en paroles de pure perte (femmes entre elles).
    L'art de pavese est de travailler une matière tout en éclats, les éclats douloureux de l'unité mythique à jamais perdue.
    Mais ce deuil est en suspension dans une lumière rendre. mais cette poussière d'instants a été pulvérisée par un virtuose de la pudeur. le désarroi est immergé dans les plaisirs, on s'offre nu au soleil, on se soûle d'odeurs, on travaille à sa vie. la souffrance parle au discours indirect, on dirait que sa voix est assourdie par une fatigue heureuse.
    Un an après la parution de ce livre, pavese mettait, comme on dit, fin à ses jours.
    C'était le 27 août 1950, un bel été.

  • Locus Solus

    Raymond Roussel

    • Gallimard
    • 22 March 1990

    Martial Canterel fait visiter sa somptueuse propriété Locus Solus à quelques-uns de ses amis. Au cours d'une longue promenade, qui pourrait évoquer une sorte d'itinéraire initiatique, l'illustre savant (figure accomplie de l'écrivain, de l'artiste, ou plus exactement du génie selon Roussel ) propose en sept étapes à l'admiration de ses amis chacune des sept merveilles de ce monde qu'il a conçue, créée et enfermée dans son parc. Publié en 1914, Locus Solus n'a rien perdu de son caractère magique et légendaire.

  • Lourdes, lentes...

    André Hardellet

    • Gallimard
    • 4 October 1994

    «Lourdes, et lentes. Prenant bien leur temps pour reluire et faire reluire. Nourrices, mères, soeurs. Pleines de lait, de sécrétions, d'organes mous. Les autres, les maigres, les rapides, retournez à vos enfers étroits.
    Germaine était lourde, lente.

    Je vais employer des mots sales. Il le faut. Il faut que je vous tire de votre sommeil et de votre hypocrisie, que je vous explique comment ça se passe.
    Gueulez au charron, ameutez les pouvoirs publics tant que vous voudrez, mais accordez-moi ceci ; je reste encore bien en deçà de vos divertissements cachés, de vos ballets oniriques.» André Hardellet.

  • Papiers collés

    Georges Perros

    • Gallimard
    • 2 January 1987

    Volontairement, paresseusement, éperdument, Georges Perros note. Bribes et morceaux ; fulgurations, colères, angoisse, apaisement, selon l'humeur, la lecture, le lieu, bref, comme tout le monde vit : par moments, par éclairs, par éclats.

  • Le gout des orties

    Jun'Ichirô Tanizaki

    • Gallimard
    • 14 January 1986

    Le personnage central de ce roman écrit en 1928 est un Japonais occidentalisé, déraciné, ayant rompu avec la tradition culturelle et religieuse de son pays. À la fin du roman, nous devinons que Kaname, tiraillé entre le passé et l'avenir, opte pour le passé.

  • Le savon

    Francis Ponge

    • Gallimard
    • 12 June 1992

    Si je m'en frotte les mains, le savon écume, jubile...
    Plus il les rend complaisantes, souples, liantes, ductiles, plus il bave, plus sa rage devient volumineuse et nacrée... pierre magique ! plus il forme avec l'air et l'eau des grappes explosives de raisins parfumés... l'eau, l'air et le savon se chevauchent, jouent à saute-mouton, forment des combinaisons moins chimiques que physiques, gymnastiques, acrobatiques... rhétoriques ?
    Il y a beaucoup à dire à propos du savon.
    Exactement tout ce qu'il raconte de lui-même jusqu'à disparition complète, épuisement du sujet. voilà l'objet même qui me convient.

  • Monsieur croche et autres ecrits

    Claude Debussy

    • Gallimard
    • 13 October 1987

    Indépendant et incisif, parfois sarcastique, toujours provocant, Debussy a exercé le métier de critique avec une grande liberté. En exprimant des jugements sur les compositeurs de son temps et sur ceux du passé, il révèle quelles sont les oeuvres qui ont nourri sa propre sensibilité.

  • Lettres a lili brik - 1917-1930)

    Vladimir Maïakovski

    • Gallimard
    • 3 November 1999

    Lili iourevna brik fut la femme de sa vie au sens total, extraordinaire du mot.
    Soeur aînée d'elsa triolet, elle devait rayonner par son charme et son esprit sur toute la culture russe d'avant-garde, de 1915 à nos jours. pour maïakovski, elle est d'abord une grande passion qui éclate en 1915 - le poète a vingt-deux ans - et culmine en 1923. une vraie passion de légende avec son mélange de torture et de transport, avec l'affrontement de deux personnalités aiguës, jalousement indépendantes, avec aussi l'expérience d'une longue tendresse quotidienne sur le fond dantesque de la guerre civile.
    Toute l'oeuvre lyrique de maïakovski est inspirée nominalement par lili brik. avec un intérêt dynamique et éclairé, lili brik prendra directement part à toutes les entreprises littéraires de maïakovski : la joyeuse bande futuriste de 1915 et sa bohème, l'ascétique engagement militant des années de révolution, les revues du " front de gauche des arts " où de 1923 à 1929 maïakovski a héroïquement lutté pour l'esthétique moderne.

  • Le serpent

    Stig Dagerman

    • Gallimard
    • 7 November 2001

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Papiers collés t.2

    Georges Perros

    • Gallimard
    • 3 November 1989

    Volontairement, paresseusement, éperdument, Georges Perros note. Bribes et morceaux ; fulgurations, colères, angoisse, apaisement, selon l'humeur, la lecture, le lieu, bref, comme tout le monde vit : par moments, par éclairs, par éclats.

  • Monsieur paul

    Henri Calet

    • Gallimard
    • 13 June 1996

    Après une existence bien remplie - de quoi ? - un homme s'était cru libre de décider de se retirer.
    Il estimait avoir fait le tour des choses et des gens. cette résolution était prématurée car, en vérité, on n'en a jamais entièrement terminé. (...) qui est cet homme ? c'est lui qui entreprend de le dire dans une sorte de testament, ou plutôt de confession, qu'il destine à son fils : monsieur paul (...) il parle, il montre ce qu'a été sa vie, il ne peut s'empêcher de la faire valoir quelque peu, à la façon des marchands de tapis : il finirait par y prendre goût...
    Et cependant qu'il monologue, elle continue, tel un escalier roulant qui ne s'arrête jamais, où l'on risque à tout instant de se casser la figure. une vie à deux dimensions seulement : le passé, le présent : pas d'avenir.

  • Papiers collés t.3

    Georges Perros

    • Gallimard
    • 4 October 1994

    " difficile de vivre dans un monde où les amoureux n'osent avouer leur amour -leurs amours - qu'après avoir réussi dans la société qu'ils ont essayé de dégoûter de tout amour.
    Aimer la littérature, c'est être persuadé qu'il y a toujours une phrase écrite qui nous re-donnera le goût de vivre, si souvent en défaut à écouter les hommes.
    Soi-même, entre autres. " a la suite des deux premiers volumes des papiers collés, voici le troisième posthume composé comme d'habitude de réflexions, fragments, aphorismes, esquisses de journal, lettres, où viennent s'intercaler des portraits (écrivains, hommes de théâtre et hommes de la rue) et des poèmes ou montages de poèmes.

    A sa manière, perros, parle de tout, et rien de ce qu'il dit ne tombe à côté.
    Au contraire, il y a dans ces pages une exactitude, un accent, qui ne laissent pas le lecteur tout à fait pareil à lui-même, après les avoir lues. le ton, qui peut être âpre ou drôle est toujours d'une rare gravité. la générosité, la tendresse, la droiture ne sont jamais démenties.
    A coup sûr, un livre " de chevet ".

  • Le tres-haut

    Maurice Blanchot

    • Gallimard
    • 4 October 1988

    «Je n'étais pas seul, j'étais un homme quelconque. Cette formule, comment l'oublier?Durant mon congé de maladie, j'allai me promener dans un quartier du centre. Quelle belle ville, me disais-je. En descendant dans le métro, je heurtai quelqu'un, qui m'interpella sur un ton brutal. Je lui criai:Vous ne me faites pas peur. Son poing se détendit avec une rapidité fascinante, je m'écroulai à terre. Il y eut un attroupement. L'homme essaya en vain de se perdre dans la foule. Je l'entendais protester rageusement:C'est lui qui m'a bousculé. Qu'on me fiche la paix! Je n'avais pas de mal, mais mon chapeau avait roulé dans l'eau, je devais être blême, je tremblais. (Je relevais de maladie. On m'avait dit:pas de secousse.) Un agent sortit de la cohue et nous invita calmement à le suivre. Nous montâmes les escaliers, séparés l'un de l'autre par tout un groupe. Lui aussi était pâle et même livide. Au commissariat, sa colère éclata.»

  • Passages (1937-1950)

    Henri Michaux

    • Gallimard
    • 5 March 1998

    Édition sous-titrée (1937-1963)

  • Le dernier homme

    Maurice Blanchot

    • Gallimard
    • 3 November 1992

    «Pour quelques-uns, il était d'un abord étrangement facile ; pour d'autres, environné d'une innocence merveilleusement lisse au-dehors, mais au-dedans faite de mille arêtes d'un cristal très dur, de sorte qu'à la moindre tentative d'approche, il risquait d'être déchiré par les longues et fines aiguilles de son innocence. Il était là légèrement en retrait, parlant très peu, avec des mots très pauvres et très ordinaires ; il était presque enfoncé dans le fauteuil, d'une immobilité gênante, ses grandes mains pendant, fatiguées, au bout des bras. On le regardait cependant à peine ; on se réservait de le regarder pour plus tard. Quand je me le représente ainsi : était-ce un homme brisé ? depuis toujours sur son déclin ? Qu'attendait-il ? Qu'espérait-il sauver ? Que pouvions-nous pour lui ? Pourquoi aspirer si avidement chacune de nos paroles ? Es-tu entièrement abandonné ? Ne peux-tu parler pour toi ? Devons-nous penser à ton défaut, mourir à ta place ?»

  • Les livres de ma vie

    Henry Miller

    • Gallimard
    • 18 May 2006

    Qu'un écrivain aussi original, aussi peu suspect d'avoir subi des influences que Henry Miller établisse une liste des livres qui, à quelque titre, ont aidé à la formation de son esprit, il y a là, déjà, de quoi surprendre. On verra d'ailleurs que cette liste est curieuse : D. H. Lawrence voisine avec Rider Haggard (entre ce dernier et l'auteur de Nadja, Miller établit un curieux parallèle), Lao-tseu avec G. A. Henry, auteur de romans historiques, le Gallois John Cowper Powys avec Dostoïevski.
    Le lecteur français ne manquera pas d'être flatté par la place importante donnée aux écrivains de son pays. On trouvera dans ce livre les éloges les plus émouvants et les plus justes de Céline, de Jean Giono, de Blaise Cendrars et de beaucoup d'autres.
    Mais ce livre n'est, en aucune façon, un ouvrage de critique littéraire. Le recensement de ses lectures est aussi, pour Miller, un prétexte à rechercher le temps perdu, à faire revivre ses années d'enfance et de jeunesse, la vie théâtrale à New York au cours des années 1900.

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