Fyp

  • Transition. Ce terme qui désigne le passage d'un temps à l'autre, d'un paysage à l'autre, ou un entre-deux, incarne aussi la transformation des valeurs, les changements culturels ou économiques, les fluctuations, l'attente ou l'espérance d'un monde meilleur. Durant vingt-quatre heures, au cours d'une déambulation urbaine ponctuée d'échanges, de réflexions et de questionnements, les auteurs vont partir à la rencontre de douze témoins afin d'explorer les transitions sociales et culturelles consécutives à la révolution du numérique et à la dégradation de nos environnements. Ils nous parlent de temps, de mal-être, de passages, de surveillance et de contrôle, de capitalisme numérique, d'éthique, de réseau, de médiation, d'apprentissage ou de transmission. Ils décrivent ce moment fugace où le présent se dérobe devant un futur insaisissable, et soulignent combien la transition est avant tout de la relation.

  • Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) est utilisé dans une dizaine d'États, des centaines de régions et des milliers de communes. Avec l'émergence du mouvement des Gilets jaunes, le RIC se retrouve au coeur des discussions, depuis les ronds-points de France jusqu'à l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Ce livre propose un panorama complet de l'histoire du RIC. Il analyse les grandes décisions prises à travers lui, décrypte ses principes, ses différentes modalités, ses effets sur les politiques publiques et sur les citoyens, etc. Les auteurs, spécialistes des systèmes démocratiques contemporains, tirent les enseignements de la pratique du RIC dans différents pays et à diverses époques. En s'appuyant sur des connaissances solides et un retour d'expérience, ils expliquent les conditions de sa mise en place concrète, les formes qu'il peut prendre en France, et comment lever les obstacles à son utilisation. Cet ouvrage déconstruit les idées reçues et rend accessible au plus grand nombre tout ce qu'il y a à savoir sur cet outil central de la démocratie directe.

  • Liberté économique, liberté d'entreprise, liberté de circulation, liberté des moeurs, liberté religieuse ; obsession fiscale, obsession morale, obsession « raciale ». C'est dans les contradictions du libéralisme que l'Amérique d'aujourd'hui se dévoile le mieux : avortement, droits des minorités, rejet des élites de la côte Est, glorification des valeurs traditionnelles, crainte de la fin d'un leadership mondial. Et les mouvances de la droite américaine, ébranlée par l'élection de Barack Obama, fédèrent à présent des partisans par millions, qui expriment leur désarroi de voir s'évanouir le « fameux rêve américain », la nostalgie d'un âge d'or révolu ou mythifié, ainsi qu'une volonté de rester « entre soi ».
    Marie-Cécile Naves, spécialiste des États-Unis contemporains, retrace dans cet ouvrage les origines et l'évolution de ce nouveau visage des droites américaines.
    Elle explore et décrypte cette Amérique complexe, paradoxale, divisée.
    Cette Amérique qui dit « oui » au libre port d'armes, mais qui se méfie de l'émancipation des femmes. Cette Amérique qui a peur de la modernité, qui voit mettre à mal un modèle considéré comme invincible et qui redoute de disparaître.
    L'auteure explique comment les droites américaines et le Parti républicain veulent devenir des partis de propositions et gagner en crédibilité. Elle montre qui sont leurs nouveaux nouveaux alliés, notamment dans le monde économique : les grandes entreprises du Net (Google, Microsoft) versent désormais plus d'argent aux Républicains qu'aux Démocrates car ils exigent une diminution de la régulation économique et n'ont pas pardonné à la Maison-Blanche le scandale des écoutes de la NSA. Et comme souvent, les États-Unis constituent un miroir pour la France et la société civile. La France comme les États-Unis traversent une crise identitaire forte qui ne cesse de s'aggraver et les sujets de polémiques se traduisent dans les urnes. Marie-Cécile Naves pointe la convergence de certaines controverses des deux côtés de l'Atlantique, occasionnant ce qu'il faut bien désormais appeler une nouvelle guerre culturelle.

  • Dans L'avènement des machines, ?», best-seller du New York Times, lauréat du prix «?Business Book of the Year?» du Financial Times , et «?Top Business Book?» du magazine Forbes?, Martin Ford - Essayiste et entrepreneur dans la Silicon Valley, Martin Ford est spécialiste de l'impact économique et social des technologies - révèle comment la technologie est en train de saper les fondements de notre économie, jusqu'à précariser la classe moyenne, pilier de notre modèle économique et de la croissance. Il démontre que nous allons assister à un effondrement prochain du marché de l'emploi qui ne sera pas la conséquence de la mondialisation ou la délocalisation, mais de la robotique et de l'intelligence artificielle. Ces formes d'automatisation du travail commencent à détruire des millions d'emplois, ce qui entraînera un chômage de masse, une augmentation sans précédent des inégalités et une implosion de l'économie de consommation. Après l'élimination de majorité de la main-d'oeuvre du secteur manufacturier, les emplois des cols blancs sont dans le collimateur, y compris en Chine et dans les pays émergents. Salariés du tertiaire, cadres, journalistes, enseignants et mêmes développeurs, tous commencent à être remplacés par des machines et des logiciels intelligents. Et ce n'est que le début. Les solutions du passé pour faire face à ces disruptions technologiques - en particulier dans l'éducation avec la pléthore de diplômes universitaires - ne fonctionnent désormais plus. Même la flexibilité, la créativité et l'ajout continu de nouvelles compétences sont impuissants.

    Ni anti-technologie ni anti-progrès, entrepreneur pionnier des nouvelles technologies, Martin Ford va bien au-delà du discours de la peur et du déclin. Il propose des solutions pragmatiques pour adapter notre système économique et la société dans son ensemble aux nouvelles réalités apportées par l'avènement des machines et retrouver le chemin de la prospérité.

  • Lamberto Maffei propose la suite de son ouvrage précédent (Hâte-toi lentement, FYP Éditions, 2016). Après avoir dénoncé l'accélération frénétique du monde, il met en évidence qu'il devient nécessaire de se retrousser les manches pour sortir de notre situation critique : l'homme est sans cesse connecté, mais seul. Technologie et globalisation ont créé cette solitude.
    L'homme ne pense presque plus et ne fait que réagir. Nous avions cru gagner de la liberté, mais avec l'environnement numérique de nouvelles formes de contrôle sont apparues. Notre société accroît encore sa pression et son autorité, confisquant de plus en plus le « droit de raisonner » aux individus. Le nombre d'autorités et de hiérarchies se démultiplie, les institutions veulent régenter toutes nos activités, et pourtant c'est l'avènement de la « ploutocratie », l'idolâtrie de l'argent devant lequel toutes les formes de gouvernance s'inclinent. L'affolement et la brutalité gagnent chaque jour du terrain. L'insomnie est même devenue le mal du siècle : un Français sur trois se plaint de troubles du sommeil.
    Alors Maffei l'affirme : il est temps de nous rebeller ! En commençant par une voie simple :
    Ne pas oublier de prendre le temps de penser, nourrir notre esprit critique, nos connaissances, réapprendre à exprimer et échanger des idées, et aussi, revendiquer notre droit au sommeil !
    Lamberto Maffei ne manque pas d'arguments, à la fois en tant que neurologiste (en démontrant que notre cerveau ne peut plus supporter la pression que nous subissons) et en tant qu'homme d'esprit et propose avec cette Éloge de la rébellion un véritable manifeste pour sortir de l'impasse et des tensions actuelles. Rebellons-nous pour éviter que la société s'embrasse.

  • En quelques années, les tiers-lieux se sont propagés en France et dans le monde à une vitesse prodigieuse. Ils apparaissent sous divers forme : espace de coworking, de télétravail, atelier de fabrication numérique, maison des associations, friche industrielle ou pépinière d'entreprises. Mais le nom donné au lieu importe peu, car les murs et le bâtiment ne sont que la partie visible. Tous les tiers-lieux ont un point commun : l'envie de créer des services pour travailler et vivre autrement. Ils sont le milieu de production et de vie d'une population de jeunes adultes, ayant suivi de longues études, et confrontés à un marché de l'emploi qui leur est fermé.
    Cet ouvrage est le premier qui dévoile toutes les conceptions économiques et politiques de leur développement. Il montre comment une population s'organise au quotidien, régénère l'action publique et la création d'entreprises au travers des communs et du pair à pair. Le modèle de développement de ces espaces s'inspire des pratiques à l'oeuvre sur internent et dans la nouvelle économie collaborative.
    Des individus en fédèrent d'autres dans le but de réaliser un projet commun. Au départ différents et isolés, ils s'associent pour réaliser des services de grande envergure et qui comportent une forte utilité pour la société tout entière. La qualité de leurs réalisations est le plus souvent égale voir supérieure à celle issue des systèmes de production classique.
    Comme le démontre Antoine Burret, spécialiste international sur le sujet, les effets bénéfiques et profitables des tiers-lieux ne naissent pas spontanément de la simple mise en relation des individus n'est pas suffisante. L'auteur révèle et détaille dans cet ouvrage un ensemble de règles qui favorisent le partage, la discussion et la création collective. Il donne les clés de la conception d'un cadre permettant la mutualisation de ressources, le partage de savoir. Tiers-lieux et plus si affinités est un ouvrage essentiel sur les tiers-lieux, pierres angulaires des nouvelles formes d'association et des règles communes de l'économie collaborative et du partage.

  • C'était l'outsider. Personne ne croyait qu'un non professionnel de la politique, bâtisseur de casinos, organisateur du concours de Miss Univers et coutumier d'outrances populistes, sexistes et xénophobes, pouvait être présidentiable. Mais ce stratège de la communication, ce disrupteur de la représentation politique traditionnelle a bousculé les règles du jeu et su profiter des divisions pour éliminer tous ses rivaux. Ce livre raconte le parcours et la stratégie de Donald Trump, showman doté d'un remarquable talent oratoire, d'une confiance absolue en son destin et d'une absence totale de vergogne. Ce magnat de l'immobilier, animateur de télé-réalité a compris l'exaspération de « ceux à qui plus personne ne parle » pour se poser en rempart contre les menaces extérieures et intérieures de l'Amérique, face au chaos réel ou fantasmé. La promesse du milliardaire est celle du retour vers un passé idéalisé, une nation fermée sur elle-même, mais rendue à son peuple. Trump est le révélateur et le bénéficiaire d'une Amérique prisonnière des lobbies et des calculs politiciens, de la défiance vis-à-vis des élites et de la peur de la disparition de l'« Amérique blanche ». Marie-Cécile Naves dévoile les implications pour le futur d'une prise de pouvoir par Trump et montre que cette vague populiste et identitaire risque de se répandre comme une onde de choc en Occident et dans le monde.

  • Pourquoi faire du sport?? L'accessibilité au sport est-elle la même pour tous?? Quelles influences cette activité a-t-elle sur la société?? Que représente l'économie du sport aujourd'hui?? Peut-on concilier «?développement durable?» et «?équipements sportifs des JO, coupes de monde, etc.?»?? Le dopage et la corruption sont-ils inéluctables?? Le monde du sport est-il autonome ou sous l'influence des pouvoirs??

    Les enjeux du sport demeurent largement sous-estimés dans notre pays par la plupart des responsables politiques, des leaders économiques, des médias et des dirigeants sportifs eux-mêmes.

    Dans «?Le pouvoir du sport?», Marie-Cécile Naves et Julian Jappert explorent tous les versants du sport. Ils montrent qu'il est tantôt paré de toutes les vertus, tantôt accusé de tous les maux, considéré comme trivial et secondaire. Il serait un facteur d'intégration et de vivre-ensemble, mais signifierait aussi le règne de l'argent-roi, de la corruption, du dopage. Tout ou rien. Ange ou démon. Comment expliquer ces deux visages antagonistes et incompatibles, et comment dépasser cette situation??

    - Les auteurs passent au crible les «?valeurs supposées?» du sport, son économie et ses dérives : le bénéfice santé de l'exercice physique, le rôle du sport et du spectacle sportif dans l'organisation sociale, l'émancipation et la cohésion sociale, le sport au travail, la marchandisation des sportifs, les dessous de l'organisation des événements sportifs, le dopage, la corruption, le communautarisme, la place des femmes, l'utilisation du sport comme levier diplomatique, etc.

    - Ils décryptent les statuts et les modes de fonctionnement opaques des organisations sportives et leurs relations d'interdépendance (UEFA, FIFA, CIO, etc.). Ils en expliquent les formes juridiques et les financements.

    - Ils mettent en évidence, entre autres, comment les grandes manifestations sportives ou les grands clubs, notamment de football, sont devenus un moyen de lobbying et un outil emblématique pour les pays souhaitant se positionner ou confirmer leur rang sur la scène internationale ou régionale. À travers l'organisation de compétitions majeures ou par leur investissement financier massif dans les disciplines sportives les plus populaires - le Qatar (Qatar 2022, PSG, beIN Sports, Open de tennis de Doha, Tour du Qatar), la Chine (JO 2008, Pékin 2022), la Russie (Grand prix de F1, Sotchi 2014, Coupe du monde 2018), Abou Dabi (Grand Prix de F1, Manchester City FC), etc., essayent de se rendre incontournables.

  • La « startupisation » de l'economie serait la seule alternative aux defaillances de l'action publique et de l'economie. Pour les décideurs économiques et politiques et les investisseurs, le startupisme est devenu un mantra ; les conférences TED en quinze minutes sont désormais le modèle de référence de présentation de projets, et meme les doctorants doivent décrire leur thèse en trois minutes. Un regard méprisant est porté sur tous ceux qui formulent des inquiétudes et des doutes sur ce modèle. Les fondateurs ou les salaries de startup récitent sagement le discours formaté que les structures d'accompagnement et les investisseurs publics et privés attendent d'eux et cela gagné toutes les organisations, privées ou publiques.
    Mais ce modèle d'organisation et de gouvernance qui prétend être la voie pour assurer la prospérité du plus grand nombre est contradictoire avec le principe du bien commun français.
    Deux mondes se font alors face : ou l'on est un adepte de la Startup Nation, ou bien on se moque de son folklore. Or, la majorite des Français n'a pas les clés pour comprendre ce modèle et le nouveau jargon du startupisme qui émaillent tous les discours et s'installe au coeur de chaque entreprise et dans la vie des salariés.

  • Dans un monde où les technologies numériques prennent de plus en plus de place, l'apprentissage et la compréhension du code informatique deviennent-ils indispensables, au même titre que lire, écrire et compter ?
    L'apprentissage du code est considéré aujourd'hui comme la réponse aux nouveaux besoins de l'économie numérique, mais aussi comme la clé de voûte pour trouver un emploi, opérer une reconversion, voire créer son entreprise. Et ceux qui affirment qu'au delà d'un besoin professionnel, créatif ou même ludique, apprendre le code c'est acquérir une capacité de comprendre son environnement et d'action sur le monde, sont de plus en plus nombreux.
    Ainsi, selon la ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, Fleur Pellerin, « apprendre à coder ou à développer peut permettre aux jeunes de comprendre comment est construit l'univers digital dans lequel ils évoluent, et développer une distance critique ».
    Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, l'apprentissage du code en France est majoritairement cantonné aux étudiants de l'enseignement supérieur qui se destinent à devenir des professionnels de l'informatique. Mais l'arrivée très médiatisée de nouveaux acteurs - comme l'école d'informatique 42, gratuite et accessible sans condition de diplôme, créée par Xavier Niel, fondateur d'Iliad-Free, ou Simplon.co, à Montreuil, un lieu d'apprentissage du code prioritairement tourné vers tous ceux qui sont issus des milieux modestes - conjuguée à toutes les initiatives qui essaiment dans l'hexagone, révèle un changement profond.
    Lire, écrire, compter, coder traite de la nécessité d'apprendre le code informatique, à l'école pour les plus jeunes, mais aussi hors de l'école pour tous les autres, et explique comment y parvenir pour que le code ne reste pas entre les mains de certains, mais puisse être approprié par tous.
    Après un historique de l'alphabet et la langue des machines, les auteurs analysent tous les enjeux et aspects du code : C'est quoi le code, la programmation informatique ?
    Pourquoi coder ? Et pourquoi est-ce important ? Est-ce réservé aux geeks ou aux scientifiques ? Le code est partout, mais souvent caché. Son apprentissage est-il facile et possible pour tous ? Ils présentent également d'autres aspects : ne pas consommer la technologie, mais la maÎtriser ; les enjeux citoyens ; un moyen d'interagir avec le monde ;
    Hacker la politique, les ONG, les médias, l'économie, etc. Puis, ils passent en revue toutes les manières d'apprendre le code informatique, quels que soient son âge et sa formation : Quel rôle pour l'école ? Comment et où apprendre à programmer ? Pour tous nouveaux publics (enfants, jeunes, seniors, travailleurs, autistes/handicapés, CEO, etc.) ; les écoles, dans le garage, avec des gens ; un sésame vers la robotique, l'impression et la fabrication 3D, l'open data, etc.
    C'est un ouvrage à la fois documentaire et pratique, qui apporte des réponses claires à un sujet d'actualité et de société qui concerne toutes les populations et générations.

  • Des millions de gens dans le monde utilisent les services de l'économie collaborative comme Airbnb, BlablaCar, Drivy ou Uber. L'économie collaborative est devenue un sujet d'intérêt majeur, qui touche une multitude de secteurs économiques. Les échanges marchands entre particuliers sont en augmentation massive grâce aux plateformes Internet qui se développent dans de nombreux domaines :
    Transports, le logement, le tourisme la finance, etc. Mais cette révolution des usages et des structures économiques bouleverse les catégories juridiques classiques et impose une réflexion de fond, comme l'a montré le cas récent d'Uber.
    Cet ouvrage explique les principes de l'économie collaborative et dresse un panorama des principaux secteurs concernés. Les auteurs font le point sur les opportunités, les droits et les risques, pour chacun des acteurs : augmenter ses revenus, responsabilité des plateformes, obligations vis-à-vis du produit (vente, location, dépôt), statut du travailleur, protection du consommateur, concurrence avec les modèles traditionnels, flux financiers, etc.
    Par son approche transversale, l'ouvrage apporte également des réponses sur les spécificités propres à certains secteurs (notamment les transports, le tourisme ou la finance) ainsi qu'une analyse des règles régissant ces nouveaux comportements. C'est un outil à la fois pratique et prospectif qui permet de comprendre comment assurer la sécurité de tous les acteurs (entrepreneur et usagers), tout en garantissant une faculté d'initiative économique et sans brider les capacités productives et innovantes.

  • L'Allemagne, le pays le plus grand et le plus riche de l'Union européenne, se souciait plus de sa compétitivité et de sa croissance que de son rôle sur la scène internationale. Forte de sa suprématie économique, sa ligne politique était en phase avec son dicton : « Épargner d'abord, acheter ensuite. » Aujourd'hui, avec les crises et les tensions internationales, l'Allemagne est confrontée à la réalité de son hégémonie et à des voisins qui veulent lui arracher des concessions au nom de la « solidarité européenne ». Cet ouvrage retrace l'histoire de l'hégémonie allemande, de Bismarck à nos jours, et analyse la manière dont cette nation est devenue la « puissance du centre » en Europe. Mais « trop grande pour équilibrer les puissances et trop petite pour l'hégémonie », l'Allemagne, incapable aujourd'hui d'assumer un rôle politique, pourrait faire voler en éclats l'unité européenne.

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  • Transformer le corps humain en faisant appel à la technologie, implanter dans le corps des composants artificiels, mixer le biologique et l'électronique, développer de nouveaux sens, augmenter les capacités humaines... telles sont quelques-unes des finalités du body hacking.
    Portée par la recherche scientifique qui, depuis plusieurs décennies, cherche à tirer parti du numérique, de l'électronique et de la robotique pour guérir ou améliorer le quotidien de patients souffrant de pathologies et handicaps sévères, la démarche a évolué récemment. Aujourd'hui, ce sont des individus eux-mêmes qui poussent la logique de liberté individuelle à son paroxysme, en entreprenant sur leur propre corps des modifications physiques parfois extrêmes.
    À la croisée du " hacking " et du transhumanisme, cette tendance s'inscrit dans la logique de modifications corporelles plus anciennes et bien établies, comme le tatouage et la chirurgie esthétique. Mais désormais, ces modifications ne sont plus à caractère esthétique : elles visent à enrichir les sens, doter le corps de fonctionnalités nouvelles - et améliorer l'humain en en dépassant les limites. Une démarche qui soulève des questions inédites, au plan scientifique, social ou moral - et nous force à repenser l'avenir et même, peut-être, la définition de l'humain.
    Qui sont ces " pirates de l'humain " qui utilisent la technologie pour transformer leur corps et en redéfinir les contours ou les fonctions ? Quels sont les dangers de cette démarche ? S'agit-il d'une tendance de fond ? Jusqu'où ira-t-on en matière d'amélioration de l'humain ?
    Ce livre, résolument ancré dans la réalité scientifique d'aujourd'hui, part à la rencontre d'individus plus audacieux ou plus fous que la moyenne, qui nous interpellent et nous forcent au questionnement, sur des sujets qui concernent chacun d'entre nous.

  • La majorité de la population n'en a encore jamais vu, et pourtant les drones occupent déjà une place majeure dans notre imaginaire collectif. Ils ont conquis nos esprits avant même de conquérir nos territoires. Leur arrivée imminente nous est présentée comme inéluctable : ils nous délivreront de la guerre ou nous livreront des livres et des pizzas en 10 minutes !
    S'agit-il du même type de prédiction qui nous assurait - il y a près d'un demisiècle - de l'avènement rapide des voitures volantes ? Mais qu'est-ce qu'un drone au fait ? Et pourquoi tant d'intérêt ? Faut-il s'en préoccuper ?
    Nous sommes arrivés au moment où il est devenu nécessaire de prendre du recul, de replacer le drone dans son contexte technologique et social. C'est ce que propose cet ouvrage. Pour tout comprendre des drones, et aussi pour prévoir et anticiper. Car le drone fait partie de ces technologies naissantes qui nous poussent à faire de la prospective pour tenter de tirer le meilleur parti des bouleversements à venir. Nous n'en sommes aujourd'hui qu'aux balbutiements, mais ce que voyons fonctionner dans les laboratoires est d'ores et déjà impressionnant.
    Destiné au grand public comme aux passionnés, Les drones débarquent !
    Aborde, sur un mode didactique et accessible, la question des drones dans toute sa complexité : sommes-nous à l'aube d'une troisième révolution ? Quels sont les types de drones et comment fonctionnent-ils ? Votre entreprise utilisera-t-elle des drones ? Quelles industries pourraient être ménacées par l'avènement des drones ? Actuellement, qui peut les utiliser ? Les drones sont-ils un risque pour la vie privée ? Qui sera le « Google » du drone ?
    L'auteur apporte à cet ouvrage toute son expertise, dans un style clair et agréable, pour permettre à tous de comprendre les enjeux technologiques, sociologiques, politiques, éthiques, économiques et ludiques de ce sujet d'avant-garde.

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  • Depuis plus de 30 ans les économistes et statisticiens sondent sans relâche le fameux trou de la sécurité sociale. L'ensemble de l'échiquier politique et les experts clament La France est écrasée sous le poids des charges sociales. Pour certains, la sécu et son financement par les charges est une entrave à la compétitivité, pour d'autres, c'est la cheville ouvrière du progrès et de la croissance. Pour tous, ce pivot de notre modèle social se retrouve au coeur des équilibres économiques et des programmes politiques et donne lieu à des prises de position tranchées et opposées.
    L'ouvrage très documenté retrace et analyse les racines et les évolutions de la sécurité sociale.
    Il en décrypte les mécanismes, l'organisation et les circuits de financement. Le sujet de la sécurité sociale est à la fois économique et éthique. L'auteur brise de nombreuses idées reçues et livre les clés indispensables pour comprendre notre modèle social et se forger sa propre opinion sur sa pérennité et ses besoins de transformation :
    - Que reste-t-il du « contrat social » mis en place à la fin de la Seconde Guerre mondiale ?
    - Les principes fondateurs ont-ils été dévoyés par une gestion technicienne qui a rendu le système kafkaïen ?
    - À quoi correspond le trou des comptes de la Sécu ?
    - Où passe l'argent de la Sécurité sociale ?
    - Notre modèle social est-il viable ?
    - La sécu est-elle malade de l'absentéisme et de la complexité des aides sociales ?
    - La baisse des charges augmente elle la compétitivité ?
    - La sécu est-elle réformable ?
    Cet ouvrage apporte des réponses précises et livre des propositions pour permettre un financement cohérent de la sécurité sociale afin de faire face à des besoins toujours croissants tout en assurant un modèle social équitable et juste.

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  • Dans le passé, les villes européennes étaient des villes industrielles. Elles sont aujourd'hui devenues des villes de consommation : pour leurs habitants, pour ceux qui transitent chaque jour en grand nombre quotidiennement de leur habitat à leur travail, pour les touristes, et aussi pour ses entreprises et administrations, qui occupent une part importante des surfaces construites et des besoins.
    C'est pourquoi, la mobilité et la distribution des marchandises dans les villes sont désormais devenues essentielles et centrales dans la les politiques urbaines nationales ou locales. Et le simple constat quotidien des camions de livraison qui bloquent les rues, la difficulté pour recevoir de manière simple les livraisons des colis du e-commerce, et la fameuse problématique « du dernier kilomètre », imposent comme évident que la livraison des colis doit être réorganisée. Mais les multiples facettes de ce sujet le rendent complexe.
    Fruit d'une longue recherche, libéré de concepts dogmatiques, et en lien avec les modes de vie et de consommation actuels cet ouvrage didactique expose simplement les problèmes et enjeux et ouvre la voie vers des solutions. Il donne des clés afin d'appréhender ce sujet de manière réaliste et concrète. Il part d'une approche historique sur la façon avec laquelle nos villes étaient approvisionnées dans le passé et l'évolution de la distribution des marchandises. Il pose ensuite les problèmes majeurs rencontrés, notamment liés à l'encombrement et à la pollution des villes. Il recense de nombreuses expérimentations et solutions récemment mises en oeuvre, expose les perspectives de la logistique urbaine au regard de l'évolution de la consommation et des villes et donne des solutions opérationnelles pour accompagner le développement de l'e-commerce plutôt que le subir, pour concilier et équilibrer l'évolution de la consommation, l'écologie, urbanisme, mobilité, et permettre aux commerces de proximité l'accès à l'ecommerce.

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  • Dans son ouvrage La Métamorphose des objets, publié en 2009, Frédéric Kaplan prévoyait la mutation de notre manière d'écouter de la musique ou de regarder des films, la fin des ordinateurs tels que nous les connaissions et l'avènement de l'informatique dans les nuages. Effectivement, aujourd'hui les ventes de tablettes ont dépassé celles des PC, le cloud computing fait une arrivée massiven, et vidéo ou musique se consomment en streaming.
    Dans ce nouvel ouvrage, l'auteur prolonge et termine l'exploration de « la nouvelle métamorphose des objets ». Il répond à des questions de bon sens et pourtant essentielles, telles que :
    GCombien avons-nous d'objets qui comptent ? gPourquoi tant d'objets électroniques comptent-ils finalement si peu dans nos vies qu'on en change souvent, sans états d'âme ? gN'incarnent-ils pas pourtant l'objet désirable de nos sociétés modernes ?
    Par une analyse critique constructive des usages actuels des technologies, il nous fait comprendre, par exemple, que l'attachement que nous croyons porter à certains objets électroniques est souvent trompeur. Car ce qui compte ce ne sont pas les objets, mais les données auxquelles ils permettent d'accéder. Ces objets-interfaces tendent à être sans valeur propre : nous n'aurons bientôt plus de raison de les posséder.
    À terme, peut-être cesseront-ils d'être des produits pour devenir des services.
    Doté d'une une écriture remarquable et souvent ludique, Frédéric Kaplan anticipe les prochaines transformations technologiques qui vont changer nos usages, nos systèmes de valeurs, nos modèles économiques, nos méthodes de consommation et deproduction, telle que la consommation collaborative. Il fait découvrir au lecteur le futur des objets, de l'habitat, de la matière, de l'interactivité, de la conversation, du temps, de la lecture, de mémoire, de la valeur que nous donnons aux choses, etc.
    Cette nouvelle métamorphose des objets est une invitation à réfléchir sur soi-même, sur nos sociétés, et sur ce que nous désirons du futur. Il traite à la fois de design, d'écologie, de sociologie et de philosophie, et surtout de l'importance et de la difficulté de construire des technologies qui enrichissent nos quotidiens plutôt que de les perturber.
    Cet ouvrage propose une vision cohérente et stimulante de ce monde qui vient, par un des rares auteurs à la fois théoricien et acteur de ce bouleversement.

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  • La cybercriminalité est devenue un phénomène mondial. Des millions d'individus, des entreprises, se font piéger par des cyber-escroqueries ou des contrefaçons. Et lorsque vous recevez un courriel qui vous ordonne de communiquer le mot de passe de votre compte bancaire en ligne sous peine de le suspendre, il vous arrive parfois d'hésiter en vous demandant s'il s'agit ou non d'une tentative d'hameçonnage. Cet ouvrage permet de comprendre la réalité de la cybercriminalité et de la contrefaçon, ses enjeux, les implications réelles de tous ses acteurs, et pourquoi cela nous concerne tous. En mettant en évidence le binôme « cybercriminalité-contrefaçon » il révèle les relations entre l'internet et le monde physique : Existe-t-il des organisations criminelles d'envergure impliquées sur internet ? Quel est le rôle des multinationales telles que Google ou eBay dans ce phénomène ? Doit-on assimiler cybercriminalité et cyberterrorisme ? Quelles réponses peuvent apporter les pouvoirs publics ? Quelles stratégies les entreprises doivent-elles adopter ? Que peut faire l'individu pour se protéger ? Dans un style accessible à tous, l'ouvrage ouvre le débat de la cybercriminalité à un public large. Les analyses proposées sont issues à la fois du champ économique, juridique ou encore politique, et dans une perspective internationale. De plus, l'auteur dresse un panorama complet des risques dans l'activité quotidienne des internautes. Il propose également des conseils opérationnels aux professionnels qui doivent faire face à ce phénomène et soulève des réflexions sur le numérique dans la société contemporaine : Qui est responsable de la sécurité informatique ? Qui contrôle tout le système ? « Ce livre témoigne d'un extraordinaire travail de documentation et de compilation critique de sources sérieuses et vérifiées. Il s'adresse à tous, tant Eric Przyswa a su se montrer pédagogue sans jamais sacrifier à la rigueur du traitement et du propos ». Eric Filiol, Directeur de la recherche et du développement industriel à l'ESIEA (Ecole Supérieure d'Informatique Electronique Automatique), expert en cybercriminalité.

  • Quand et où fait-on encore territoire, collectivité, famille dans une société de plus en plus fragmentée ? L'accélération, la mobilité, la disparition des grands rythmes collectifs et l'éclatement généralisé remettent en cause les fondements du vivre ensemble. Face à cette accélération Luc Gwiazdzinski et Vincent Clivio proposent de marquer une pause en s'intéressant tout particulièrement au temps des jeunes et des adolescents sans les considérer comme des tribus disparates définies par leur seul comportement ou comme simple cible marketing. Ils mettent en évidence leurs pratiques, leurs rythmes de vie, leurs mobilités et leurs besoins sans isoler les adolescents du reste la société.
    À partir d'enquêtes, d'outils, de méthodes participatives inédites et d'expérimentations de terrain, ils proposent une autre grille de lecture de cette génération aux limites floues, qui parfois nous inquiète, souvent nous interroge, mais ne laisse personne indifférent. Dans quel monde et à quelle vitesse voulons-nous que nos enfants vivent ?
    Quelle part au monde et quelles modes de relations leur proposons-nous ? Loin des schémas habituels, les auteurs proposent des pistes concrètes qui permettent de respecter le temps particulier de l'adolescence en l'intégrant de façon harmonieuse au temps de la société. Il s'agit de vivre avec eux plutôt que de vivre à côté d'eux.
    Ensemble, avec les jeunes, apprenons à « habiter le temps ».

  • Dans le monde industriel, les objets sont vendus comme des produits sans histoires, inventés par des créateurs anonymes, développés selon des procédés complexes et globalisés, assemblés mécaniquement. Ils semblent commencer leur vie avec l'acte d'achat. Nés anonymes, ils disparaissent sans épitaphes. Pourtant derrière chaque objet vendu, il y a toujours une histoire, des hommes, des choix, une certaine vision du monde. Avec chaque objet acheté, il y a le début d'une relation intime, parfois tumultueuse qui peut durer des années. L'objet est un support de mémoire. Les premiers silex taillés contenaient dans leur structure même à la fois leur procédé de fabrication et leur manuel d'utilisation. Créateurs, désigner, ingénieur, sont en train de concevoir des technologies qui vont redonner à l'objet cette capacité historique.

    Cet ouvrage explique cette métamorphose des objets, explique comment raconter l'histoire des objets que nous créons, réfléchir sur l'histoire des objets avec lesquels nous vivons et créer des objets capables d'avoir une histoire qu'ils pourraient raconter par eux-mêmes. C'est une véritable révolution dans notre rapport au monde que nous allons vivre. Les objets vont apprendre les uns des autres et vont devenir différents au fur et à mesure que l'on interagit avec eux. La valeur marchande des objets ne dépendra plus seulement du marché et de leur coût de fabrication mais aussi de leur mémoire. L'économie va en être profondément modifiée. Ce livre explique, de manière claire et très ludique, comment les objets vont bouleverser notre rapport au monde et notre vie.

  • Avec l'internet et les " nouvelles technologies " apparaît aujourd'hui un paradoxe de la vie privée : d'un côté, nous aimerions pouvoir nous exprimer en toute liberté, de l'autre, nous avons toujours peur d'être fichés.

    Nombreux sont ceux qui affirment que les jeunes internautes seraient impudiques, voire exhibitionnistes, comme si le net se divisait en deux camps : ceux qui montrent leurs fesses sur Facebook, et ceux qui les reluquent. Pourtant, quand on étudie ce que les jeunes font réellement sur ces réseaux sociaux, on découvre qu'ils savent tout à fait y protéger leur vie privée. Et s'ils ne faisaient qu'appliquer sur l'internet les libertés que nos grands-parents ont chèrement conquises au sein de la société ? Dans La vie privée, un problème de vieux cons ? Jean-Marc Manach met en évidence le fait que ceux qui agissent pour faire du net un formidable espace de liberté d'expression jettent les bases de profonds bouleversements sociaux, économiques et politiques, comme les féministes ont pu le faire en levant les tabous sur la sexualité.

    Il démontre que la problématique ne se réduit pas à un problème de génération divisant " vieux " et " jeunes de l'internet ", mais qu'il s'agit d'un véritable enjeu politique et de civilisation. Et que la véritable question est bien celle de nos libertés. Or, sans vie privée, il n'est point de libertés. La société de l'information devenant de plus en plus une société de surveillance, l'auteur en dresse un panorama critique et en décrypte tous les ressorts.

    Cet ouvrage propose également toutes les techniques pour protéger sa vie privée et garantir ses libertés sur l'internet. C'est un livre qui apporte un éclairage inédit à un débat de société essentiel, et qui devrait rassurer tous ceux (parents, enseignants, politiques, etc.) que l'internet angoisse...

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  • Nous entrons de plain-pied dans un nouvel l'âge de la mobilité, avec ce que cela suppose d'enthousiasme et d'excès. Poursuivant et complétant la réflexion engagée dans son ouvrage précédent (Homo Mobilis, le nouvel âge de la mobilité, FYP Éditions, 2010) devenu une référence sur la mobilité, dans Ars Mobilis, Georges Amar porte un nouveau regard sur la mobilité en la considérant comme un art : l'art d'une ville vivable et vivace.

    Nous passons d'un « paradigme du transport », c'est-à-dire d'une optimisation de la fonction déplacement, à un paradigme de la « vie mobile ». Cette transfor- mation, dont le numérique est un facteur déterminant, bouleverse les usages et les valeurs, et jusqu'à nos représentations de l'espace et du temps. La mobilité est de- venue mode de vie, à toutes les échelles et dans toutes les sphères humaines et so- ciales. La « révolution mobilitaire » a commencé. Aujourd'hui, l'acteur de la mobilité n'est plus seulement un voyageur, au sens restreint de celui qui va quelque part, mais un auteur. L'art de la mobilité englobe et déborde l'optimisa- tion de nos déplacements selon les critères habituels (gain de temps). Il produit des choses, du sens, des sensations, de la connaissance, de la santé, du lien social.

    Visionnaire tout en restant pragmatique, Georges Amar nous offre un travail de prospective qui tient autant de la littérature que de la démarche scientifique, un récit dont l'ambition est de procurer un langage « frais », capable de futur.

    Cet essai se compose de deux parties. La première présente l'hypothèse que les enjeux de l'avenir de la mobilité et les champs d'innovation associés sont mieux appréhendés dans le langage esthétique ou artistique ; la visée et la mé- thode. La seconde partie se présente comme un cheminement, un voyage en 51 étapes au pays de la nouvelle mobilité, sous éclairage esthétique.

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  • Avec tout l'environnement numérique dans lequel nous baignons au quotidien, protéger ses données personnelles est devenu une mission impossible. Pourtant, l'actualité et les affaires récentes de surveillance (NSA, Snowden, etc.) nous incitent chaque jour à cette injonction culpabilisante « nous devons nous protéger », ce qui nous enferme dans une espèce de « misérabilisme » de la vie privée.

    Mais que veut dire aujourd'hui la vie privée ? L'enjeu économique du numérique, c'est la marchandisation de nos données personnelles ; l'enjeu politique, c'est la protection de la vie privée. La séparation, auparavant nette, entre espace privé et espace public n'a cessé d'évoluer depuis la révolution industrielle, devenant de plus en plus floue, voire inexistante. Le concept de vie privée est-il pour autant dépassé, inadapté à nos pratiques et notre lecture du monde ?

    Les trois auteurs apportent leurs compétences et leur regard de sociologue, philosophe, juriste et anthropologue pour permettre au lecteur de comprendre le monde digital, de mieux s'y repérer et de développer davantage de capacités d'ac- tion. L'ouvrage s'appuie sur l'expertise d'une quinzaine de fins observateurs de la vie digitale, chacun apportant un angle d'analyse, une manière d'envisager la société actuelle, sans langue de bois : que signifie aujourd'hui la vie privée pour chacun de nous, avons-nous réellement besoin de la protéger, dans quels cas et comment ? Avec des encadrés techniques de type « comment ça marche ? », ce livre est aussi une « boîte à outils » permettant de guider le lecteur. Il permet de comprendre comment et pourquoi soigner notre impuissance numérique, afin de retrouver notre liberté d'agir dans le monde digital.

    Avec les expertises de : Dominique Desjeux (anthropologue), Serge Tisseron (psychiatre), Pierre-Antoine Chardel (philosophe), Jean-Michel Cornu (FING), Jean-Marc Manach (journaliste), Antoinette Rouvroy (juriste, philosophe), Fanny Georges (communication), Nathalie Grandjean (philosophe), Daniel Kaplan (FING), Sophie Vulliet-Tavernier (directrice de la CNIL), Cécile de Terwangne (juriste), Claire Levallois-Barth (juriste), Serge Abiteboul (ingénieur), Nicole Dewandre (ingénieure, philosophe), Claire Lobet-Maris (sociologue).

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