Religion & Esotérisme

  • Dans un récit exceptionnel, l'écrivain Nicolas Diat pousse les portes de l'abbaye bénédictine de Fontgombault pour faire découvrir la vie de ses soixante moines, et nous aider à comprendre le mystère du bonheur si doux qui les habite.

    « Venez, et voyez Fontgombault. Oh, il ne se passera rien de spectaculaire. Mais nos coeurs se réchaufferont. Une petite grâce mystérieuse soufflera. Nous regarderons la lumière traverser l'abbatiale, les arbres des vergers danser dans le vent, les moines marcher au loin, vers les coteaux. Les notes grégoriennes s'élèveront dans les hauteurs mystiques. Nous serons des enfants subjugués par les processions splendides. Nous resterons silencieux. Et nous verrons le beau, le merveilleux, le doux sourire des moines. » C'est par ces mots que Nicolas Diat ouvre Le Grand Bonheur. Ce livre est une invitation à la joie, une invitation à nous faire découvrir la vie des moines pour nous aider à comprendre la paix qui les habite.
    Nous pénétrons dans un monde intemporel, une cité interdite, une société idéale. Pendant une année, nous suivons les bénédictins d'un monastère perdu du Bas-Berry, de la ferme au réfectoire, des ateliers d'art aux salles de classe, de l'infirmerie à l'hôtellerie, de l'imprimerie à la bibliothèque, de l'église au cloître, de la sacristie au scriptorium.
    Ces existences confinées, que l'on pourrait imaginer monotones, sont en réalité extraordinairement riches.
    Transportés à Fontgombault par la plume évocatrice et délicate de Nicolas Diat, nous ne serons plus tout à fait les mêmes en refermant ce livre, et les portes de l'abbaye.

  • « À la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie   conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. » Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec  Nicolas Diat. Son constat est simple  : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Église, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde  : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance.
      Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle  : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré.    Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
      Écrivain et spécialiste reconnu de l'Église catholique, Nicolas Diat est l'auteur d'un ouvrage de référence sur  Benoît XVI,  L'Homme qui ne voulait pas être pape  (Albin Michel, 2014  ; Pluriel, 2018), et d'Un temps pour mourir. Derniers jours de la vie des moines  (Fayard, 2018  ; Pluriel, 2019. Prix du cardinal Lustiger, grand prix de l'Académie française).
      Le cardinal Robert Sarah et Nicolas Diat ont publié ensemble  Dieu ou rien.  Entretien sur la foi( Fayard, 2015  ; Pluriel, 2016) et  La Force du silence  (Fayard, 2016  ; Pluriel, 2017).
     

  • Malgré mes soins attentifs, l'image des saints, des idoles et des stars s'efface lentement dans leurs cadres dédorés. Et sur leurs traces disparues s'avance une autre légende, cortège silencieux et étrangement familier. À sa tête marche la femme que j'ai aimée.

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  • Jésus

    Jean-Christian Petitfils

    • Fayard
    • 5 October 2011

    Jésus est le personnage le plus connu de l´histoire universelle. Près d´un tiers de l´humanité, à des degrés divers, se réclame de lui, de son enseignement spirituel ou de son message éthique. La fascination du public - croyant ou incroyant - à son égard est telle que, chaque année, de nombreux livres lui sont consacrés. Mais, à côté de textes de catéchèse ou de théologie, ce sont souvent d´austères études s´adressant à des spécialistes. En quelques décennies, les progrès de la recherche ont été considérables, aussi bien en histoire, en archéologie qu´en exégèse biblique (manuscrits de la mer Morte, fouilles archéologiques en Israël, reliques de la Passion, etc.). On connaît infiniment mieux aujourd´hui l´enracinement historique et religieux de Jésus et son environnement palestinien. L´originalité du présent ouvrage, destiné à un large public, est d´intégrer ces données dispersées dans un récit biographique, clair, alerte et fluide, s´efforçant de reconstituer le plus exactement possible la vie et le caractère du « Jésus de l´Histoire ». Que sait-on de lui ? Comment était-il perçu par ses contemporains ? Un prophète, un réformateur juif, le Messie attendu par Israël ? Pour quelle raison a-t-il été exécuté ? Quelle responsabilité les occupants romains et les autorités officielles du Temple de Jérusalem ont-ils eue dans sa mort tragique ? Il s´agit donc ici de donner le point de vue de l´historien, rationnel, mais non rationaliste, qui, tout en s´appuyant sur des recherches scientifiques rigoureuses, reste ouvert sur le mystère de la foi chrétienne.

  • Au commencement de Pierre-Henry Salfati se présente comme un essai visant à défaire un contresens majeur qui a émergé après la traduction grecque de la Torah, notamment en ce qui concerne le mot Bereshit ; traduit par « Au commencement ». Salfati remarque qu'il constitue l'un des principaux éléments ayant bâti, dans l'imaginaire collectif, nombre de dissensions et provoqué nombre de conflits. Il s'agit donc ici de tenter de restituer le sens du texte originel.
    Toutes les Bibles du monde font commencer « la » Bible par l'expression « Au commencement ». L'expression est devenue tellement usuelle qu'il peut sembler parfaitement incongru de préciser qu'en hébreu, le mot Bereshit, premier mot de la Torah hébraïque, n'a pour sa part jamais signifié « Au commencement ». C'est tout simplement un mot qu'aucune langue ne peut réellement traduire, on ne le trouve qu'une unique fois dans l'ensemble du livre, aucune autre référence ne permettant de circonscrire son sens littéral. A l'aide du commentaire de Rashi, célèbre rabbin et exégète du xiie siècle, Pierre-Henry Salfati mène l'enquête. Il nous éclaire sur le contresens qui a émergé après la traduction grecque de la Tora, la Septante, et sur ses conséquences considérables dans l'imaginaire collectif occidental, et tente ici de restituer le sens du texte originel.

  • Benoît XVI et le cardinal Robert Sarah ont répondu à l'élan de leurs coeurs. Ce livre fera date. À bien des égards, il est unique. Et, certainement, historique.
    Les débats qui agitent l'Église depuis plusieurs mois ont convaincu Benoît XVI et le cardinal Robert Sarah qu'ils devaient s'exprimer.
    Depuis sa renonciation, en février 2013, la parole du Pape émérite est rare. Il cultive le silence, protégé par les murs du monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican.
    Exceptionnellement, en compagnie du cardinal Sarah, son grand ami, il a décidé d'écrire sur le sujet le plus difficile pour l'Église : l'avenir des prêtres, la juste définition du sacerdoce catholique et le respect du célibat.
    À quatre-vingt-douze ans, Benoît XVI signe un de ses plus grands textes. D'une densité intellectuelle, culturelle et théologique rare, celui-ci remonte aux sources du problème : « Au fondement de la situation grave dans laquelle se trouve aujourd'hui le sacerdoce, écrit-il, on trouve un défaut méthodologique dans la réception de l'Écriture comme Parole de Dieu. » À son analyse implacable répond le texte du cardinal Robert Sarah. Il apporte son éclairage singulier avec la force, la radicalité et la sagesse qui lui sont propres. Nous y retrouvons le courage de la réflexion de l'un des plus importants prélats de l'Église.
    Les deux auteurs se répondent, se complètent et se stimulent. Ils livrent une démonstration parfaite, sans crainte d'ouvrir le débat.

  • Selon les sources les plus anciennes du christianisme, y compris les Evangiles canoniques, Jésus ne s'est jamais identifié à Dieu. Quelques siècles plus tard, au Concile de Nicée, les théologiens chrétiens définissent le dogme de la Sainte Trinité : un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Jésus est l'incarnation du Fils : il possède donc une double nature, humaine et divine. Ce dogme de l'Incarnation devient le pilier fondamental de la religion chrétienne, et le reste encore de nos jours, aussi bien chez les catholiques que chez les protestants ou les orthodoxes.

    Le christianisme est ainsi la seule religion encore vivante à affirmer que son fondateur est à la fois homme et Dieu. Comment les évêques et les théologiens ont-ils progressivement été amenés, au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne, à affirmer la divinité de Jésus ? Sur quoi repose leur raisonnement ? Quels autres regards ont été rejetés car « hérétiques » lors de ces violentes joutes théologiques ? Dans quel contexte politique se sont déroulés ces débats intellectuels qui suscitèrent tant de passions que certains y laissèrent leur vie et d'autres durent prendre le chemin de l'exil ?

  • Attente de Dieu

    Simone Weil

    • Fayard
    • 10 January 1985

    Ce livre nous apprend le vrai sens de l'illumination qui a fait passer Simone Weil d'un agnosticisme anticlérical à une recherche religieuse qui n'a plus cessé jusqu'à sa mort.

    Il apporte aussi la réponse à des questions qu'un public de plus en plus étendu, et de tous les pays, n'a cessé de se poser en lisant les différentes publications posthumes qui se sont succédées de façon désordonnée durant ces quinze dernières années.
    Le titre Attente de Dieu désigne bien l'attitude spirituelle fondamentale de Simone Weil. A condition de l'entendre, non dans un sens passif et définitif, mais comme l'ardente " vigilance du serviteur tendu vers le retour du maître " et comme le stade provisoire d'une recherche qui préfère au plaisir de la chasse l'écoute de la vérité en une intime communion. L'expérience intérieure s'exprime donc dans ces pages avec le double accent de l'intensité et de l'inachevé. C'est un dialogue avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, jusqu'aux niveaux les plus profonds et les plus émouvants de l'existence, dans lequel le lecteur se sent constamment interpellé et entraîné.

    Née à Paris le 3 février 1909, Simone Weil a été élevée dans un complet agnosticisme. Elle éprouve un sens aigu de la misère humaine, qui engendre en elle le plus vif sentiment de compassion envers les pauvres, les travailleurs, les deshérités. Elle est anti-religieuse, militante syndicaliste, éprise de la révolution prolétarienne, mais indépendante de tout parti. Jeune agrégée de philosophie elle partage son salaire avec des chômeurs. En 1934, elle abandonne sa chaire de professeur et se fait ouvrière. En 1936, elle s'engage dans la guerre d'Espagne. En 1938, une illumination transforme sa vie: " Le Christ est descendu et m'a prise. ". En 1941, réfugiée dans le midi, elle fait la connaissance des Dominicains de Marseille et de Gustave Thibon; elle diffuse Témoignage chrétien. En 1942, elle s'embarque pour New-York avec ses parents; elle n'a de cesse de servir, à Londres où elle arrive fin novembre 1942. Mais la souffrance morale, intellectuelle, physique l'achemine rapidement à l'hôpital, puis au sanatorium d'Ashford, où elle meurt le 24 août 1943.

    De toute son oeuvre, ces pages spontanées et brûlantes sont des plus propres à communiquer ce qu'elle appelait ses " intuitions pré-chrétiennes " et à faire comprendre ses hésitations personnelles devant le baptême sacramentel.

  • Saint Paul

    Marie-Françoise Baslez

    • Fayard
    • 8 January 1998

    Paul est surtout connu comme un champion de la conversion des païens. En réalité, l'homme d'action dut composer avec les pouvoirs publics et fut contesté par ses pairs. L'apôtre connut des échecs, et ceux-ci témoignent de l'individualisme des premières communautés chrétiennes.

    Rechercher Paul à travers les portraits stéréotypés que nous en livrent les sources, c'est donc découvrir la différence entre un homme doté de pouvoirs surnaturels, comme l'attendaient les Grecs, et un charismatique qui les renvoie à Dieu. Derrière le portrait du saint apparaît alors une personnalité complexe: un homme qui resta attaché à ses origines juives; un homme doué d'un sens évident de la communication, qui acquit une formidable maîtrise de l'espace politique romain. Un homme, enfin, qui partout suscita des attachements au point qu'on en fit le premier héros de roman chrétien.

    Marie-Françoise Baslez, ancienne élève de l'École normale supérieure, professeur d'histoire ancienne à l'École normale supérieure, est spécialiste d'histoire des religions orientales dans le monde gréco-romain.

  • Au fil d'une retraite solitaire et anonyme de quatre ans et demi hors des institutions monastiques bouddhistes, Yongey Mingyour Rinpotché nous enseigne comment transformer notre peur de mourir en joie de vivre.
    « Un des livres les plus inspirants de l'année. Un témoignage extraordinaire et un enseignement profond qui vous entraînent dans une lecture émerveillée page après page. Un trésor d'idées pour aller toujours plus loin dans la pratique spirituelle et pour extraire la quintessence de notre existence. » Matthieu Ricard Une nuit d'été, à trente-six ans, l'abbé Yongey Mingyour Rinpotché fait le mur : il décide, dans le plus grand secret, d'abandonner le confort de son monastère et le prestige de son nom. Son voyage en solitaire va durer plus de quatre ans.
    Cette aventure humaine et spirituelle, nous la suivons à travers tous les états que traverse le voyageur : jouissance de la liberté, mais aussi difficulté de la solitude et de la gêne. Car l'abbé a fait le choix de pousser le dénuement à l'extrême, jusqu'à frôler la mort.
    Cet épisode le confronte à ses craintes, mais lui apporte surtout une sagesse nouvelle qu'il transmet au lecteur avec franchise et sérénité. Les réponses aux angoisses les plus accablantes se trouvent souvent à l'extérieur de notre zone de confort ; et rechercher la difficulté pour mieux l'accepter nous permet de transformer notre peur de mourir en joie de vivre.

  • Récit autobiographique contant l'initiation chamanique d'une psychologue occidentale.

  • « Dès les premiers instants de son élection, j'ai été touché par le ''parfum d'Evangile'' qui émane de François. Ce pape parle au coeur et touche de nombreuses personnes - croyantes ou incroyantes - car il vit ce qu'il dit et témoigne des valeurs essentielles du message de Jésus : l'amour, la simplicité, l'humilité, le détachement, la joie. Il entend avant tout promouvoir un nouvel état d'esprit afin que l'Eglise retrouve sa première raison d'être : témoigner, à la suite du Christ, que Dieu n'est pas un juge, mais un libérateur, que l'amour qui redresse est plus important que la loi qui condamne, que l'Evangile est un message de vie qui humanise. C'est aussi la raison pour laquelle il se préoccupe du bien commun de l'humanité et apporte une parole forte et éclairante sur les grands enjeux planétaires : la financiarisation de l'économie, les injustices sociales, la crise environnementale. »

  • Associer l'islam aux Lumières peut paraître ambitieux et téméraire. Il n'en est rien. Cette relation est inscrite dans la dynamique amorcée au XIXe siècle et poursuivie par les nombreux réformistes qui ont voulu changer le visage de cette religion en s'appuyant sur le travail de la raison. Ces penseurs ont été taxés d'hérésie.
    Aujourd'hui, le débat est plus que jamais d'actualité : l'islam est-il compatible avec la République ? Quelle est la place et le statut de la parole libre, de la laïcité, de l'égalité des sexes, de la tolérance ou de la démocratie ? Faut-il adapter l'islam à la modernité ou au contraire adapter la modernité à l'islam, ainsi que le prétendent les fondamentalistes ?
    En vingt-sept propositions, Malek Chebel répond à ces interrogations sans masquer les contradictions de l'islam ni éluder les questions difficiles. Interprétation des textes, guerre sainte et fetwa, statut de la femme, corruption, châtiments corporels, crime d'honneur et assassinat politique, démocratie, liberté d'expression et de conscience... tels sont quelques-uns des thèmes qu'aborde l'auteur de ce manifeste appelé à devenir la charte d'un islam nouveau.
    Malek Chebel se fait ici le théoricien de l'« autre islam », un islam fondé sur le réel, dynamique et moderne, tolérant et positif, mais surtout capable de s'insérer dans le monde d'aujourd'hui et de demain.

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  • Les déserts d'egypte et de syrie il y a quinze siècles. un monde dur et nu, hostile à l'homme, mais lieu d'épreuves inoubliables, où l'impossible semble possible. au ive siècle de notre ère, deux hommes, antoine et pakôme, quitteront un monde qu'ils jugent à l'agonie pour s'exiler leur vie durant dans le désert, y fonder les premiers monastères connus de l'histoire chrétienne. des milliers d'autres les suivront, peuplant les solitudes de leurs silhouettes émaciées, brûlées par le soleil, s'enfouissant dans des trous " comme des hyènes ", s'enfermant dans des grottes, des arbres creux comme les reclus, s'installant au sommet de colonnes comme les stylites ou vivant d'herbes e de racines, à quatre pattes, comme ceux qu'on appela les " saint brouteurs ". furent-ils des anges ou des bêtesoe quel homme est mort, quel homme est né en euxoe cette histoire garde encore son secret, mais la fascination subsiste en nous plus que jamais de ce congé définitif donné au monde quotidien, de cette vie menée chaque jour aux frontières de la mort, de cette expérience sans précédent à la recherche d'un monde et d'un homme nouveaux.

    L'auteur: né à limoges en 1925, jacques lacarrière achève en 1950 ses études universitaires, mais il abandonnera très vite diplômes et enseignement pour voyager en méditerranée. de ses voyages, il rapportera plusieurs ouvrages sur la grèce ancienne et moderne, de nombreuses traductions d'auteurs grecs contemporains et cet essai sur les ermites des déserts d'egypte, dont une première version parut en 1960.

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  • Comment lire la Bible ? Quel sens avaient, à l'origine, les mots, les situations, les images que l'on y trouve ? Que nous apprend-elle sur l'homme religieux à l'époque gréco-romaine et sur les développements du monothéisme?
    Construit à la manière d'une véritable enquête menée entre Alexandrie, Jérusalem et Rome, ce livre retrouve les événements et les milieux, mais aussi les courants spirituels où s'est élaboré le christianisme.
    Les questions pour l'historien sont multiples :
    - Qu'était alors la Bible ? Quel contenu, quelle forme avait-elle ?
    - Qu'a représenté le temple entre la guerre sainte des Maccabées et sa destruction par Rome ?
    - Comment s'est défini le monothéisme face à l'Etat grec et à l'Empire romain ?
    - Comment parler de la vie de jésus ?
    - Quelles réalités sociales recouvrent l'expérience de la Pentecôte et les premières missions ?
    Marie-Françoise Baslez, ancienne élève de l'École normale supérieure de jeunes filles, professeur d'histoire grecque à l'Université de Rennes-2, anime un séminaire à l'ENS sur Religions et sociétés dans le monde gréco-romain .Elle est L'auteur, entre autres, d'une biographiede Saint Paul.

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  • D'alexandre le grand à marco polo, de schopenhauer à nietzsche, de cari gustav jung à allen ginsberg, d'helena blavatsky à alexandra david-neel, des transcendantalistes aux stars hollywoodiennes, de nombreux voyageurs, penseurs et artistes occidentaux se sont passionnés pour la sagesse du bouddha. pour la première fois, ce livre relate les grandes étapes de la rencontre du bouddhisme et de l'occident et montre combien le bouddhisme fut, et reste, profondément réinterprété à partir de prismes culturels déformants. la mise au jour de ces imaginaires, notamment celui, très ancien, concernant le mythe du "tibet magique", éclaire en profondeur le succès actuel du bouddhisme en europe et aux etats-unis.
    Cet ouvrage permet également de comprendre pourquoi, après l'échec des grandes idéologies religieuses, scientistes et politiques, le bouddhisme connaît une audience croissante en occident. beaucoup voient en effet dans la pensée bouddhique une spiritualité laïque, une philosophie humaniste et une éthique de la responsabilité particulièrement pertinentes pour répondre aux besoins spirituels des individus et aux grands défis planétaires du siècle à venir. privilégiant l'action sur soi à l'action sur le monde et apportant un juste équilibre entre raison et intuition, le bouddhisme n'est-il pas appelé à corriger les excès d'une civilisation occidentale trop exclusivement préoccupée de maîtrise technique au détriment du sens et de l'intériorité ?



    Informatif et distancié, cet ouvrage permet à chacun de se faire une opinion sur cette rencontre du bouddhisme et de l'occident, dont l'historien des civilisations arnold toynbee n'hésitait pas à affirmer qu'elle constituait " l'évènement le plus significatif du xxe siècle".



    Frédéric lenoir, 37 ans, est docteur en sociologie et chercheur associé au centre d'études interdisciplinaire du fait religieux (eness). il a co-dirigé l'encyclopédie des religions (bayard, 1997) et collabore à l'express.

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  • On prétend parfois que l'«  homme occidental  » serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien.
    À l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir.
    En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
      Historien du judaïsme ancien au CNRS, Ron Naiweld a notamment publié Les antiphilosophes. Pratiques de soi et rapport à la loi morale dans la littérature rabbinique classique (Armand Colin, 2011).

  • L'avènement du xxie siècle marque un retour spectaculaire du religieux. dans cette perspective, une relecture globale de l'islam s'avère nécessaire car, à tort ou à raison, nous croyons connaître les thèmes majeurs d'une religion qui regroupe plus d'un milliard de croyants. au centre de tous les enjeux, le coran, une oeuvre aux multiples facettes et d'une incroyable profusion de sens.
    Qui l'a lu ? qui l'a compris ? grâce à ce dictionnaire encyclopédique du coran, malek chebel, anthropologue des religions et spécialiste incontesté de l'islam, se propose de recenser et d'éclairer l'ensemble des concepts qui fondent l'univers coranique et, partant, celui des musulmans.
    Une lecture féconde, destinée à tous, qui nous permet de mieux aborder le monde contemporain.

  • L'alphabet hébraïque se compose de 22 lettres. Pas uniquement un outil pour l'écriture ou le langage, elles sont, selon la cabale et le Talmud, à l'origine de la création du monde. Chaque lettre correspond à une valeur numérique, ce qui a permis aux maîtres de la Torah de développer une dimension cabalistique de l'interprétation de la Torah, la « Guématria ».
    En 22 chapitres qui constituent autant de récits merveilleux que de prétextes à confronter des interprétations religieuses ou morales, Josy Eisenberg et Adin Steinsaltz font comprendre à tout lecteur - croyant ou pas - le sens profond de la valeur intemporelle des textes bibliques.

  • " Le yoga est plus célèbre que connu ", écrivait naguère le préfacier du Hatha-yoga-pradipika. Si le mot yoga n'a pas encore perdu toute sa fascination sur les profanes, celui dont on parle n'est guère qu'une gymnastique. Or, si l'utilisation des forces corporelles est à la base du hatha yoga (hatha = force) c'est afin de parvenir par une voie rapide et violente à une parfaite intégration de tous nos pouvoirs, y compris ceux de l'esprit. On s'en aperçoit clairement en lisant cette première traduction en français du plus complet et du plus ancien traité sanskrit qui nous soit parvenu.

    En fait, il n'existe qu'un seul yoga, embrassant toutes les facultés humaines. On peut donc le regarder comme une véritable science de l'homme intégral. Catégorie propre à l'Inde, il a marqué entièrement sa tradition et la plupart de ses écoles recoururent à lui pour parvenir à la délivrance par réintégration à notre Principe.

    Le Hatha-yoga-pradipika, avec les commentaires et les illustrations qui l'accompagnent, est la mine par excellence de nos connaissances sur un sujet qui n'intéresse pas seulement les spécialistes mais aussi tous ceux, psychologues et autres, qui s'efforcent de saisir les ressorts secrets qui unissent le soma au psychisme. Seuls, toutefois, ceux qui font l'expérience directe de cette science millénaire peuvent rendre compte de son exactitude, une preuve vécue étant indispensable dans toutes les traditions non occidentales.

    Le Hatha-yoga-pradipika est l'oeuvre d'un certain Cintamani qui semble avoir vécu au XVe siècle. Il s'appuie sur deux traités (le plus important est perdu) qui faisaient autorité avant lui et qui sont attribués à Goraksanatha, yogin célèbre du Xe siècle.

    La traduction du Hatha-yoga-pradipika est précédée d'une étude éclairante, par Mme Tara Michaël, sur les traditions çivaïte et tantrique, sans la connaissance desquelles les buts du hatha yoga demeureraient quasi inintelligibles.

  • « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir et donner ma vie pour les autres. » C´est par cette déclaration que le pape François entamait son pontificat, prenant exemple sur les enseignements de Jésus, lors de sa messe inaugurale place Saint-Pierre en mars 2013.Dans ce livre qui réunit textes inédits et homélies exemplaires, on retrouve l´essence de sa vision du monde dans une réflexion claire et pénétrante qui brille par son intelligence et remue l´âme. S´adressant à tous, le pape François livre avec ferveur le message de l´Évangile tel qu´il vibre dans son coeur : faire de tout le monde son prochain, créer un nouveau chemin, ouvrir le dialogue, ne laisser personne au bord de la route.Conscient de la fragilité de notre époque dans bien des domaines, dans notre vie personnelle, au sein de notre famille, de notre travail, de notre société, le pape François invite les hommes et les femmes de bonne volonté à créer une nouvelle citoyenneté, à construire ensemble un foyer où les portes soient ouvertes à tous. Pour aller à la rencontre de son prochain.

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  • Il fait Dieu

    Didier Decoin

    • Fayard
    • 8 October 1997

    Vingt-deux ans après sa première publication, ai-je un mot à ajouter ou à retrancher à Il fait Dieu ? Non.
    Même si, depuis, j'ai largement avancé dans mon âge d'homme, l'éblouissement de cette "rencontre" ne s'est pas fané. Il y a des choses trop fortes pour être dites avec d'autres mots que ceux de la toute première émotion. D'ailleurs, le "temps" de Dieu n'oscille pas du jour à la nuit, du soleil au brouillard : quand il fait Dieu, c'est pour toujours. Mais si Dieu résiste a toute usure, les livres meurent.
    Celui-ci était devenu introuvable, alors même que de, nombreux croyants - et incroyants - le réclamaient. C'est pour ces nouveaux lecteurs que j'ai accepté cette réédition sans retouches.
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  • Dans cet essai, Marie-Françoise Baslez explique comment les évêques des premiers siècles, que leurs lettres révèlent comme des hommes de relation et d'échange, ont peu à peu structuré un christianisme éclaté et pluriel. On y découvre une « Église des réseaux », construisant son unité dans la diversité, en communion par la communication. Ces évêques furent de grands épistoliers, qui écrivaient à leurs communautés des lettres informatives et réactives, surtout dans les moments de crise, et qui s'écrivirent beaucoup entre eux en créant les conditions de fonctionnement d'une Église synodale.
    Rapportant les débats, affrontements et ruptures qui agitaient les chrétientés locales, les correspondances épiscopales, souvent peu connues et en partie inédites, donnent accès à un monde complexe et foisonnant en posant les fondations d'un gigantesque édifice, l'Église catholique.
      Après Saint Paul (Fayard, 1991, 2013), Les persécutions dans l'Antiquité, victimes, héros, martyrs (Fayard, 2007, prix Chateaubriand) et Comment notre monde est devenu chrétien (Points-histoire, 2011), Marie-Françoise Baslez, historienne des religions, professeur émérite à l'université de Paris Sorbonne, publie Les premiers bâtisseurs de l'Église, qui vient enrichir une synthèse sur l'histoire des premières communautés chrétiennes et du christianisme primitif.

  • Il nous a paru particulièrement opportun d'inaugurer cette nouvelle série de documents spirituels, collection dirigée par jacques masul, par une suite d'essais du regretté thomas merton, essais consacrés au rôle de la contemplation dans la vie humaine et aux sommets qu'elle atteint en extrême-orient.

    Au moment où l'humanité s'interroge sur son destin et où l'eglise se cherche de nouvelles formes d'adaptation à un monde en complète transformation, thomas merton a voulu rappeler aux chrétiens comme aux non-chrétiens que l'avenir de l'homme ne se situe pas seulement au niveau du social mais également du spirituel. aussi lui paraissait-il impératif d'aller au plus profond de notre être essentiel pour retrouver ce qui, en nous, appartient à l'éternel. pour y parvenir il s'était tourné depuis longtemps vers les traditions religieuses de l'asie, notamment le bouddhisme et le taoïsme. il eut une intuition géniale de leur originalité dont témoignent les études que nous publions dans zen, tao et nirvâna.

    Thomas merton méditait depuis bon nombre d'années sur les doctrines asiatiques et il est un des rares chrétiens qui ait compris le sens réel du métaphysique en orient, expérience vécue et non spéculation sur des principes mis au service de la religion. mort prématurément, il n'a pu accomplir la tâche que l'on attendait de lui. il nous montre cependant la voie vers laquelle doit s'effectuer la confrontation avec les traditions non chrétiennes pour parvenir au véritable oecuménisme, celui des âmes et des coeurs que beaucoup appellent ardemment de leurs voeux. de plus, il pensait que le renouveau de l'eglise ne se fera qu'au contact vivant avec ces traditions qui seules peut-être seront capables de faire naître une nouvelle conscience chrétienne dont il esquisse les contours dans un essai capital au début du livre.

    L'auteur:
    De nationalité américaine, thomas merton est né le 31 janvier 1915 à prades, dans les pyrénées orientales, où ses parents étaient venus s'installer.
    Il entreprit ses études à montauban au lycée ingres et les poursuivit à cambridge avant de les terminer à l'université columbia de new york où il était rentré en 1935.
    1938 marque sa conversion au catholicisme et thomas merton entre bientôt à la trappe au couvent de notre-dame de gethsémani dans le kentucky. il devait mourir accidentellement à bangkok le 11 décembre 1968. thomas merton à la demande de ses supérieurs écrivit de nombreux livres, parmi lesquels le récit de sa conversion connut en france un grand succès sous le titre " la nuit privée d'étoiles ".

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