Fage

  • Les collections sur support papier ou carton comptent probablement parmi celles que l'on rencontre le plus souvent dans les institutions patrimoniales :
    Centres d'archives, bibliothèques, fonds et maisons d'artistes, collections de musées de beaux-arts, affiches, photographies, etc.
    Si les techniques de conservation préventive permettent de protéger physiquement ces documents fragiles, la question des objectifs de la conservation et de la restauration reste posée. Au choix de conserver et/ou d'exposer, ou d'intervenir pour présenter, vient désormais s'agréger d'autres interrogations : faut-il toujours conserver, même des doublons ou des oeuvres multiples, comment conserver des témoignages artistiques ou documentaires en tenant compte de la spécificité de leur support, comment conserver et présenter des oeuvres conservées et organisées en albums ?...

    Convaincue de la nécessité d'un dialogue entre professionnels sur ces questions, l'AGCCPF PACA (Association générale des conservateurs des collections publiques de France - Section Provence-Alpes-Côte d'Azur) a souhaité rassembler dans un volume les contributions des conservateurs et restaurateurs aux trois journées d'étude sur les collections d'art graphique organisées à Marseille par Élisabeth Mognetti et Katia Baslé.

  • L'activité de la conservation-restauration des biens culturels et le fonctionnement des institutions muséales ont connu ces dernières années des évolutions qui requièrent, outre l'harmonisation d'une terminologie professionnelle, de lancer de nouveaux ponts institutionnels entre les deux entités afin d'en améliorer les collaborations futures.
    Dès 2008, le Référentiel européen des professions muséales élaboré par l'ICTOP-ICOM définissait en termes généralistes les orientations futures qu'il convient d'adapter aux situations locales et aux contextes concrets. Quels sont les fondements de cette réorganisation au sein des musées ? Quel impact aura-t-elle sur les pratiques et les activités quotidiennes de la conservation-restauration ? Sur les marchés ? Quels acquis déontologiques, techniques ou scientifiques devront être priorisés dans un avenir proche ? Autant de questions qui furent au centre d'une journée d'études organisée en association avec la Fédération Française des professionnels de la Conservation-Restauration le 15 octobre 2009 au Musée d'histoire de Marseille.

  • Ce 8e numéro de la collection exos poursuit la réflexion amorcée dans le n° 3 : il est, comme lui, consacré aux enjeux européens, économiques et sociaux qui bousculent l'héritage muséal.
    Notre association considérait déjà que la survie du patrimoine ne pouvait être assurée sans y associer étroitement toutes les couches de la société. aujourd'hui, la convention-cadre du conseil de l'europe consacrée à " la valeur du patrimoine culturel pour la société ", apporte les textes de "droit au patrimoine" dont nous avons besoin. cette convention publiée en octobre 2005 à faro n'est toujours pas ratifiée par l'état français.
    Nous nous proposons d'en assurer une ratification citoyenne en l'appliquant et en la diffusant largement. la thématique proposée en titre se situe là ; elle apporte une contribution, ciblée sur la notion de valeur, dans le débat associatif et démocratique.

  • Les 12 et 13 juin 2007, le premier séminaire de Peyresq a été organisé par deux conservateurs exerçant à Marseille : Christine Breton, du programme européen de patrimoine intégré et Mireille Jacotin, du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. Depuis 2002, l'association AGCCPF interroge les rapports entre le patrimoine et l'Europe en construction. Dimension conflictuelle du patrimoine s'inscrit dans ce cadre. Cette notion difficile nécessitait un site de retrait et de paradoxe ; que soient ici remerciés Nadine Gomez, qui a eu l'intuition de Peyresq, foyer d'humanisme, et, pour son accueil, l'ABSL Nicolas Fabri de Peiresc. En équilibre instable, au bord de la falaise, près du ciel et enracinés dans la longue durée du site, nous avons pu ouvrir ce premier volet. A suivre en juin 2008.

  • Les plus beaux objets ou documents exposés ne représentent qu'un faible pourcentage des fonds patrimoniaux conservés dans nos musées, dépôts de fouilles ou centres d'archives.
    L'essentiel est en réserves, espérant un regard attentif. Pourtant, ces collections, invisibles et donc méconnues du grand public, réclamées par les chercheurs universitaires, les étudiants, les collectionneurs, sont le plus souvent accessibles sur demande pour une communication ponctuelle. Les protocoles de communication sont adaptés aux contraintes des établissements et à chaque type de collection.
    Suivons l'objet numismatique, archéologique ou le document d'archives et interrogeons-nous, en prenant comme exemples les expériences différentes vécues à Arles, Marseille et Nice, sur les meilleures conditions de consultation des objets hors exposition pouvant être proposées aux publics dans le respect de la sécurité des collections et de la législation.

  • Si les questions juridiques n'ont jamais été étrangères aux responsables de structures culturelles, la gestion des droits des oeuvres d'art et des objets acquis, conservés et exposés est aujourd'hui plus complexe qu'elle ne l'a jamais été, du fait tant de la diversification des collections (photographies, multiples, installations multimédias, enregistrements sonores, etc.) et de leur immatérialité croissante, que de l'émergence de nouvelles pratiques liées à la numérisation, de nouveaux modes de diffusion des collections auprès des publics et de métiers spécifiques (designers, scénographes sonores...). Ces évolutions mettent au coeur des établissements la notion de droits multiples et exigent d'eux qu'ils adoptent une pratique contractuelle définissant les droits de chacun et leurs limites. Ce numéro de la collection eXos rassemble les interventions de professionnels lors de deux journées d'études organisées par l'AGCCPF-PACA autour de ces problématiques, la première (Grasse, février 2010) consacrée aux problèmes juridiques posés par la collecte et la gestion des droits photographiques, la seconde (Gap, mai 2010) plus particulièrement centrée sur les enregistrements sonores et vidéo et leur intégration dans un parcours muséographique.

  • Alors que la politique des musées tend plutôt à aplanir les tensions des sociétés d'aujourd'hui, la session 2007 des Entretiens de Peyresq avait ouvert une réflexion pionnière sur la dimension conflictuelle du patrimoine, générant des débats de fond qui imposaient d'approfondir la thématique.
    Sous forme d'une journée d'études "sur le terrain" (Marseille, 3 avril 2008), les deux conservateurs du patrimoine à l'initiative de ce séminaire, Christine Breton (programme européen du patrimoine intégré de la Ville de Marseille) et Mireille Jacotin (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Marseille) ont donc proposé un chapitre 2 visant à mettre plus particulièrement au jour la valeur (économique et symbolique) conflictuelle du patrimoine.
    Sur le site choisi pour cette application concrète - le "vallon des Carmes" aux Aygalades -, les conflits culturels, mémoriels et patrimoniaux furent inventoriés au cours d'une marche avec les habitants avant de faire l'objet de débats plus complexes conduits par Altan Gokalp (anthropologue, directeur de recherche au CNRS) et Gabi Dolff-Bonekämper (historienne de l'art, professeur à l'Institut de planification urbaine et régionale de l'université technique de Berlin et experte auprès du Conseil de l'Europe).
    Autour des notions d'altérité et de mémoire partagée, de ville interculturelle, de durabilité et de valeur conflictuelle du patrimoine, le 3 avril 2008 expérimentait ainsi un processus qui devrait poser un jalon dans le nouveau musée démocratique européen dont il reste à inventer les formes.

  • Face à une fracture sociale qui s'aggrave, le musée ne peut plus être seulement un lieu de recherche réservé à un petit nombre ou une institution-spectacle pour la consommation de masse.
    Il doit plutôt s'affirmer comme un lieu où se nouent de nouveaux liens sociaux, devenir un catalyseur et un animateur du lien sociétal. quelles pratiques de sensibilisation les structures culturelles peuvent-elles inventer pour éviter l'exclusion et honorer les missions précisées à l'article 2 de la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de france ( " rendre leurs collections accessibles au public le plus large " et " concevoir et mettre en oeuvre des actions d'éducation et de diffusion visant à assurer l'égal accès de tous à la culture ") ? quelles actions de proximité peuvent-elles mettre en place, et, pour ancrer l'exercice de la citoyenneté dans les valeurs patrimoniales, sur quels relais peuvent-elles compter dans le réseau associatif ? ces questions ont été au coeur de la journée d'études musée : outil de lien social ? organisée à grasse le 24 mai 2007 par la section régionale provence-alpes-côte d'azur de l'association générale des conservateurs des collections publiques de france.

  • Faut-il avoir peur de l'art contemporain ? fut l'intitulé d'une journée d'étude consacrée aux lieux de diffusion de l'art contemporain et aux divers modes opératoires adoptés pour constituer une collection d'art vivant.
    Comme le démontrent les expériences présentées et confrontées dans ce numéro d'eXos - celles du CAIRN Centre d'art à Digne, du Mamco à Genève et du Frac Paca à Marseille -, l'art contemporain est non seulement capable de rencontrer l'adhésion et la confiance d'un public élargi, mais il peut être aussi le creuset d'une réflexion muséographique globale et le vecteur d'attitudes et de modes de fonctionnement singuliers : un musée et une réserve naturelle invitent à l'expérience physique de la marche en montagne à la rencontre des oeuvres (Digne), un musée travaille contre l'idée de permanence, les expositions temporaires participant d'un processus général de production du musée comme exposition (Genève), des artistes et des partenaires travaillent ensemble sur des oeuvres-projets (Marseille)...

  • L'Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France section PACA a organisé en mai 2006 au Musée de l'Arles et de la Provence Antiques (Presqu'île du cirque romain à Arles), une journée d'études intitulée "Archéologie sous-marine et musées".
    Ce nouveau volume de la collection EXOS rassemble la totalité des interventions, et permet de faire le point sur l'actualité de connaissances, à coup sûr spécifiques, mais trop rarement mises à la portée des professionnels.

    Après un rappel du cadre juridique qui s'applique aux biens culturels trouvés dans ces zones qui ne sont pas régies par les règlements de l'archéologie terrestre, l'ouvrage traite des divers problèmes que pose la conservation de ces objets soumis à l'agression du milieu marin ou vidés de leur substance par dilution dans l'eau.
    Sont abordés et discutés par des spécialistes du sujet les traitements spécifiques adaptés aux objets ainsi que les différentes techniques de restitution. Des exemples récents de présentations muséographiques ouvrent sur une réflexion quant à l'évolution des pratiques muséales.

  • Ce 12e numéro de la collection EXOS analyse six années de commande d’études menées avec la section régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur de l’Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France. Cette publication accompagne la journée de formation Du bon usage des études, programmée le 11 décembre 2008 à l’initiative d’Agnès Barruol, chargée de Mission Patrimoine au Conseil général des Bouches-du-Rhône.
    Elle se présente comme une chronique/chronologie d’un travail d’observation, de réflexion et d’analyse des différentes pratiques relatives aux musées et au patrimoine, et elle fait le point sur ce que nous, conservateurs membres de l’association, avons appris de cette expérience : il est nécessaire de quitter peu à peu le domaine du management strictement technique et chiffré pour aborder des études plus fines et appliquées au territoire et à nos partenaires.
    L’étude des retombées économiques et sociales des Musées de France en Provence-Alpes-Côte d’Azur menée avec l’Agence Régionale du Patrimoine a suscité une application locale dans le Pays dignois sous deux formes : une analyse économique et sociale et une étude prospective de la dimension coopérative et de sa mesure avec les critères de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF).


  • plus de 230 villes en france détiennent, dans des établissements aux statuts très différents, un patrimoine numismatique.
    bien conservées, les monnaies requièrent des conditions d'exposition que leur petitesse et la grande variété d'informations qu'elles affichent rendent contraignantes. pourtant, qu'elles prennent place dans des salles d'exposition qui leur sont complètement dédiées ou qu'elles participent à un discours muséographique plus large, les collections monétaires, difficiles à mettre en valeur, passionnent le public.
    au travers d'expériences qui sont des témoignages éprouvés (paris, nantes) ou récents (marseille), il est proposé de mettre en évidence les techniques et moyens propres à intégrer l'objet numismatique dans l'exposition et ainsi répondre, espérons-le en la satisfaisant, à la curiosité du public.

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