Editions Sutton

  • Au XIIe siècle, le Codex calixtinus, manuscrit attribué au pape Calixte, rassemble des textes relatifs à saint Jacques et Charlemagne. Ils racontent l'origine de Compostelle. La légende de Charlemagne mobilise les chevaliers médiévaux pour la Reconquista. A leur suite, des pèlerins ont rêvé de Compostelle et se sont mis en route. Ils ont embelli leurs aventures en les racontant. Des poètes ont imaginé des légendes ou des histoires à la gloire de saint Jacques. Les récits, contes ou légendes réunis dans cet ouvrage illustrent la magie de Compostelle. Si saint Jacques n'est crédité que de 22 miracles officiels rapportés par Calixte, chaque pèlerin a pu expérimenter les « petits miracles du chemin ». Et dans la continuité des récits d'origine, la fin de ce recueil témoigne de la construction de légendes contemporaines, indispensables à l'entretien des rêves. Denise Péricard-Méa est docteur en histoire. Sa thèse Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Âge, publiée aux PUF en 2000, a apporté une nouvelle vision du pèlerinage à Compostelle. En 2002, elle a réuni, dans une association indépendante, la Fondation David Parou Saint-Jacques, des chercheurs de plusieurs disciplines pour poursuivre des recherches jusqu'à l'époque contemporaine. Louis Mollaret, ancien président d'associations d'amis de saint Jacques, anime cette association.

  • Les contes et lgendes du Nord-Pas-de-Calais constituent un patrimoine culturel que les gens du Nord ont tiss partir de leur environnement naturel, de leur histoire, de leurs rjouissances ou de leurs terreurs. Ils l'ont tout naturellement transmis chaque gnration au cours des longues veilles hivernales. Nous entrons ici dans un monde trange et merveilleux, o nous suivons de majestueux gants qui se balancent, tournent et glissent sur les pavs en une marche rituelle. Nous clbrons les exploits de Gayant Douai, Lydric Lille, Martin et Martine Cambrai, Jean le Bcheron Steenvoorde, Jean le Corsaire Calais. Il faudra nous mfier de la sorcire Marie Grauette tapie dans les marais de Saint-Omer, mais aussi de la jument blanche, des pierres leves, des dragons, et surtout de la Mort qui rde autour du poirier de Misre... Heureusement, nous rirons des facties de Culotte verte, de la Guerliche et du P'tit Crinchon !

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  • « Madame Vernet a fait choix d'un costume collant, révélateur, couleur de chair, transparent. Les regards se posent sur elle comme des guêpes. Elle sent la piqûre, et mime l'effarouchement, la honte. L'étoffe mouillée fait feuille de papier à cigarette. Elle la pince du bout des doigts, la tapote, mais le tissu retombe et s'appuie. Elle est vêtue de caresses. Quel amant frénétique pourrait d'une étreinte serrer ses formes d'aussi près ? Madame Vernet s'assied par terre. Nous sommes autour d'elle une rangée de messieurs intéressés. L'apparition d'un morceau de chair nous fait ciller. Chaque mari se braque sur la femme du voisin et oublie la sienne. On s'amuse. Les femmes aussi s'amusent. Quand un homme sort de l'eau, ruisselant, les cheveux pleureurs, moulé ou de pauvre académie, elles savent apprécier, sourire, tousser. C'est entre les deux sexes un discret échange d'attitudes. Des gorges baillent, des reins roulent avec lenteur. » L'Écornifleur, Jules Renard, 1892. Bienvenue dans ce petit théâtre balnéaire !
    On y retrouve acteurs et spectateurs dans un lieu particulier dénommé « la plage ». Bonnes manière et règles de savoir-vivre n'ont cessé d'encadrer la pratique des bains de mer depuis que cette activité s'est développée, à la fin du XIXe siècle. De multiples facteurs culturels, religieux ou tout simplement les habitudes ont défini la notion de pudeur, variant également avec le temps et les latitudes. L'auteur s'est donc efforcé, en particulier au travers des chroniques de journaux, de témoignages d'écrivains célèbres ou non, de nous conter la petite histoire des bains de mer.

  • Si cet ouvrage perpétue le souvenir des combattants et leur rend hommage, il n'oublie pas ceux qui restèrent à l'arrière. En effet, Perpignan a accueilli et soigné beaucoup de blessés. Sa population, sous l'impulsion de la section perpignanaise de la Croix-Rouge française, du maire, Joseph Denis, et de l'évêque, monseigneur de Carsalade du Pont, s'est fortement mobilisée pour soutenir l'effort de guerre et accueillir les réfugiés. La vie continuait, mais différemment que ce soit sur le plan social, économique ou culturel.

  • Quand on demande l'origine des foires ou des marchés, depuis quand existent ces grands rendez-vous, la réponse est invariablement « depuis toujours ». Les documents anciens, eux, disent plutôt « de façon immémoriale ». Ce livre s'efforce de répondre à la question avec plus de précision. Les foires constituaient des espaces d'échanges intenses entre ville et campagne. Bêtes et gens s'y mêlaient. On y trouvait de tout, y compris des nouvelles du pays et d'ailleurs. En Franche-Comté, qui demeura rurale très longtemps, les foires et les marchés animaient la vie locale et régionale. Au village, pour rien au monde, on n'aurait voulu manquer ces rendez-vous.Qu'est-il advenu aujourd'hui de ces grandes manifestations d'autrefois?? Ici et là existent des survivances accrochées à de vigoureuses traditions. Désormais, les grandes vitrines de la modernité ont pris le relais de l'ancienne foire. Images et documents de ce livre invitent à un voyage original et pittoresque à travers les étalages d'hier et d'aujourd'hui.Michel Vernus est un historien spécialiste du monde rural comtois. Daniel Greusard, journaliste, enquête sur le terrain et recueille des témoignages. Ils réunissent dans cet ouvrage leurs connaissances et leur passion, tout comme ils l'avaient fait dans La Forêt en Franche-Comté et Métiers du bois en Franche-Comté parus dans la même collection.

  • En un clic, on peut prendre connaissance de la Brière, ou bien la traverser rapidement en voiture. et passer à côté de la magie qui agit en ces lieux. Depuis plus de quarante années, Gérard Guillet s'enracine doucement dans ces îles. Laissez-le vous emporter dans des aventures toujours renouvelées. Les grands mythes, les archétypes de l'humanité ont laissé des traces dans les esprits et dans les paysages. L'auteur mêle sa propre création, sa fantaisie, aux savoirs transmis et recueillis depuis si longtemps. Ce livre est une invitation à la découverte, à la randonnée en Brière. Vous retrouverez les lieux des combats, des rêves et des espoirs anciens. Voyez les dolmens, les tumuli où se cachent les puissances invisibles?! Admirez les ruines de châteaux, de moulins sur les rives et sur les îles. Du milieu de ce dédale de canaux de coulines et de piardes, vous reviendrez enchantés et plus riches. Est-ce cela, finalement, le trésor des krapados ?

  • Le bonheur du paysan » ! C'est souvent par cette expression que les vieux chanvriers qualifiaient le chanvre qu'on appelle ici le chanbre. Il faut dire que les Sarthois entretiennent avec la plante une relation curieuse où se mêlent à la fois passion et déception. Ils conservent le souvenir de la prospérité qui féconda leur pays durant les deux siècles passés, de ces temps bénis où le chanvre apparaissait comme emblématique du dynamisme sarthois. Mais ils ne peuvent oublier les rafales de désillusions qui s'abattirent sur eux, fileurs et tisserands d'abord, qu'ils fussent du monde artisanal ou industriel, et qui affectèrent les campagnes ensuite. Riches de la connaissance intime du milieu dans lequel ils évoluent, les Guides Habitants de l'association Les Amis de Louis Simon ont retrouvé les traces de ce passé glorieux. Avec un infini respect, ils donnent la parole à la foule des anonymes, aux humbles surtout, à ceux dont on dit parfois qu'ils n'ont pas d'histoire ou même qu'ils ne sont pas l'Histoire. Toujours à tort.

  • Casse-museau tourangeau, Poulet en barbouille, Brochet à la façon des gourmets bénédictins, Boeuf à la mode chartraine, Omelette au Maroilles, Tourtière Grand-Maman, Côtes d'agneau de la tante Elise... Vous en voulez encore ? Ça tombe bien ! Car ce petit inventaire à la Prévert est loin d'être complet : 500 recettes, c'est ce que vous propose ce livre, et dans leur jus, s'il vous plait ! Des recettes qui sortent de toutes les campagnes françaises au temps où les buffets de gare étaient synonymes de gastronomie régionale servie par des chefs réputés. Toute la cuisine française de tradition se retrouve dans ces lignes ! Dans les années 1950, beaucoup de voyageurs de commerce effectuaient leurs tournées régionales par le rail. Pour eux, les buffets de gare devinrent rapidement des étapes incontournables. Certains, fins palais et bons gastronomes, prirent des notes : Pendant des années, ils transcrivirent sur de simples cahiers les merveilleuses recettes de terroir qu'ils obtenaient au passage... Bernard Bathiat a patiemment rassemblé ces documents manuscrits retrouvés en vrac dans des archives et des vide-greniers. Il rend ainsi un hommage original et savoureux à la cuisine traditionnelle française, et remet au jour des recettes anciennes tout en suivant les grandes lignes ferroviaires.

  • Comment se fait-il que le pommier, le cidre et le calvados soient devenus aussi emblématiques de la Normandie ? Car ils sont aussi l'apanage de régions comme la Bretagne, et la pomme est le fruit le plus répandu dans les vergers du monde entier ! Le courant folkloriste qui s'est développé entre 1850 et 1950, puis le tourisme, ont joué un rôle considérable dans ce phénomène... Mais l'histoire de la pomme, du cidre et de leurs produits dérivés a connu bien des vicissitudes, alternant périodes de grandeur et de décadence. Cet ouvrage est illustré par plus de 400 images hautes en couleur, pour la plupart très anciennes. L'auteur nous raconte, sans tomber dans la nostalgie, l'histoire d'un patrimoine commun, d'une pratique aujourd'hui quasiment disparue. Au fil des pages, vous saurez tout ou presque de la culture de la pomme, de la fabrication et de la consommation de ce breuvage doré supposé donner l'éternelle jeunesse... Un livre à consommer sans modération.

  • La montagne fut longtemps pourvoyeuse de combattants. La lutte incessante contre la pente et les éléments forgeait des hommes vigoureux, endurants, frugaux, attachés à leur mode de vie. Autant de qualités indispensables au bon soldat. Chasseurs piémontais, spadassins suisses, reîtres allemands, tirailleurs tyroliens, miliciens dauphinois, miquelets catalans ont porté les armes avec vaillance, bien souvent pour des causes qui n'étaient pas les leurs. Souvent aussi, ils furent contraints de combattre pour défendre leur identité et leur liberté, à l'instar des Vaudois du Piémont, des Barbets niçois, des maquisards du Vercors et des Glières ou des Partigiani italiens. C'est à ce survol historique des Alpes en guerre que nous convie le lieutenant-colonel (h) Jean-Pierre Martin.

  • Architecte emblématique de la ville de Tours, Victor Laloux (1850-1937) réalise les trois édifices monumentaux symbolisant l'entrée de la cité dans le XXe siècle : la gare, l'hôtel de ville, et la basilique Saint-Martin. Professeur influent et respecté, il est l'un des derniers représentants de l'académisme triomphant, dont témoignent ses édifices grandioses aux décors opulents. Quarante-cinq ans après le sauvetage in extremis de la gare d'Orsay alors menacée de destruction, l'oeuvre de Victor Laloux, architecte à l'importance admise par tous les historiens, demeure paradoxalement encore méconnue. Quatre historiens de l'art reviennent, dans cet ouvrage, sur le parcours du saint patron des architectes tourangeaux, dont l'esprit est perceptible, dans sa ville, bien au-delà de ses trois réalisations majeures.

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  • Il n'existait jusqu'à maintenant aucune étude d'ensemble sur la présence américaine en Bourgogne pendant la première guerre mondiale. L'ouvrage de Marie-Françoise Barbot comble enfin cette lacune. Le 6 avril 1917, les Américains entrent en guerre au côté des alliés et les premiers sammies débarquent à Saint-Nazaire, avec le général Pershing à leur tête. Quand ils arrivent en Bourgogne le 30 juin 1917, les Dijonnais les accueillent avec enthousiasme et curiosité. Puis ils s'implantent rapidement en Côte-d'Or, mais aussi dans la Nièvre, en Saône- et Loire et dans l'Yonne. Au fil des pages, vous découvrirez les différents camps américains, les relations des soldats avec la population et les conséquences de leur présence. Cet ouvrage, magnifiquement illustré, nous permet de comprendre les liens qui se sont tissés entre Américains et Bourguignons et l'amour indéfectible que la Bourgogne, depuis, porte au peuple américain qu'elle considère comme un peuple frère.

  • Vous connaissez peut-être l'histoire du bassin d'Arcachon ? Mais vous êtes sans doute loin d'imaginer les mille et un secrets de ce petit coin de terre et de mer si souvent décrit et admiré par les écrivains et les poètes ! Avez-vous déjà entendu parler des chasses d'hier et d'aujourd'hui sur la petite mer de Buch, ou des anecdotes autour des pétroleuses, ces premières pinasses à moteur du bassin ? Vous ne savez peut-être pas que les douanes et les douaniers ont marqué de leurs contrôles les côtes de la Gironde, ou bien que l'exportation des poteaux de mines vers le Royaume-Uni était autrefois une activité florissante. Savez-vous qui est René Lescombes, cet aventurier des mers qui voulait traverser l'Atlantique sur un radeau en partant du bassin ? Ce recueil d'anecdotes vous révèle toutes les richesses cachées du bassin d'Arcachon.

  • Dans le panthéon merveilleux de l'Auvergne, il existe toutes sortes de personnages, bons ou mauvais, beaux ou affreux. Il en est de très célèbres, comme la Vierge noire, Odile de Montluçon, Magdeleine de Saint-Nectaire. Mais on y rencontre aussi des êtres obscurs, des créatures au caractère malicieux, mystérieux, dont le souvenir a presque totalement disparu. Heureusement pour nous, Laurence Catinot-Crost est là pour nous entretenir de merveilles que la plupart des gens d'aujourd'hui ont oubliées. Elle nous rappelle, à travers ses contes, que la vie est aussi faite de magie et de mystère... Parfois drôles, souvent gentiment effrayantes, ces petites histoires dévoilent un peu de l'âme auvergnate.

  • La Touraine est terre de prédilection pour le cinéma. Depuis le tournage des Trois Mousquetaires en 1921, les paysages tourangeaux ont servi de décor naturel à quelque 110 longs métrages de fiction (films et téléfilms). Certains sont célèbres comme La Belle et la Bête, Van Gogh ou 1788 ; d autres sont moins connus mais de grande qualité : La Ferme des sept péchés, Le Grand Amour, Douches froides ou Les Revenants. D immenses réalisateurs comme Buñuel, Polanski, Lelouch, Pialat ou Chabrol ont tourné en Indre-et-Loire. Côté acteurs, des stars comme Michel Simon, Peter O Toole, Jeanne Moreau, Carole Bouquet, Jean Marais et Gérard Depardieu sont venues travailler ici. Au total, ce sont 85 communes presque une sur trois qui ont accueilli des tournages. Au pays de Jean Carmet et de Patrice Leconte, ce livre passionnant et richement illustré nous ouvre les portes des tournages et nous en révèle tous les secrets.

  • C'est pour ses trois filles, nées à Strasbourg, mais aussi pour ses sept petits-enfants et pour tous les Strasbourgeois de coeur que Claude Peitz a rassemblé et illustré les plus belles légendes d'une ville dont les racines plongent dans la nuit des temps, une cité qu'il qualifie d'ailleurs de merveilleuse.
    Serait-il chauvin ? A peine. Car aussi loin que l'on remonte dans la mémoire des hommes, Strasbourg fut la ville dont les ambassadeurs, jadis, s'asseyaient à la table des princes et dont la bannière flotte encore à la flèche d'une des plus fabuleuses cathédrales d'Occident.
    Enfin, nul n'ignore que, dans les siècles passés, cette ingénieuse cité inventa l'imprimerie, la saucisse et La Marseillaise. Excusez du peu !

  • Régis Hareau a passé toute son enfance dans une campagne française, en Mayenne. C'était au début des années trente, et cette période l'a profondément marqué.
    Depuis ses jeunes années, il a beaucoup voyagé, changeant de régions et de paysages, emportant ses souvenirs et les confrontant à d'autres habitudes de la vie rurale française, à d'autres traditions. Partout, il a retrouvé la même richesse offerte par une vie proche de la nature : il le rapporte simplement dans ces pages en donnant la préférence à son vécu, cherchant à dépeindre nos anciens, dépositaires d'un savoir transmis depuis des générations et à jamais disparu.

    « Un monde s'évanouit », nous dit simplement Régis Hareau. Alors, en sa compagnie, allons encore une fois « à la rencontre des senteurs et des saveurs généreusement offertes par le sacrifice du cochon ou lors de la fabrication du cidre. Retournons à l'eau vive avec les lavandières. Puis remontons jusqu'à la source de nos souvenirs : une petite classe de la communale où notre savoir s'exprimait dans les odeurs subtiles des encres et de la craie ».

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  • Les contes et les légendes du Pays d'Azur ont pour cadre l'extraordinaire décor qui s'étend du massif du Mercantour jusqu'aux rivages de la Côte d'Azur. Dans cet univers, tout est possible, puisque les outrances de la nature dépassent souvent les excès de l'imaginaire.
    Les contes, histoires orales nées de la tradition populaire, attestent, au travers du merveilleux, de réalités historiques authentiques. Reflets du passé, ils constituent les fondements de la mémoire collective d'un terroir au particularisme évident.
    Edmond Rossi vous ouvre la porte d'un univers où l'émotion se mêle souvent à la magie du mystère.

    Pour un temps, laissez-vous entraîner vers ce monde troublant pour y retrouver la chaude et naïve simplicité des récits de nos ancêtres.
    Edmond Rossi, écrivain niçois, auteur de différents ouvrages consacrés à la riche histoire de sa région, présente ici une anthologie des contes les plus passionnants du Pays d'Azur.

  • Un impétueux tempérament méditerranéen, la verdeur et le pittoresque dun langage coloré tiraillé entre vérité et affabulation, le sens de limage et de la galéjade, voilà en quelques mots la formule magique, seule détenue par tous ces artistes à nul autre comparable, acteurs, auteurs ou créateurs marseillais, toulonnais ou arlésiens. La Provence a connu son âge dor du cinéma entre 1930 et 1960. Une époque constellée de vedettes issues de spectacles régionaux, ces fameuses opérettes marseillaises ou toulonnaises, artistes de la chanson, de lart lyrique, de la comédie ou du café-concert tel Fernand Contandin, alias Fernandel. Vivier de talents, la Provence fut le point de départ dune florissante industrie cinématographique, et des studios surgirent partout, à Marseille, à Toulon ou à Nice. Tous les artisans du septième art tenaient à leur disposition de merveilleux acteurs mais aussi de splendides paysages, des marécages de Camargue aux plaines arides de Crau, des collines embaumées aux spectaculaires calanques, des maquis épais aux splendides barres rocheuses jusquaux rivages bleu dazur. Un Eldorado à portée de caméra Un âge dor achevé avec la fermeture des studios Pagnol, la disparition de Raimu, Alibert, puis Fernandel Berval, Rellys, Andrex, Milly Mathis et bien dautres furent aussi des figures populaires du cinéma provençal. Comme la souligné Marcel Pagnol, même si les films tournés en Provence « atteignent luniversel », ce sont dabord des uvres où dominent laccent, lodeur des collines et tous les sentiments exacerbés des populations des bords de la Méditerranée. Journaliste depuis trente-cinq ans, auteur douvrages de référence sur luvre de Pagnol, Fernandel, Bourvil, Louis de Funès, qui mieux que lAubagnais Jean-Jacques Jelot-Blanc pouvait nous conter avec délice cette histoire de la Provence au cinéma ?

  • A tous ceux qui pensent que le Rhin n'est qu'une frontière, un enjeu politique ou le théâtre de sanglantes batailles, Claude Peitz répond qu'il préfère considérer le Rhin comme trait d'union entre les peuples et les cultures, un fleuve aimé des voyageurs, des pèlerins et des penseurs.
    De même, certains ne voient dans le Rhin qu'une autoroute à péniches aux flots canalisés, aux rives urbanisées et industrialisées. L'auteur privilégie le courant indomptable qui, des Alpes à la mer du Nord, n'a cessé d'inspirer les musiciens, les peintres et les poètes.
    Aucun fleuve au monde n'a engendré autant de contes et de légendes. Mais s'il est loin le temps où les châteaux forts retentissaient du cliquetis des armes, si les nymphes ne charment plus les bateliers de leurs chants mélodieux, si les gnomes et les nains ne peuplent plus le royaume des Nibelungen, si les dragons sont définitivement vaincus, la magie continue et a de quoi fasciner le lecteur.
    Car si les vallées alpestres comme les dunes du plat pays, si les coteaux couverts de vignobles et couronnés de ruines romantiques, si les événements historiques, tragiques ou cocasses ont créé des mythes et inventé des épopées, la vallée du Rhin est aussi le berceau d'une Europe nouvelle, d'une Europe apaisée qui puise dans ces récits légendaires la richesse de ses diversités.
    Claude Peitz, géographe, ancien principal de collège, est né peu avant la seconde guerre mondiale à Strasbourg, ville sur le Rhin et symbole d'une Europe unifiée.

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  • Tout au long de l'Histoire, le cochon se targue d'une symbolique particulièrement controversée.
    Il est ainsi tout à la fois le Monsieur ou le Roi, très respecté des cours de ferme, celui que l'on engraisse et qui assure une maigre part de viande pour agrémenter la soupe.
    Mais il est aussi l'animal que l'on diabolise en raison de sa parenté génétique avec l'homme. Et le dicton d'ajouter : « Avant de tuer le cochon, il faut se fâcher avec lui. » Il le connaît sur le bout des doigts son cochon, Pierre Maréchal, et il lui rend ici un bien bel hommage en nous proposant une sorte d'inventaire à la Prévert dans lequel le meilleur ami de l'homme s'affiche dans tous ses états. Tout est bon en effet pour célébrer sa passion porcine et toutes les disciplines sont conviées : l'histoire, les proverbes, les croyances et autres dictons populaires, un peu de cuisine, des expressions « cochonnes », un guide des foires locales.
    Agrémenté d'une belle sélection de photos et cartes postales anciennes, cet abécédaire joyeux et original nous réconcilie définitivement avec le noble animal, trop souvent et injustement décrié.

  • Bien des légendes limousines furent inspirées par les textes sacrés de l´Eglise et sont aujourd´hui l´héritage culturel de la région. Reflet de la société, ils véhiculent diverses notions : philosophie, poésie, merveilleux, morale, humour...
    Cet ouvrage rassemble des légendes populaires du Limousin connues ou moins connues. On y croise des nymphes et des « fontaines », mais également des animaux mythiques ou des ânes un peu naïfs. On y découvre les légendes liées aux saints, mais aussi celles où plane l´ombre du diable. Parfois drôles, chantantes, souvent gentiment effrayantes, ces petites histoires vous plongeront dans les mystères de la région limousine.
    Ethnologue, historienne, romancière, Laurence Catinot-Crost n´a rien oublié de ses attaches familiales limousines. Si désormais ses pas la mènent à l´autre bout du monde pour les besoins de son métier, elle revient toujours communier à la source de son enfance.

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