Editions Des Regionalismes

  • Né des vagabondages de l'Adour et de ses embouchures capricieuses de Capbreton et du Vieux-Boucau, le vignoble des sables est l'un des plus singuliers de France.
    L'histoire du vin de sable, tourmentée et aventureuse, s'est longtemps construite sur la mémoire collective qui semblait en avoir fait un mythe, d'autant plus que sa production et son savoir-faire avaient disparu. Or, en tentant de reconstituer son histoire, on découvre un passé aux racines médiévales qui a modelé l'économie et les paysages du littoral du sud des Landes. Et ce, dans un contexte géographique hors du commun où le vigneron luttait sans cesse contre les sables et les dunes. Une fois encore, l'Histoire ne dépasse-t-elle pas la légende ?
    Né à Dax en 1959, Jean-Jacques Taillentou est professeur d'histoire-géographie. Président de l'Association Mémoire en Marensin, président de la Société de Borda, il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages concernant le Marensin et l'histoire du littoral landais.

  • Jadis « Littérature », voici le Poète gascon véritable « Patrimoine » tant sa place est forte dans « l'inconscient collectif » des Agenais. Pour chaque commémoration, la sempiternelle question se pose à ceux qui l'aiment : « Connaissons-nous le Poète ? », et chaque fois en répondant oui, nous trahissons notre ignorance.
    Avec le « Jasmin Vrai » publié en 1998, nous avons tenté de combler quelques lacunes ; mais comme toujours en histoire, notre approche de l'Homme et de l'oeuvre s'enrichit en permanence de documents inédits nous le faisant aimer davantage ; mais leur nombre et la nature rendent difficile leur tri, donc leur mise en forme.
    D'où l'idée d'un dictionnaire qui efface la chronologie et facilite l'approche en faisant passer « du coq à l'âne » sans altérer l'intérêt.
    Comme une cohabitation conduit inévitablement à une intimité n'interdisant pas la critique qui peut parfois, mais rarement, transparaître, le titre en était trouvé : « Dictionnaire intime de Jasmin ». Et le temps passant, et nous avec, le cent-cinquantième de la mort du « poète de bien », paraissait une des dernières occasions de repartir sur les traces de « notre Jasmin » en le faisant revivre parmi les siens, son peuple de fidèles, ses amis, ses territoires, ses convictions ou leur manque, le monde « grand ou petit » et ses hommes, « petits ou grands », tous à l'écoute d'une voix sincère et d'une poésie doublement riche d'une langue originale et de sentiments profonds. Sans doute nous sommes-nous laissés attendrir par quelques figures peu communes, des lieux, des comportements, et peut-être trop par notre « voisinage » dont le poète tirait fierté, mais dans un Agen recouvrant le territoire de notre « vieille » Province. Mais tout cela valait bien un Dictionnaire !

  • A la recherche des lavoirs encore « debout », rénovés, et de bassins perdus entre fougère et ronces, Fred Fort a, une nouvelle fois, parcouru les 158 communes de « son » Pays Basque.
    « Ami des vieilles gens » qui gardent toujours souvenir des lieux où elles ont peiné mais aussi chanté et moqué village et villageois, il a donc pu en noter anecdotes et souvenirs... auxquels il ne pouvait qu'ajouter quelques brins de poésie.
    La liste de ces lavoirs établie, la photographie ne peut que compléter une lecture vivante de l'ouvrage.
    Sans oublier que ce livre apportera, de manière non négligeable, sa pierre au patrimoine d'Iparralde.

  • La Lorraine est une terre de passage. Les routes qui la sillonnent du nord au sud et d'est en ouest nous enseignent l'histoire. La Meurthe-et-Moselle est particulièrement intéressante par sa variété toponymique. Qui n'a jamais entendu parler de Nancy, Toul, Pont-à-Mousson, Lunéville, Longwy ou Villerupt ? Tous ces noms évoquent l'histoire, l'art ou l'industrie ; ils ont permis de porter jusqu'à l'autre bout du monde la renommée de la Meurthe-et-Moselle. Ces noms anciens ont évoqué pour nos ancêtres, qui ont baptisé ces localités, autre chose que les connotations que nous leur attribuons, relativement récentes par rapport à l'âge de ces lieux.
    Mais tous les noms de lieux, villages, lieux-dits, montagnes, rivières et étangs ne sont pas aussi aisés à interpréter. Ce livre tente donc de leur donner un sens et cherche des réponses à partir des attestations anciennes en proposant le plus souvent différentes hypothèses.
    Au-delà de la recherche étymologique, l'ouvrage se présente aussi comme une promenade passionnante au milieu des hommes qui ont nommé ces lieux à différentes époques à travers leurs activités, leurs croyances, les paysages, les coutumes. La deuxième partie aborde un aspect historique que la toponymie met en lumière : les différentes époques de peuplement avec leurs habitudes de langage, de l'antiquité à l'époque moderne. C'est tout un pan particulièrement fragile du patrimoine lorrain (et meurthois) que ce livre met en valeur, en espérant apporter aux habitants comme aux touristes une meilleure connaissance de ce patrimoine omniprésent et pourtant si méconnu.

  • En mains la carte de Cassini de 1809, Fred Fort s'est lancé - sur le terrain -, à la recherche des moulins (perdus ou retrouvés) du Pays basque...
    Après avoir cheminé longtemps le long des rivières, torrents et ruisseaux, avoir interrogé les plus anciens sur leurs souvenirs, avoir visité les moulins encore « debout », Fred Fort nous propose un vade-mecum, en texte et en images, de ces moulins de rivière du Pays basque.
    Beaucoup ne sont plus dignes d'être appelés moulins tant il ne reste d'eux que des meules servant de table de jardin ou de pitoyables écroulements, cependant le « temps des moulins » fascine toujours et reste présent dans l'imaginaire de nombre d'entre nous.
    Alors que ce petit livre puisse entretenir la flamme du souvenir et, pourquoi pas ? du renouveau...

  • Résinier jusqu'à l'âge de 26 ans, Claude Courau n'a jamais complètement abandonné l'idée de relancer le gemmage. Depuis quelques années, il a mené, seul ou presque, contre vents et marées, de nombreuses expérimentations sur des pistes jusqu'alors oubliées ou inexplorées.
    Après avoir breveté ses découvertes et convaincu en partie hommes politiques et scientifiques du bien-fondé de ses recherches, Claude Courau entend à travers ce livre faire découvrir et comprendre au plus grand nombre ce que peuvent amener ces projets de relance du gemmage dans les landes de Gascogne. Grâce à la qualité de la résine produite par ce nouveau procédé, peut-être verrons-nous bientôt le « pinhadar » revivre et apporter ainsi une réponse au chômage et à la désertification qui minent nos régions.

  • Jadis, lorsque les navires longeaient de plus près la côte et que la population riveraine composée en grande partie de pirates, essayait par des signaux trompeurs de faire échouer les embarcations afin d'exercer l'horrible droit de bris, les naufrages étaient relativement beaucoup plus fréquents sur le rivage des Landes qu'ils ne le sont aujourd'hui. Les habitants des villages les plus rapprochés du littoral racontent de lugubres histoires qui font dresser les cheveux, et si l'on croit les mauvaises langues, il y aurait parmi les riverains des hommes qui regrettent ce bon vieux temps du pillage et du meurtre... » (1864).
    J.-J. Taillentou, à partir de nombreuses archives, met en lumière l'exacte histoire des naufrages sur cette côte, depuis le XVIe jusqu'au début du XXe siècle. Un passionnant morceau de l'histoire méconnue des Landes maritimes !

  • En mains la carte de Cassini de 1809, Fred Fort s'est lancé - sur le terrain -, à la recherche des moulins (perdus ou retrouvés) du Pays basque...
    Après avoir cheminé longtemps le long des rivières, torrents et ruisseaux, avoir interrogé les plus anciens sur leurs souvenirs, avoir visité les moulins encore « debout », Fred Fort nous propose un vade-mecum, en texte et en images, de ces moulins de rivière du Pays basque.
    Beaucoup ne sont plus dignes d'être appelés moulins tant il ne reste d'eux que des meules servant de table de jardin ou de pitoyables écroulements, cependant le « temps des moulins » fascine toujours et reste présent dans l'imaginaire de nombre d'entre nous.
    Alors que ce petit livre puisse entretenir la flamme du souvenir et, pourquoi pas ? du renouveau... (nouvelle édition, revue et augmentée).

  • Le Moyen Âge connut le temps des Cathédrales qui concerna toute la chrétienté, tant l'aspiration en la foi, la sublimation du Divin, revêtaient, alors, une importance extrême. On connaît moins le temps des Bastides qui ne concerna, dans leur forme spécifique, que le midi de la France, en particulier la Gascogne, alors partagée entre les suzerainetés du roi de France et de ses puissants vassaux.
    Ces fondations durèrent à peine un siècle et demi, mais sont caractéristiques d'une édification urbaine générale qui influa durablement sur la sociologie et la politique des états en perpétuels bouleversements.
    Plusieurs dizaines de villes neuves surgirent des sols que Français, Anglo-Gascons, ducs et comtes se disputaient sur ce territoire morcelé. Aujourd'hui, que restent-ils de ces bastides adaptées aux conditions économiques et militaires d'alors ; que sont-elles devenues après 700 ans d'histoire ? L'ouvrage tente de retrouver les traces de toutes celles que l'on créa dans le département, une cinquantaine au bas mot. De nombreux documents sont perdus, leur souvenir effacé, mais après une enquête minutieuse, une réflexion approfondie, certaines d'entr'elles resurgissent, pour notre plus grand plaisir, des limbes dans lesquelles l'oubli les avait plongées.
    Serge Pacaud, historien et chercheur, a publié de nombreux ouvrages sur divers sujets concernant les départements gascons. Il s'attache, ici, à retrouver les traces encore visibles des bastides du département du Gers qui montrent le riche passé médiéval d'une région que se disputaient les maisons féodales et royales.
    Une nouvelle collection pour découvrir, département par département, les bastides de tout le Grand Sud-Ouest.

  • Après l'histoire des événements politiques et dynastiques de la souveraineté de Béarn, on rentre plus en profondeur dans le passé des Béarnais, leur mode de vie, leurs mentalités, leurs moeurs, leurs coutumes, leurs croyances, etc. Parfois oubliée des historiens, cette étude de civilisation béarnaise est particulièrement documentée.
    La suite et la fin de la souveraineté du pays de Béarn, impressionnante, passionnante et précise monographie historique, en trois volumes (tome I : des origines à Henri III de Navarre ; tome II :
    D'Henri IV à la Révolution ; tome III : la civilisation béarnaise).
    Christian Desplat et Pierre Tucoo-Chala - tous deux furent professeurs à l'Université de Pau - sont, par excellence, les historiens du Béarn. Après le précurseur Pierre de Marca au XVIle siècle, après les érudits du XIXe siècle, ils ont su, brillamment, remettre à jour, compléter et renouveler l'histoire millénaire du Béarn et de ses souverains..

  • Le Moyen Âge connut le temps des Cathédrales qui concerna toute la chrétienté, tant l'aspiration en la foi, la sublimation du Divin, la peur de la vie et de la mort revêtaient une importance extrême dans cette époques superstitieuses. On connaît moins le temps des Bastides qui n'intéressa dans leur forme spécifique que le midi de la France, alors partagée entre la suzeraineté du roi de France, celle du roi d'Angleterre-duc d'Aquitaine et de leurs vassaux respectifs. Ces fondations durèrent à peine un siècle et demi, mais sont caractéristiques d'une édification urbaine générale qui influa durablement sur la sociologie et la politique des états en perpétuels bouleversements.
    Plusieurs dizaines de villes neuves surgirent des sols que Français et Anglo-Gascons, ducs et comtes, se disputaient sur ce territoire morcelé en une foule de fiefs. Aujourd'hui, que reste-il de ces bastides adaptées aux conditions économiques et militaires d'alors, que sont-elles devenues après 700 ans d'histoire ? L'ouvrage tente de retrouver les traces de toutes celles que l'on créa dans le département de Lot-et-Garonne, une soixantaine au bas mot. De nombreux documents sont perdus, leur souvenir effacé, mais après une enquête minutieuse, une réflexion approfondie, certaines d'entre-elles resurgissent, pour notre plus grand plaisir, des limbes dans lesquelles l'oubli les avait plongées.

  • Le Moyen Âge connut le temps des Cathédrales qui concerna toute la chrétienté, tant l'aspiration en la foi, la sublimation du Divin, revêtaient une importante extrême dans cette époque superstitieuse. On connaît moins le temps des Bastides qui n'intéressa dans leur forme spécifique que le midi de la France, en particulier la région aquitaine, dépendant alors de la Couronne anglaise. Ces fondations durèrent à peine un siècle et demi, mais sont caractéristiques d'une édification urbaine générale qui influa durablement sur la sociologie et la politique des états en perpétuels bouleversements.
    Dans la Guyenne et la Gascogne de jadis, plusieurs dizaines de villes neuves surgirent des terres que Français et Anglo- Gascons se disputaient sur la « ligne de front » qui traversait tout le Sud-Ouest actuel. Aujourd'hui, que restent-ils de ces bastides adaptées aux conditions économiques d'alors, que sont-elles devenues après 700 ans d'histoire ? L'ouvrage tente de retrouver les traces de toutes celles que l'on créa dans les deux départements du Lot et de l'Aveyron, régions du Quercy et du Rouergue, une quarantaine au bas mot. De nombreux documents sont perdus, leur souvenir effacé, mais après une enquête minutieuse, une réflexion approfondie, certaines d'entre-elles resurgissent, pour notre plus grand plaisir, des limbes dans lesquelles l'oubli les avait plongées.

  • Les fontaines à dévotions, fontaines sacrées, fontaines miraculeuses, les appellations différent selon les provinces, ont pendant très longtemps, accompagné l'homme tout au long de sa vie en lui apportant le réconfort dans les moments difficiles et des fois, peut être, la guérison de ses maux.
    Ces fontaines, selon les régions étaient plus ou moins nombreuses. La plupart étaient déjà connues au temps des Gaulois, elles étaient sacralisées par les druides ce qui leur donnaient des pouvoirs guérisseurs et divinatoires. Puis, au fur et à mesure de l'avancée du christianisme, les saints remplacèrent les divinités païennes et la plupart des fontaines furent dédiées à un saint et un oratoire ou une chapelle construits à proximité.
    De nos jours, et notamment en Limousin, plusieurs fontaines continuent d'être visitées pour leurs pouvoirs guérisseurs tel les fontaines Saint Eutrope de Courbefy ou les « bonnes fontaines » de Cussac et encore beaucoup d'autres à découvrir.
    L'ouvrage recense les sources et fontaines de la Haute-Vienne telles qu'on les trouve actuellement au XXIe siècle avec leurs rituels et les maux qu'elles sont censées guérir, ainsi que quelques fontaines anciennes et disparues de nos jours.

  • Jean-Louis GUIDEZ nous propose un nouvel ouvrage didactique sur les premiers pyrénéens de la préhistoire, basé sur des découvertes locales archéologiques, anciennes ou récentes.
    Un passeport pour une aventure insolite et touristique, hors les sentiers balisés de la science.
    Un voyage qui débute avec la disparition des dinosaures, dont on retrouve la trace géologique unique et inattendue au Pays basque sur la plage de Bidart, à la rencontre aussi du pottock, animal déjà préhistorique, peint par les premiers peuples de la mer sur les parois des grottes de la région, comme Isturitz.
    Un chemin buissonnier à travers les Pyrénées, françaises et espagnoles, qui passe aussi par les P.-O., la Haute-Garonne, l'Aude, le Lot, et bien sûr la Dordogne, jalonné d'anecdotes inédites et resitué dans l'histoire générale et actualisée des premiers hommes qui peuplèrent la terre, à l'âge lointain des glaces.
    Aujourd'hui journaliste honoraire, après avoir débuté à La Voix du Nord, puis exercé ensuite à La Dépêche du Midi, Jean-Louis Guidez s'est notamment intéressé aux articles scientifiques et en particulier la préhistoire, dans une région qu'il connaît bien, le Sud de la France riche en vestiges des premiers hommes qui le peuplèrent, du Pays basque aux Pyrénées-Orientales, en passant par la fabuleuse Dordogne et l'ensemble du Périgord.

  • La Grande Guerre a fait 10.941 morts creusois ; cette triste statistique place notre département dans les plus touchés du pays. Comme tous les départements ruraux, la Creuse a payé un très lourd tribut à cette Première Guerre mondiale, car les paysans fournissent les rangs de l'infanterie, très touchée par une guerre industrielle dans laquelle les fantassins ont été massivement victimes des armes diverses et variées. À la fin du conflit, le département aura perdu 4,7 % de sa population.
    La Grande Guerre laisse une empreinte profonde dans les consciences. Par ailleurs, la loi du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France, a invité les communes, aidées dans ce cas par l'État, à prendre toutes mesures de nature à « glorifier les Héros Morts pour la Patrie ».
    Ultérieurement, les communes ont été vivement incitées à procéder à l'inscription des noms des morts pour la France des autres conflits sur les monuments aux morts.
    Les monuments aux morts, présents dans presque toutes les communes de France, offrent un intérêt à la fois historique, sociologique et humain. Construits à l'issue de la Grande Guerre, et symbole majeur de la France Républicaine des années 1920, ils deviennent monuments de mémoire pour la Nation tout entière.

  • Après Le Groupe Bernard où il relatait l'histoire de cet important maquis de la Résistance des Hautes-Pyrénées, au cours de la guerre de 1939-1945, Oscar Casin nous propose les portraits de plusieurs Résistants - des Pyrénéens originaires des deux côtés de la chaîne de montagnes - durant la même période. Grands et vrais Résistants restés anonymes et oubliés, pour la plupart, sauf dans le coeur et la mémoire d'Oscar Casin... Et ses talents conjugués de conteur et de dessinateur nous font découvrir ces femmes et ces hommes du peuple qui, à un moment de leur existence et souvent au péril de leur vie, surent se lever contre l'Occupant nazi. Un beau livre de destins émouvants pour se souvenir...

  • A l'orée de la cinquantaine, Henri Queffélec a déjà largement contribué par ses romans à une « défense et illustrations des îles bretonnes ». Au moment où le monde de sa jeunesse prend irrémédiablement fin, il accepte comme un point d'orgue de rédiger un plaidoyer insulaire illustré par des photographies en noir et blanc de Jacques Boulas. Ce texte comme ces images revêtent une précieuse valeur de témoignage sur les îles de l'Armor à la fin des années 1950. Aujourd'hui, 60 ans plus tard, Eric Chaplain a suivi leurs traces au sens propre pour offrir au lecteur du XXIe siècle des photographies en couleur, comme des ricochets temporels qui font écho à la plume queffélécienne...
    Laissons une fois de plus à Henri Queffélec le mot de la fin, puisque malgré tout, contre vents et marées, les îles bretonnes surnagent, hier comme aujourd'hui. La raison en est simple : si les îles auront toujours besoin des hommes pour vivre, les hommes auront toujours besoin des îles pour rêver... : « Dans le message que portent jusqu'à nous les îles bretonnes actuelles figure certainement un souci de témoigner pour d'autres lieux, d'autres peuples, d'autres époques, dont, sous peine d'être des barbares, les nations doivent garder la mémoire. Même si elle est condamnée à demeurer vague » (extrait de l'Avant-propos d'Eric Auphan pour la présente édition).

  • Située aux confins du Bordelais et de l'Agenais, au nord de la Garonne, l'abbaye bénédictine de Saint-Ferme relevait du diocèse de Bazas. L'abbé commendataire placé à sa tête était seigneur haut justicier ; il percevait tous les revenus de l'abbaye, les rentes, les droits seigneuriaux et les dîmes. Il encadrait et réglementait la vie des habitants de sa juridiction qui s'étendait sur les paroisses de St-Ferme, Dieulivol, et Le Puy. A partir de l'étude des archives de la justice seigneuriale, l'auteur apporte un éclairage inédit sur l'histoire de ce pays de l'ancienne Guyenne. Il dresse les portraits des trois derniers abbés et révèle les contours de cette seigneurie ecclésiastique. Il énumère les principaux droits seigneuriaux et décrit les modalités de gestion de la seigneurie dont la perception des revenus était confiée à des fermiers. La justice seigneuriale était une justice subalterne, déléguée par le roi, et l'abbé ne l'exerçait que par l'intermédiaire d'officiers qu'il nommait pour le faire en son nom. L'auteur précise les compétences de la justice seigneuriale ainsi que le droit et la procédure applicables. L'organisation et le fonctionnement de l'institution sont exposés dans la deuxième partie de l'ouvrage : il y évoque les principaux lieux où s'exerçait la justice du seigneur et étudie l'ensemble du personnel judiciaire. Il explique le fonctionnement du tribunal, le déroulement des audiences et le calendrier judiciaire. La dernière partie sert à décrire l'activité de la justice seigneuriale de St-Ferme. Les différentes affaires et procédures conservées dans les archives illustrent l'ensemble de ses attributions.

  • Il y a une vingtaine d'années, Le Parler de Metz et du Pays messin, aujourd'hui épuisé, donnait un aperçu des particularités du français de la partie ouest de la Moselle, en pays roman. Aujourd'hui, pour combler le vide dû à l'absence de travaux sur la question, voici un nouveau dictionnaire remanié, corrigé et augmenté, qui s'intéresse cette fois à l'ensemble du département, car la partie germanophone de la Moselle, aujourd'hui entièrement bilingue, apporte un certain nombre de mots et tournures propres, souvent d'ailleurs compris en Moselle romane, mais pas toujours usités.
    Après les quelques pages de L. Zéliqzon sur le français de Metz, Le parler de Lorraine, vue générale sur les régionalismes de notre région et Le Fichier de Lerouge, plus axé sur les régionalismes meusiens de Commercy, dans la première moitié du XIXe siècle, voici une nouvelle pierre à l'édifice, qui concerne la région la plus intéressante de Lorraine, du point de vue linguistique, mais qui a été fort peu explorée jusqu'à présent.

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  • Depuis le Moyen-Âge, les seigneurs de Lons (localité proche de Pau) sont parmi les premiers barons de Béarn. Au fil des siècles, la dynastie affermira sa puissance et ses biens disséminés tant en Béarn qu'en Pays basque.
    Le dernier seigneur de Lons, farouche adversaire de la Révolution, verra son château livré aux flammes, exception notable en terre de Béarn. Emigration, lutte armée contre la République, confiscation et vente des biens amèneront inéluctablement la ruine de la maison de Lons qui aura perdu, qui plus est, son dernier héritier mort en s'opposant à l'invasion des troupes napoléoniennes en Espagne.

  • A partir du XIXe siècle jusqu'au début de la seconde guerre mondiale, Pau a vécu à l'heure anglaise. Cette petite préfecture a été le lieu de rassemblement d'une partie importante de l'élite britannique. Durant de longues années, les occupations de la colonie anglaise ont rythmé la vie de la cité béarnaise. Pau devient dès la Restauration, une station climatique à la mode ou les plus fortunés des anglais, américains ou continentaux se pressent pour mener une vie extrêmement agréable.
    Grace aux anglais, Pau a hérité d'un patrimoine architectural singulier mais également d'une histoire hors du commun.
    Ce livre révèle un passé unique qui donne à Pau tout son charme.

    Pierre Tucoo-Chala est un historien. Il a été professeur à l'université de Pau et des pays de l'Adour. Spécialiste du Moyen-âge et de Gaston Fébus, il s'est également intéressé à l'histoire de la colonie anglaise de Pau.

  • Après l'engouement des Romains pour le thermalisme, ce n'est qu'à la fin du XVIe siècle que des « baigneurs » réapparaissent dans les Hautes-Pyrénées. A la Révolution, la meilleure connaissance des eaux et de leurs effets, l'intérêt de la faculté de médecine, l'amélioration du réseau routier, les idées positives sur la montagne seront le fondement de cette mode de « prendre les eaux ».
    Ce sera le phénomène de société du XIXe siècle, amplifié par les médias de l'époque, les célébrités présentes, et... le chemin de fer !
    Passées peu à peu de mode, puis relancées par le thermalisme social des années 1950, concurrencées durement par la thalassothérapie, les stations thermales ont connu des jours meilleurs. Elles restent pourtant un atout économique qu'il convient de défendre par des approches du thermalisme certainement plus ludiques et sportives que médicales.
    Histoire passionnante des diverses stations thermales du département que vous découvrirez aux différents stades de leur évolution.
    Voilà une première ! l'histoire comparée des neuf stations existantes aujourd'hui en Hautes-Pyrénées. Et une foule d'anecdotes !

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