Editions De L'aube

  • « Tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, celui qu'il faut gagner, nos véhicules, nos
    avions, nos ordinateurs nous font oublier que ce n'est pas le temps qui passe mais nous qui
    passons. A notre civilisation de l'abondance, il manque le sens ainsi que ce bien suprême que
    représente le bonheur d'être en vie. Car les ressources matérielles et financières peuvent offrir tous
    les plaisirs mais ne peuvent donner la joie, la pleine satisfaction d'exister. » Pierre Rabhi
    Pierre Rabhi appelle à « l'insurrection des consciences » pour fédérer ce que l'humanité a de
    meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions.
    Initiateur de nombreuses actions au Nord comme au Sud vouées à l'écologie et à l'humanisme, il
    participe à l'indispensable conciliation de l'histoire humaine avec la réalité naturelle, seule garante
    de la survie de tous. Selon lui, la crise qui affecte la planète n'est pas structurelle, économique,
    écologique ou politique, mais avant tout profondément humaine. Il pense que notre modèle
    d'existence est erroné et qu'un nouveau paradigme replaçant l'humain et la nature au coeur de nos
    préoccupations - et l'économie, la technologie, la science à leur service - est indispensable et
    urgent. Après avoir mis sa propre vie en conformité avec ses convictions, il personnifie à travers ce
    texte l'homme public qu'il est devenu chemin faisant, en sensibilisant, en témoignant, mais aussi
    en incarnant les alternatives qu'il propose.

  • " Pourquoi être moral ? "
    Comment vivre en se débarrassant de notre soumission, inculquée par les morales appuyées sur le religieux, le surnaturel, les lois de l'Etat ? Ne plus être prisonnier de l'habitude et de l'indifférence.
    Voici l'interpellation de Pierre Kropotkine : trouver cette voie vers une morale, mais une morale libre, conçue par l'individu, fondée sur l'entraide, la fraternité et dans le refus de la mutilation de soi exercée sur chacun au nom de la religion, de la loi, de l'État.

  • Pierre Clastres s'oppose aux interprétations structuralistes et marxistes de la guerre dans les sociétés amazoniennes. Selon lui, la guerre entre tribus est une façon de repousser la fusion politique, et donc empêcher la menace d'une délégation de pouvoir menant aux dérives intrinsèquement liées à la trop grande taille d'une société. Les sociétés « primitives » refusent la différenciation économique et politique en interdisant le surplus matériel et l'inégalité sociale. T out en rendant hommage à Hobbes et à sa théorie de « l'état de nature », Clastres nuance ce constat. La guerre et l'institution étatique, posées dans une relation d'exclusion, chacune impliquant la négation de l'autre, se conditionnent donc mutuellement. Un livre essentiel sur la violence.

  • En quoi la Grèce antique, sa pensée et ses mythes, le lexique de sa langue et ses symboles sont-ils présents dans le Coran, cette parole révélée, reçue et transmise au VIIe siècle par un prophète, un homme qui se disait « ordinaire » ? Comment l'accès à cette parole devenue Écriture a-t-il été barré par un obstacle inévitable, celui d'une formidable machine dogmatique sommant tout lecteur de renoncer à lire et de croire que tout a déjà été lu, une fois pour toutes, hors de nos espaces et de nos temps passés ou à conquérir ?

    Indisponible
  • "Dans la bouche de la charmante marquise, irremplaçable interlocutrice de ses entretiens, l'auteur place cette constatation que la terre est "une grosse pierre qui va par les cieux toutes couvertes de fous". On ne saurait mieux dire à deux siècles et demi de distance... Cette leçon d'astronomie va devenir une grande ouverture sur un siècle nouveau et une nouvelle vision du monde... Une
    composition d'une réelle harmonie préromantique et d'une très belle finesse musicale."
    Raymon Jean, Lettres françaises

    "Un mélange surprenant de badinage et de sciences."
    Juliette Myre, Le Ligueur

  • Un recueil de textes rares et polyphoniques qui démontrent le talent protéiforme de la pensée « kristevienne », et font un sort à la soi-disant « identité féminine » en affirmant l'irréductible singularité de chacune (et de chacun). « Etrangez-vous à vous-mêmes » répète Julia Kristeva aux femmes (et aux hommes) qui la lisent et s'interrogent sur leur place, et leur devenir, dans ce XXIe siècle qui s'annonce selon elle dans et par le chaos. Cet ouvrage regroupe des entretiens, des articles, des conférences autour de la
    question du « féminin ». Tous ces textes, qui sont inédits ou aujourd'hui introuvables, s'articulent autour de trois axes : Au jour le jour, La chair et l'esprit, Une(s) femme(s). Tout en jouant sur la diversité des styles et des approches, Julia Kristeva dresse au passage de magnifiques portraits de femmes remarquables, femmes révolutionnaires et du siècle des Lumières. Souvent méconnues, elles ont pour point commun d'être à la fois de grandes séductrices et de grands esprits : Madame de Stael, Madame de Récamier, Notre-Dame de Termidor, Charlotte Corday, Madame Roland, Olympe de Gouges.

    Ecrivain et psychanalyste, Julia Kristeva est professeur à l'Institut universitaire de France. Marie-Christine Navarro est journaliste et professeur à l'Américan University of Paris. Auteur de nombreux ouvrages (essais, romans) dont, à l'Aube : Chroniques du temps sensible (2003), Colette, un génie féminin (2004 pour l'édition de tête, 2007 pour l'édition de poche), Au risque de la pensée (2006 pour l'édition de poche).

  • Les rapports entre individus, groupes et sociétés qui ont largement évolué au cours de l'histoire sont appelés à se transformer encore ces prochaines années. Ces changements ont jusqu'aujourd'hui un impact assez fort sur la question de la cohésion sociale. Au coeur de nos débats, un constat, celui des bouleversements entre individus, communauté et société, mais aussi une attente, celle de réussir à mieux vivre, c'est-à-dire au fond à repenser et refonder le ou les processus d'intégration sociale.

  • « L'Arrivant du soir (at-Târeq en arabe), l'une des plus belles et énigmatiques sourates du Coran, est un texte d'une ample dimension cosmique où cet hôte mystérieux qui vient frapper aux portes de nos pensées serait une étoile ultra-brillante.
    La traduction française escamote la pertinence astrale de ce mot et conserve l'image si étrange, peut-être angoissante, de celui qui vient frapper à une porte à la fin d'une journée de vie publique, quand les occupants de la demeure croient se retrouver enfin entre eux. Les coups répétés ou les notes du carillon plusieurs fois reprises inquiètent et reportent soudain les gens de la maisonnée à une extériorité dont ils se croyaient retirés et protégés.
    Telle nous paraît aujourd'hui la posture d'une "Maison Europe" face à d'autres pensées, traditions et visions du monde qui campent à ses portes. L'européenne maisonnée se croyant calfeutrée dans ses tièdes habitudes reste indifférente aux clameurs et aux désirs de l'inconnu venu d'ailleurs. » Youssef Seddik.

  • « Cet ensemble de textes datant du début du XVIIIe siècle est considéré comme la charte de la franc-maçonnerie spéculative née à l'époque moderne (1717), au moment où elle s'est séparée de la maçonnerie opérative et des corporations de métiers. Les textes dans leur totalité sont aujourd'hui introuvables en français (à l'exception de quelques rares collections et bibliothèques privées), et il paraît évident que la plupart des francs-maçons se sont limités à la lecture de l'article premier de la partie normative. La partie historique constitue pourtant un joyau de fantasmes constitutifs des mythes fondateurs de la franc-maçonnerie, et présente sur ce point un grand intérêt pour comprendre comment le siècle des Lumières a lui aussi été porteur d'un imaginaire peu conforme à la vérité historique. » Bruno Etienne, auteur de la préface

    Bruno Etienne, professeur émérite des universités, fondateur de l'Observatoire du religieux, est l'auteur de nombreux ouvrages sur les religions et les sectes. Dernier ouvrage paru : La spiritualité maçonnique (Dervy, 2006). Aux éditions de l'Aube : Une grenade entrouverte (1999), Les amants de l'apocalypse (2002 pour l'édition de tête, 2005 pour l'édition de poche).

  • Transformation des besoins, des façons de penser et d'agir, développement des sciences et technologies, changement de nature et d'échelle des enjeux collectifs, ces éléments rendent aujourd'hui nécessaire un nouvel urbanisme. François Ascher en analyse les fondements, en définit les principes d'actualisation et en propose de nouvelles conceptions.
    Une société plus rationnelle, plus individualiste et différenciée ne peut se satisfaire du cadre légué par le XIXème siècle. En dix points, l'auteur pose les principes d'un nouvel urbanisme qui intègre collectif et individualisme, continuité et rapidité de déplacement, ville et campagne. Le Courrier des maires.

  • " Cet émerveillement devant la modernité s'accompagne d'une conscience aiguë de la supériorité de la civilisation islamique. [L'auteur] est ainsi frappé par la laideur des Français et scandalisé par la liberté dont jouissent les femmes. Dans ce contraste réside la richesse de ce petit livre, qui est aussi un document très actuel sur les rapports entre les deux rives de la Méditerranée. " Lire " Une vision clé aujourd'hui, au coeur de la pensée islamo-arabique. " Le Figaro " Les Lettres persanes, vécues : c'est éblouissant ! " Actuel " Imaginez une Martien débarquant dans la France et le Paris de Napoléon III. Il serait effaré de découvrir le chemin de fer et le télégraphe, de s'apercevoir que la femme est ici la véritable maîtresse de maison, l'homme étant son sujet. " Jours de France " Idriss al'Amraoui découvre le télégraphe, l'imprimerie, le défilé militaire, le commerce. Avec le chemin de fer, ce sont les cinq joyaux de la civilisation des Français. " Libération

  • " Aujourd'hui, deux catégories d'êtres humains sont à fond de cale : les pauvres, qu'on proscrit au motif que les conditions de misère, d'exclusion, d'absence de soins, etc., dans lesquelles on les place leur interdisent toute dignité d'être humain, mais également les riches et les puissants qui, en s'enfermant dans une logique où les autres sont considérés comme rivaux, se condamnent à vivre cette magnifique aventure de l'existence à la surface des réalités, dans la solitude et finalement le désespoir. " C'est ainsi que Patrick Viveret pose les données de notre modèle occidental de développement ; celui-ci n'est ni projetable, ni soutenable, ni même universalisable pour l'avenir. Il est donc temps de reconsidérer la richesse.

  • Essai engagé, savant et personnel, ce livre auquel l'auteur travaille depuis 10 ans analyse comment la scène politique est entrée en crise depuis la fin de la guerre froide. Il nous entraîne dans le nouveau couple du politique : la
    mondialisation comme horizon non démocratisable face à des individus hyper autonomisés et liés par des archipels inégaux. Ce livre est construit comme un récit, adressé à Marianne, et il se clôt comme un manifeste pour une
    redéfinition de nos catégories d'actions politiques. C'est un livre positif, optimiste sur nos capacités de réactions, mais inquiet du risque d'une nouvelle vague totalitaire néo-religieuse si le politique ne se réforme pas. Un essai qui va faire débat, surtout publié six mois après le très remarqué Main basse sur la Provence ( aube, 2004)

  • L'auteur de Sido et des Claudine, gourmande impétueuse des plaisirs de la vie, effrontée et provocante, jouait de l'homosexualité et des rapports incestueux avec un art qui n'était pas sans lien avec son écriture dont la fluidité, la sensualité ou la nudité savaient donner des frissons. Le travail remarquable du chercheur est d'avoir été au-delà du « montré » et du « dit » pour faire entendre ce que construit finalement un tel génie de la littérature française et universelle. Ses profondes souffrances et ses élans de vengeance, ses liens destructeurs et pervers, son adoration sans bornes pour sa mère et sa fille autant que pour les plaisirs et les mots, tout cela semble extrême au premier abord, mais devient d'une étrange normalité pour Julia Kristeva.

    Ecrivain et psychanalyste, Julia Kristeva est professeur à l'Institut universitaire de France. Auteur de nombreux ouvrages (essais, romans) dont, à l'Aube : Chroniques du temps sensible (2003), Colette, un génie féminin (2004), Au risque de la pensée (2006 pour l'édition de poche), Seule, une femme (2007).

  • 1954, l'armée française est défaite à Diên Biên Phu, les premiers coups de feu retentissent dans les Aurès en Algérie. Il y a bien eu un avant et un après 1954. Les morts, les meurtres, la folie de la guerre, achèvent une société coloniale enfermée sur elle-même.

  • Depuis sa fondation, l'islam a été le théâtre de nombreux débats. Une seule question a résisté aux querelles et aux schismes : celle de la femme. Les hommes de l'islam et son élite savante n'ont pas éprouvé beaucoup de difficultés à formuler une parole unanime sur le destin des femmes, autour des lois et des dispositifs fixant leur statut, leur identité et leur image dans les relations sociales. Cette unanimité masculine, qui jusqu'à l'époque de la Nahdha a été très peu contestée, continue à dresser ce statut réservé aux femmes comme le noyau le plus résistant à la modernité. Face à cette réalité, Latifa Lakhdhar veut montrer qu'une réappropriation de l'histoire féminine par la raison moderne est possible, mais qu'elle suppose, à l'aide des outils de l'épistémologie moderne, un travail patient de déconstruction et de critique de ce bloc gigantesque que forme le savoir théologique islamique. Il s'agit de jeter un regard égalitaire sur une relation inégalitaire. Cet essai précis revient ainsi aux sources du droit musulman et de l'orthodoxie : Coran, hadith, exégèses des penseurs orthodoxes au cours des siècles. Un ouvrage savant et salutaire.

    Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Tunis, militante au sein d'associations tunisiennes, Latifa Lakhdhar est spécialiste de la pensée musulmane contemporaine. Déjà publié(s) : Aux éditions Ceres (Tunisie), en langue arabe : L'islam confrérique dans la Tunisie coloniale (1993), La femme d'Al Ijmaa (2001).

  • La place et le rôle de la France dans le monde sont-ils menacés ? Qu'ont été et que sont devenus les grands élans qui ont façonné son image internationale ? L'exception culturelle française est-elle un mythe, et la Douce France chantée par Charles Trénet n'est-elle plus qu'un lointain souvenir, si tant est qu'elle ait jamais vraiment existé ? Faut-il en finir avec les images d'un pays où il fait bon vivre ? L'idée d'une douce France repose sur un récit national gommant certains aspects particulièrement sombres du passé (colonisation, torture durant les guerres de décolonisation, collaboration) qui pèsent pourtant sur la situation présente. Elle est aujourd'hui mise à mal par le nationalisme,
    l'existence des ghettos, les violences urbaines, avec les dimensions qu'elles révèlent ou soulignent de racisme, de sexisme, d'exclusion, de précarité.

    Sous la direction de Michel Wieviorka, avec Jean Bart, Robert Castel, Jean Chesnaux, Patrice Decormeille, Marie Duru-Bellat, Éric Favey, Philippe Fremeaux, Guy Gauthier, Bronislaw Geremek, Nacira Guenif-Souilamas, Claude Hagege, Jacqueline Lalouette, Hervé Le Bras, Gilles Manceron, Gérard Mottet, Nobutaka Miura, Pascal Perrineau, Jean-Robert Pitte, Alexandra Poli, Daniel Reisz, Joël Roman, Louis-Georges Tin, Françoise Verges. Déjà publié(s) : A l'Aube: Disposer de la vie, disposer de la mort (2006), De la séparation des Eglises et de l'Etat à l'avenir de la laïcité (2005).

  • Par ce choix de discours de Robespierre, la pensée et l'action de la Révolution française s'incarnent sur autant de thèmes fondateurs de notre République contemporaine : l'abolition de l'esclavage, les rapports entre religion et République, le statut et la place de la femme dans la société. Autant de sujets qui animent notre débat politique actuel, et que le retour aux sources de l'idéal républicain ne peut qu'éclairer.

  • « C'est à une recherche de l'origine de nos idées présentes sur l'étranger que ce petit livre invite. Connaître ce qui nous attache à la nation, c'est se connaître, et donc mieux garder son sang-froid lorsque le monde change. » Hervé Le Bras Comment naît la crainte récurrente de l'immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on, ou plus exactement, comment assimile-t-on des étrangers ? Et quels étrangers ? Pourquoi l'attitude vis-à-vis du sol et du sang, par conséquent la conception d'appartenance nationale, a-t-elle été modifiée ? Un « petit essai plein de verve » pour André Burguière dans Le Nouvel Observateur et selon Le Canard enchaîné, un texte « stimulant qui invite à repenser sérieusement la nationalité. »

  • Cet essai brillant propose une analyse critique de la réorganisation en cours du triptyque régions, nations, Europe et trace des perspectives d'avenir M.Taillefer, Projet.
    Internationalisation de l'économie, développement exponentiel du volume des déplacements des personnes et des produits, urbanisation du territoire et des modes de vie : le modèle traditionnel, unitaire et organique, d'aménagement du territoire français est en crise. Un nouveau modèle, celui du développement local, et l'incontournable réalité de la mondialisation s'affrontent, parfois avec violence sur les champs de ruine laissés par la crise du centralisme. Pierre Veltz dénonce les dangers de cette opposition apragmatique entre les deux dynamiques et propose une nouvelle vision pour mettre en relation, et non opposer, les tendances endogène et exogène. Les outils d'un tel projet : accepter la cohabitation nécessaire et féconde entre mondialisation et économies territoires, comprendre les mobilités et articuler avec soin les échelles du local au global.
    Pierre Veltz est directeur de l'école nationale des Ponts et Chaussées.

  • A l'heure des médias omniprésents et de l'info en continu, le « médiaconsommateur » absorbe les nouvelles partout et tout le temps, au plus vite et au plus simple. Mais derrière l'abondance, il sent bien que ce qu'il ingurgite compulsivement ne suffit pas à le nourrir. Nous sommes entrés dans l'ère de la « mal info ».

    Ce livre est le fruit d'une enquête conduite par l'Observatoire du débat public sur la façon dont les Français consomment l'information. Il montre comment l'individu cherche aujourd'hui à s'informer, moins pour comprendre le monde que pour calmer une peur permanente, dans un environnement qu'il perçoit de plus en plus anxiogène.

    « Denis Muzet a ausculté les besoins et les modes de consommation des Français en matière d'information. Conclusion : boulimie, addiction, comportement impulsif... C'est grave, docteur ! Une note d'espoir quand même : les traitements existent... » Paris Match
    « On connaissait la mal-bouffe. Il faudra désormais compter avec la mal info. » Ph.N., Technikart
    « Une enquête instructive sur les usages du public en matière de consommation d'information. » Brunot Bouvet, La Croix

  • Jean viard scrute depuis trente ans le monde agricole.
    De la publication de la campagne inventée, en 1977, à celle, en 2008, d'une lettre aux paysans et aux autres sur un monde durable, le chercheur provençal déclare une empathie forte pour le monde rural. et revendique ses expériences de " paysan soixante-huitard ", quand il s'est installé dans une vieille ferme du vaucluse avec deux hectares et un tracteur qui rendait l'âme. pourtant, jean viard est d'abord un intellectuel engagé, également connu pour ses travaux sur les mutations de la société autour du temps libre, du tourisme et de la mobilité.
    Ce proche d'edgar morin consacre au moins le tiers de son temps aux conférences et au conseil. et il vient de passer aux travaux pratiques à marseille sur ses thèmes favoris : comment fait-on de l'espace public, comment intègre-t-on les plus faibles dans cette société de mobilité, comment construit-on une société ensemble ? anne bauer, les echos.

  • Les vacances ont profondément transformé nos sociétés, nos régions et nos modes de vie. Cette conquête populaire, encore relativement élitiste puisque plus du tiers des Français ne partent toujours pas en vacances, est pour Jean Viard un sujet passionnant d'observation et d'analyse depuis une trentaine d'années. « En 1936, au moment du Front Populaire, les travailleurs ne demandaient pas les congés payés qui leur furent accordés : ils voulaient la semaine de quarante heures ! Aujourd'hui, l'institution des vacances nous est si naturelle que nous nous interrogeons rarement sur leurs origines, leurs paradoxes, leurs conséquences. L'intérêt du livre de Jean Viard vient dès lors de la découverte, par une approche constamment double de l'histoire et du social, des fonctions et des résonances du temps vacant dans nos sociétés. L'auteur montre comment ce temps nouveau bouleverse nos idées et notre usage de l'espace. Il apporte en deux cents pages, par un effet kaléidoscopique, de nouvelles interprétations d'une institution que l'on croyait de l'ordre strict de la conquête sociale. Bref, il invite, pour les penser, à sortir les vacances du musée Grévin de la lutte des classes. » Hubert Nyssen

    Jean Viard est directeur de recherche CNRS au Centre d'études de la vie politique française (Cevipof). Déjà publié(s) : Il est l'auteur de nombreux essais et notamment, aux éditions de l'Aube : Eloge de la mobilité (2006), Court tgraité sur les vacances, les voyages et l'hospitalité des lieux (2006 pour l'édition de poche), Le nouvel âge du politique (2004), Le sacre du temps libre (2004 pour l'édition de poche).

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