Editions De L'atelier

  • Une édition de poche revue et augmentée de l'ouvrage de Gaël Giraud, devenu un incontournable pour décrypter l'économie aujourd'hui et envisagr des solutions innovantes.
    Depuis 2010, la crise financière des crédits subprimes s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ? L'auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre en particulier que la contrainte énergétique et climatique est l'élément déterminant qui conditionne toute prospérité durable en Europe, et souligne l'exigence de la placer au coeur d'un nouveau projet qui échappe à l'addiction mortifère de notre économie à l'égard d'une finance dérégulée. Il explique que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.
    Publié en octobre 2012, réédité dans une version actualisée et augmentée en mai 2013, ce livre a fait l'objet de très nombreux articles de presse soulignant la clarté et l'audace des propos de l'auteur.
    « Un ouvrage en tous points exceptionnel. » Jean-Claude Guillebaud (Le Nouvel Observateur) « Un modèle de pédagogie pour comprendre la crise. » (Le Monde) « Un ouvrage fondateur. À lire pour comprendre le monde qui vient. » (L'Express) « Un petit traité fort édifiant. [...] Fort subversif. À lire. » (Europe1) « La thèse de ce livre est limpide et suscitera de nombreuses discussions. » (Alternatives économiques)

  • On en vient de plus en plus à oublier ou dissimuler pourquoi il existe des fonctionnaires, en quoi leur statut et leurs garanties sont indissociablement liées aux impératifs du service public, notamment la mission de défense de l'intérêt général et l'obligation d'assurer l'égalité et l'effectivité des droits pour tous les individus et les territoires.
    La crise économique, sociale, environnementale, montre l'impasse du « tout libéral » et met en lumière la nécessité de régulations, l'importance des valeurs de solidarité et d'intérêt général, et le besoin de prise en charge démocratiques des biens communs mais la pression du dogme de la réduction des déficits qui se traduit par une austérité croissante a pour résultat une volonté de réduire à tout prix les dépenses publiques. Cette situation a provoqué et entretient une déstabilisation et une crise de confiance au sein même de la fonction publique : elle génère multiples interrogations qui aboutissent souvent à de la souffrance professionnelle mais aussi à de dommageables formes de repli oubliant les finalités mêmes de leur statut.
    Les auteurs de ce livre sont à l'inverse convaincus de la modernité et de l'avenir des services publics :
    Les enjeux auxquels nous sommes confrontés et qui vont de la cohésion de notre société à l'avenir de notre planète impliquent de réinvestir dans des formes d'organisation qui vient à une réappropriation du commun. Et la fonction publique n'est pas une pièce de musée mais un corps vivant dont l'adaptabilité est une des caractéristiques majeures mais qui doit évoluer en restant fidèle aux principes qui l'ont fondé et justifient son existence et ses caractéristiques.
    Cet ouvrage qui se veut ni savant, ni exhaustif souhaite mener la bataille d'idées et faire oeuvre de pédagogie sans dogmatisme : il s'agit sans dissimuler les débats de replacer la fonction publique dans une perspective historique, de dire ce qu'elle est et pourquoi elle existe, de mettre en lumière les problèmes et les débats pour que chacun puisse se faire une idée des évolutions nécessaires.

  • Dès 2005, Steve Keen indiquait qu'une crise financière s'annonçait et que la période de stabilité qui semblait régner depuis 1995 n'était que l'apparence du « calme avant la tempête ». Son ouvrage traduit en français se présente comme une remise en cause inédite des principaux postulats de la pensée économique actuelle.
    Écrit par un spécialiste de renom, destiné à un public allant des étudiants, en passant par les enseignants et un plus grand public de personnes préoccupées par la question de l'économie l'ouvrage examine et déconstruit tout ce qui constitue la pensée économique : la théorie de la demande, celle de l'offre, la concurrence parfaite, les rendements décroissants, la monnaie, le chômage, etc.
    Sa force, est de présenter la théorie néo-classique, de la remettre en perspective historique et d'en démonter les arguments en utilisant des arguments de bon sens. Certains sont évidents, d'autres sont beaucoup plus subtils. Son autre force repose sur le fait que pour chaque question traitée, l'auteur s'efforce de montrer que même des économistes non critiques sont d'accord avec lui. Et souvent, on arrive en effet à trouver tel ou tel spécialiste qui, un jour, a été suffisamment honnête pour « avouer » que tel aspect de la théorie ne tient absolument pas la route.
    Ce livre produit donc une véritable critique interne de l'économie néo-classique, en montrant de l'intérieur qu'elle n'est pas cohérente, qu'elle ne prouve pas ce qu'elle affirme : être une vérité intangible. Il fournira un élément essentiel à la critique de ceux qui veulent changer l'enseignement de l'économie, et de ceux qui cherchent dans une autre direction que le simple commentaire de la doxa.
    Né en 1953, Steve Keen est professeur d'Économie et de Finance à l'Université Western de Sidney en Australie. Il est l'auteur de l'ouvrage publié une première fois en 2001 puis réédité en 2011 Debunking Economics (Pluto Press et Zed Books pour l'édition 2001, Zed Books pour la réédition en 2011). Il est considéré et se situe lui-même comme un post-keynésien.

  • Quelle est la place des personnes souffrant de troubles psychiques dans notre société ? De quels soins et de quelles aides peuvent-elles bénéficier ?

    La psychiatrie, chargée d'y répondre, est en crise, dit-on ; et depuis plusieurs années on s'efforce par des plans et des mesures successifs d'y remédier sans grand succès. Au point que l'on pourrait penser que la société « marche sur la tête » et refuse de voir et d'entendre.

    Il est urgent de changer radicalement de perspectives. Ce livre, écrit par deux praticiens ayant une longue expérience de la psychiatrie publique, privée et associative, remet en cause les systèmes anciens pour oser des constructions nouvelles. La reconnaissance de la pleine citoyenneté des personnes souffrant de troubles psychiques est à la base de leur démarche. Il s'agit en effet de penser une organisation qui allie soins et vie sociale au coeur même de la Cité.

    Inspiré par l'expérience pionnière de l'association Les Invités au Festin à Besançon, enrichi aussi par celles - multiples - en France et en Europe, ce livre formule des propositions afin qu'advienne une psychiatrie citoyenne. La seule qui puisse redonner du sens aux pratiques des soignants, à la vie des soignés et à celle de leurs familles.

  • Comment articuler éthique personnelle et intérêts des sociétés ? Les déclarations en off de nombreux cadres en montrent toute la difficulté. Il y a donc une contradiction entre une conscience professionnelle et personnelle des problèmes et un refus collectif de s'interroger sur les finalités et sur les moyens dès lors qu'ils diminuent les perspectives de gains financiers. Pouvons-nous nous en sortir et comment ? Quel est le rôle des entreprises ?
    Le point de départ du livre de Cécile Renouard s'appuie sur un double constat : celui du déficit éthique actuel face aux enjeux écologiques et sociaux mondiaux et celui de l'importance politique des entreprises. Les firmes organisent la vie de nos sociétés, pas seulement en tant qu'organisations économiques, mais en tant qu'acteurs dans la cité, aussi bien au niveau national que mondial. Elles sont confrontées à la compétition internationale, à la transformation du rapport à l'espace et au temps par les nouvelles technologies, à la financiarisation de l'économie, à l'anticipation des bouleversements liés au changement climatique, etc. Elles sont donc concernées au premier chef par une interrogation éthique. L'auteure définit l'éthique comme la recherche, individuelle et collective, d'une vie authentiquement humaine sur terre, aujourd'hui et demain, dans des institutions justes.
    Force est de reconnaitre que la rhétorique éthique des entreprises n'est pas à la hauteur des enjeux et des pratiques. Pourtant, si les entreprises font partie du problème, elles doivent faire partie de la solution !
    Cécile Renouard fait le pari que, loin d'être un discours moralisateur stérile ou une mode passagère, la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux et à suggérer des remèdes, à plus forte raison, avec la perspective de la conférence des Nations unies sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

  • Plus les indices sont bas plus les incantations à la croissance redoublent d'ardeur. On consulte les oracles, les experts, qui l'annoncent pour demain, après-demain, croient l'apercevoir là-bas, au bout du tunnel. Mais rien n'y fait. La croissance montre, depuis la crise financière de 2008, de tels signes de faiblesse en France et en Europe qu'elle ressemble à un mirage. Que recouvre exactement ce terme ? Pourquoi la croissance fait-elle quasiment du surplace depuis des années ?
    Jean-Pierre Brovelli et Claude Simon décortiquent ce que signifie le produit intérieur brut (PIB) et remettent en cause une idée reçue : croissance du PIB et progrès humain ne sont pas synonymes. Avec ce livre ils proposent une voie : parvenir, sans croyance magique dans la croissance, à un développement durable préservant la planète, à la juste répartition des richesses et à l'amélioration du bien-vivre de tous.

  • Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous.
    La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant.
    « Revenu de base », « allocation universelle », « revenu citoyen » : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe.
    À droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux.
    Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises.
    Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle.
    Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.

  • Sur la base d'arguments étayés par de solides références, cet ouvrage répond point par point à ces idées fausses entretenues par les partisans d'un néolibéralisme débridé qui fait croire que le marché est la solution à tous les problèmes. Aux antipodes de cette propagande, ce livre fait connaître ce qu'est vraiment la fonction publique, ses divers statuts, les obligations des fonctionnaires, la réalité de leur rémunération, le nombre de travailleurs précaires. Il démontre que la qualité des services publics et leur efficacité ne sont pas des handicaps des atouts pour la santé économique et sociale de la France. Un haut niveau de santé, des infrastructures de transports qui prépare la transition écologique, un service public d'éducation de qualité accessible à tous, une administration qui a les moyens de service les besoins des usagers, tous ces facteurs concourent à un bien vivre ensemble et à cohésion sociale et économique d'un pays.

  • Fort du succès de la 1ere édition (12 400 exemplaires vendus en librairie et toujours des réassorts à ce jour), cette nouvelle version a été complétée d'une vingtaine idées reçues, et enrichie d'autres éclairages et points de vues pour continuer à faire de ce livre un antidote et un outil indispensable pour combattre la pauvreté qui s'est encore accrue ces derniers mois.
    Plus la crise économique et sociale s'accentue, plus les idées reçues sur les pauvres et la pauvreté se répandent. Plus cette crise est présentée comme une catastrophe naturelle, plus les pauvres sont convoqués au tribunal de l'opinion publique : S'ils sont pauvres, ce serait « de leur faute », « S'ils sont à la rue c'est qu'ils l'ont choisi », « S'ils font des enfants, c'est pour les allocations familiales ». « Ce sont des assistés qui coûtent cher à la société », « D'ailleurs, s'ils voulaient vraiment chercher du travail, ils en trouveraient ». « De toute manière, on s'en sort mieux au RSA qu'avec le SMIC ». « Ils perçoivent des allocations alors qu'ils élèvent mal leurs enfants ». Dans ce flot de discours où les pauvres sont des boucs émissaires, les étrangers sont particulièrement visés : « Ils peuvent profiter facilement des minima sociaux qu'ils ne perçoivent pas dans leur pays ». Ce livre répond point par point à plus d'une centaine de ces idées reçues sur la pauvreté. Il démontre, chiffres, documents officiels et témoignages à l'appui, que cette stigmatisation des pauvres repose non sur des faits mais sur une idéologie qui masque les véritables causes de la misère. Accessible à un grand public, cet ouvrage défait la chape de plomb du fatalisme en proposant des idées neuves pour éradiquer la misère.

  • Dans un moment de crise politique profonde, faut-il se contenter d'attendre le changement d'en haut ou peut-on dès à présent agir pour une société du bien vivre ? En s'appuyant sur les expériences de mobilisations citoyennes très originales à Londres et à Grenoble, ce livre explore de nouvelles manières d'agir en démocratie.
    L'empowerment, le renforcement des capacités d'agir des citoyens et la « démocratie participative » sont souvent présentés comme des alternatives possibles pour sortir des impasses politiques, en France et dans le monde. Loin de se contenter de slogans et de mots d'ordre, ce livre propose de découvrir les nouvelles manières d'agir des citoyens en explorant les questions suivantes : Comment s'organiser pour peser sur les décisions ? Comment être à la fois critique et efficace ? Etre représentatif sans être élu ? Etre en conflit et coopérer ?
    Etre pragmatique et associer le plus grand nombre de citoyens ?
    Pour y répondre, Hélène Balazard raconte et analyse plusieurs expériences françaises et étrangères en s'attachant plus particulièrement à celles très innovantes de London Citizens en Grande-Bretagne et de l'Alliance citoyenne à Grenoble. Détaillant les ressorts de ces mobilisations citoyennes, leurs richesses mais leurs limites aussi, il s'agit dans cet ouvrage de montrer les pistes de ces nouvelles voies et de préciser dans quelles conditions il est possible de développer ces pratiques démocratiques originales qui bousculent l'ordre social, remettent en cause les tentations technocratique et autoritaires.

  • Après Steve Keen et son livre-événement L'imposture économique, Hervé Defalvard remet l'économie sur ses pieds. Loin des dogmes néolibéraux, elle peut être sociale solidaire.et efficace.
    Qu'est-ce que l'économie ? Une science naturelle dont les experts seraient les seuls capables de comprendre l'infinie complexité ? L'observation toujours plus fine des lois intangibles du marché qui auraient seules le pouvoir de faire le bien des humains sur la planète entière ? A force de discours sentencieux qui ont l'apparence de l'évidence, nous voici sommés de croire en une série de dogmes :
    L'homme n'est mu que par l'intérêt individuel, le travail est un coût et le capital une valeur intouchable, le profit est le but final de l'entreprise, l'efficacité prime sur la justice, la croissance fait le bonheur et si les pauvres n'ont pas d'emplois c'est qu'ils le veulent bien.
    Ce livre renverse ces pseudo certitudes et démontrent qu'elles sont fondées sur une vision partisane et partielle de l'économie. En dix leçons magistrales, Hervé Defalvard déconstruit méthodiquement les postulats dominants. Il les replace dans leur contexte historique, celle d'une conception rétrécie de l'économie à qui les grands prêtres du néolibéralisme ont depuis trente ans ôté toute dimension humaine et morale trahissant ainsi, sans oser l'avouer, les pères du libéralisme comme Adam Smith et Turgot. Loin de se limiter à cette critique, cet ouvrage montre que l'économie peut être à la fois sociale, solidaire et efficace. Le temps est en effet venu de dépasser les logiques infirmes du marché.
    L'alternative ne consiste pas à déléguer à l'Etat le soin de tout gérer, elle est de travailler à la construction de biens communs qui bénéficient à tous.
    N'en déplaise aux affirmations de Jean Tirolle, récent prix Nobel d'économie, l'économie n'est pas neutre. Avec L'imposture économique de Steve Keen, La révolution économique (en dix leçons) est une pièce essentielle au nécessaire enseignement pluraliste de l'économie réclamé en France et dans le monde entier.

  • Une République se meurt prisonnière d'une caste et de ses promesses non tenues. Une autre peut survenir, rénovée, réconciliée avec la démocratie.
    Plaidoyer pour une République qui  incarne vraiment l'égale dignité des êtres humains.  De scrutins en scrutins,  la confiance des citoyens  dans les institutions et les partis de la République s'érode. Les promesses d'égalité ne sont pas tenues et la fraternité reste un voeu pieux.  La crise politique est profonde au point de laisser croire que la solution autoritaire en soit l'issue.
    Dans cet essai incisif, Pierre Dhareville invite  la République à se renouveler en retrouvant ses fondements oubliés, la Grèce, la Révolution française,  et en ouvrant ses horizons au grand large d'une démocratisation des institutions politiques et  des pouvoirs économiques qui reste à faire

  • Alors que l'éventuelle détention de la bombe nucléaire pour des pays comme l'Iran ou la Corée du Nord inquiète, la question de la pertinence de l'arme nucléaire pour les grandes puissances n'est pas vraiment remise en cause. Cet ouvrage brise le tabou en abordant le sujet sous tous ses aspects, notamment en l'examinant au plan d'une éthique chrétienne à partir de l'encyclique Pacem in terris. L'ouvrage donne la parole à des mouvements pour la paix mais aussi à des hauts fonctionnaires de l'armée.
    L'arme nucléaire, pièce maîtresse de la stratégie de défense lors de la guerre froide, est-elle toujours pertinente dans un monde marqué par les risques terroristes et des instabilités du pourtour méditerranéen et de l'Afrique ? Si l'arme nucléaire ne semble pas répondre aux questions de sécurité actuelles, la vente d'armes de ce type n'a pourtant pas diminué et les revendications de pays pour en disposer sont fortes. Qu'en penser ? Le débat public n'est même pas ouvert et, alors que le contexte de crise remet de nombreux choix en question, celui du nucléaire militaire semble inabordable. C'est tout le mérite de cet ouvrage de remettre à plat ce sujet au coeur des enjeux politiques et internationaux actuels.
    Après avoir rappelé l'historique de l'arme nucléaire et des politiques de dissuasion, les auteurs se penchent sur le régime de non-prolifération qui marque la sécurité internationale. Dans ce contexte, le désarmement nucléaire international est-il réaliste ? Alors que la France n'a pas pris le chemin du désarmement nucléaire, le livre aborde la place de la dissuasion dans la politique de défense française. Enfin, les auteurs présentent la position de l'Eglise sur le sujet et les questions éthiques soulevées par le nucléaire.
    A contrario des idées reçues, les auteurs montrent que le désarmement nucléaire unilatéral pourrait constituer une stratégie de sécurisation collective des Etats.

  • Que faire à l'âge de la retraite ? Mieux qu'un livre de recette, cet ouvrage raconte l'expérience de quinze retraités et fournit des points de repères qui aideront chacun à choisir l'activité qui lui correspond le mieux.
    Que faire de son temps disponible au moment où s'annonce la retraite ? Continuer une activité dans le même secteur que celui de sa compétence professionnelle ? En profiter pour réaliser un projet qu'on n'a pu mettre en oeuvre quand on était au travail ? Conseiller et accompagner des plus jeunes ou des personnes qui vivent dans la précarité ? Ou se lancer dans tout autre chose encore.Une diversité d'activités possibles s'offre quand on s'apprête à quitter le travail. Mais comment choisir ?
    /> Mieux qu'un livre de recettes, ce livre raconte les itinéraires de quinze retraités. Confrontés au choix d'une activité bénévole, ils ont opté pour des voies diverses : l'une s'est engagée dans une association de promotion de la lecture, l'autre fait bénéficier une association de ses compétences professionnelles, beaucoup combinent leur activité avec une présence auprès de leurs petits-enfants devenant parfois les pivots de la famille. Tous confient leurs recherches, leurs tâtonnements, leur réussite qui dépend le plus souvent de la richesse des liens sociaux qui se nouent dans les activités qu'ils ont choisies.
    Par la variété des témoignages recueillis et les repères donnés par l'auteure après chacun d'entre eux, ce livre aide chaque personne préparant sa retraite ou nouvellement retraitée à aborder cette nouvelle étape de la vie en ouvrant un horizon de possibles. Fondées sur des expériences et les réflexions d'une sociologue qui les a longuement écoutés, cet ouvrage donne des balises pour que chacun puisse formuler son choix et le motiver. La retraite n'est pas la fin de la vie active, elle peut devenir celle du temps donné. Pour soi et pour les autres.

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  • Les dimensions économiques et sociales du travail sont au coeur du choix de société. Durée du travail, heures supplémentaires, stress au travail, délocalisations, licenciements, pouvoir d'achat, âge de la retraite ne cessent d'alimenter débats et controverses. Mais qu'en est-il vraiment de ces questions ? Cet ouvrage propose des points de vue et des synthèses sur l'état du monde du travail dans la France d'aujourd'hui. Tour à tour les questions de l'emploi et du chômage, des salaires et des revenus, de la protection sociale et des conditions de travail, des restructurations d'entreprise et, enfin, des relations sociales et de la conflictualité, sont analysées par une équipe de chercheurs spécialisés. L'objet du livre est d'éclairer les faits sociaux et économiques de la période contemporaine par les acquis de la recherche présentés de manière pédagogique et accessibles à tous ceux qui s'y intéressent. Le lecteur y trouvera les données disponibles les plus actualisées, des mises en perspective sur plusieurs décennies, des indicateurs inédits, des analyses et grilles de lecture, de même que des éléments de comparaison européenne. L'ouvrage est réalisé par une équipe de chercheurs de l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Fondé en 1982 par l'ensemble des organisations syndicales représentatives, avec le concours des pouvoirs publics, l'IRES a pour vocation de répondre aux besoins exprimés par les organisations syndicales françaises dans les domaines de la recherche économique et sociale.

  • La coupure entre les citoyens et les élites politiques se fait chaque jour plus flagrante : l'abstention croissante lors des élections en est l'un des symptômes les plus visibles.
    Que s'est-il passé en vingt ans pour en arriver à cette crise de légitimité ? Comment se fait-il qu'une caste et une catégorie d'experts aient accaparé les décisions politiques au point de vouloir gouverner la France, l'Europe, le monde... sans le peuple ? Fruit d'une longue fréquentation des milieux politiques, ce livre ausculte toutes les raisons de cette dérive : la formation d'une " noblesse d'Etat ", l'argent nerf de la guerre et source d'enrichissement personnel.
    Les " identités collectives ", que fournissaient les partis et syndicats, semblent s'être effacées, reléguant ces organisations au rang de simples machines électorales. Les élites gouvernent et se positionnent dans un contexte de mondialisation : d'un côté la noblesse d'Etat défend pied à pied ses prérogatives, de l'autre une caste de managers parie sur les grandes firmes, les fusions intercontinentales et plus-values boursières pour asseoir sa domination.
    Loin de se résigner à ce constat, Pierre Héritier met en débat des stratégies alternatives à ce modèle : faut-il renforcer le front antimondialisation, ajouter plus d'exigence participative au fonctionnement de la démocratie ou définir les bases d'un nouveau compromis social à l'échelle de l'Europe ?

  • Invisibles. Ces ouvriers du jour et de la nuit. Ceux des ateliers, des usines, des centres de tri, des garages, des chantiers. L'air du temps voudrait qu'ils se taisent et disparaissent en silence. Ils sont pourtant là. A leur poste. Menuisier, facteur, maçon, métallo... On les a oubliés. On les appelle les prêtres-ouvriers. Des hommes en petit nombre. Des gaillards pas ordinaires. Toujours discrets. Parfois bourrus. Au coude à coude avec leurs compagnons de travail et de quartier. Ils ne possèdent aucune lumière. Ils la cherchent. Dans le grand vent des existences. Dans les gestes solidaires. Le mot lutte ne leur fait pas peur. Ils sont là où naît la confiance, là où l'humain se construit.

  • On ne peut répondre à ces questions sans partir de la réalité, sans évoquer concrètement ce qui se passe dans une salle d'audience, dans le bureau d'un juge. On ne peut réfléchir à la justice sans la voir, sans l'écouter. Observer la justice c'est évidemment laisser la part belle à l'observateur, à sa façon de voir, à sa subjectivité. Ce livre est donc émaillé de tranches de justice, de récits de procès, car il se veut solidement ancré dans la réalité. Une réalité têtue qui conduit à la réflexion et la conditionne même. Une réalité presque toujours dérangeante, parce que tout acte de justice est déroutant, imparfait et injuste. Si la justice est une institution en crise permanente, c'est que tout jugement est un moment de crise, saturé d'incertitude et de doute. Ce livre décrit la réalité du travail du juge et donne une base de légitimité à l'acte de juger. Il est à l'évidence l'exercice d'un pouvoir, parfois violent, répondant à une attente sociale et politique. Il s'inscrit nécessairement dans la réparation d'un ordre social mais laisse au juge une marge de manoeuvre très importante. Les deux bases de légitimité modernes avancées par l'ouvrage sont la sauvegarde des libertés et un combat d'humanité. Le juge est au service des libertés et de l'homme. Sur ce socle-là peut être bâtie une institution judiciaire démocratique au service des citoyens. Si le juge est lui-même un pouvoir, il est avant-tout un contre-pouvoir. De ce constat découlent les nécessités de son statut et de sa mission: son indépendance absolue, son impartialité, sa proximité avec le justiciable, sa volonté de comprendre et d'expliquer en utilisant tous les outils que les sciences humaines ont découverts et mis à sa disposition, mais aussi son nécessaire engagement dans le combat démocratique.

  • Faut-il supprimer les départements ? Ce n'est pas l'avis de Christian Favier qui démontre dans cet ouvrage très pédagogique qu'ils sont un échelon indispensable à une démocratie proche des citoyens.
    Le Président de la République a entrepris sous couvert de simplification une réforme territoriale d'une ampleur inédite. La raison en serait évidente : depuis trente ans, le millefeuilles territorial aurait engendré un monstre dépensier et inefficace. Le salut du pays viendrait désormais de la suppression des départements et du découpage de l'Hexagone en 14 régions improbables.
    Et si ce discours apparemment si limpide était une véritable supercherie, un véritable coup d'Etat technocratique ? Président du Conseil Général du Val de Marne, Christian Favier défait un à un les mythes de cette réforme : le mille-feuilles, métaphore pâtissière qui camoufle la richesse des réseaux de la démocratie locale, la prétendue taille critique de collectivités promises à l'obésité qui efface leur histoire singulière, la dépense publique diabolisée qui rétrécit l'investissement public pour l'avenir, la simplification administrative qui recentralise et éloigne l'administration des citoyens.
    Aux antipodes de ces fantasmes technocratiques, appuyé sur une expérience d'élu, ce livre est un plaidoyer pour le développement d'une démocratie de terrain ajustée aux besoins et à la parole des citoyens.

  • Les enjeux essentiels du dérèglement climatique et les solutions pour le maîtriser expliqués au grand public.
    La planète se rapproche déjà dangereusement d'un point de non-retour :
    L'accumulation de gaz à effet de serre dans notre atmosphère en raison de l'activité humaine a bouleversé notre système climatique. En trente ans, le nombre d'événement météorologiques extrêmes a déjà triplé. Si nous ne changeons rien, nous nous dirigeons vers une augmentation de la température moyenne de 5°C à 6°C d'ici la fin du siècle, un réchauffement dont nos écosystèmes et nos sociétés ne pourront pas se remettre.
    Face à cette situation, l'action politique menée est insuffisante et entre souvent en contradiction avec d'autres mesures destinées à «stimuler l'activité». Dans les faits, nous sommes loin d'être en voie d'accomplir une transition écologique à la hauteur des enjeux.
    Celle-ci n'est pourtant pas un luxe mais une nécessité. Pour freiner cette machine infernale, il est nécessaire de revoir en profondeur le modèle économique actuel afin qu'il cesse de privilégier la rentabilité financière de court terme, qu'il intègre le facteur climatique non comme un appendice mais comme un élément essentiel en le faisant converger avec les critères de justice sociale et d'efficacité.
    Ce livre a pour ambition de sensibiliser le grand public à l'enjeu climatique en le connectant aux problématiques sociales et économiques. Il explique les aspects scientifiques du réchauffement climatique, met en évidence le lien entre crise écologique et inégalités sociales, pointe les insuffisances de l'action publique. Il propose enfin des mesures à mettre en oeuvre aux niveaux individuel, local, national et international pour rendre la planète du XXIIe siècle encore habitable.

  • Un journaliste du Monde et un élu parisien impliqué dans le dossier olympique révèlent les pratiques novatrices qui libèrent le sport de son asservissement marchand et de sa simple dimension de loisir.
    Des dizaines de millions de personnes pratiquent un sport. Ils sont écoliers, collégiens, lycéens, salariés ou retraités, pratiquants occasionnels ou très réguliers, licenciés ou non. Certains en font simplement par plaisir, pour se détendre, ou dans le souci d'une bonne hygiène de vie. D'autres sont férus de compétition, ils pratiquent le sport de haut niveau, ils sont éducateurs, professeurs, bénévoles. le sport est pour eux un moyen de s'affirmer et de s'émanciper. Pourtant, la vision dominante du sport est souvent morcelée et « marchandisée », réduite à l'état de loisir permettant de récupérer du stress du travail, limitée à un divertissement consumériste ou envahie par des intérêts financiers qui le dénaturent.
    La Maire de Paris soutenue par une large majorité d'élus parisiens de toutes tendances politiques et encouragée par l'opinion favorable des citoyens (63%) va présenter la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques de 2024. Cette candidature sera officialisée en septembre 2015. En 2016, la France organisera l'Euro de football. Et le même été, dans la foulée, le Brésil accueillera les Jeux olympiques d'été. A l'heure du sport spectacle, à l'heure du sport marchand, ces trois événements font cependant débat. Plus largement, quelle place accorder au sport dans la société ?
    Comment le rendre accessible à toutes les couches de la population ? Comment maîtriser au mieux son évolution et ses potentielles dérives ? En définitive, quel sens lui donner ?
    Affrontant ces questions et s'appuyant sur ces pratiques novatrices et pionnières qu'a su inventer le mouvement sportif dans sa diversité, ce livre propose vingt raisons d'agir pour libérer le sport de l'étau marchand et utilitariste qui l'enserre. Vingt raisons d'agir pour que le sport soit vraiment synonyme d'émancipation.

  • Aux antipodes de la méritocratie républicaine, Henriette Zoughebi plaide pour une réinvention de l'éducation. Avec et pour les jeunes. Avec l'égalité au coeur.
    Inégalités insupportables, rejet de la politique, mais aussi révolutions dans l'accès aux connaissances, les jeunes sont confrontés plus fortement encore que leurs aînés aux transformations profondes qui travaillent la société française. Faut-il laisser faire le mythe trompeur de l'égalité des chances dans une course d'élimination à qui perd gagne ? Ou renverser la donne avec audace pour se donner les moyens de la réussite de tous ?
    Durant cinq ans, en tant qu'élue francilienne, Henriette Zoughebi, a rencontré et écouté des milliers de jeunes. Deux convictions ont animé sa démarche : l'éducation est un outil majeur de transformation de la société ; toute action publique doit se construire avec celles et ceux pour qui elle est faite. De ce passionnant travail de consultation, d'écoute et d'élaboration de propositions émerge une revendication : l'égalité est une urgence, elle doit être incarnée, réelle, visible et pas simplement un mot sur les frontons. Le modèle de la méritocratie républicaine est aujourd'hui une des causes majeures du caractère inégalitaire de l'école.
    A la lumière de ces rencontres avec les lycéens franciliens, Henriette Zoughebi propose des pistes pour réinventer l'éducation. Cela passe d'abord par une transformation du regard que la société porte aujourd'hui sur les jeunes. Qui croit en eux pour changer le monde ?

  • Que transmet-on lorsque l'on est juif, que l'on ne pratique pas, que l'on partage sa vie et que l'on élève des enfants avec un conjoint non juif ? Comment ce dernier perçoit-il et vit-il le judaïsme de l'autre ? Circoncire ou ne pas circoncire ? Quelle cuisine prépare-t-on ? Autant de questions auxquelles le présent ouvrage, dans un langage simple et synthétique, s'attache à apporter des pistes de réponses. Les résultats de l'enquête sociologique menée par l'auteur montrent que les deux conjoints, juif et non juif, homme ou femme, souhaitent transmettre un judaïsme qui ne soit pas seulement une religion. Ce faisant, ces personnes mettent en oeuvre des « opérations de bricolage » individuelles, en réinventant des espaces, symboliques ou réels, pour donner corps à leur identité et à leur mémoire : elles transmettent ainsi un judaïsme qu'elles pourront qualifier de « culturel ». Souvent, ce désir de revendiquer une identité juive est intimement lié à la Shoah. Cet ouvrage, très accessible, ouvrira le lecteur à l'évolution du judaïsme et, au-delà, aux débats contemporains sur la transmission, la mémoire et la notion d'identité.

  • Une nouvelle édition mise à jour du guide pratique de l'élu du CE et du CHSCT qui intègre la loi résultant de l'accord interprofessionnel de janvier 2013 Les comités d'entreprise (CE) et les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont des outils précieux au service des intérêts des salariés, de la défense de leurs droits, de leurs conditions de travail et de l'emploi. Quand on est élu dans ces instances, comment faire face à la complexité et à la quantité des informations nécessaires à leur bon fonctionnement ? Comment savoir l'essentiel en peu de temps quand on est confronté à un problème dans un domaine dont on n'est pas forcément spécialiste, le droit social ?
    Ce guide a été conçu pour être la référence indispensable à tout représentant du personnel au CE ou au CHSCT. En donnant une réponse précise à chacune des 1 200 questions que se posent couramment les élus, il fournit les repères juridiques essentiels pour exercer son mandat au quotidien.
    Toutes les réponses ont été rédigées par une équipe de juristes experts des relations sociales et spécialistes du conseil aux représentants du personnel, à l'écoute quotidienne des élus. Les questions sont classées en 100 grands thèmes. Pour chacun d'entre eux, les articles du code du travail qui font référence sont mentionnés, auxquels s'ajoutent les conseils du cabinet d'avocat Atlantes, spécialisé dans ce domaine.
    Pour tenir compte de l'évolution du droit et de la jurisprudence, la version papier de ce guide est complétée par une version électronique actualisée en permanence et disponible sur le site www.auserviceduce.com.
    Ainsi, grâce à ce guide et aux services en ligne qui l'accompagnent, l'élu de CE ou de CHSCT se dotera des outils juridiques nécessaires pour pouvoir utiliser tous les leviers mis à la disposition des représentants du personnel par le code du travail pour peser favorablement sur les conditions d'emploi et de travail des salariés.

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