Eclat

  • Périple en pays arabe ; un voyageur juif au Maroc a la fin du 18e siècle

    Samuel Romanelli

    • Eclat
    • 22 August 2019

    L'homme de lettres judéo-italien et aventurier, Samuel Romanelli (1775-1817) se rend au Maroc dans le dernier quart du 18e siècle. Ayant perdu son sauf-conduit, il y est retenu pendant quatre ans (1787-1791) et met à profit son séjour forcé pour rédiger un journal en hébreu sur ses péripéties rocambolesques. Fin observateur, il décrit la société marocaine juive et arabe à travers le regard critique d'un Européen très imprégné encore de la littérature de la Renaissance. Unique en son genre, son récit est une source inestimable d'informations historiques, sociales et ethnographiques sur la société marocaine de la fin du 18e siècle. La traduction de l'hébreu est copieusement annotée et précédée d'une introduction socio-historique.

  • Günther Anders, Hannah Arendt, Hans Jonas, Emmanuel Levinas, Karl Löwith, Herbert Marcuse, Leo Strauss, Eric Weil...
    Non sans quelque paradoxe, la philosophie sociale, politique, métaphysique de l'après-guerre a été largement représentée par des penseurs allemands ou formés en Allemagne, qui avaient la particularité d'avoir été des étudiants de Martin Heidegger et d'être en même temps d'origine juive.
    Ce volume, issu d'un colloque international tenu à Paris en 2012, a voulu les penser ensemble pour la première fois et étudier sur quel fond historique et intellectuel cette double spécificité a été possible.
    Quelle dette chacun d'entre eux a-t-il pu contracter à l'égard de ce maître commun et quelle distance ont-ils pu prendre (ou ne pas prendre) par rapport à lui après la Seconde Guerre mondiale ?
    Un double questionnement qui permettra d'écrire une nouvelle page de la philosophie­allemande, qui pourrait bien être aussi une page de la philosophie juive au XXe siècle.

  • Les juifs dans l'orientalisme

    ,

    • Eclat
    • 2 May 2013

    On a souvent défini l'orientalisme comme la représentation occidentale de l'Orient et on l'a associé, depuis les travaux d'Edward Saïd, à un colonialisme. Ce volume qui étudie la place des Juifs dans l'orientalisme, que ce soit dans l'art ou l'étude de la civilisation arabo-musulmane, revient sur une partie de cette équation. Sujets de l'Orient, les juifs en furent aussi, après l'émancipation, les chantres et ils ont pris une part non négligeable dans la connaissance que l'Occident a pu avoir de cette civilisation, jusqu'à s'identifier à elle. Le livre retrace les épisodes de cette relation intense et complexe entre une nation et un territoire.

  • Héritages de Franz Rosenzweig ; « nous et les autres »

    Myriam Bienenstock

    • Eclat
    • 7 April 2011

    Les différentes contributions de ce volume sont issues d'un colloque international qui s'est tenu à Paris en 2009 autour de l'oeuvre de Franz Rosenzweig.
    Évoquer l'actualité de Rosenzweig en ce début du XXIe siècle c'est interroger dans son oeuvre la figure très particulière de l'Autre, et la place qu'il a pris dans la philosophie contemporaine, de Sartre à Levinas. Ces actes du colloque sont enrichis d'un inédit de Rosenzweig.

  • Terre d'exil, terre d'asile

    Colette Zytnicki

    • Eclat
    • 3 June 2010

    Au cours des deux derniers siècles, la France a eu vocation à être une terre d'accueil pour les différentes vagues d'immigration des populations contraintes à l'exil économique ou politique. Les vagues successives de l'immigration juive entre le XVIIIe et le XXe siècle ont permis que se constitue ce qui est aujourd'hui la plus importante communauté d'Europe. Ce volume retrace l'histoire de cette immigration, dont on a tendance quelquefois à oublier les conditions difficiles, mais également du rôle que purent jouer les institutions juives quant à l'accueil et l'intégration de ces populations, à une époque de laïcisation de la société. Il regroupe les contributions d'un colloque organisé à Paris fin 2009, à l'occasion du bicentenaire de la Casip-Cojasor, fondation caritative juive créée en 1809.

  • Entre orient et occident ; juifs et musulmans en Tunisie au XIXe siècle

    Cohen-Tannoudji/Deni

    • Eclat
    • 29 March 2007

    Pendant longtemps, les historiens ont considéré que le Maghreb avait bénéficié d'un choc culturel venu d'Occident qui avait révolutionné ses modes de vie et de pensée et l'avait fait basculer dans la modernité. Le cas de la Tunisie permet de relativiser cette thèse en montrant comment une double influence des "Lumières" orientales et occidentales a permis le développement d'une vie publique où les différentes communautés, écartées également du pouvoir colonial, ont pu vivre dans un dialogue constant jusqu'à l'aube des affrontements idéologiques du XXe siècle. Des chercheurs français, tunisiens et israéliens ont ainsi participé à ce volume, fruit d'une rencontre qui eut lieu à la Sorbonne en 2002.

  • Juifs au maghreb ; mélanges à la memoire de Jacques Taieb

    ,

    • Eclat
    • 6 February 2014

    Historien de la présence juive au Maghreb, Jacques Taieb a oeuvré inlassablement pour faire connaître cette partie de l'histoire des Juifs, de Tripoli à Tanger, à la fois à travers quelques ouvrages devenus classiques (Etre juif au Maghreb à la veille de la colonisation, par ex.), un grand nombre d'articles, mais également au sein d'associations qui ont marqué le renouveau de l'intérêt pour les Juifs d'Afrique du Nord, jusqu'à la fondation de la Société d'Histoire des Juifs de Tunisie qu'il animera jusqu'à sa disparition en 2011. Ses amis et collègues (français, tunisien, marocain, israélien, italien), lui rendent ici un bel hommage par des contributions sur la richesse culturelle et politique de la présence juive en terre d'Islam.

  • Devoir de mémoire ? les lois mémorielles et l'histoire

    Myriam Bienenstock

    • Eclat
    • 21 October 2014

    La question des « Lois mémorielles » renvoie à celle, plus englobante, de la mémoire elle-même et de notre responsabilité à l'égard de l'Histoire. Elle remet au premier plan l'injonction biblique: Zakhor ! « souviens-toi ». Qu'en est-il du « devoir » de mémoire? Comment et pourquoi rapporter à une question morale une problématique qui fonde notre capacité à comprendre et à faire notre Histoire ? N'est-ce pas aller trop loin que de déclarer que « notre siècle a inventé le devoir de mémoire » quand il semble à chaque instant amnésique de ce qui l'a constitué ? Contributions de Myriam Bienenstock, Jean-Claude Monod, Annette Wieviorka, Christophe Bouton, Jean Rossetto, Ludwig Siep, Norbert Waszek, Jean-Paul Pinault, Hans-Ulrich Thamer, François-Olivier Touati.

  • La civilisation du judaïsme

    Collectif Trigano

    • Eclat
    • 16 May 2012

    La défi nition de l'être juif est souvent l'occasion d'un embarras. «Peuple», «religion», «confession», «nation», les mots semblent à la fois abonder et manquer. Ne doit-on pas parler alors de «civilisation» pour identifi er cet étrange phénomène de trente siècles, confronté aux exils répétés, et qui prend conscience au XXe siècle que ses communautés sont «mortelles» ? C'est la question que posent ici les auteurs de ce livre collectif, parmi les plus éminents chercheurs dans le domaine des Études juives, avançant et analysant une notion qui confi rme à la fois la cohésion d'une identité, et son inscription dans l'Histoire qui en relativise la pérennité.

  • Juifs de Berlin

    ,

    • Eclat
    • 20 February 2014

    Berlin naît au 13e siècle, en même temps que s'y installent les premiers Juifs. Sept siècles de présence au cours desquels la communauté juive s'inscrit dans le paysage de la ville au point de faire corps avec elle, jusqu'à l'avénement du nazisme. Pourtant, dès l'après-guerre, c'est à Berlin (Est et Ouest) que reviennent les Juifs allemands, et c'est à Berlin qu'émigre une grande partie des Juifs de Russie après 1989. C'est encore à Berlin que séjournent nombre de jeunes israéliens qui font le choix d'un nouvel exode. Comment expliquer cet attachement à la ville? Que dire de cette relation d'amour et de désespoir qui lie les Juifs à Berlin? Les études de ce volume tentent d'y répondre en interrogeant l'architecture et l'urbanisme, la littérature et la musique, la pensée et l'histoire.

  • Héritages d'André Neher

    David Banon

    • Eclat
    • 4 November 2011

    André Neher (1914-1987) fut l'une des grandes figures du judaïsme français d'après-guerre, et son oeuvre philosophique abondante, comme son engagement, marquèrent durablement des générations de lecteurs.
    Depuis ses travaux sur la prophétie (Amos, chez Vrin) ou l'Ecclésiaste (Notes sur Qahélét, chez Minuit) en 1950, ou encore sur le silence de Dieu après Auschwitz (l'Exil de la parole, au Seuil), dans les années 70, Neher a renouvelé le questionnement juif de la modernité et a contribué pour une grande part à une renaissance des études juives en France. Ce volume collectif, issu de différents colloques qui eurent lieu à Paris, Strasbourg et Jérusalem, devrait permettre de remettre à l'honneur un grand penseur du judaïsme, doublé d'un véritable écrivain, comme en témoigne la conférence inédite publiée ici sur le "Combat avec l'Ange".

  • Zadoc Kahn

    Collectif

    • Eclat
    • 22 November 2007

    La personnalité du grand rabbin Zadoc Kahn, né à Strasbourg en 1839 et qui disparaît en 1905 à la veille de la promulgation de la loi sur la Séparation des Eglises et de l'Etat, accompagne tous les grands moments du judaïsme français dans la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis ses différentes entreprises culturelles, dont la plus célèbre est la coordination d'une nouvelle traduction de la Bible qui fait encore autorité, jusqu'à ses prises de position religieuses, en faveur d'un judaïsme ouvert sur le monde, ou politiques, lors de l'affaire Dreyfus, Zadoc Kahn jette les bases d'un franco-judaïsme en dialogue avec l'Etat, qui s'épanouira en France au début du XXe siècle, avant la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale. Ce volume, issu d'un colloque tenu à l'occasion du centenaire de sa mort, s'attache à montrer les multiples facettes de l'une des grandes figures et des plus emblématiques du judaïsme français.

  • Les intellectuels francais et israel

    Denis Charbit

    • Eclat
    • 21 November 2009

    À la « question juive » du XIXe siècle est venue se substituer ou s'ajouter au XXe siècle, la «question d'Israël», suscitant dans les milieux politiques et intellectuels des clivages surprenants et des revirements quelquefois inattendus. La création d'Israël a ravivé une série de problématiques qui ont modelé la politique contemporaine: Etat/communauté, laïcité/religion, orient/occident, etc. Dès avant 1948, les intellectuels français ont largement discuté de ces questions, depuis les débats entre le franco-judaïsme et le sionisme jusqu'aux prises de position contrastées d'un Louis Massignon ou Maurice Blanchot, de Jean-Paul Sartre ou François Furet, d'Albert Cohen ou Chris Marker, d'Annie Kriegel ou Alain Badiou, dont les revues d'idées se firent l'écho. Entre les condamnations et les enthousiasmes, les incompréhensions et les fidélités, ce sont les « aventures » de ces prises de position et polémiques qui sont présentées dans cet ouvrage collectif, issu de deux colloques tenus à l'Université de Tel-Aviv en 2007 et 2008.

  • De la fin du XVIIIe à la fin du XIXe siècle les judaïsmes de France et d'Allemagne prendront des formes nouvelles qui auraient pu augurer d'une inscription durable dans les sociétés d'accueil. Franco-judaïsme et judaïsme allemand témoignent, chacun à leur manière, d'une volonté d'assimilation que balayera la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale. À travers l'analyse de phénomènes comme l'émigration ou l'antisémitisme, du rôle de la presse juive ou de rituels tels que le mariage ce volume se propose de faire une histoire comparée de ces communautés pour définir les grandes lignes de ce qui aurait pu se constituer comme un judaïsme européen.

  • Réceptions de la cabale

    Gisel/Kaennel

    • Eclat
    • 25 April 2007

    la cabale se veut " réception " - c'est le sens littéral du mot - et transmission d'un sens mystique du texte biblique.
    elle émerge en provence au moyen âge et se réclame d'une tradition orale millénaire. concentrée sur le livre et sa " lettre ", elle prend le judaïsme à bras le corps et pénètre les cercles les plus divers de la pensée méditerranéenne, irradiant vers d'autres traditions qui, à leur tour, reprendront et modifieront ses formes et ses méthodes. retracer alors le parcours des " réceptions de la cabale ", de pic de la mirandole ou johann reuchlin, initiateurs de la cabale chrétienne, jusqu'à rabbi yehuda halevi ashlag et les cercles cabalistes de jérusalem, en passant par les lumières juives ou les cercles judéo-soufis de lausanne, revient à redessiner la carte de la diffusion des idées européennes à l'aune d'une tradition paradoxale dont la divulgation, pourtant, n'épuise jamais le secret, comme a pu l'écrire gershom scholem, l'un de ses plus éminents spécialistes.

  • Destins de la « banalité du mal »

    Michelle-Irène Brudny

    • Eclat
    • 7 April 2011

    Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l'objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd'hui, à l'occasion du 50e anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l'auteur du « reportage », autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n'a pas résolu l'énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.

    En réimpression

  • Retours ; mélanges à la mémoire de Stéphane Mosès

    Collectif

    • Eclat
    • 25 September 2009

    Stéphane Mosès, disparu à l'automne 2007, a profondément marqué les études sur le judaïsme moderne et a accompagné en France la découverte d'auteurs aussi importants que Walter Benjamin ou Franz Rosenzweig.
    Né à Berlin en 1931, il quitte l'Allemagne en 1936 pour se réfugier avec sa famille au Maroc, puis gagne Paris après la guerre où il entre à l'Ecole Normale supérieure en 1954. En 1969, il émigre à nouveau avec sa femme et ses enfants en Israël, pour, selon l'expression de son maître et ami Gershom Scholem, " rejoindre sa propre histoire ". Là, il enseignera à l'Université hébraïque de Jérusalem. Qu'il écrive en allemand, en français ou en hébreu, Stéphane Mosès nous fait pénétrer dans l'univers de ses auteurs de prédilection toujours par la porte dérobée.
    Qu'il s'agisse de Kafka ou de Walter Benjamin, de Scholem ou d'Emmanuel Levinas, de Rosenzweig ou de Paul Celan, la connaissance intime qu'il avait de leurs oeuvres est rendue par une extraordinaire clarté et lucidité d'interprétation. C'est à cet exégète de la modernité que rendent hommage ici ses plus chers amis et collègues, dans un volume qui retrace aussi l'itinéraire d'une vie aux retours multiples.

    Sur commande

  • Rire, mémoire, Shoah

    ,

    • Eclat
    • 23 April 2009

    Est-il possible, par le rire et la satire, de rendre compte ou de témoigner d'un événement unique tel que la Shoah? Entre la permanence de l'humour dans le monde juif et l'interdit d'Adorno, qui semble condamner le rire - comme toute forme de poésie - après Auschwitz, le volume interroge les tentatives littéraires, artistiques ou cinématographiques d'une approche de la Shoah, dans une tradition qui se veut fidèle à un humour juif inébranlable. Qu'en est-il du rire et de l'humour dans les oeuvres de témoins tels que Kertész, Tabori, ou Schindel ? Que peut écrire sur la Shoah une nouvelle génération d'écrivains et d'artistes nés après la guerre ? Comment le cinéma et la bande dessinée peuvent-ils témoigner de la catastrophe ? Vingt-cinq contributions et entretiens d'historiens et d'écrivains contemporains permettent de dresser ici un panorama inédit de la littérature sur la Shoah.

    Sur commande

  • Heritages de rachi

    Collectif

    • Eclat
    • 20 June 2006

    Né à Troyes-en-Champagne, Rachi, acronyme de Rabbi Chelomo fils d'Isaac (1040-1105), accompagne la lecture des oeuvres maîtresses du judaïsme depuis près de dix siècles.
    Son commentaire exhaustif de la Bible et du Talmud est un guide sans équivalent pour tous ceux qui veulent en approfondir la lecture, et une source d'informations d'une extraordinaire richesse sur le judaïsme médiéval en France et sur son rayonnement. En outre, ses apports à la connaissance du français du Moyen Âge et ses conceptions d'un judaïsme ouvert sur le monde font de lui une figure exemplaire de l' " humanisme juif ".
    Réunis à l'occasion du 900ème anniversaire de sa disparition par l'Institut Universitaire européen Rachi, les auteurs de ce volume se sont attachés à éclairer d'un jour nouveau les aspects multiples son héritage.

  • Juifs et anarchistes ; histoire d'une rencontre

    Collectif

    • Eclat
    • 24 April 2008

    « Une étrange et magique rencontre.
     » C'est ainsi qu'Amedeo Bertolo caractérise la convergence ... entre la fin du XIXe siècle et la moitié du XXe ... de deux traditions apparemment étrangères l'une à l'autre. En effet, entre l'anarchisme et le judaïsme,
    une rencontre historique eut bien lieu, d'abord dans les régions d'Europe de l'Est, puis, de manière croissante, dans tous les territoires où, fuyant misère et persécution, l'immigration juive d'Europe de l'est porta ses pas. En Europe et sur le continent américain, le mouvement ouvrier juif naissant s'organisa dans une large mesure grâce à l'énergie de jeunes anarchistes d'origine juive élevés, pour la plupart, dans la crainte de Dieu et le strict respect des traditions. Par ailleurs, les rapports entre l'anarchie et le mouvement sioniste sont également étudiés.

    En réimpression

empty