Complexe

  • J'accuse

    Emile Zola

    • Complexe
    • 15 January 1999

    En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • Paris 1793.
    Louis XVI a été guillotiné. Le Tribunal révolutionnaire institué, la Convention mettra bientôt la Terreur à l'ordre du jour. Enfermée au Temple, Marie-Antoinette attend son procès, dont l'issue ne fait pas de doute. Mais la Police révolutionnaire est sur les dents : une rumeur court, celle d'un complot visant à faire évader la " veuve Capet ". En effet, un homme a décidé de tenter de sauver la prisonnière, fût-ce au péril de sa propre vie.
    Cet homme, c'est le chevalier de Maison-Rouge. Insaisissable, mystérieux et... secrètement amoureux de la reine, le chevalier de Maison-Rouge usera des ruses les plus inattendues et prendra les risques les plus fous pour parvenir à forcer l'entrée du Temple...

  • Bien que de nombreux ouvrages aient été consacrés à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, certaines questions demeurent, soit qu'elles n'aient jamais vraiment été abordées ou qu'elles suscitent, aujourd'hui encore, émotion, controverse et besoin de comprendre. Plusieurs d'entre elles font ici l'objet d'une mise au point : L'entrée en guerre : esprit public et cinéma ; Pétain-Laval : mythe et réalité du double jeu ; La rupture du Pacte germano-soviétique ; Les communistes français et leur entrée en Résistance ; La question de Pearl Harbor ; Le moment du tournant de la guerre ; Typologie de la collaboration ; L'importance de la Résistance ; L'extermination des Juifs : qui savait - et quoi ? ; Le dilemme des peuples colonisés ; Fascisme, nazisme et totalitarisme. Le but de cet ouvrage est donc de rendre intelligibles à tous les principales interrogations que suscitent encore ces événements.

  • Trois années

    Anton Tchekhov

    Alexeï Laptev a trente-quatre ans quand il se rend au chevet de sa soeur malade, dans une petite ville de province. Il y tombe amoureux d'une jeune femme de douze ans sa cadette et ne sera pas long à la demander en mariage, sachant pourtant que sa passion n'est pas payée de retour. Laptev n'est pas un homme séduisant, mais il a pour lui sa droiture ainsi qu'une solide fortune, et sa demande sera acceptée. Trois années vont s'écouler, durant lesquelles les sentiments vont évoluer, le futur se dessiner, très logiquement sans doute mais avec cette nuance d'étrangeté, ces petits riens imprévisibles que l'art de Tchékhov est de parfaitement restituer, pour saisir la vie dans ce qu'elle a de plus intime, de plus secret, de plus singulier.

  • Parmi les événements politiques qui ont secoué la planète dans les années 1960, l'expérience française a été unique. En effet, pour un court moment, étudiants et travailleurs se sont alliés pour produire l'unique insurrection « générale » que le monde développé ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce que l'on désigne aujourd'hui comme « les événements de Mai 68 » constitue en fait le plus vaste mouvement de masse de l'histoire française et la plus grande grève de l'histoire du travail en France. Les trois cibles politiques de l'insurrection étaient, à l'époque, clairement déterminées : il s'agissait de l'impérialisme américain, du capitalisme et du gaullisme.
    Vingt ans plus tard, toutefois, l'image de Mai 68 qui faisait l'objet d'un consensus presque parfait en France était celle d'un drame générationnel dénué de violence, d'une révolte de la jeunesse pacifique et bon enfant, d'une poussée d'individualisme narcissique - bref, rien de plus qu'une bénigne transformation de moeurs, de culture et de style de vie.
    Mai 68 et ses vies ultérieures offre une analyse critique de la façon dont la mémoire officielle de 1968 a été façonnée pour servir des intérêts politiques étrangers aux aspirations propres du mouvement. Il examine le rôle joué par le discours sociologique, par certains exleaders estudiantins repentis, désireux de se réconcilier avec la culture politique dominante, par le flot de commémorations télévisées diffusées en France dans les années 1970 et 1980 et par l'émergence d'un nouveau discours éthique entourant les droits de l'homme ; autant d'éléments qui ont contribué à réduire ce qui pouvait être dit ou même pensé au sujet de la culture politique de gauche des années 1960 à un petit nombre de tropes et de clichés. Il montre ainsi comment un mouvement éminemment politique, avant tout soucieux d'égalité, s'est vu assigner une histoire totalement neuve et contrefaite, qui a rayé du tableau la violence policière, les décès de participants, l'adhésion des travailleurs et, surtout, gommé toute trace d'anti-américanisme et d'anti-impérialisme ainsi que les influences de l'Algérie et du Vietnam.
    Pour contrer ceux qui voudraient attribuer une dimension purement spirituelle et culturelle à Mai 68, Kristin Ross retourne au langage politique du mouvement, préservé dans les tracts, les pamphlets et les films documentaires de l'époque, et évoque les traces d'un climat, d'une configuration sociale et d'une subjectivité politiques particulières, oubliées par ceux qui, plus tard, ont prétendu incarner la vérité officielle du mouvement. La culture politique de 1968, selon l'auteur, se manifeste dans la destruction d'identités sociales, dans les déplacements physiques qui ont entraîné les participants en dehors de leur place dans la société, dans la création, enfin, d'une disjonction entre subjectivité politique et groupe social d'appartenance. Les dimensions profondément politiques de Mai 68, suggère-t-elle, ne sont redevenues partiellement perceptibles que très récemment, à la suite de la réémergence d'un mouvement politique de masse opposé aux effets du capitalisme global (Seattle, grèves de 1995 en France).

  • L'invention du bronzage

    Pascal Ory

    L'une des principales révolutions culturelles du xxe siècle n'a, jusqu'à présent, guère suscité l'intérêt des historiens : celle qui a conduit le canon de la beauté pigmentaire de l'ordre du marbre à celui du bronze.
    Dans un essai historique vif, original et stimulant, Pascal Ory revient sur la délimitation historique du phénomène, caractéristique du tournant des années 1930. Il en propose, au-delà des réponses périphériques parfois avancées qui vont du goût de Coco Chanel aux congés payés et qui offrent chacune leur intérêt, une approche plus structurelle.
    La grille d'interprétation nécessite de faire converger vers cet objet tout à la fois le discours scientifique de l'héliothérapie, la nouvelle économie des cosmétiques, la politique de l'aventure coloniale, la culture du pleinair, voire l'expression d'un nouvel homo-érotisme. La détermination essentielle reste, comme il se doit, de nature proprement culturelle, puisqu'elle combine stratégie sociale de distinction des élites et progrès général des valeurs hédonistes.

  • Imaginez le monde en sa prime jeunesse.
    Imaginez, dans ce décor, le plus jeune conquérant que le monde ait connu, entraînant lotis les peuples de la grèce vers les sources du soleil, vers cet orient fabuleux oú n'avait pénétré avant lui que le cortège des bacchantes. telle est la vie d'alexandre le grand.
    Imaginez enfin un jeune homme enflammé par l'étude de l'antiquité classique, chez qui une érudition très sûre coordonnerait et vérifierait sans cesse les données de l'imagination ; qui tenterait à vingt-cinq ans une des tâches intellectuelles les plus périlleuses qui soient ; qui nous donnerait d'emblée une vie d'alexandre, qui serait un chef-d'oeuvre de compréhension, de lucidité et de ferveur ; - ne diriez-vous pas qu'un tel livre, s'il existait, serait un des plus beaux du monde ?
    Eh bien, il existe : c'est l'histoire d'alexandre le grand par droysen.
    Il est parti en 1833 et en dépit des progrès de la science moderne, les plus grands savants s'inclinent devant lui.
    Ce livre, on peut le lire comme une épopée antique, comme le récit d'une existence fabuleuse. on peut aussi le lire comme une des plus puissantes synthèses historiques que nous ait léguée le xixe siècle, comme un ouvrage à placer sur le même rayon que mommsen ou burckhardt, Carlyle ou Michelet.

    (extrait de la préface de Jacques Benoist-Méchin).

  • Roger Vailland, romancier dandy, résistant esthète, aurait cent ans cette année. La republication des écrits de combat de ce témoin majeur des conflits intellectuels et politiques du XXe siècle était devenue une urgence. D'autant plus que le surréalisme est sans doute le mouvement littéraire le plus complexe du XXe français, puisqu'y seront passés tant de jeunes écrivains, y compris Vailland.
    Publié au lendemain de la Libération, "Le Surréalisme contre la Révolution" se présente comme un pamphlet contre André Breton, mais il témoigne aussi du parcours individuel de l'auteur, passé de l'hermétisme du Grand jeu à l'athéisme le plus militant. Ainsi, plus qu'un réquisitoire, ce texte est aussi un plaidoyer pour le rationalisme, dans la tradition des Lumières.

  • A l'exception notable du Marchand de Venise, le théâtre évite, depuis la Seconde Guerre mondiale, de représenter sur scène un personnage juif et désigné comme tel.
    Et lorsqu'il s'y hasarde, il provoque de violentes réactions.
    Il fut pourtant une époque où " la question juive " était l'un des sujets de prédilection de la scène française. Des pièces antisémites, consciemment revendiquées ou non, étaient jouées avec un très grand succès dans de nombreux théâtres parisiens. Les critiques se déchaînaient. L'antisémitisme de ce répertoire dramatique était discuté, approuvé ou combattu pour ce qu'il était à l'époque : une opinion politique.
    L'antisémitisme ne se cantonnait pas à ces pièces, aujourd'hui tombées dans l'oubli, il contamina l'ensemble de la vie théâtrale des années 1880 à la Seconde Guerre mondiale, exhibant sur scène le " type juif ". Il irrigua aussi
    bien le théâtre de boulevard " de droite " que le théâtre d'avant-garde " de gauche ". (Gémier, Lugné-Poe ou Dullin ont contribué à diffuser cette caricature dans le public.
    ) Certains auteurs dramatiques juifs eux-mêmes ajoutèrent leur voix au concert antisémite. Tous dénoncèrent le " théâtre juif ou enjuivé ", synonyme d'un théâtre médiocre, boulevardier, par opposition au théâtre pur, pauvre, d'avant-garde, aux mains des vrais artistes. Ce volume propose une réflexion autour de quelques textes importants - inédits ou opportunément disparus après-guerre - et d'un cahier photos, sur cette mémoire " confisquée " du théâtre.
    Non pour jouer les procureurs mais pour comprendre le rôle et la responsabilité du théâtre dans notre histoire politique.

  • Forsythe detail

    Noltenius. Agne

    • Complexe
    • 16 November 2003

    Agnès noltenius - pour moi, photographier le ballet de francfort était une manière d'interroger le travail, de disséquer le mouvement, de révéler des détails afin de rendre visible l'invisible.
    Ce qui m'intéressait, c'était l'architecture du mouvement. je voulais explorer sa complexité, les formes du corps. c'est vraiment un besoin que j'ai ressenti, un besoin presque physique. c'était un peu comme danser en même temps. william forsythe - c'est un acte collégial, un hommage très important qu'agnès rend à des personnes avec qui elle a travaillé physiquement, qu'elle a connues intimement. ces photographies sont un document qui traite de cette intimité et de ce qu'elle a partagé avec les danseurs pendant plus de dix ans.
    /> Si elle est l'auteur de ces images, tous sont les auteurs musculaires de ce temps.

  • La notion de « Théâtre populaire » a été souvent étudiée du côté des artistes, des théoriciens, jamais dans sa dimension politique. Ce fut pourtant un long combat qui provoqua de nombreuses discussions à l'Assemblée nationale. Des hommes politiques de droite comme de gauche s'affrontèrent : l'État devait-il ou non s'engager, devait-il ou non aider à la création d'un véritable Théâtre populaire en France ? Ce volume se présente sous la forme d'un essai suivi d'une anthologie. Les textes qui la composent ont été choisis pour rendre compte du dialogue souvent houleux qui a existé, de la fin du XIXe au milieu du XXe, entre artistes et hommes politiques.

  • Le choc des barbaries

    Gilbert Achcar

    • Complexe
    • 16 January 2002

    Au-delà de l'horreur, les attentats du 11 septembre 2001 soulèvent nombre de questions majeures.
    Le cycle infernal de la terreur ne témoigne-t-il pas du désordre mondial de l'après-Guerre froide ? Assistons-nous à un choc des civilisations ou à un choc des barbaries ? Que révèlent les différences de perceptions qu'a suscitées cet événement, objet d'une médiatisation inégalée ? Comment s'explique le fait que l'homme le plus haï de l'histoire des Etats-Unis soit originaire du royaume saoudien, un de leurs alliés les plus anciens, grand exportateur de pétrole et d'intégrisme islamique ? Quel rapport y a-t-il entre un " terrorisme " qui vise les points vulnérables de l'hyperpuissance américaine et l'impératif officiel de " dominance " mondiale qu'elle s'est assigné dans l'après-Guerre froide ? Et comment, du " nouvel ordre mondial " promis par Bush père, en est-on arrivé, sous Bush fils, à ce monde chaotique, pris entre le feu dévorant des violences de toutes sortes et les eaux glaciales du calcul égoïste ? Ce sont quelques-unes des questions qu'aborde cet ouvrage, dont plusieurs traductions sont déjà en cours, et qui doit paraître aux Etats-Unis en septembre 2002.

  • Dagobert

    Laurent Theis

    Sur commande
  • La Seconde Guerre mondiale trouve difficilement sa place dans une histoire sociale des pays occupés d'Europe occidentale.
    Quel fut l'impact de cette guerre en France, en Belgique et aux Pays-Bas ? Face à la mortalité massive, aux mutilations et destructions de la Grande Guerre, ou face à la violence destructrice de la guerre nazie sur le Front de l'Est, la question incite à la prudence. La durée des combats militaires, ainsi que leurs séquelles, furent relativement limitées. En conséquence, la période est le plus souvent étudiée sous l'angle de la confrontation idéologique entre collaboration et résistance.
    Cette confrontation fut certes dramatique et meurtrière, mais la postérité de la période de l'Occupation ne se résume pas à ce conflit de deux formes d'engagement radical. Ce livre propose une réponse nouvelle à la question des séquelles de la guerre nazie en Europe occidentale, à travers une histoire sociale et comparative de ses effets les plus marquants. Il s'articule autour de trois grands thèmes : la postérité de la résistance, celle de la réquisition de la main-d'oeuvre et celle de la persécution, dans les trois pays étudiés.
    Dans le vaste champ d'études de l'histoire de la mémoire au XXe siècle, ce livre se démarque par son ambition d'étudier à la fois l'impact de l'événement et la mémoire qu'il a engendrée, à la fois les conséquences sociales et les représentations. Il sort aussi des bornes étroites de l'histoire nationale comprise en soi par une recherche rigoureusement comparative, afin d'enraciner l'histoire de l'après-guerre dans sa dimension la plus caractéristique : la dimension européenne.

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