Philosophie

  • Au départ, il y a une question émouvante : pourquoi, se demande Barbara Cassin, suis-je en proie à la nostalgie dès que je mets les pieds en Corse, alors que je n'y ai pas mes racines ?
    C'est peut-être que cette île appartient à la Méditerranée, mer de l'Odyssée et de l'impossible retour. Dans cette enquête cheminant en compagnie d'Ulysse, d'Enée et d'Hannah Arendt, la philosophe montre, avec une érudition polyglotte, que la nostalgie est moins une affaire de sol, que de langue natale.

  • Au départ, il y a une question, émouvante : pourquoi, se demande Barbara Cassin, suis-je en proie à la nostalgie dès que je mets les pieds en Corse, alors que je n'y ai pas mes racines? C'est peut-être que cette île appartient à la Méditerranée, mer de l'Odyssée et de l'impossible retour.

    Dans cette enquête cheminant en compagnie d'Ulysse, d'Énée et de Hannah Arendt, la philosophe montre, avec une érudition polyglotte, que la nostalgie est moins une affaire de sol que de langue natale.

  • La loi de la nuit se décline suivant une grande variété de situations : festives ou angoissées, solitaires ou politiques. Consentir à la nuit, c'est accepter de se soumettre aux expériences singulières qu'elle seule rend possibles. Bonne ou mauvaise, intime et sensible, elle ouvre un espace où l'on peut, enfin, vivre sans témoin.
    Au fil des pages, le lecteur s'apercevra qu'il peut être minuit à midi, et que les expériences nocturnes contribuent à montrer les choses sous un nouveau jour.

  • Saturés de connexions, sommés d'être libres, comptables de l'amour et entrepreneurs de nous-mêmes, nous sommes épuisés par la société de la performance. Ayant perdu la faculté de désirer, le sujet contemporain, tel un personnage du best-seller 50 nuances de Grey, ne voit plus dans le monde que son propre reflet. C'est 1'«enfer de l'identique», cette aporie née d'une jouissance pauvre qui rapporte tout à soi, au moindre coût.
    Dès lors, comment résister à cette mort programmée du désir?

  • Aussi fugace soit-elle, la rencontre avec la beauté est une expérience bouleversante. Partant d'un souvenir personnel -l'apparition d'une femme -, Frédéric Schiffter invite le lecteur à une méditation philosophique sur la beauté des paysages et des oeuvres qui ont marqué sa vie. Une flânerie érudite à travers les films, les livres et les oeuvres d'art, qui nourrit avec délicatesse notre éducation esthétique.

  • Pourquoi le meurtrier a-t-il été reconnu coupable ?
    Pourquoi les tricératops ont-ils des cornes ?
    Pourquoi la météorite s'est-elle écrasée sur ma maison et non sur celle de mon voisin ?

    Pour comprendre ce qui nous entoure - un événement, un fait, une action, une chose... -, nous disposons de mots interrogatifs : où ? quand ? comment ? pourquoi ? De tous, « pourquoi » est peut-être le plus mystérieux.
    Affaires judiciaires, découvertes scientifiques, questionnements historiques ou interrogations métaphysiques..., nous posons constamment la question du « pourquoi », sans que ce soit toujours la même.
    Du plus trivial au plus vertigineux, Philippe Huneman explore en philosophe la reine des questions et démêle les fils de notre insatiable curiosité.
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  • La Terre est ronde : tout le monde le sait. Pourtant, pour nos ancêtres, elle était plate. Leur savoir était-il inférieur au nôtre? Et aujourd'hui encore, que savons-nous véritablement? Dans notre monde rationnel, peut-on s'affranchir des croyances?
    De la science à la religion ou aux mythes, de l' horoscope à la superstition ou aux sondages, Henri Atlan décline les mille facettes des croyances : elles demeurent un rouage essentiel de notre rapport au monde, une articulation fondamentale de la pensée, indispensables à la connaissance, à l'intelligence et à la liberté.

  • Une méditation philosophique sur le noir et tous ses symboles, de la peur angoissante de l'obscurité jusqu'au noir romantique, en passant par l'agressivité ou encore le classicisme.

  • Nous mentons tous - parfois avec scrupule, parfois avec un certain plaisir, parfois sans y penser - et cependant nous ne faisons pas du tout la même chose : nous pouvons exagérer, ne pas démentir, simuler, dissimuler, affabuler, délibérément ou dans le feu de l'action. « Mentir » recouvre tout cela, qui n'a pas la même gravité mais suscite toujours un malaise quand le mot surgit, car on le dit assez aux enfants : « Mentir, c'est mal. » La philosophie est marquée par l'approche rigoriste et intransigeante d'Augustin et de Kant condamnant tout mensonge. Qu'en est-il de l'usage commun ? La condamnation morale du mensonge résiste-t-elle à la revendication bravache de la « post-vérité » et à l'irruption contemporaine des « faits alternatifs » ?

    Voici une réflexion pétillante, à hauteur d'individu, qui interroge le sens du mensonge à l'aune de la vie que nous imaginons toujours en partie, faisant de nous des êtres créateurs, à nos risques et périls.

  • L'égoïste est un être de la pire espèce, replié sur lui-même, aigri et misanthrope. D'ailleurs, qui se vanterait d'être égoïste? À côté, l'altruiste, empathique, habité par un noble désintéressement, incarne la vertu par excellence.
    Mais qui croit encore à cette petite musique des convenances? Tout acte généreux a beau paraître héroïque, l'altruisme demeure souvent empreint d'égoïsme. Au-delà de la morale et de l'hypocrisie, dans une société où règne l'individualisme de masse, Dominique Lecourt explore la voie de l'égoïsme rationnel.

  • "Que dit ta conscience?- Tu dois devenir celui que tu es." La formule est célèbre mais paradoxale : ne suis-je pas déjà moi-même ? Qui donc pourrait être cet "autre moi" que l'on m'enjoint d'atteindre ? De Pindare à Nietzsche, de Freud à Deleuze, les philosophes se sont approprié ce fameux mot d'ordre. Pour Dorian Astor, devenir soi ne signifie pas qu'il faille devenir maître de son destin, ni même qu'on doive devenir quelque chose ou quelqu'un. Devenir ce que l'on est, c'est aussi et surtout une disposition qui nous élève, une manière de se faire moins personnel et, peut-être, d'être plus libre.

  • L'être humain est un bipède, un animal qui marche. Et c'est avec la marche que la pensée prend forme. Intimement lié à la pensée et à l'imagination, l'exercice physique de la marche est souvent à l'origine même de l'oeuvre des plus grands philosophes, de Socrate à Emmanuel Kant et à Michel Serres. Les pieds et le cerveau sont indissociables. Pascal Picq, éminent paléoanthropologue, prend ici le chemin de la philosophie et s'interroge : est-ce que je marche, donc je suis ? Ou faut-il dire : «je suis, donc je marche ?».
    Dans nos sociétés toujours plus sédentaires, le geste de la marche est menacé d'oubli. Pourtant la survie de notre espèce et notre liberté en dépendent.

  • Un match de football, un but marqué et 500 supporters crient spontanément leur joie. Robert Misrahi voit dans cette réaction immédiate le signe de notre liberté première : une liberté par essence, non choisie, antérieure à toute action. Sans le savoir, sans rien y pouvoir, nous sommes libres !
    Mais il est une autre liberté. Une liberté qui s'apprend. Concrète et réfléchie, véritablement heureuse, elle est à l'origine de toute création.

  • Dans une société qui valorise le paraître et les confessions à grand spectacle, la discrétion est une forme heureuse et nécessaire de résistance. Plaisir baudelairien de flâner anonymement parmi la foule, joie silencieuse de regarder son amour dormir ou ses enfants jouer sans qu'ils remarquent notre présence, soulagement de voir s'éloigner enfin le désir de triompher : loin de la dissimulation, du calcul prudent, ou de la peur d'être vu, l'âme discrète offre une juste présence au monde. Pierre Zaoui convoque les grands penseurs de la discrétion, de Kafka à Blanchot et Deleuze, en passant par Virginia Woolf et Walter Benjamin, pour cerner cette expérience « rare, ambiguë et infiniment précieuse ».

  • « Qui veut connaître l'étranger, celui qu'il ne connaît pas, doit avoir fait l'expérience de la rencontre avec un invisible non humain, faute de quoi il errera dans un monde regorgeant de semblables. »Accueillir l'étranger ne relève pas de l'amour du prochain, de la bonté ou d'une humanité bien pensante, c'est une expérience radicale et existentielle de l'altérité.

  • "La beauté naît du flirt intime entre le monde et l'imagination." Aussi fugace soit-elle, la rencontre avec la beauté est une expérience bouleversante. Partant d'un souvenir personnel ? l'apparition d'une femme ?, Frédéric Schiffter invite le lecteur à une méditation philosophique sur la beauté des paysages et des oeuvres qui ont marqué sa vie. Une flânerie érudite à travers les films, les livres, les oeuvres d'art, qui nourrit avec délicatesse notre éducation esthétique.

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