Atlantica

  • Dans la mémoire collective, la princesse Catherine Dolgorouky (Moscou 1847 - Nice 1922), auréolée par la légende, reste à jamais associée au tsar Alexandre II, " le tsar libérateur ", assassiné en 1881.
    Elle figure à ses côtés, en bonne place, dans le panthéon des amants célèbres. Au-delà du caractère " scandaleux " de la liaison qu'Alexandre II entretint avec celle dont l'histoire russe se souvient sous le nom de " Katia ", qui fut exactement Catherine Dolgorouky, titrée princesse Yourievsky ? Comment Katia rencontra-t-elle le tsar Alexandre II de trente ans son aîné ? Fut-elle manipulée par sa famille ? Dans quelles conditions les amants vécurent-ils leur liaison ? Le tsar était-il vraiment amoureux de sa favorite ? Katia était-elle sincère ? Quels liens unissaient ces deux êtres ? Après des années de clandestinité, la naissance de quatre enfants, pourquoi Alexandre II épousa-t-il Katia ? Avait-il l'intention de la faire couronner ? Qu'advint-il de la veuve du tsar libérateur et de ses enfants ? Pourquoi certains s'employèrent-ils à gommer, voire galvauder, l'existence de celle qui vécut durant quatorze ans à l'ombre du trône de Russie ? Le personnage méritait une étude approfondie.
    C'est ce que nous propose Laurence Catinot-Crost. Partie sur les traces de Katia, elle reconstitue, grâce à la correspondance des amants, des témoignages et des documents privés, le puzzle de sa destinée. Avec en toile de fond les événements marquant le règne d'Alexandre II l'abolition du servage, la montée du terrorisme, les attentats... Un beau portrait du tsar est dressé à travers maints détails fournis par lui-même.
    Exilée en France (Paris, Nice, Neuilly-sur-Seine, Biarritz), de 1883 à 1922, la princesse Yourievsky fit les beaux jours de la Côte basque où son souvenir demeure auréolé d'un certain mystère. Le démon bleu du tsar est non seulement l'histoire d'une vie sacrifiée mais aussi celle d'une injustice.

  • La reine Elisabeth célèbre son centenaire en cette année 2000.
    Figure déjà légendaire, la reine mère est entrée dans la Famille royale d'Angleterre en 1923 en épousant le duc d'York. Aristocrate écossaise, lady Elisabeth Bowes-Lyon révèle, dès son plus jeune âge, des qualités exceptionnelles de charme et de vivacité. Son don pour les contacts humains et sa personnalité chatoyante la font aimer de tous, et séduisent le deuxième fils du roi George V, qui doit cependant réitérer sa demande en mariage.
    Elle est rapidement connue comme " la Duchesse souriante " ; son mariage est une réussite, couronné par les naissances des princesses Elisabeth et Margaret. L'abdication en 1936 d'Edouard VIII, futur duc de Windsor, fait de George VI et d'Elisabeth le nouveau Couple royal britannique. Par son amour et sa volonté de fer, Elisabeth se révèle le principal soutien de son époux, qu'une grande émotivité et un bégaiement tenace fragilisent face aux lourdes responsabilités qu'il doit affronter lorsque la guerre éclate en 1939.
    Ensemble, ils se comportent avec courage et dignité et incarnent la résistance de la Grande-Bretagne pendant les années noires. Le Roi disparaît en 1952. Elisabeth, désormais reine mère, conserve une position prépondérante au sein de la Famille royale et reste depuis près de quatre-vingts ans - la personnalité la plus aimée des Britanniques, pour son sens du devoir et sa joie de vivre.

  • Laurence Catinot-Crost est historienne et romancière.
    Elle a publié de nombreux ouvrages dont Les oubliées de l'Histoire (Atlantica, 1999), Amélie de Portugal, princesse de France (Atlantica, 2000), La tsarine martyre, dernière impératrice de Russie (Atlantica, 2001).

  • Monarchiste ou républicaine, la France entretint toujours des rapports privilégiés avec la Pologne, pays bafoué, martyrisé dans sa lutte séculaire pour préserver son droit à l'indépendance et à la liberté.
    Une fraternité d'armes rapprocha les deux pays dès 1154.
    En effet, Henryk, duc de Sandomierz, se porta avec ses troupes au secours de Baudoin, frère de Godefroi de Bouillon, autoproclamé " roi de Jérusalem ". Du temps où la Pologne était un pays plurinational, où elle subissait le joug étranger, nombre de citoyens et d'artistes se réfugièrent en France. Ces relations séculaires furent parfois malmenées par l'Histoire, nourries qu'elles étaient de préjugés générés par une méconnaissance de l'un ou de l'autre pays.
    L'ouvrage de Laurence Catinot-Crost, riche d'anecdotes et de témoignages, lève définitivement le voile de l'incompréhension. La merveilleuse évocation des souverains, des politiques, des personnalités remarquables, des lettrés et des scientifiques, des saintes et saints de la nation polonaise, révèle, s'il en était encore besoin, la richesse d'un des plus grands pays européens. Les amours franco-polonaises réveillent les souvenirs endormis de Marie Leszczynska, la princesse Dorothée de Courlande, Marie Walewska, Eveline Hanska, Frédéric Chopin...

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