Artois Presses Universite

  • La culture italo-américaine à l'écran/italian american culture on screen Nouv.

    La culture italo-américaine à l'écran/Italian American Culture on Screen est un ouvrage collectif bilingue composé de huit chapitres écrits par des universitaires français et américains spécialistes d'études audiovisuelles. Il a pour vocation d'offrir une meilleure visibilité de ce champ d'étude en France. Les articles réunis traitent de la représentation de cette culture historiquement liée au cinéma en adoptant une approche tant esthétique que sociologique et historique. Ils abordent certains grands thèmes de la culture italo-américaine à l'écran : le devenir des stéréotypes dans les films et séries récents, l'immigration, la gastronomie, le jeu d'acteur, les gangsters et les flics, le western spaghetti revisité par Quentin Tarantino, et enfin les séries télévisées et la téléréalité exploitant ou prenant à revers les clichés dont cet ouvrage fait l'inventaire.

  • S'il existe nombre de travaux consacrés à la traduction des métaphores et leur problématique transposition dans telle ou telle langue, la réciproque est encore à l'état embryonnaire.
    Pourtant, la mise en évidence de champs métaphoriques de la traduction plus ou moins étroitement articulés en système est de nature à éclairer le sens de l'opération traductive. Ces métaphores, nullement arbitraires, évoluant sous l'influence conjointe des données matérielles et des représentations, exercent probablement en retour une profonde influence sur les pratiques qui les suscitent ou les accompagnent.
    C'est dans cette perspective que François Géal a lancé en 2015 le projet TMT - Trésor des métaphores de la traduction -, base de données consultable sur internet. Si la collecte est destinée à se poursuivre dans les années qui viennent, le temps des premières analyses est venu.
    Après une première partie théorique, ce volume emprunte une perspective diachronique, puisant ses exemples dans la variété des aires géoculturelles, selon une approche foncièrement comparatiste.
    Mettant en lumière l'intérêt herméneutique de la métaphore, ces contributions jettent un nouvel éclairage sur l'histoire des traductions.

  • Depuis la naissance du professionnalisme en 1932, plus de 500 footballeurs algériens jouent dans le Championnat de France. D'Ali Benouna à Zinédine Zidane, qui sont ces travailleurs immigrés du sport ? Et quelles sont leurs histoires ? En croisant des archives et des entretiens exceptionnels avec une centaine d'anciens joueurs et leurs proches, Stanislas Frenkiel révèle un pan méconnu de l'immigration algérienne en France. Loin des masques du business et du spectacle, il met en lumière trois générations de footballeurs professionnels dont les carrières sportives et trajectoires sociales s'inscrivent dans les ambiguïtés et turbulences du XXe siècle :
    Décolonisation et mondialisation, désindustrialisation et émancipation, démocratisation et professionnalisation du sport. À la suite d'une passionnante enquête de terrain en France et en Algérie, l'auteur dévoile un livre de référence sur l'immigration dans le football. Il est issu du remaniement approfondi de sa thèse de doctorat.

  • Cet ouvrage expose des résultats de recherche sur des sujets d'actualité importants en marketing. Il dévoile la richesse des pratiques expressives des consommateurs qui sont souvent tenues pour un mode d'expression de soi qui serait en lien avec leur émancipation.
    Cet ouvrage présente un regard différent, qui a été peu étudié en marketing. L'expression de soi par la consommation y est présentée comme un moyen de manifester des tensions de l'identité et plus encore, sa fluidité. La richesse des modes d'expression des consommateurs remet souvent en cause l'émancipation et le bien-être supposés issus des expériences de consommation et des relations avec les marques.
    Ces études réunies s'adressent à la fois aux enseignants en marketing et comportement du consommateur et aux étudiants.

  • Jamais étudiées jusqu'à présent, les relations d'Henri Bosco avec Frédéric Mistral, père de Mireille et du Félibrige, et les résonances entre leurs oeuvres, font l'objet d'un dossier exceptionnel dans ce volume 55 des Cahiers Henri Bosco : cinq poèmes de jeunesse inédits de Bosco en hommage au « Maître de Maillane », récemment retrouvés, et plusieurs études et témoignages de Christian Morzewski, Michel Compan, Jean-Yves Casanova (spécialiste de langue et littérature provençale) et Joyce Zonana (traductrice américain de Bosco et de Joseph d'Arbaud) sur la « provençalité linguistique » du romancier de Malicroix. Sandra Beckett revisite aussi dans ce volume Le Récif, l'un des derniers et très troublant roman de Bosco, et Hervé Signore y présente la belle édition du Trestoulas illustrée par Edy Legrand. À noter en fin de volume, outre la bibliographie annuelle établie par Arnaud Dhermy : un index complet de près de quarante années de publications dans les Cahiers Henri Bosco recensant tous les textes (y compris ceux de Bosco) et articles parus de 1972 à 2020.

  • Ce volume comporte neuf communications données à l'occasion d'un colloque international organisé par le CREHS (Anne Gagey, Pierre Schneider, Marie-Odile Laforge-Charles et Stéphane Lebreton), qui s'est tenu à l'université d'Artois les 15 et 16 octobre 2014. Le grand intérêt des communications a poussé plusieurs collègues à en souhaiter l'édition. L'intérêt de cet ouvrage consiste à confronter différents champs disciplinaires sur la notion de frontière au sens propre comme au sens figuré : frontière linguistique, religieuse, économique, sociale, géographique, culturelle, artistique, religieuse et naturellement politique. On y trouvera dès lors des contributions (3 pour l'Antiquité, 6 pour le Moyen Âge) portant sur l'histoire, la géographie, l''histoire de l'art, l'archéologie et les religions, mais aussi des études linguistiques et culturelles. La définition et la perception de la frontière sont envisagées comme une zone de rencontres, d'échanges, de regroupements mais aussi comme une zone de confrontation ou de fracture politique, religieuse, militaire.

  • Cet ouvrage est un dialogue entre des chercheurs venus d'horizon différents (sciences de l'éducation dans ses différentes composantes disciplinaires mais aussi philosophie, littérature, mathématiques, sciences et techniques sportives, psychologie sociale). Dans cet espace de dialogue et d'échanges scientifiques se rencontrent des chercheurs qui n'éludent pas les tensions intellectuelles possibles. C'est, au fond, le projet même des sciences de l'éducation, depuis leur refondation en 1967.
    Les chercheurs ont pensé l'objet éducation dans toute sa complexité et ont montré les tensions qui le traversent. L'ensemble est organisé en quatre parties : tensions entre le local, le national et le global, dans la transmission des savoirs, entre le dedans et le dehors, tensions épistémiques enfin.

  • La Révolution française et les secousses qu'elle a durablement engendrées en Europe ont souligné de manière inédite l'influence du Verbe sur la politisation collective.
    Selon quelles modalités le bouillonnement rhétorique de la Révolution a-t-il été assimilé, mis à distance et pour partie réinventé en Europe occidentale dans le demi-siècle qui a suivi ? Quelle a été l'incidence de cette rhétorique fondatrice dans la politisation d'individus de toutes conditions sociales ?
    Du monde anglo-saxon aux confins méridionaux de l'Europe en passant par le territoire flamand, la rhétorique de 1789 a fait l'objet d'adaptations profondes, quand elle n'était pas franchement rejetée. En France même, loin d'une diffusion de valeurs républicaines directement issue du Verbe révolutionnaire, les analyses présentées ici suggèrent toute la complexité des entrelacements argumentatifs dans la maturation progressive d'un modèle politique national jusqu'en 1848.

  • Président de l'Alliance française pendant la deuxième moitié du XXe siècle, Marc Blancpain (1909-2001) contribua beaucoup au développement de cette institution chargée d'assurer le rayonnement de la culture française. C'est à ce titre qu'il rencontra Henri Bosco avec qui il entretint de solides relations d'amitié.
    Cette correspondance croisée entre Henri Bosco et Marc Blancpain couvre un quart de siècle (1948-1975). Les cent dix-huit lettres de ce volume dévoilent la construction d'une amitié profonde. Ces « prestigieux feux d'artifice » ou ces « petits bouts de braise expirant sous la cendre », comme les nomme judicieusement Bosco, frappent par spontanéité comme par leur qualité littéraire. Ils révèlent plusieurs facettes de la personnalité de l'épistolier, comme sa passion pour la Provence, pour la Grèce ou pour l'Italie, sa faculté de dissiper la gravité du quotidien par le recours à une veine facétieuse, ou encore ses dispositions à la satire et à l'autodérision.

  • Le Registre des calenges du bailli d'Arras est un remarquable document sur l'histoire de la justice et de la société du Moyen Âge, garde mémoire des poursuites criminelles faites par les échevins sur la saisine (« calenge ») du bailli comtal du 26 janvier 1362 au 4 novembre 1376. Il relate en tout cent soixante-dix crimes pour lesquels sont précisés les noms des victimes et des accusés, le récit des faits incriminés - plus de la moitié sont des vols, environ un tiers sont des homicides - ainsi que le mode de défense adopté : aveu, déni, invocation de la légitime défense qui donne lieu à une « contreplainte » dirigée contre la victime. Les dépositions de quelques témoins sont enregistrées pour les deux tiers des affaires. L'accusé est une fois sur deux relaxé, dans le reste des cas banni ou puni de mort, plus rarement condamné à une amende ou une peine corporelle.
    Il s'agit d'un édition critique d'un texte inédit, traduit du franco-picard en français moderne.

  • Enfin disponible en librairie et désormais diffusée par Artois Presses Université, la Revue Giono rassemble et publie dans chacun de ses volumes annuels des documents et études consacrés à l'oeuvre du grand romancier auteur de Que ma joie demeure et Le Hussard sur le toit. Le n°11 (année 2018) fait la part belle aux inédits de Giono, avec la publication, assurée par Jacques Mény, des correspondances de l'écrivain avec Louis Brun, directeur des éditions Grasset, et Henri Pollès, libraire, qui fut le principal « pourvoyeur » de la bibliothèque de Jean Giono. Ces deux ensembles de documents présentent un intérêt exceptionnel pour la connaissance des relations ambiguës de Giono avec le monde de l'édition, et son commerce avec les livres. Autre inédit, le texte du journal et des carnets de travail de l'écrivain, édité par Christian Morzewski, et qui couvre dans ce volume les années 1959 et 1960, apportant un éclairage nouveau sur l'intérêt de Giono pour le théâtre, avec un étonnant projet d'adaptation par ses soins de son grand roman Le Chant du monde.
    La partie critique du volume reprend les communications prononcées à l'occasion des « Rencontres Giono » de 2017 à Manosque, placées sous le signe de la « cause animale ». Les relations des oeuvres et des personnages de Giono avec le monde animal, réel ou métaphorique, y sont explorées par les meilleurs spécialistes (Alain Romestaing, Marie-Anne Arnaud, Sophie Milcent-Lawson...).
    Enfin et comme dans chacun des volumes de cette revue très soignée, un luxueux cahier iconographique en couleurs présente une « belle édition » de l'oeuvre de Giono, ici celle de Colline illustrée en 1931 par Amédée de La Patellière..

  • La publication du grand récit inédit de Bosco, « Un voyage en Provence » (1962) prend fin dans ce numéro des Cahiers Henri Bosco, emmenant les personnages au terme de leur pèlerinage dans les hauts lieux de la Provence profonde chère au coeur de l'écrivain : après Avignon, Arles et la Camargue, l'itinéraire initiatique s'achève en Luberon.
    Au sommaire du cahier critique de ce volume, on trouvera le témoignage par Joyce Zonana de son expérience de traductrice de Malicroix pour le public américain, ainsi que deux études originales sur le thème de « l'enfant unique » dans l'oeuvre de Bosco (Françoise Jean), et sur « le flambeau des Malicroix » (Fabienne Langoureau-Morel). Enfin, en hommage à l'auteur du Mas Théotime, Monique Baréa trace un portrait tout en sensibilité de l'écrivain, et de l'homme.
    La rubrique bibliophilique tenue par Hervé Signore présente cette fois Le Sanglier illustré par Pierre Ambrogiani, et la bibliographie actualisée des études bosquiennes est établie par Arnaud Dhermy en fin de volume.
    L'ouvrage est coordonné et dirigé par Christian Morzewski, Professeur à l'Université d'Artois et rédacteur en chef des Cahiers Henri Bosco.

  • Le jeu d'interaction entre le vivant et la marionnette est au coeur des pratiques marionnettiques contemporaines. Il pose concrètement la mise en fiction, par le rapprochement de deux états de corps, dans la manipulation à vue, interrogeant la zone frontière qui les sépare. Ce jeu, où la hiérarchie de l'organisation des corps varie, révèle un espace de tension, de friction qui interroge différents niveaux de perception. Le manipulateur devient personnage, au sein d'une dramaturgie de l'intermittence, entre vie et retrait, exposant une quête identitaire. Les technologies numériques de l'image créent des espaces composés d'écrans, d'objets, d'ombres et de leurs projections, autorisant des dédoublements incessants qui bouleversent les mécanismes de réception face à la pluralité des modes d'existence des corps. La musique parvient à transformer la représentation de l'espace et du temps, faisant appel à notre perception multisensorielle. Cette dramaturgie du surgissement met le regard en travail, en opérant un basculement entre matérialité et imaginaire. L'interaction entre le vivant et la marionnette révèle ainsi par les mots, les corps et les espaces, les enjeux éthiques et politiques de ces prises de position.

  • Ce volume constitue le deuxième volet d'une recherche que nous avons voulu consacrer aux écritures théâtrales pour la jeunesse dont le premier est paru en 2015 dans la revue Recherches et Travaux. Ici encore, il s'agit d'examiner comment le rapport à la jeunesse correspond moins à une thématique qu'à un engagement dépassant le seul théâtre destiné aux jeunes et interrogeant à la fois le monde et le théâtre, la jeunesse et les adultes soucieux de regarder le monde tel qu'il va depuis l'enfance.
    Cet engagement est ici plus précisément étudié via la focale de la poétique du drame - une poétique résolument plurielle qui ne manque pas de vivifier le champ de la littérature théâtrale contemporaine dans son ensemble. Attentif aussi bien aux poétiques de l'engagement qu'à l'engagement du poétique dans le théâtre de jeunesse, ce volume propose d'aller à la rencontre de dramaturgies et de voix singulières, telles celles d'Edward Bond, de Joseph Danan, de Daniel Danis, de Philippe Dorin, de Mike Kenny, de Claudine Galea, de Suzanne Lebeau, de Sylvain Levey ou encore de Dominique Richard.

  • La laïcité est-elle une spécificité irréductible du « modèle politique français » (Pierre Rosanvallon) ? Ne peut-on pas confronter le modèle français à d'autres modèles nationaux, et notamment aux formes de relation entre État et Églises adoptés par certains pays de culture latine (Amérique latine, péninsule ibérique) où les conflits ont été historiquement nombreux ? De même, il peut être évoqué l'Afrique de l'Ouest francophone, qui est marquée par le paradoxe d'une stricte laïcité publique et d'une forte religiosité populaire.
    À partir de ces trois situations culturellement, géographiquement et politiquement différentes, la notion de la laïcité telle qu'elle est pratiquée en France sera interrogée dans une perspective comparatiste. Est-elle un principe transnational et « exportable » ? Quels compromis entre celle-ci et les réalités locales ont été élaborés ? Cette tension entre idéal universaliste et la nécessité de composer avec des systèmes éducatifs différents - et changeants - sera au coeur de ce volume.

  • Les anges sont dits nombreux dans les Écritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel apparaît d'abord comme un interprète dans l'Ancien Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Évangiles, il se fait messager et apprend au prêtre Zacharie qu'Élisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis, il annonce à Marie qu'elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). Plus tard, au sein d'une subtile hiérarchie, Gabriel sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël.
    Le vingt-huitième volume de la collection Graphè examine l'évolution de la figure de Gabriel à travers la littérature et les arts. Une première étude retrace les origines bibliques de l'ange à partir de l'épisode de l'Annonciation. Puis sont déroulées les grandes étapes de la réception, du Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne avec, notamment, en filigrane, une réflexion sur le rapport entre texte et image. Peinture, musique, sculpture, théâtre, roman et poésie sont à tour à tour abordés pour offrir un large panorama de la place de l'ange Gabriel dans la culture occidentale.

  • Cet ouvrage est issu d'un colloque organisé les 28 et 29 mai 2015 à l'université Paris 8, qui avait pour visée d'interroger la question du corps dans l'écriture de la musique, en se penchant particulièrement sur les oeuvres des XX e et XXI e siècles.
    Organisé en trois parties, il comprend quatorze chapitres. La première partie de ce volume pose quelques importants jalons historiques.
    La deuxième partie aborde des cas particuliers dans lesquels le corps producteur de sons (et de silences) est appréhendé avant tout selon sa dimension théâtrale, bien qu'il soit difficile de séparer la musique de la dramaturgie.
    La troisième et dernière partie présente un certain nombre d'écritures musicales dont le trait commun, au-delà des différences de styles et de tons, est la place centrale que le corps occupe dans le travail des compositeurs.

  • Le nouveau volume de la collection Graphè s'intéresse à la rivalité entre les deux frères, Caïn et Abel. Le frère aîné tue son cadet par jalousie. De l'Antiquité à nos jours, les écrivains et artistes ont lu le premier meurtre de l'histoire humaine en s'interrogeant sur la responsabilité du meurtrier et sur l'innocence de la victime. Le récit, fondateur et primordial, met en scène la naissance de la violence et pose de manière crue la question des relations familiales, de la place de l'autre dans sa différence et de l'égalité des chances. Malgré un texte hébreu complexe, voire lacunaire, l'épisode a connu, jusqu'à aujourd'hui, une grande postérité. Les treize études rassemblées dans ce vingt-neuvième volume de la collection Graphè retracent les différentes étapes de l'interprétation du premier meurtre de l'histoire humaine, à partir d'une analyse approfondie du passage biblique (Gn 4, 1-16). Des Pères de l'Église à Bob Dylan et Anselm Kiefer, du roman médiéval à la réhabilitation de Caïn sous la plume des Romantiques, dans les littératures française, francophone, italienne et espagnole, artistes n'ont cessé d'interroger l'antagonisme entre les deux frères.

  • De façon récurrente aujourd'hui, dramaturges, acteurs ou metteurs en scène se réfèrent à la musique pour désigner une composante majeure de leur travail, voire un « modèle d'écriture ». On se propose ici d'étudier ce phénomène en l'abordant sous l'angle du corps, et d'explorer les modalités de mise en relation entre le corps et le fait musical (qu'elle soit littérale, ou plus symbolique), dans les textes comme sur les scènes du théâtre moderne et contemporain, en en cherchant la source dans quelques figures phare du XXe siècle, pour se concentrer ensuite sur quelques dramaturgies très contemporaines. De quoi ce « corps musical » est-il donc le symptôme ? La question est aussi bien esthétique que politique. Une première partie de cette étude abordera les écritures, au sens large du terme ; la seconde traitera de la question du corps au plateau, de l'acteur à la mise en scène : qu'est-ce que le corps fait à la musique, et la musique au corps ? Et surtout, quel modèle de pensée, via cet imaginaire musical, vient informer la représentation théâtrale dans son ensemble ?
    Clôturant chaque partie, deux tables rondes, - l'une d'écrivains et traducteurs, l'autre de musiciens pour la scène -, permettent d'entendre des points de vue parfois divergents sur cette question de la musique et du corps dans le processus de création.

  • Trois inédits exceptionnels pour ouvrir ce volume 54 des Cahiers Henri Bosco, autour d'un « retour à l'enfance » qui est aussi l'occasion de revisiter L'Enfant et la rivière, oeuvre emblématique du grand écrivain. Christian Morzewski y a regroupé le texte d'une conférence inédite de 1957 consacrée à « L'enfant, personnage littéraire », ainsi que les feuillets du Diaire de l'écrivain qui, à la même époque, se penche sur la question de la représentation de l'enfant en littérature, et enfin la transcription d'un passionnant entretien de 1966, « L'enfance, un savoir extraordinaire ». Le cahier critique, en lien avec ce « retour à l'enfance », propose trois études de Stefana Squatrito, Nicole Lombard et Bruno Tritsmans, portant notamment sur L'Enfant et la rivière et Tante Martine.
    La rubrique bibliophilique tenue par Hervé Signore présente l'édition de L'Enfant et la rivière illustrée par Simon Goldberg (1960), et la bibliographie actualisée des études bosquiennes est établie par Arnaud Dhermy en fin de volume.

  • Près d'un siècle après l'arrivée de la plus grande vague d'immigration polonaise en France, une partie de ses descendants conserve des traditions polonaises. Cet ouvrage retrace l'évolution de la polonité, c'est-à-dire l'attachement des migrants polonais et de leurs descendants à la Pologne et sa culture, entre 1945 et 2015 au sein des pays miniers de Saône-et-Loire et du Nord - Pas-de-Calais, et identifie les raisons de cette persistance. Le réseau associatif polonais, en particulier les sociétés sportives et artistiques, et le milieu familial sont interrogés pour étudier cette spécificité chez les deuxième, troisième et quatrième générations de migrants polonais. La dimension comparative ici mobilisée met au jour les rôles du territoire sur la polonité dont les constituants et les acteurs sont déterminés. La lecture de la polonité ici adoptée, pouvant s'appliquer à d'autres populations issues de l'immigration, offre un nouveau regard au sein du domaine de l'histoire de l'immigration.

  • Sont-ce les nouvelles formes de terrorisme qui sont à l'épreuve du droit, ou plutôt le droit qui est à l'épreuve et éprouvé par les nouvelles formes de terrorisme ? Le temps du droit n'est pas celui du terrorisme a souligné le professeur Dhommeaux dans son rapport de synthèse. L'objet de cet ouvrage collectif tend à préciser si les réponses du droit international et les réponses du droit français dans toutes ses disciplines sont efficaces pour contrecarrer la menace terroriste dans ses nouvelles manifestations.
    Les deux journées d'études des 5 et 6 novembre 2015 organisées par les doctorants du Centre de Droit Ethique et Procédures (CDEP) ont été l'occasion de fournir des clés pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui en France et dans le monde en partant de la conceptualisation et de la rhétorique du terrorisme jusqu'à l'indemnisation de ses victimes. Face à un phénomène mondial, la réponse doit être globale, et le droit à lui seul ne suffit pas en réalité à répondre à toutes les questions soulevées par les nouvelles formes de terrorisme.
    Aux côtés des questions juridiques, la lutte contre la menace terroriste suscite des points de vue religieux, philosophiques, sociologiques, linguistiques et culturels et politiques. Le succès de ces journées de réflexion s'explique par leur approche pluridisciplinaire et l'originalité des thèmes peu abordés sur le plan théorique et pratique. La transversalité des thèmes abordés, le désenclavement des disciplines et l'entrecroisement fécond de tous les débats de ces deux journées d'étude consacrées au "droit à l'épreuve des nouvelles formes de terrorisme" ont permis de favoriser la complémentarité des savoirs, l'esprit d'ouverture sur un phénomène devenu mondial et de prendre la pleine mesure de tous les aspects de ce phénomène à la fois ancien et nouveau.

  • Le volume n°13 (année 2020) rassemble plusieurs inédits exceptionnels, dont un nouvel extrait d'une version de Deux cavaliers de l'orage, ainsi que le carnet de travail pour l'année 1960, pendant laquelle Giono se fait cinéaste avec le scénario de Crésus. Mais c'est le dossier d'archives sur Giono pendant la Seconde Guerre mondiale qui constitue la pièce maîtresse de ce volume : plus de cent pages de documents, dont le fameux tract pacifiste à l'origine de sa première arrestation en septembre 1939, les procès-verbaux de déclaration, de déposition, d'interrogatoire, les rapports de commission rogatoire et de nombreuses lettres qui aident à comprendre pourquoi et comment Giono a pu paraître suspect de collaborationnisme à partir de 1942, avant que les témoignages de nombreux amis et des résistants bas-alpins ne le lavent de tout soupçon.
    La partie critique du volume reprend notamment les principales communications prononcées à l'occasion des « Rencontres Giono » de 2019 à Manosque, placées sous le signe des relations qu'entretient aujourd'hui l'oeuvre de Giono avec les préoccupations environnementales et l'écologie.
    Une bibliographie actualisée de l' « année gionienne » 2019 clôture l'ouvrage.

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