Arkhe

  • Histoire du consentement féminin : du silence des siècles à l'âge de la rupture Nouv.

    « Si elle n'a pas crié, elle était consentante », « Après tout, c'est elle qui est montée dans la chambre », « Malgré ses 11 ans, elle n'avait qu'à résister si elle n'avait pas envie », « Elle portait une tenue provocante ».
    Salopes, frigides, vierges chastes ou nymphes séductrices, la sexualité a été, pendant des siècles, l'unité de mesure définissant la valeur des femmes. Vierges, elles étaient contraintes de sauvegarder un hymen protecteur et valorisant. Mariées, elles étaient tenues de consentir au désir de leur époux.
    Le devoir conjugal a jalonné leur existence pendant presque deux millénaires. Leurs désirs ont été passés sous silence, leur consentement ignoré, leurs voix n'ont jamais trouvé d'écho : des siècles durant, leurs corps ont appartenu aux hommes.
    Ce livre se penche sur l'intimité des femmes et des hommes du passé et tente ainsi de redonner une voix à celles qui en ont longtemps été privées dans l'Histoire.
    Maëlle Bernard est historienne de la sexualité. Son travail sur le consentement à l'acte sexuel a reçu la mention spéciale du prix de la Société Française d'Études du XVIIIe siècle.

  • Le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 22 April 2021

    Prince des Ténèbres, Porteur de Lumière ou Roi des Enfer, le Diable a autant de noms que de visages. Mais où est passé le monstre aux yeux exorbités, aux cornes d'ébène et à la gueule pestilentielle, la Bête vers qui convergent toutes les déchéances et les déviances du genre humain ?
    Grâce à une lecture brillante des textes et des images de la Renaissance et du Moyen Âge, Daniel Arasse décrit l'irrésistible essor du Diable et révèle comment la culture humaniste a combattu cette ténébreuse créature médiévale pour la reléguer au rang de superstition.
    Pourtant, aujourd'hui, comme hier, Satan continue de hanter l'esprit des hommes. Mais depuis, nous lui avons prêté notre visage, nos habitudes, il est devenu une métaphore du « mal » qui ronge le coeur de l'humanité.

  • Surf trip, shaper, hang ten, tube, stoked :
    Vous maîtrisez peut-être le vocabulaire du surf, mais saviez-vous que rien ne prédestinait le he'e nalu, une coutume ancestrale d'Hawaï, à devenir un phénomène d'ampleur mondiale ? De la découverte des îles du Pacifique par le capitaine Cook à l'annexion de l'archipel par les États-Unis, les obstacles à son ascension furent nombreux et souvent dramatiques : guerres fratricides, épidémies mortelles et missionnaires brutaux ont bien failli faire sombrer l'art de la glisse dans l'oubli, en même temps que la culture hawaïenne. Jérémy Lemarié retrace de manière inédite cette aventure extraordinaire, qui commence avec l'arrivée des premiers Polynésiens sur l'archipel et la naissance des premiers royaumes.

  • Quel est le point commun entre Emmanuel Macron, Kim Jong un et Vladimir Poutine ? Tous utilisent une puissante technique de manipulation des foules :
    S'emparer à notre insu du pouvoir des animaux pour asseoir leur domination. Ils sont loin d'être les seuls à recourir à cette arme de communication massive pour s'infiltrer dans nos vies, éliminer leurs adversaires ou se glorifier jusqu'à friser, parfois, le ridicule.
    Pourtant, le lien entre animaux et dirigeants politiques n'avait jamais été décrypté ; c'est chose faite grâce à cet ouvrage qui mêle humour et analyse au vitriol et dévoile la propagande et les combines dont nous sommes finalement tous un peu complices.

  • Si vous croyez que l'Amérique a été découverte en 1492 par Christophe Colomb, détrompez-vous. Les Scandinaves ont peuplé l'Islande dès les années 870. De là, ils ont colonisé le Groenland et débarqué sur les côtes sauvages de Terre-Neuve ou les rivages isolés du Labrador, de l'autre côté de l'océan. Ils sont alors les premiers découvreurs du Nouveau Monde, le tout avant l'an mille. Des étonnantes richesses de l'Islande à la chute des colonies glaciales du Groenland, Régis Boyer nous livre le récit extraordinaire d'une histoire oubliée, celle d'une prodigieuse migration des peuples du Nord vers l'Ouest.
    En compagnie d'Adam de Brême, d'Eiríkr le Rouge ou de Leifr Eiríksson, ce livre nous entraîne au coeur des mystères de la découverte du Vinland : "Cette île, au-delà de laquelle il n'y a dans l'Océan plus aucune terre habitable. Et où tout est recouvert de glaces infranchissables et de ténèbres infinies".

  • Vous n'avez jamais eu l'idée d'une nouvelle technologie révolutionnaire, ni développé de grands projets artistiques ? Vous pensez que Léonard de Vinci, Thomas Edison ou Archimède ne sont pas de la même espèce que vous ? Rassurez-vous ! La créativité s'invite dans le quotidien de chaque être humain. De l'éducation de nos enfants à l'accommodation des restes de notre frigo, nous sommes sans cesse en train d'inventer et de créer.
    Et en plus, ça se travaille... Mais comment ? Développer sa créativité, c'est d'abord comprendre ce qui se passe en nous : Comment faisons-nous pour avoir de nouvelles idées ? Quelles sortes de stratégies mettons-nous en place, au quotidien, souvent sans nous en rendre compte ? Les sciences cognitives, qui étudient le fonctionnement de notre pensée, peuvent nous aider à décrypter ces schémas. C'est aussi questionner notre mode de vie.
    Pouvons-nous encore prendre le temps de penser alors que notre attention est captée en permanence ? Comment envisager des solutions innovantes à nos problèmes quand nous travaillons toujours dans l'urgence ? Ce livre invite à faire connaissance avec sa créativité pour mieux la développer. Au-delà des dogmes et des méthodes miracles, remplissez vous-même votre propre baignoire d'Archimède.

  • Vous venez de vous faire larguer et ne savez plus comment avancer ; vous êtes en couple, mais vous vous ennuyez ; vous avez abusé des applications de rencontre et vos histoires ont la même durée de vie qu'un câble de iPhone. Vous êtes au pied du mur... c'est le bon moment pour tout reprendre à zéro ! Pourquoi sommes-nous aussi nombreux à passer par là ? Pourquoi est-ce devenu si compliqué ? Sommes-nous tous devenus des produits ? Hommes et femmes peuvent-ils encore s'entendre ? Et surtout, comment trouver la perle rare ?
    Cette vaste enquête, fruit de plus de dix ans d'investigation, est née du désir de comprendre comment notre rapport à l'amour a pu autant changer depuis l'époque de nos parents et de nos grands-parents.

  • Sommes-nous condamnés à vivre dans des bulles et à déserter la réalité ? Fuite dans des mondes imaginaires, apologie de la vie domestique, explosion du marché du "bien-être" , bulles de filtres et pensée magique. Chaque jour, nous déployons un véritable arsenal de protections psychiques et physiques pour nous mettre à distance d'un monde qui nous oppresse : bienvenue dans la civilisation du cocon ! Un nouveau monde de l'entre-soi, sous perfusion de bien-être, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles et ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.
    Comment sommes-nous passés d'un idéal de la vie "intense" à celui d'un quotidien "subi" que nous préférons fuir, bien à l'abri derrière nos forteresses de coussins ? Et surtout, ces bulles sont-elles en train de remplacer, dans nos principales préoccupations, un safe-space commun qui semble aujourd'hui nous échapper : notre planète et celles et ceux qui l'habitent avec nous ? Ce livre invite à prendre conscience de ce repli généralisé et à éclater ces bulles de confort où l'on commence à suffoquer.

  • Ce livre se veut l'archéologie d'un mépris, celui de la femme et de la féminité, tel qu'il s'exprime en Europe depuis la haute Antiquité. Il ne porte pas simplement sur la femme en tant que telle, mais sur le terrible constat qui s'impose quant aux regards péjoratifs portés sur les femmes et la féminité. Ces regards sont ceux des hommes, parfois interiorisés par des femmes ; ils sont puissamment ancrés dans les mentalités par le langage, les théories, les images, les croyances et le droit.
    Ainsi, les vecteurs de la misogynie sont extrêmement divers : poètes, mythographes, artistes, médecins, philosophes, enseignants, médias, mais aussi hommes d'Eglise, politiques et juristes. Comme toute archéologie, ce livre définit un terrain de fouilles, l'Europe, et nous entraîne dans un voyage autour des textes, de l'antiquité au XXe siècle. On y découvre que la misogynie s'exprime au travers de thèmes transmis et ressassés de génération en génération, et profondément ancrés dans notre culture et dans notre vie quotidienne.
    Comment comprendre la misogynie ? Procède-t-elle uniquement de cette culture enracinée au plus profond de nous ? Est-elle partie intégrante de la masculinité ? D'une virilité façonnée par le modèle patriarcal ? Le déclin de ce dernier serait-il susceptible d'entraîner la fin d'une misogynie que l'on pensait indétrônable ?

  • Pouvait-on changer de genre au Moyen Âge ?
    Être sainte et se faire passer pour moine ? Changer d'habits comme d'identité durant cette période dominée par la chrétienté ? Pour faire taire les idées reçues, Clovis Maillet démontre que les expériences de transidentité n'ont pas l'apanage de la modernité. Que le combat pour l'émancipation peut même passer par la réappropriation des figures de l'histoire. Ainsi l'héritage de Jeanne d'Arc est-il disputé à la droite nationaliste par les militants queer libertaires qui la considèrent, depuis la fin du XXe siècle, comme une guerrière transgenre.
    Une héroïne, qui comme d'autres, a refusé d'être identifié au sexe qui lui a été assigné à la naissance.

  • Comment maniait-on une épée longue ?
    Porter une armure permettait-il de conserver la liberté de ses mouvements ? Les duels étaient-ils toujours sanglants ? Pour trancher dans le vif des idées reçues, Daniel Jaquet nous emmène à la découverte de l'éventail des pratiques martiales du monde médiéval. Il faut dire que l'art de la lutte ou du maniement de la hache n'était pas réservé aux seuls chevaliers :
    Bourgeois, étudiants, ou artisans s'entraînaient également au combat. Le duel judiciaire, lui, se pratiquait entre hommes de toutes conditions... et impliquait parfois des combats entre les deux sexes.
    Laissez-vous surprendre par les récits de ces combattants et de leurs motivations : ils bouleversent ce que l'on croyait savoir de la chevalerie et de l'art du combat au Moyen Âge.

  • Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux.
    Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel.

  • Vous-vous ennuyez au travail malgré de bonnes études ?
    Vous-vous sentez inutile ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. Ceux qu'on appelle encore les « cadres et professions intellectuelles supérieures » n'encadrent plus personne, d'ailleurs ils n'utilisent plus vraiment leur cerveau et sont menacés par le déclassement social. Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret. La quête de sens de ces jeunes urbains n'a pas fini de redessiner nos villes, notre consommation mais aussi notre vision du succès, car ces nouveaux entrepreneurs marquent peutêtre le renversement des critères du prestige en milieu urbain. Alors, faut-il vraiment passer un CAP cuisine après un bac +5?

  • Vanlifers, « tinistes », digital nomads... ce sont les nouveaux nomades, ces voyageurs d'un nouveau genre, en déplacement continuel. Ils parcourent le monde au volant de leurs vans en documentant leur vie sur « Insta », bâtissent leurs maisons sur une remorque pour déménager au gré de leurs envies, ou traversent la planète sur un coup de tête, un ordinateur portable pour seul bagage. Comment se lancer dans l'aventure et pourquoi ? Qui sont ces êtres migrateurs en perpétuelle itinérance et comment s'inscrivent-ils dans la riche et longue histoire du nomadisme ?
    Fruit d'une longue enquête, ce livre cherche à découvrir s'ils connaissent un bouleversement profond de leurs valeurs. Surtout, il tente de deviner ce que leurs parcours racontent, en creux, de nos vies sédentaires.

  • Des « Petits blancs » de banlieue aux cadres supérieurs des grandes villes, une panique identitaire se répand dans toutes les couches de la société, alimentée par la menace du déclassement. Sur leur dos, des PME de la colère recrutent, en se reconvertissant dans le coaching masculin, les sciences alternatives, les jeux vidéo ou le tuning... Les plus radicaux charpentent le « communautarisme blanc » de demain, au risque d'une sécession, déjà engagée.
    Avec un nouveau lifestyle et des codes culturels qui irriguent la société, cette « droite alternative » de plus en plus mainstream s'immisce désormais dans nos conversations, dans les familles, sur les réseaux sociaux, ... Le combat est-il déjà perdu ?

  • Qu'on en commun un match de chevalerie France- Angleterre, le roi Henri IV ou une chasse aux « aliens » en Orient ? Tous prennent leurs racines dans la société médiévale et résonnent avec notre actualité bouillonnante.
    De l'enfer de la lettre de motivation, à l'obsession du selfie, en passant par notre obsession pour la fin du monde ou les licornes, chaque avatar de la modernité trouve ainsi son lointain écho médiéval.
    Défiant tous les clichés sur une période qui fait souvent l'objet de tous les fantasmes, Actuel Moyen Âge est de retour et offre - avec un savant mélange d'humour et de science - une plongée dans les profondeurs de notre histoire qui ébranlera toute vos certitudes... sur le monde actuel.

  • Préférez-vous les langues de flamants roses, la laitance de murène, les glandes de sanglier, les têtes de perroquets, ou une mono-diète à base de fèves ? De l'orgie à l'ascétisme, des plantes miraculeuses aux régimes stricts jusqu'à la diététique, la diversité et le génie gastronomique romain continuent de hanter notre imaginaire et de nourrir notre quotidien. Nos préoccupations actuelles ne datent pas d'hier : déjà sous l'Empire, les Romains faisaient grand cas de la provenance des aliments, de leurs vertus médicinales et de leur exotisme. Cet ouvrage redonne vie à ce monde disparu et nous invite dans l'intimité des citoyens romains, sur les marchés, dans les cales des vaisseaux parcourant la méditerranée, sous la tente des soldats ou dans les riches demeures des philosophes et des empereurs.

  • No fake

    Jean-Laurent Cassely

    Quel est le point commun entre les posts Instagram de café latte, les road trip hors des sentiers battus, les « vrais rades » restés dans leur jus, l'alimentation « naturelle » et la culture hipster ?
    Tous expriment la quête d'une authenticité perdue après plusieurs décennies de mondialisation des styles de vie, de standardisation des paysages et de massification de l'imaginaire. Mais en tournant le dos aux chaînes de restauration internationales, aux centres commerciaux, aux lotissements pavillonnaires sans âme et au tourisme de masse, nous avons créé de toutes pièces un nouveau monde, assez inquiétant, dans lequel tout sonne trop « vrai ».
    Alors qu'Airbnb, Instagram, les espaces de coworking et les nouvelles enseignes alimentaires s'imposent sur le marché du vrai et industrialisent notre aspiration à vivre des expériences uniques, le moment est venu de se demander si l'hyperauthentique n'est pas l'ultime stade du fake.

  • Vous tenez entre vos mains l'enfant caché des Mythologies de Roland Barthes et du compte Instagram de Kim Kardashian.
    Ce livre s'attache à décortiquer les objets, les attitudes et les icônes qui incarnent une génération : celle qui a connu un monde sans internet, s'est pris une crise économique internationale dans la tête en arrivant sur le marché du travail, et tâche de s'en sortir entre posts sponsorisés, avocado toasts à 18 euros, dick-pics, quête d' « authenticité », aspirateurs à clitoris, et mise en scène forcenée de soi.
    Certes, tout le monde n'a pas la finesse de Roland Barthes, ni le sens du business de Kim Kardashian ; entre les deux, en position foetale, il y a nous, maîtres d'oeuvre de ce manuel de survie en milieu urbain d'un nouveau genre.

  • À travers les siècles, les samouraïs ont été associés à l'honneur, au courage, à l'abnégation, autant qu'à leurs prouesses martiales. Pourtant, à l'origine, ces valeurs étaient subordonnées à la victoire au combat, seule garante de la survie du guerrier et de son lignage. Si les samouraïs se sont progressivement fédérés autour de nouvelles aspirations comme la loyauté ou le renoncement de soi, celles-ci correspondaient rarement à la réalité des rapports de force, lorsque ruse, suspicion et trahisons étaient le quotidien des alliances militaires et la guerre un art de la survie.
    Ainsi, contrairement aux idées reçues, l'invention de ces valeurs éthiques est tardive : la « Voie du Guerrier » - ou Bushidô - est un « concept » élaboré à partir d'une tradition fictive aux alentours du xvie siècle. Cette construction a donné lieu à une mystique nationale qui a depuis largement dépassé les frontières du Japon et continue de hanter notre imaginaire, entre films hollywoodiens et pratiques assidue des arts martiaux.
    Alors, qui étaient vraiment les samouraïs ?

  • On a longtemps dépeint les cannibales comme des êtres violents et exotiques, des sauvages hantant les terres lointaines. Pourtant, nos ancêtres se délectaient eux aussi de chair humaine. Uniquement en cas de long siège ou de disette, pensez-vous ? Pas vraiment : dans l'Occident médiéval, les situations où l'homme en vint jusqu'à dévorer ses semblables sont nombreuses. De la préparation de précieux remèdes à base de cadavres, aux rituels de vengeance destinés à outrager la dépouille de l'ennemi, jusqu'à l'anthropophagie maternelle, l'homme à été souvent été un loup l'homme.
    Bons chrétiens, chevaliers, rois, tendres jouvencelles, malades ou femmes adultérines pouvaient goûter aux délices de l'anthropophagie. Il faut dire qu'alors, les imaginaires étaient hantés de créatures perfides et affamées. Ogres, lycanthropes et cynocéphales côtoient des sorcières friandes de chair humaine. Autant d'histoires à découvrir en empruntant le dédale de documents historiques inédits, d'images et de textes brillamment assemblés par Angelica Montanari dans son histoire mordante du cannibalisme, entre croyances et vérités crues.

  • La chine en guerre

    Jean Levi

    À l'ombre de la Grande muraille, un peuple en armes veille sur des frontières qui s'étirent sur des dizaines de milliers de kilomètres. Entre le XVIe siècle et le IIIe siècle av. J.-C., la Chine multiplie les conquêtes et étend peu à peu son immense empire. Comment une telle prouesse a-t-elle été possible ? C'est ce que nous dévoile Jean Lévi, qui dresse le portrait d'une Chine en guerre, depuis les premières sociétés guerrières jusqu'aux royaumes combattants.
    Mobilisant des centaines de milliers d'hommes, les armées chinoises développent alors une véritable science de l'intendance, de la topographie et de la manoeuvre. Pour nourrir ces bouches, armer ces bras et protéger ces torses, pourvoir à l'acheminement des vivres et des équipements, l'État guerrier et la société civile en viennent à fusionner, prémisse d'une nouvelle forme de bureaucratie totalitaire.
    Parallèlement, une pensée originale de l'art du combat émerge, dont Sun Tzu est l'illustre représentant. Celle-ci interroge la légitimité de la guerre, jugée profondément « immorale » dans son essence, rejoignant ainsi des préoccupations étonnement modernes.
    Plans de batailles, équipement militaire, tactique, entraînement, chaîne de commandement, découvrez les racines des pratiques martiales et de la pensée stratégique de l'Empire du milieu.

  • Pourquoi ne pas penser la prise en charge des personnes souffrant d'autisme(s) en tenant compte de leur affinité pour un objet, un thème ou une pratique ? La prise en compte des intérêts exclusifs dont les personnes autistes font régulièrement preuve - passion pour la musique, le dessin, l'astronomie, les dessins animés, la roue d'une petite voiture, une ficelle ou un bâton - permettait de bricoler une solution inattendue faisant jaillir une possibilité d'être au monde et avec les autres attentive à l'extrême singularité de ces personnes.
    Privilégiant la rencontre médiatisée par l'art, cette approche propose ainsi de considérer l'objet élu par le patient comme un support de médiation. Dès lors, cet objet peut être considéré dans sa fonction de transit, ce qui permet de mettre en place un dispositif thérapeutique à partir de cette affinité. Nous invitons donc le lecteur de cet ouvrage non à penser un protocole de soin applicable à tous mais à bricoler une solution pour chacun.
    Solution qui, s'appuyant sur la singularité d'un choix, ouvre la possibilité d'une rencontre.

empty