• "À en croire cet enregistrement du Trio K. 442 dans la version de Robert Levin, comme l’interprétation du K. 496, les trois musiciens rangent mani-festement ces deux oeuvres dans le catalogue sérieux de Mozart et non dans celui du divertissement domestique. Le piano travaille l’articulation et les oppositions, le violon joue de l’ambiguïté, le violoncelle, il est vrai encore un peu au second plan, donne de la voix. À une complicité polie, volon-tiers salonnarde, le trio Hilary Hahn, Alain Meunier et Robert Levin préfère, tout en conservant un même cap, faire saillir les angles, soutenir les contrastes, relancer sans cesse le discours : en attestent le développement du premier mouvement du Trio K. 496 signalé par un unisson fortis-simo (mesure 79, à 4’56), les questions-réponses en triples croches du piano et du violon dans l’Andante, les six varia-tions clairement différenciées du finale ou les échappées du Menuet du Trio K. 442. Ces deux parutions célèbrent avec éclat l’union entre musicologie et musique, entre savoir et improvisation, entre maîtrise et liberté." Philippe Venturini

  • "L’amour est certainement le sentiment qui a le plus inspiré les poètes et les compositeurs. C’est celui par lequel une oeuvre s’éclaire. Sans restrictions de style, on le retrouve dans la musique classique, la musique traditionnelle, les chansons populaires, le jazz, les comédies musicales... Il est à l’origine de chansons sublimes, de tubes interplanétaires ou de pépites oubliées.
    Car les chansons d’amour, si brèves soient-elles, établissent toujours, et de façon immédiate, une relation intime et tout à fait personnelle avec ceux qui les écoutent.
    Depuis toujours je suis passionné par la voix et tous les répertoires qu’elle embrasse. J’ai la chance en tant que musicien d’orchestre d’accompagner de grands chanteurs dans tous les répertoires que l’on place sous le nom générique de musique classique, mais le désir d’explorer celui de la chanson m’a toujours animé.
    L’amour s’exprime de diverses manières et il engendre lui-même de nombreux sentiments: le désir, le bonheur, la jalousie, la tristesse, la folie...
    La chanson d’amour impose forcément une formation instrumentale qui apporte autant de richesses et de possibilités sonores, lui offrant ce large champ d’expression.
    En tant que corniste, comment ne pas penser à Gil Evans, à Quincy Jones ?
    La richesse et la profondeur de leurs arrangements pour orchestres cuivrés me fascinent et ils restent pour toujours des références absolues en la matière.
    Alors tout naturellement, influencé par ces grands musiciens et porté par l’envie de jouer ce répertoire, j’ai constitué un collectif d’instrument à vents, confié les arrangements des mélodies au grand saxophoniste de jazz Alban Darche et j’ai invité des artistes aux univers contrastés à venir poser leurs voix uniques sur ces chansons d’amour.
    Ainsi est né le projet Oh ! My Love."" 
    Emmanuel Bénèche, co-directeur artistique"

  • Le gagnant du Concours International d'alto de Cecil Aronowitz 2014, Timothy Ridout, se joint à son partenaire pianiste du duo
    "Ke Ma", pour enregistrer son premier album avec Champs Hill Records. Ce disque, qui est le résultat du succès de Timothy au
    CAIVC, présente les oeuvres complètes pour alto de Henri Vieuxtemps et comprend deux sonates, de petits bijoux virtuoses et
    une Etude. Timothy Ridout dit du disque: "Henri Vieuxtemps a été l'un des plus grands virtuoses du violon du 19ème siècle, et
    comme homme a été comparé à Paganini, bien que ses compositions aient souvent été négligées. Je crois que cela s'explique
    en grande partie par le fait qu'il est considéré comme un compositeur uniquement pour le violon, en écrivant de la musique
    remplie de "pyrotechnie". Cependant, ce n'est pas vrai. Vieuxtemps a également adoré l'alto, et c'est dans ses oeuvres pour
    alto que son style lyrique et opératique est le plus évident. "Né à Londres en 1995, Timothy a étudié à la Royal Academy of
    Music avec Martin Outram, diplômé d'excellence du Queen's Award. Il est allé à l'Académie de Kronberg en Allemagne en
    étudiant avec Nabuko Imai, Tabea Zimmerman et Lawrence Power.

  • Activate Infinity est le deuxième album de The Bad Plus depuis que le remarquable pianiste Orrin Evans a rejoint le trio en 2018. Désireux de définir une nouvelle trajectoire, combinée à une abondance d'esprit et de créativité, le trio a produit l'un de leurs meilleurs albums originaux à ce jour. C'est une musique de groupe jouée avec une imagination et une vigueur vibrante. C'est réel, profondément honnête et personnel. Leur joie de faire de la musique ensemble est claire et leur vision est engagée et démocratique. Avec une nouvelle maison de production, le label britannique Edition Records, le trio travaille avec une intensité renouvelée qui leur permettra d'atteindre de nouveaux sommets et de continuer à prospérer. Asseyez-vous, écoutez et appréciez la promenade musicale !

  • Stefano Bollani commence à jouer au piano à l'âge de 6 ans. Enfant prodige (plus tard diplômé au Conservatoire de musique de Florence), il dévore la musique dès qu'il le peut, en constante recherche de stimulations, partout, dans toutes les musiques du passé tout en explorant le présent.
    Il a 14 ans lorsqu'il voit pour la première fois le film «Jesus Christ Superstar», et ce fut une expérience bouleversante ! Le jeune Bollani tombe amoureux immédiatement de la musique, de l'histoire et de l'atmosphère des scènes. Il achète le disque tout de suite et l'écoute sans cesse. Il apprend très vite toutes les paroles des chansons, mais il n'ose à peine interpréter la musique.
    C'est seulement maintenant - après 30 ans de créations musicales dans tous les genres et styles, d'innombrables enregistrements, d'importantes rencontres et concerts partout dans le monde - que Bollani décide d'enregistrer sa propre version du chef-d'oeuvre d'Andrew Lloyd Webber & Tim Rice.
    Et seulement maintenant, il réalise que son propre album sortira exactement 50 ans après la parution de l'album-concept original « Jesus Christ Superstar »!

    Mais pourquoi Bollani sort-il « Jesus Christ Superstar » seulement aujourd'hui ? Tout simplement, confesse Bollani, parce qu'il adore et respecte énormément la version originale: la musique et les paroles, les arrangements et les chanteurs. Et pourtant il voulait tellement proposer sa version. Donc la seule issue pour lui était de concevoir une version personnelle qui serait très différente de l'original. Et c'est précisément ce que Bollani a fait en présentant une version entièrement instrumentale seulement pour piano. «J'ai choisi cette formule du piano solo car l'histoire d'amour ici est entre l'opéra rock et moi-même - et Bollani explique avec un sourire - je sais qu'une histoire d'amour est meilleure lorsque elle reste intime.»
    Mais ne vous attendez pas à une simple transcription pour piano solo ! Non ! Bollani, très reconnaissant pour l'exceptionnelle autorisation qui lui a été accordée pour réinterpréter l'opéra culte «Jesus Christ Superstar» a librement (mais respectueusement) improvisé sur les mélodies et chansons originales en suivant son esprit ludique et musical créé par les nombreux genres, traditions, styles et rencontres qui ont influencé, façonné et consolidé ce qui est considéré comme son propre langage.

    Pour ses «Piano Variations on Jesus Christ Superstar» Bollani a décidé d'accorder le piano à 432 Hz, ce qui plutôt inusuel de nos jours. Il le fait non pas pour des raisons mystico-philosophiques ou médico-scientifiques ou encore historico-politiques mais pour les raisons suivantes : premièrement il se sent tout simplement à l'aise lorsqu'il joue à 432 Hz, par conséquent il s'agit d'une simple question de goût personnel : chaque fois qu'il le pourra, il jouera un piano accordé 432 Hz. Deuxièmement, pour sa réinterprétation de «Jesus Christ Superstar» Bollani voulait que la sonorité du piano soit particulièrement chaude, veloutée, profonde, dense et claire en même temps, capable de mieux véhiculer les émotions profondes et archaïques et les questions extrêmes sans réponses soulevées par l'oeuvre originale.
    Le piano accordé à 432 Hz, nous dit Bollani, lui a permis d'exprimé la chaleur et la profondeur des personnages du film de Lloyd Webber & Rice.

    Comme dans l'enregistrement, qui consiste en une large sélection des musiques de l'album original, Bollani jouera son «Piano Variations on Jesus Christ Superstar» en concert en suivant l'ordre du scénario. Ce qui pour Bollani est assez inhabituel : il ne rentre jamais sur scène avec un programme précis préparé à l'avance, et il enregistre aussi difficilement ses albums avec un ordre préétabli de compositions. Variant totalement de ses autres projets qui prévoient des chansons apparemment indépendantes, ici Bollani insiste pour respecter la structure narrative de ce qu'il considère «la plus fascinante histoire jamais racontée» (sur l'amour et la haine, la dévotion et la trahison, la vie et la mort etc.). Il veut que son piano raconte et chante l'histoire.
    Avec la structure narrative globale en tête, la dramaturgie de l'album a été définie dès le début de la séance d'enregistrement.
    Toutefois, au moment d'approcher chaque morceau de «Jesus Christ Superstar», Stefano Bollani a suivi son propre esprit musical et son génie en improvisant librement et en élaborant magnifiquement le matériel original sur le moment avec à la fois un profond respect et une splendide fantaisie... et comme d'habitude avec joie et amour.


  • Le mythique quatuor à cordes
    Pourtant tout à fait contemporains, Claude Debussy (1862-1918) et Albéric Magnard (1865- 1914) n'ont que très peu de points communs. Ils ont cependant celui d'avoir écrit chacun un unique quatuor à cordes (respectivement en 1893 et en 1903, et tous deux créés par des formations belges). Ce point commun est loin d'être anecdotique. En effet, nombre de compositeurs français de toute cette période charnière ont entretenu avec le quatuor à cordes un rapport tel qu'ils en sont arrivés à ce même résultat : écrire « leur » quatuor à cordes.
    Pour comprendre cet état d'esprit, nous devons revenir en arrière. On a coutume de considérer que le véritable père du quatuor à cordes est Joseph Haydn (1732-1809). Si ses premiers essais relèvent du divertissement, très rapidement il en fixe la forme, et hisse le genre à un niveau de perfection inédit jusque-là ; sauf exceptions, cette forme en quatre mouvements sera très durablement respectée, jusqu'à Debussy et Magnard compris. Ses premières oeuvres avec ce format datent de 1769, et en l'espace de trois ans, il compose les trois séries de six quatuors à cordes des opus 9,
    17 et 20, en pleine naissance du mouvement artistique dit « Sturm und Drang » (« Tempête et Passion »), précurseur du romantisme. Les artistes se mettent à exprimer leur subjectivité, à créer par nécessité intérieure. Par la suite, après dix années de pause, Haydn composera quarante-trois autres quatuors, tous d'exceptionnelle qualité.
    Les dix-sept ouvrages de Ludwig van Beethoven (1770-1827), dont les six derniers, à partir de 1823, sont des chefs-d'oeuvre absolus qui révolutionnent littéralement le genre, en faisant éclater la forme, marquent définitivement l'histoire du quatuor à cordes. Le compositeur y a mis ce qu'il avait de plus profond, de plus personnel, de plus unique. Jamais la nécessité intérieure de la création n'aura été aussi impérieuse. C'est un tout autre monde qui commence. (Extrait du livret - Pierre Carrive)

  • Le pianiste italien Marco Fumo nous présente un programme fascinant et essentiel retraçant l'évolution des styles afro-américains dans la musique pour piano, embrassant des oeuvres issues d'un éventail de genres et d'époques, du baroque au choro brésilien, du ragtime au piano stride, du néoclassicisme au tango , de l'impressionnisme au jazz. Musicien polyvalent, Fumo a collaboré pendant plus d'une décennie avec Nino Rota et Ennio Morricone. Marco Fumo a toujours cherché à embrasser la bonne musique de tout genre sans distinction, plus intéressé par ses qualités innées que par la catégorisation. Dans ce récital rafraîchissant et original, Fumo interprète un spectre kaléidoscopique de pièces, retraçant leurs interconnexions complexes, parfois subtiles, à travers l'objectif de l'histoire culturelle afro-américaine. Nous entendons des oeuvres de Scarlatti et Stravinsky, Debussy et Copland, Scott Joplin et Fats Waller, accompagnées de notes de livret réfléchies expliquant les antécédents musicaux et les liens entre ces pièces. Marco Fumo est considéré comme l'un des meilleurs interprètes du répertoire de piano afro-américain.

  • « Pénétrer le mystère de la cathédrale d’Aix-en-Provence au travers du thème des sacrements de l’Église : tel est le dessein de cet album. Avec l’alternance entre grégorien et orgue, vous découvrirez mon monde intérieur qui s’appuie sur la musique du passé pour la réinventer. Composé spécialement pour la cathédrale, Les Sacrements se veut l’écrin d’une rencontre entre monodie, peintures et polyphonie - écho de mon parcours de musicien, compositeur et organiste. » Grégoire Rolland
    L'oeuvre : Les Sacrements est un cycle pour orgue qui met en valeur les sacrements de l’Église catholique. Ceux-ci se divisent en trois : les sacrements de l’initiation chrétienne (Baptême, Confirmation, Eucharistie), les sacrements de guérison (Réconciliation, Onction des Malades), et les sacrements du service de la communion (Ordre, Mariage). Toutes composées autour de mélodies grégoriennes, ces pièces se veulent l’écho musical des oeuvres picturales présentes dans la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence : Cet édifice est doté de 7 tableaux représentant les 7 sacrements. Ils datent tous du XVIIIe siècle, et se situent dans le Baptistère du Ve siècle. Un huitième sacrement clôture ce cycle : Le Sacrement du Frère. Il s’agit de reconnaître Dieu en son prochain. C’est donc un sacrement de charité. Il a été adjoint à cette suite, afin de permettre d’entendre les 8 modes grégoriens, lorsque ces pièces sont interprétées en alternance avec les mélodies grégoriennes dont elles s’inspirent.
    Grégoire Rolland : Compositeur et organiste, il a obtenu un Master d’écriture (harmonie, contrepoint, fugue), un prix d’analyse, un Master d’orgue et un prix d’orchestration au CNSMD de Paris. Il est par ailleurs titulaire d’un Master de composition de la Haute École de Musique de Genève et d’une licence de musique et musicologie de la Sorbonne. Composant aussi bien pour instruments solistes que pour orchestre, il s’inspire essentiellement de deux éléments : le grégorien et l’apport de la culture asiatique qui le passionne. Il travaille aussi sur la relation entre la musique et les autres arts, mêlant expressivité et techniques d’élaboration (relation à la rhétorique, à l’écriture, à la peinture ou à la photographie). Il reçoit de nombreux prix de composition et des commandes d’institutions telles que Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris, la Fondation de Lacour, le Choeur et l’Orchestre de la Cité Internationale Universitaire de Paris, le festival Les Très riches heures de l’orgue en Berry, Toulouse les Orgues, Radio France, l’Abbaye de Sylvanès ou le festival La Bâtie de Genève.
    En 2020, il remporte le 1er prix du concours de composition de la cathédrale de Vienne (Autriche).

  • Spellbound - Trilok Gurtu

    Trilok Gurtu

    • MOOSICUS
    • 26 February 2021

    Un court titre avec Don Cherry ouvre et clôt ce très beau disque, en hommage au légendaire trompettiste qui fut le premier à encourager le jeune Trilok dans la voie qu'il venait de choisir. Si Don Cherry n'est ici présent qu'en de courts instants, il est omniprésent dans cet album où la trompette règne en maître, même si elle fait aussi partie intégrante de la musique de Trilok Gurtu, dans la mesure où elle est à la fois pop, classique, et bien sûr Jazz.
    Epaulé par les meilleurs trompettistes aux sonorités et aux couleurs si diverses, (Don Cherry) Paolo Fresu, Ibrahim Maalouf et Nils-Peter Molvaer, Trilok Gurtu propose une fois encore un album vraiment magique et unique, bien au- dessus et au-delà des genres (Jazz, Jazz-rock, Afro-cubain..) et des continents (Inde, USA, Europe).
    Une grande réussite, bien au-dessus des genres et des catégories.

  • Le Bestiaire Musical est un programme de mélodies françaises sur le thème des animaux. De nombreux compositeurs s'y sont aventurés et avec ce disque nous voulons en présenter un large éventail. C'est un programme accessible et compréhensible par un large public. Le thème des animaux nous a aussi plu car il peut toucher petits et grands et faire voyager notre imagination !!!
    Les compositeurs choisis vont du milieu du 19ème au milieu du 20ème siècle et couvrent ainsi un grand pan de la musique classique française. Les poésies choisies sont de grands poètes, tels que Victor Hugo, Charles Baudelaire, Apollinaire, Leconte de Lisle... Ces mélodies ne sont pas imitatives mais racontent un animal au travers de son comportement, ou d'un événement, ou quelques fois prennent une caractéristique de l'animal pour la comparer à la nature humaine.

  • C'est en l'église Saint-Séverin, située dans le Quartier latin de Paris, que l'Ensemble Vocal de Saint-Séverin a réussi l'exploit d'enregistrer avec simplicité et émotion seize chants de messe dont certains comptent parmi les plus beaux de la musique liturgique. Servis par de somptueuses harmonisations, ces chants sont de bouleversantes interprétations comme le « Notre Père » de Rimsky Korsakov ou le « Magnificat du Ton Royal ». Joël Sibille, Maître de Chapelle de Saint-Séverin - à l'époque des enregistrements - dirige avec brio cet ensemble vocal, accompagné à l'orgue par R. Touve Ratovondrahety. Cette réédition comblera tous ceux qui souhaitent retrouver la profondeur, la ferveur et la beauté des chants célébrés à la messe.

  • C'est le répertoire pour violon et viole de gambe du XVIIe siècle que le Duo Coloquintes explore avec ce premier album. Dans celui-ci sont interprétées des oeuvres de Froberger, Zieglern et Kelz, pièces originales ou arrangées pour cette formation inhabituelle et pourtant attestée à l'époque. Le livret d'accompagnement retrace l'étonnant travail que les musiciennes ont effectué pour revivifier une pratique oubliée. Un répertoire rarement exploré et une très belle façon de fêter le quatrième centenaire de la naissance de Froberger.

  • Rares sont les pianistes qui auront enregistré deux fois le cycle complet des concertos de Beethoven. C'est ce qui arrive avec François-Frédéric Guy, après des années d'approfondissement d'un style qu'il maîtrise aujourd'hui à la perfection. En 2010, il en donnait une première version avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France, avec à leur tête Philippe Jordan. Dix ans après, c'est en étant à la fois soliste et chef qu'il relit ce monument de la musique, avec un regard plus intimiste empreint de l'esprit de la musique de chambre.

  • Musique populaire au sens noble du terme, les noëls français recueillent depuis longtemps les suffrages d'un large public, leur caractère pittoresque et descriptif étant indissociable des scènes pastorales de la crèche (Noël provençal, Où s'en vont ces gais bergers, Or nous dites Marie...) L'extraordinaire diversité des sonorités de l'orgue historique de Saint-Maximin restitue à merveille la poésie des fifres, tambourins et autres musettes en écho à la solennité de ses grands-jeux. Daniel Meylan a enregistré pour les firmes Cascavelle et Hortus plusieurs disques salués par la critique suisse et internationale. Il donne de nombreux concerts dans son pays, de même qu'à l'étranger. De plus, il interpréta en 21 récitals l'intégrale de l'oeuvre pour orgue de J.S. Bach, en hommage à Albert Schweitzer. Son activité de chef de choeur lui permet d'aborder plusieurs oeuvres marquantes du répertoire vocal (Passion selon Saint Jean, Magnificat et Oratorio de Bach, Messie de Haendel, Requiem de Mozart). En novembre 2016, Daniel Meylan reçoit le Prix du Mérite artistique de la Ville de Nyon.

  • La Lingua profetica del Taumaturgo di Paola, San Francesco est un oratorio inédit de Giacomo Antonio Perti (1661-1756). Il a été redécouvert en 2014 par Francesco Lora, un musicologue bolonais, spécialiste de ce compositeur. Cet ouvrage, commandé par le mécène de Perti, Ferdinand de Médicis met en scène trois personnages de la cour de France du 15e siècle : Charles VIII, son épouse Anne de Bretagne et Louise de Savoie. Un quatrième personnage, le thaumaturge Saint François de Paule annoncera aux deux femmes la naissance respective de Charles-Orland et de François 1er. La perpétuation de la lignée royale sera assurée ! Cet enregistrement est une première mondiale et vient enrichir notre connaissance sur ce compositeur italien. Jean-Marc Aymes, le directeur de l'ensemble Concerto Soave s'est entouré des plus grands solistes du moment (Lucile Richardot, Valerio Contaldo, Stephan MacLeod et Maria Cristina Kiehr) afin de nous offrir un enregistrement à la hauteur de cet événement.

  • Parmi le vaste répertoire qu’il fréquente, le Quatuor Tchalik a toujours réservé une place de choix à la musique française et l’on ne s’étonne pas que le Palazzetto Bru Zane ait invité cette talentueuse formation dans le cadre des célébrations de son 10ème anniversaire à Venise en septembre 2019. Belle marque de reconnaissance, ce concert était entièrement consacré à Reynaldo Hahn (1874-1947) et mettait en présence les quatre archets et le pianiste Dania Tchalik, l’aîné de la fratrie.
    Les interprètes sont à nouveau réunis, au disque cette fois, dans ce même programme Hahn. On connaît d’abord le musicien d’origine vénézuélienne pour sa production lyrique et son vaste corpus de mélodies, mais sa musique de chambre recèle de véritables trésors, d’une incomparable fraîcheur d’inspiration.
    Le Quintette pour piano et cordes (1917-1922) - oeuvre chère à la fratrie Tchalik car c’est dans celle-ci que les cinq musiciens se produisirent pour la première fois en concert en 2013 - est défendu avec engagement et liberté par des artistes qui restituent la « passion fiévreuse » et le « tumulte intérieur » évoqués par l’auteur.
    Merveilleuses découvertes aussi, les deux Quatuors à cordes (1939 et 1943) offrent des exemples particulièrement attachants de l’art de Reynaldo Hahn au soir de son existence. Le compositeur, grand admirateur de Mozart, y aborde une forme chère à son devancier avec une poésie, un lyrisme et un art de la conversation en musique qui emportent immédiatement l’adhésion.
    En complément de programme, la Romance pour violon et piano, les Variations chantantes sur un air ancien et les Deux improvisations sur des airs irlandais pour violoncelle et piano offrent de charmeuses illustrations des jeunes années du musicien.
    En concert, la rentrée sera une nouvelle fois vénitienne pour le Quatuor Tchalik : le Palazzetto Bru Zane les reçoit en effet le 22 octobre pour interpréter les deux quatuors de Saint-Saëns dans le cadre du cycle «  Camille Saint-Saëns, l’homme-orchestre ».

  • Artiste à l'immense carrière à la fois de soliste, de chambriste, mais aussi d'enseignant, Gérard Poulet ne cesse d'explorer les territoires sonores les plus divers, de Bach à la musique du 20e siècle. Les compositeurs slaves tiennent une place particulière dans son catalogue. Les cinq musiciens réunis dans cet album présentent des esthétiques éloignées les unes des autres. Entre pièces de divertissement, lointains souvenirs du ballet, effluves du classicisme et du romantisme, voici un voyage dans un demi-siècle de musique russe en compagnie de ses deux amies, Tamayo Ikeda et Misa Mamiya.

  • "Le répertoire que nous propose Elisabeth Leonskaja reflète trois aspects caractéristiques de Robert Schumann : sa personnalité multiple, son goût pour les cryptogrammes et les rébus musicaux ainsi que sa passion pour - et sa croyance dans - le spiritisme. Potentialisés par une époque où l'union entre la métaphysique, la philosophie, la magie et la musique avait atteint son apogée, ces aspects ont modelé les dernières années de la vie créatrice de Schumann et les ont inscrites sous le signe du mystère et de l'énigme, dont l'importance a sans doute été négligée par certains musicologues.
    Les oeuvres de cet enregistrement audacieux de la grande schumanienne Elisabeth Leonskaja atteignent leur apogée dans l'interprétation des Études symphoniques en forme de variations op. 13 de Robert Schumann, l'une des partitions les plus grandioses du répertoire pianistique.

    La nouveauté de cet enregistrement réside dans la consultation des ébauches et des avant-projets. Clara, responsable de la première édition complète (Breitkopf & Härtel), déclara en 1873 : « J'ai copié pour Simrock certaines études symphoniques faisant partie d'oeuvres posthumes de Robert, qui voulait les faire imprimer en annexe. J'étais d'emblée contre cette idée mais les pressions étaient telles que je m'y suis finalement résolue. » (Simrock 1873, oeuvre posth., Suite de l'oeuvre 13).
    Cette présentation des Études offre un double choix à l'auditeur qui peut l'entendre soit comme la toute première émanation d'un work in progress - comme un fragment d'une idée visionnaire condamnée à ne jamais se concrétiser - soit sous la forme d'une version mature, concise et particulière dans une interprétation exemplaire.
    "

  • Ce nouvel album compte parmi les productions les plus ambitieuses réalisées par la chanteuse danoise Sinne Eeg pour le label Stunt. Accompagnée par les superbes 19 musiciens du Danish Radio Big Band, elle brille sur les arrangements des maîtres du genre Peter Jensen, Jesper Riis, et de l'américain Roger Neumann, qui naviguent magnifiquement entre les sons des big bands classiques et modernes. Une sélection de chansons pour la moitié de compositions originales et pour autre moitié de standards (My Favourite Things, Comes Love, Detour Ahead), auxquelles s'ajoutent deux chansons danoises (interprétées en anglais).

  • Depuis trois ans en tant qu'artiste Delphian, Sean Shibe a enregistré de la musique des manuscrits de luth écossais du XVIIe siècle jusqu'à des oeuvres du XXIe siècle pour guitare électrique, gagnant des récompenses variées de plusieurs magazines et des nominations pour chaque version, ainsi que la prestigieuse récompense du Royal Philharmonic Society "Jeune artiste de l'année... Il se tourne maintenant vers la musique de JS Bach, avec trois oeuvres dont l'histoire obscure des premières interprétations démentent leur statut récupératoire au sein du répertoire pour les guitaristes modernes. Les questions musicologiques qui se sont posées sur l'instrument que Bach a destiné à ces oeuvres `` pour la luth ò cembal '', qui apparaît écrit de la main du compositeur au début du manuscrit du Prélude bwv 998 - sont ici une réponse parfaite dans l'assurance inébranlable de l'interprétation de Shibe.

empty