• Ce livre se présente comme un guide des préliminaires de l'Essence du coeur de l'immensité, un cycle de pratiques médiatives appartenant à l'école du bouddhisme tibétain appelée Grande Perfection.
    En fait il est considéré par de nombreux maîtres de toutes les écoles comme le guide suprême, à la fois profond, vivant et détaillé, de toutes les pratiques préliminaires et, d'une façon plus générale, comme un enseignement fondamental sur le Véhicule de Diamant, dont il expose l'essentiel en termes clairs et simples. Le style direct, familier, et la grande variété des citations, anecdotes et proverbes qui appuient chaque idée importante épargnent au lecteur la monotonie des exposés classiques.
    La constante référence à l'expérience vécue dénonce la futilité de l'approche simplement intellectuelle et situe bien la pratique authentique du bouddhisme comme une réelle transformation intérieure.

  • Stances de la voie médiane

    Nagajurna

    Les Stances de la Voie médiane de Nâgârjuna constituent le texte fondamental de la plus pure philosophie bouddhiste, dite « du milieu », ou encore, puisqu´il s´agit de la Voie de la libération par excellence, « de la Voie médiane ».

    Le « milieu » dont il est question ici n´est pas un mélange des extrêmes : il les dépasse dans l´inconcevable Éveil qui, par-delà tout ce qui peut être « dit, conçu ou formulé », désigne le but de la Voie.

    Les « extrêmes » désignent toutes les opinions philosophiques possibles que la quête du réel et du vrai ont pu susciter tant dans l´histoire de la pensée en général que de la religion en particulier. Nâgârjuna prend le parti de prouver en toute logique ce que le Bouddha Shakyamuni enseignait ou montrait.



    Au nombre de 449, les Stances sont regroupées en 27 chapitres qui passent au crible de la logique la plus stricte tous les concepts qui forment la « pensée bouddhique », tels que la causalité karmique, l´enchaînement et la libération, les causes et les conditions, le nirvâna et le samsâra, le moi et le soi, l´essence, le Bouddha, et ainsi de suite.



    L´idée qui sous-tend le livre, de même que le fond de la pensée du Bouddha, c´est que rien n´est en soi et par soi, autrement dit, que rien de tout cela n´est absolument réel : tous les phénomènes du monde et de l´au-delà du monde sont de pures chimères qui, bien qu´apparentes et efficientes parfois, n´ont pas de réalité vraie.



    À la lecture attentive de ce texte, la réflexion découvre un espace dégagé de toutes références, dans la liberté même de toutes nos constructions intellectuelles et mentales, jusqu´au « tonitruant silence » de l´état naturel qui, s´il peut se vivre, ne peut pas se dire : telle est la gageure de cet écrit des premiers siècles de notre ère dont la modernité dépasse infiniment les tentatives philosophiques de « déconstruction » les plus osées de la culture occidentale.

  • On trouvera ici la traduction de deux textes de Shabkar Tsogdrouk Rangdrol : d'abord un extrait des Merveilleux Ecrits émanés, une anthologie de citations canoniques et de commentaires tibétains sur les méfaits liés à la consommation de chair animale, puis un essai intitulé Ambroisie d'immortalité, sur la nécessité de cultiver une compassion authentique pour tous les animaux.
    On comprendra ainsi que, selon les enseignements du Bouddha, il n'est pas nécessaire de réprimer par la volonté son attirance pour la viande, mais au contraire de retourner à la bonté naturelle du coeur pour qu'y renaisse une juste sensibilité à la souffrance des autres, telle que l'idée même de nuire aux bêtes en les exploitant et en s'en nourrissant disparaîtra spontanément.

  • Dans ce traité rigoureux, destiné tant aux pratiquants du Mahamudra qu'à leur enseignant, Dakpo Tashi Namgyal (1512-1587), brillant érudit et méditant accompli de la tradition Kagyu, explique à la fois la technique et le fondement théorique de ce système qui ne se départit jamais de la vue de la vacuité. A partir des innombrables citations qui émaillent son texte, ce maître de méditation montre comment placer et maintenir l'esprit dans son état naturel. En guide spirituel bienveillant, il corrige les vues et les méditations erronées des débutants et des disciples confirmés. La réalisation s'échelonne alors selon différents niveaux de pratique jusqu'à l'ultime bouddhéité. Prouvant que le Mahamudru n'est pas une 'invention' de Gampopa (1079-1153), le père de l'école Kagyu, mais qu'il se fonde pleinement sur la théorie et la pratique du Grand Véhicule, Dakpo Tashi Namgyal puise à la source, dans les sutras, les tantras et les instructions orales des grands accomplis indiens et tibétains. Dans un style simple et direct, il expose ainsi ce qui fait la pureté et l'efficacité de la méditation sur la nature de l'esprit.

  • Le monde ne serait-il pas meilleur si chacun se souciait plus des autres que de soi-même ? l'amour et la compassion dont nous sommes capables peuvent non seulement se cultiver pour devenir plus forts, mais ils peuvent aussi devenir infinis, inconditionnels et parfaits.
    C'est à cet entraînement du coeur et de l'esprit que l'ermite gyalsé thogmé de ngultchou, qui vécut au tibet au xive siècle, nous convie dans ses trente-sept stances sur la pratique des bodhisattvas. dans ce poème relativement bref, il parvient à rassembler tous les enseignements du célèbre bodhicaryavatara de shantideva, oeuvre qui, déjà, exposait la quintessence des textes du grand véhicule consacrés à l'esprit d'éveil.
    On trouvera ici un commentaire exhaustif des trente-sept stances par l'un des plus grands maîtres contemporains du bouddhisme tibétain, dilgo khyentsé rinpoché (1910-1991). a la lumière de sa connaissance et de sa compassion, cet érudit, poète et visionnaire apporte une explication claire et essentiellement pratique de tous les aspects de la pensée et de l'action des bodhisattvas, ces " enfants des vainqueurs " dont l'existence incarne toutes les vertus de l'altruisme à la fois le plus sage et le plus débridé.

  • Lettre à un ami

    Nagarjuna/Kangy


    la lettre à un ami-l'un des textes les plus abondamment cités dans la littérature bouddhiste - est un recueil de conseils composé par le sublime nagarjuna, le père de la voie médiane, à l'intention d'un jeune roi de ses amis.
    ce poème décrit en seulement cent vingt-trois quatrains l'ensemble de la voie du grand véhicule, des fondations de la discipline à la vue profonde.
    une telle concision nécessite quelques éclaircissements, et c'est à cela que s'attache le maître d'exception que fut kangyour rinpoché dans son commentaire fondé sur les six vertus transcendantes, dont la dernière, la connaissance, fait l'objet d'une attention particulière, puisqu'elle occupe près de la moitié du recueil.
    la lettre à un ami est une oeuvre majeure - toujours d'actualité - qui mérite d'être étudiée et mise en pratique, car elle conduira alors infailliblement à sa raison d'être, la réalisation de l'éveil ultime qui transcende les extrêmes.


  • « Le premier pas pour apprendre à apprécier le dharma à sa juste valeur consiste à reconnaître et à accepter pleinement que le samsara est une maladie incurable dont nous souffrons tous. » écrit Dzongsar Jamyang Khyentsé Rinpoché. Le propos de ce livre est de nous indiquer comment nous libérer de la souffrance en déracinant toutes ses causes, et non pas comment annihiler ou interrompre notre souffrance en faisant semblant d´être heureux : « Si le bien-être est votre souci principal, vous feriez bien mieux de vous faire faire un massage intégral ou d´écouter de la musique enlevée et revitalisante. Cela vous fera beaucoup plus de bien qu´un enseignement bouddhiste qui n´est pas fait pour vous réconforter. » Dans cette perspective, l´auteur décrit le sens du dharma, les outils à développer et l´état d´esprit avec lequel aborder le « ngeundro » (ou pratiques préliminaires) qui constitue le coeur de la pratique bouddhiste. Expliquant dans un style vif et direct l´importance de l´esprit de renoncement, de la discipline, de la méditation, de la sagesse, ou encore les techniques de visualisation, Dzongsar Khyentsé Rinpoché éclaire les différentes étapes du ngeundro de nombreux conseils destinés à éviter au pratiquant les écueils sur la voie, tout en se référant aux maîtres du passé, depuis le Bouddha Shakyamouni jusqu´aux grands maîtres du XXe siècle.Pas pour le Bonheur est un guide détaillé qui contient tout ce qu´un pratiquant a besoin de savoir pour se lancer sur la voie, sans fausses illusions.

  • L'Enfant de Lumbini Il y a 2500 ans, un prince indien comprit pourquoi la souffrance est notre lot, et cet éveil fit de lui le Bouddha Shakyamouni. Avant d´être prince, il avait été lièvre, cerf, tortue, roi, reine...

    Voici quelques-unes de ses aventures telles qu´elles furent contées maintes et maintes fois dans le but de montrer à chacun le trésor qu´il porte au fond de lui.

    Cet album raconte comment Siddhartha est devenu le Bouddha Shakyamouni.



    Album illustré en couleurs avec des extraits de thankas

  • Gampopa (1079-1153), le médecin de Dakpo, disciple du célèbre yogi et poète Milarépa, signa de son nom de moine, Seunaim Rinchen, le Précieux Ornement de la Libération, lequel est non seulement son chef-d'oeuvre mais aussi l'un des premiers grands exposés de la voie progressive vers l'Eveil.
    Dans un style simple et concis, le père de l'école kagyu décrit les fondements théoriques et pratiques du Grand Véhicule, les étapes de la progression mystique et son terme inconcevable, la bouddhéité authentique et parfaite. L'ouvrage se divise en six parties dont chaque idée, sinon chaque proposition, est dûment justifiée par une citation du Bouddha ou d'un commentateur accompli comme Nagarjuna, Asanga, Shantideva ou Atisha.
    Ainsi, dans la première partie de son traité, Gampopa établit la nécessité de l'Eveil suprême et sa cause première, la nature de bouddha. Dans la deuxième, il montre que l'Eveil n'a de meilleur support qu'une précieuse existence humaine. Dans la troisième, que le maître spirituel est une condition indispensable au développement du potentiel d'Eveil. Dans la quatrième, il expose les méthodes, à savoir les instructions pratiques du maître, et les étapes qui jalonnent la voie.
    Dans la cinquième, la bouddhéité, ou but de la voie, se trouve minutieusement décrite. Et enfin, dans la sixième partie, sont abordées les activités bénéfiques des êtres pleinement éveillés. Gampopa disait que connaître ce texte, c'était le connaître en personne.

  • Audace et compassion

    Dilgo Khyentsé

    Hautement respecté au Tibet et dans le monde entier, Dilgo Khyentsé Rinpotché, dont la vie exceptionnelle s'éteignit en septembre 1991, était l'un des plus grands poètes, érudits, philosophes et maîtres de méditation au sein des traditions du bouddhisme tibétain.
    Il nous présente ici L'Entraînement de l'esprit en sept points, introduit au Tibet par le maître indien Atîsha.
    Ce texte, qui est le coeur même de la voie bouddhiste, enseigne comment utiliser toutes les situations de la vie quotidienne pour se délivrer de l'emprise du "moi" et se mettre au service d'autrui.
    Dans cet enseignement, le dernier qu'il donna en France et en Occident, Rinpotché s'exprime de façon directe, s'inspirant largement de sa propre expérience, longue de toute une vie. Le fait qu'il ait depuis quitté ce monde confère à ses paroles encore plus d'intensité.
    Nombre de ses disciples les considère comme son cadeau d'adieu.

  • Diamants de sagesse

    Wangyal Pema

    Diamants de Sagesse La sagesse est l´expression naturelle de l´Éveil fondamental. Inaltérable comme le diamant, elle dissout les voiles mentaux qui cachent la véritable liberté. En s´appuyant sur les enseignements de ses maîtres, Péma Wangyal Rinpoché transmet intacte l´essence de cette tradition plus que millénaire. Ce livre explique un ensemble de pratiques qui vont des premiers pas sur la voie spirituelle jusqu´aux pratiques dites «préliminaires», par lesquelles on accède aux techniques avancées du bouddhisme tantrique tibétain.

  • Bodhicitta, l'«esprit d'Éveil », qui désigne la sagesse de l'amour et de la compassion, est le but ultime de tous les véhicules enseignés par le Bouddha dans les soutras et les tantras. Cet «esprit » présente un aspect absolu : la vacuité; et un aspect relatif : le voeu d'atteindre l'omniscience de la bouddhéité pour mieux servir tous les êtres animés sans la moindre exception. Cette aspiration s'approfondit dans la méditation de l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité. L'action qu'entraîne l'intimité profonde avec ces sentiments impartiaux et illimités se trouve tout entière dans les six vertus transcendantes de l'«être d'Éveil » ou bodhisattva. Et c'est la connaissance transcendante (prajñaparamita) elle-même qui plonge l'être d'Éveil dans l'esprit d'Éveil absolu, l'indicible espace de la claire vacuité à coeur de compassion. L'esprit d'Éveil est donc le plus précieux de tous les joyaux spirituels. On en trouvera ici l'exposé vivant et précis par l'un des héraults les plus convaincants de la pensée et de la pratique de la bonté du coeur, la bonté pure. Héritier accompli de maintes traditions du bouddhisme tibétain, Péma Wangyal Rinpoché incarne avec douceur et persuasion les six vertus transcendantes et, recourant aux quatre attraits du bodhisattva, c'est avec des paroles amènes et des exemples choisis qu'il expose la vérité essentielle de la compassion, en détaille l'exercice pour chacun et agit conformément à ce qu'il dit.

  • Au début de notre ère, lorsque se répandirent les enseignements du Bouddha auxquels fut donné le nom de Grand Véhicule, apparurent nombre de maîtres remarquables qui devinrent célèbres sous le nom sanskrit de mahâsiddhas, "grands êtres accomplis", parce qu'ils avaient atteint les siddhis, ou "accomplissements".

    La tradition a surtout retenu le nom de quatre vingt- quatre d'entre eux.

    Voici l'histoire de leurs vies, appelées "libérations parfaites", où se côtoient anecdotes insolites et enseignements profonds que couronne toujours l'Éveil libre de toute entrave : le Grand Sceau qui inspire à Ghandika ce chant de réalisation :



    Comme le remède et le poison Participent de la même essence En produisant deux effets distincts, Les actes négatifs et leurs antidotes Ont la même nature et ne diffèrent point.

    Ce que réalisant, les sages ne rejettent rien, Mais les êtres puérils, dans leur ignorance, Ne le réalisent pas et errent dans le samsâra, Mûs par les cinq poisons.

    Sur commande
  • Sur commande
empty