Histoire généralités

  • Dans le théâtre politique, le rôle d'éminence grise est l'un des plus convoités: c'est le conseiller caché du prince. Ce rôle fut créé par un grand acteur, Richelieu, pour un autre grand acteur, le Père Joseph: «éminence», parce que Richelieu avait demandé pour son ami le chapeau de cardinal?; «grise», car c'était la couleur de la robe de capucin que portait ce dernier.
    L'expression franchit les frontières. Elle est appliquée en Allemagne au baron Holstein qui, à Berlin, fait et défait les chanceliers sous Guillaume II. Au temps de Roosevelt, elle est reprise, aux États-Unis pour Harry Hopkins, également surnommé «le Raspoutine de la Maison Blanche». En France, au  XXe siècle, le Père Joseph renaît sous les traits de Jacques Foccart, au coeur du premier cercle gaullien puis de François de Grossouvre, dans l'entourage de François Mitterrand.
    D'autres personnalités marquantes, qui s'étaient illustrées, parfois, loin de la politique, ont contribué à infléchir le cours de l'Histoire, de Beaumarchais, qui apporta le soutien de la cour de France aux insurgés américains, à Jean Monnet le Père de l'Europe moderne.
    À travers seize portraits inoubliables, Charles Zorgbibe nous révèle - ou nous rappelle - l'action secrète de ces hommes de l'ombre qui ont, pour une part souvent déterminante, façonné le monde où nous vivons.

  • Une audace sans frein, une intelligence sans bornes, des complicités sans nombre, une énergie sans faille servie par une chance insolente: tel fut le  Napoléon du crime, le plus prestigieux des monte-en-l'air de l'époque victorienne.
    Adam Worth (1844-1902) passe ses premières années d'immigrant misérable dans un quartier new-yorkais où l'on vit totalement en marge des lois. Il y apprend bien vite tout ce qu'il faut savoir pour «réparer les injustices du sort». Cambrioleur de génie, il déjouera toutes les poursuites, changeant de continent comme d'identité et poursuivant sa carrière avec un égal bonheur en Amérique, en Europe (Londres, Paris et Liège) et en Afrique du Sud (le pays du diamant).
    Il connaît intimement la pègre et les bas-fonds mais, émule de «Jekyll et Hyde», il cultive les dehors d'un gentleman accompli.
    Son plus glorieux fait d'armes?? Le vol d'un des plus prestigieux tableaux du grand portraitiste Gainsborough,  Georgiana, Duchesse de Devonshire.
    Il fascina jusqu'à ses adversaires, comme l'illustre détective Pinkerton.
    Enfin, pour parachever sa légende, Conan Doyle s'inspire directement de lui pour représenter le «?génie du mal?» avec la créature du professeur Moriarty.

  • Jacqueline de Romilly
    Ce que je crois
    Quelques années après les événements de Mai 1968, où le doute s'était emparé des esprits - crise universitaire, crise sociale, crise des valeurs - Jacqueline de Romilly a tenu à nous dire, dans un texte bref et plein de fougue, ce que la crise lui avait au contraire révélé, sa foi dans l'homme, son esprit, sa liberté, son goût de la vérité et du bien, bref, ses convictions.

  • Àl'automne 1856, Sissi n'a pas vingt ans quand elle accompagne l'empereur François-Joseph dans un voyage à hauts risques  àVenise. Un vent de révolte souffle sur la lagune. Après l'occupation française, les Vénitiens n'en peuvent plus de supporter la pesante tutelle des Habsbourg. L'accueil de la noblesse, comme celle du petit peuple, est glacial. Mais grâce à son charme naturel et à son intelligence politique, Sissi saura persuader son mari de prendre les mesures d'amnistie pour ramener le calme. Ce qui lui vaudra d'être surnommée  "l'ange bienfaiteur". 
    Envoûtée par la vieille cité lacustre et au prétexte de se soigner, elle y retourne cinq ans plus tard avec ses enfants pour un long séjour où elle peut enfin mener une vie de famille tranquille, loin de ses obligations officielles et de l'archiduchesse Sophie, son envahissante belle-mère. C'est là qu'elle commence sa fabuleuse collection de photographies sur les beautés féminines. En perpétuel déplacement dans toute l'Europe et jusqu'en Égypte, toujours à la recherche d'un mieux-être sans cesse troublé par des drames familiaux, Sissi fait une dernière  escale dans la Cité des Doges au soir de sa vie pour assister à l'inauguration de la première Exposition internationale d'art, baptisée Biennale deux ans plus tard. Un voyage qu'elle voulait incognito mais qui, contre toute attente, lui fera rencontrer pour la première fois les nouveaux maîtres de la Sérénissime, le roi et la reine d'Italie.  Sissi et Venise, ou le romantisme dans tous ses états

  • Éric Deschodt
    Pour Clemenceau
    Historiens et politiques à part, Clemenceau n'est plus guère qu'un nom dans la mémoire générale. On sait vaguement qu'il fut le « Père la Victoire » de la Grande Guerre commencée il y a cent ans. On ne sait pas qu'il fut l'âme de la République entre 1871 et 1922. Orateur redoutable, jamais il ne se payait de mots. Il eut une conscience aiguë des faiblesses de l'armée à la veille de la Grande Guerre, qu'il redouta de tout son coeur et soutint de toutes ses forces.

  • Simone Bertière
    Louis XIII et Richelieu, la Malentente
    Louis XIII régnait, Richelieu gouvernait. Au sortir d'un demi-siècle de guerres de religion et après deux régicides, la France du début du XVIIe siècle, encore à demi-féodale, avait besoin d'une remise en ordre. Ils entreprirent, non sans rencontrer de violentes résistances, d'en faire un grand pays moderne à vocation européenne, gouverné par un monarque dit «absolu». Bien qu'ils fussent d'accord sur les objectifs, leur collaboration, mal commencée, resta grevée de défiance. Ils ne se sont jamais aimés, ils ont fini par se haïr. Politiquement complémentaires, le roi et son génial serviteur ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Mais ils supportaient mal cette dépendance, chacun s'efforçant de dominer l'autre - jusqu'au heurt frontal, tragique, autour d'un jeune ambitieux à qui il couta la vie.Ce livre est une enquête sur la manière dont ils ont vécu concrètement cette relation tumultueuse. Elle épouse leur parcours au jour le jour, quand ils ne savaient pas ce que leur réservait le lendemain. Elle restitue à leur existence, riche en péripéties, épaisseur et ambiguïté. Des portraits croisés, ne privilégiant ni l'un ni l'autre, invitent à les comprendre, plutôt qu'à les juger selon nos critères actuels.

  • Né dans le duché de Parme en 1755, Louis-Marie de Narbonne-Lara fut ministre de la Guerre de Louis  XVI, avant de devenir le confident de Napoléon.
    Émigré à Londres en 1792, avec l'aide de Mme de Staël, dont il était l'amant, il passe ensuite en Suisse puis en Allemagne et revient en France en 1801. 
    L'Empereur, dont il devient le confident, le réintègre dans l'armée en 1809. Il fait la campagne de Russie en qualité d'aide de camp de l'Empereur. 
    Ambassadeur à Vienne il mène en compagnie de Fouché des négociations avec Metternich, puis Napoléon lui confie le commandement de la place de Turgau en Saxe, où il meurt en 1813 des suites d'une chute de cheval.

  • Marcel Pagnol Le Secret du Masque de Fer Le 19 novembre 1703, au terme d'une longue captivité, est mort à la Bastille un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de l'incarcération.Marcel Pagnol a tenté de percer le secret. Et voici comment il présente son récit: "L'histoire du prisonnier masqué met en scène des personnages qui sont tous d'une originalité puissante: Louis XIV, Louvois, Charles II, Saint-Mars, Fouquet, Lauzun, l'affreux Nallot, le pauvre La Rivière, le silencieux major Rosarges, Antoine Ru, le porte-clefs provençal, et le méthodique du Junca, dont l'orthographe est un régal, et qui écrivait, nous dit-on, des lettres à Mme de Sévigné! Le premier devoir de l'historien, c'est de rétablir la vérité en détruisant les légendes. Sans lui, l'histoire des peuples ne serait qu'un vaste poème, où les faits, agrandis et dramatisés par l'imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d'or ou de sang, dans une lumineuse brume."

  • "The Indomitable Marie-Antoinette" is an valuable contribution to our understanding of the significant role women have always played in history. It is one of a series of six biographies of the queens, regents and royal mistresses of the French monarchy. In it, the highly acclaimed Simone Bertiere re-reads the innumerable source materials about Marie-Antoinette, and in a most engaging style, paints a startlingly new portrait of the queen. With great psychological insight, she brings Marie-Antoinette and her circle back to life not as representatives of their class, but as flesh-and-blood human beings in positions of extraordinary power and privilege, facing profound changes in the world they could not understand but were supposed to lead.Why "indomitable"? Because however frivolous her tastes may have been, the fierce determination she showed in getting what she wanted was only matched by her resistance to anything she didn´t.  She willfully carved out a private life for herself in the face of opposition from a most rigid and hierarchical court. And despite being ill prepared for it, she would in the end play a key political role in the French Revolution, incurring the hatred of the masses rising up against the crumbling monarchy.

empty