aharon apenfeld

  • Histoire d'une vie

    Aharon Appelfeld

    Comment un enfant ayant tout perdu peut-il survivre seul dans les sombres forêts ukrainiennes ? Aharon Appelfeld a 10 ans lorsqu'il s'échappe du camp. Son errance le conduira, quatre ans plus tard, en Palestine. Plongé dans le silence depuis le début de la guerre, il apprend une nouvelle langue. Il l'utilisera désormais pour tenter de relier les différentes expériences de sa vie à leurs racines perdues.

  • Allongé au pied d'un chêne, Theo contemple le ciel. Lorsque le jeune homme ferme les yeux, il revoit la silhouette élancée de sa mère, entend ses soupirs d'émerveillement devant la beauté des églises qu'elle vénérait tant. Ces souvenirs-là, Theo les a chéris pour affronter l'horreur, l'ignominie des camps. La guerre est finie désormais. La tête haute, il reprend la route et marche vers son destin.

  • C'est l'été 1938 en Europe centrale. Et comme chaque année ils sont là, sur la rive, en villégiature.

    Il y a Rosa Klein, qui lit dans les lignes de la main. Mais peut-on se fier à ses prédictions ? Et Karl Koenig, l'écrivain. Pourquoi fréquente-t-il les autres vacanciers au lieu de consacrer toute son énergie au roman qu'il est en train d'écrire ? Qui sont vraiment « l'homme à la jambe coupée » et la jeune femme amoureuse que tous les Juifs appellent par l'initiale de son prénom ? Et le père et la mère d'Erwin, l'enfant si sensible à l'anxiété de ceux qui l'entourent ?

    Dans ce roman magistral publié quelques années avant sa mort, Aharon Appelfeld tisse les questions intimes, littéraires et métaphysiques qui l'ont accompagné toute sa vie. Sous sa plume, ces dernières vacances avant la guerre sont le moment où l'humanité se dévoile dans ses nuances les plus infimes, à l'approche de la catastrophe que tous redoutent sans parvenir à l'envisager.

  • Les partisans

    Aharon Appelfeld

    Après son évasion d'un camp, le jeune et intrépide Edmund s'est réfugié auprès d'un groupe de partisans. Ces résistants juifs survivent en territoire occupé. Organisés autour de leur chef Kamil et de la vieille Tsirel, ils sont bien davantage que des âmes en sursis. Ils tendent des embuscades aux Allemands, font dérailler leurs trains, et entretiennent l'espoir grâce à la prière et à la fraternité...

  • L'amour soudain

    Aharon Appelfeld

    Un écrivain à l'automne de sa vie, une jeune fille dévouée : Ernest et Iréna sont dépassés par un amour improbable, fulgurant. Les portes de l'intime s'entrouvrent, les secrets de l'existence s'éclairent d'un jour nouveau. L'amour, soudain, repeuple les souvenirs d'une vie traversée par l'Histoire.

  • Ouvre les yeux ! Lentement, ses paupières clignent, il émerge des rivages paisibles du sommeil, là où ses parents sont encore vivants, où les ghettos et les camps n'existent pas, ni la faim, le froid, la douleur. Les yeux mi-clos, ballotté de train en refuge, de Naples à la Palestine, Edwin, 17 ans, a tout perdu et tente de revenir à la vie. À quoi bon se réveiller si personne ne vous attend ?

  • Tsili

    Aharon Appelfeld

    1942. Tsili Kraus a douze ans et vit dans un petit village d'Europe centrale. Quand la haine anti-juive éclate au grand jour, tous s'enfuient, laissant Tsili seule pour garder la maison. Et personne ne revient. Tsili doit lutter pour survivre. Elle se nourrit de fruits sauvages, vole, mendie, jusqu'à ce qu'elle rencontre Marek, évadé d'un camp, et qui se cache lui aussi.

  • Quand la mère d'Adam le conduit dans la forêt, elle promet de venir le chercher le soir même. « Aies confiance, tu connais la forêt et tout ce qu'elle contient » lui dit-elle. Mais comment avoir confiance alors que la guerre se déchaîne, que les rafles se succèdent dans le ghetto et que les enfants Juifs sont pourchassés ? La journée passe. Adam retrouve Thomas, un enfant de sa classe que sa mère est également venue cacher là. Les deux enfants sont différents et complémentaires : Adam sait grimper aux arbres et se repère dans la forêt comme s'il y était né. Thomas est réfléchi et craintif. À la nuit tombée, les mères ne sont pas revenues. Les enfants s'organisent et construisent un nid dans un arbre. Ils ignorent encore qu'ils passeront de longs mois ainsi, affrontant la faim, la pluie, la neige et le vent, sans oublier les questions essentielles : qu'est-ce que le courage ? d'où vient la haine ? comment parlent les animaux? et Dieu, dans tout ça ?

  • - Bruno Brumhart a connu l'innommable : le ghetto, la déportation, la fuite du camp et une longue errance dans la forêt. Après ces épreuves, le retour dans le monde normal est impossible. Conscient qu'il lui faut inventer une autre manière de vivre, et en souvenir de l'altruisme de ses parents communistes, il décide d'ouvrir un lieu d'accueil pour les anciens déportés dans un château près de Naples. Lieu des colères, des désespérances, mais aussi de joies et de fraternité, comme une étape vers le retour à la vie.

    - Né en 1932, Aharon Appelfeld est considéré comme l'un des plus grands écrivains israéliens. Il a obtenu le prix Nelly-Sachs en 2005 pour l'ensemble de son oeuvre. Il est l'auteur notamment de Histoire d'une vie (prix Médicis étranger 2004), L'Immortel Bartfuss, Le Temps des prodiges et L'Amour, soudain, tous disponibles en Points.

  • À la fin des années 1930, au bord de la rivière Pruth, en Europe de l'Est, la pension Zaltzer est fréquentée chaque été par des habitués. Célibataires et juifs pour la plupart, ils s'y retrouvent pour jouer aux cartes, boire et faire l'amour. Cet été-là, beaucoup manquent à l'appel. L'ambiance n'est plus la même, la première partie de poker n'est jamais lancée. La pluie fait déborder le fleuve et dévaste la cour d'habitude si conviviale. Dans une atmosphère de catastrophe, les quelques amis rassemblés assistent à la désagrégation de leur monde.

  • Le temps des prodiges

    Aharon Appelfeld

    Depuis quelque temps, mon père et ma mère ont un comportement étrange... Pourquoi prononcer avec autant de honte et de fierté mélangée le mot « juif » ? Pourquoi mon père, écrivain autrichien renommé, est-il soudain qualifié de parasite ? Imperceptiblement, mais sûrement, le monde est en train de changer...

  • Katerina

    Aharon Appelfeld

    Katerina, simple paysanne chrétienne, retourne dans son village natal d'Ukraine soixante ans après son départ. Elle se remémore sa jeunesse, dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, du temps où elle servait chez des juifs. C'est là qu'elle s'ouvrit au monde, cruel et magnifique, et découvrit la chaleur d'un foyer. Appelfeld campe un personnage qui a assisté, impuissant, à l'horreur de la Shoah.

  • Badenheim 1939

    Aharon Appelfeld

    « Le printemps était de retour à Badenheim. On entendait carillonner les cloches de l'église proche de la ville. Les ombres de la forêt battaient en retraite » : dans cette jolie petite station thermale autrichienne où il fait bon vivre, on se prépare joyeusement à accueillir le Festival de musique organisé par le Dr Papenheim. Les vacanciers envahissent les rues, les artistes répètent, les jardins sont en fleurs. Pourtant, en ce printemps 1939, la présence d'un étrange « service sanitaire » intrigue et bientôt inquiète... Imperceptiblement, Badenheim se métamorphose et l'angoisse prend le pas sur l'insouciance.

  • Grandpa Sergei, un ancien soldat, devenu aujourd'hui un vieil homme aveugle et Janek, un garçon juif placé sous sa protection, effectuent un long voyage. En toile de fond, la seconde Guerre Mondiale fait rage, les deux compagnons vont de village en village pour mendier et luttent pour leur survie. Les épreuves rencontrées prennent une dimension mythologique et Yanek ne trouve son destin qu'à l'issue de cette migration.

  • Floraison sauvage

    Aharon Appelfeld

    Frère et soeur, Gad et Amalia ont reçu un étrange héritage : ils ont la garde d'un cimetière juif au sommet d'une montagne des Carpates... Pour affronter la dureté des mois d'hiver, ils prennent l'habitude de boire. L'évocation de leur enfance dans la plaine les réconforte et resserre de jour en jour le lien qui les unit. Un lien si fort que le trouble s'installe en eux...

  • La mère de Hugo a fui pour échapper au ghetto et à la déportation.
    Confié à Mariana, une prostituée, l'enfant se trouve confiné dans un réduit glacial dont il ne peut jamais sortir. Son existence est suspendue aux bruits et aux scènes qu'il devine à travers la cloison : il prend conscience du massacre des juifs et s'éveille aux mystères de la sexualité.

  • Bartfuss est immortel. Évadé d'un camp de la mort, il s'est caché dans les forêts avoisinants, puis s'est réfugié sur la côte italienne, avant d'embarquer pour Israël. Il a survécu avec plus de cinquante balles dans le corps. Parfois, pris d'une irrépressible envie de vivre, une mystérieuse force l'oblige à attendre. Seul, étranger aux autres, est-il condamné à vivre avec les fantômes du passé ?

  • Aharon Appelfeld : cent ans de solitude juive est un essai sur les nouvelles que l'écrivain a publiées au tout début de sa carrière. Le public francophone n'a pas accès à ces textes, environ une centaine dont six en tout et pour tout ont été traduits en français à travers deux revues et anthologies. Il s'agit donc de présenter la variété des thèmes qui vont fournir à l'écrivain le socle de toute son oeuvre romanesque future : les personnages et motifs de la vie juive en Europe orientale entre le XIXe et le XXe siècle, les langues à travers lesquelles évolue Appelfeld lui-même et dans lesquelles s'expriment ses personnages et enfin son Ars Poetica, son langage poétique qu'il développe à travers divers éléments de la nature.

    La langue hébraïque qu'Appelfeld a forgée d'une façon très personnelle est au centre de cette étude : il s'attache à sculpter la langue dans ses pleins mais surtout dans ses manques. Son admiration pour la langue de la Bible le mène à forger une langue tout en retenue et en même temps imprégnée d'une musique intérieure et de couleurs inédites dans la littérature hébraïque.

    D'autre part la quête de la mémoire qui occupe une place centrale dans l'oeuvre romanesque jusqu'aujourd'hui est présente dès les premières nouvelles. Les langages de la mémoire se reflètent métaphoriquement dans les langages de la nature ciselés par l'écrivain : l'eau, la forêt, le gel représentent autant de langages différents et dans le même temps entrelacés les uns aux autres.

    La première partie de l'ouvrage intitulée : « Entre mémoire et oubli » est consacrée aux lieux de vie des Juifs en Europe orientale, leurs traditions, leurs croyances, leurs relations avec les Chrétiens, la quête ou le refus de leur identité et la mémoire collective et individuelle. La seconde partie présente tout d'abord le palimpseste des langues de l'écrivain : sous l'hébreu, les langues de l'enfance, suivi de la symbolique des langages à laquelle se référé Appelfeld tout au long de ses romans.

    L'essai s'achève avec un chapitre sur les influences littéraires qui ont marqué Appelfeld (la Bible et Kafka) suivi d'une ouverture sur les romans à partir des motifs analysés dans les nouvelles.

  • Aharon Appelfeld, dans son écriture unique qui touche l'au-delà, rend l'histoire juive contemporaine éternelle. Il crée un tissu à la fois fin et terrible où le passé lointain, le passé proche et le présent projettent un regard nouveau sur l'avenir. La fiction n'est que documentaire, la narration empruntée au vécu ; c'est pourquoi cette monographie est fondée sur des "va-et-vient" entre le réel et l'imaginaire, entre la vie et le récit, entre l'histoire véritable et l'histoire de l'histoire.

  • Les trois conférences rassemblées ici mêlent des réflexions et des impressions ancrées dans la tourmente d'une enfance prise dans la Shoah, puis dans l'errance à travers les ruines de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale et dans une enfance tardive en Israël. C'était qui, c'était quoi, un juif ? En quête de réponse, Aharon Appelfeld examine les répercussions émotionnelles et psychiques de la Shoah. Pour les juifs de sa génération, l'assimilation avait cessé d'être un but, c'était devenu un héritage, un way of life. La destruction par la Shoah du système des croyances qui soutenaient leur vie, la structuraient et lui donnaient un sens, ajouta à leurs douleurs physiques et morales une souffrance spirituelle incommensurable. L'expérience de la Shoah a été soumise à la mémoire : les survivants ont créé un corpus impressionnant de souvenirs. Elle a aussi été l'objet d'innombrables recherches englobant l'arrièreplan historique, social et psychologique de la période, et portant sur ce qu'étaient les circonstances. Il s'agit à présent de questionner ce qu'ont dû être les circonstances, autrement dit de faire passer l'expérience atroce de la catégorie de l'histoire à celle de l'art. Aharon Appelfeld, qui a consacré la plupart de ses écrits à des histoires et à des nouvelles, pense que « seul l'art a le pouvoir de sortir la souffrance de l'abîme ».

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  • Fleeing an abusive home, Katerina, a teenage peasant in Ukraine in the 1880s, is taken in by a Jewish family and becomes their housekeeper. Feeling the warmth of family life for the first time and incorporating the family's customs and rituals into her own Christian observances, Katerina is traumatized when the parents are murdered in separate pogroms and the children are taken away by relatives. She finds work with other Jewish families, all of whom are subjected to relentless persecution by their neighbors. When the beloved child she had with her Jewish lover is murdered, Katerina kills the murderer and is sent to prison. Released from prison years later, in the chaos following the end of World War II, a now elderly Katerina is devastated to find a world that has been emptied of its Jews and that is not at all sorry to see them gone. Ever the outsider, Katerina realizes that she has survived only to bear witness to the fact that these people had ever existed at all.

  • In spare, haunting, almost hallucinogenic prose, the internationally acclaimed, award-winning novelist shares with us-for the first time-the story of his own extraordinary survival and rebirth.
    Aharon Appelfeld's childhood ended when he was seven years old. The Nazis occupied Czernowitz in 1941, penned the Jews into a ghetto, and, a few months later, sent whoever had not been shot or starved to death on a forced march across the Ukraine to a labor camp. As men, women, and children fall away around them, Aharon and his father (his mother was killed in the early days of the occupation) miraculously survive, and Aharon, even more miraculously, escapes from the camp shortly after he arrives there.
    The next few years of Aharon's life are both harrowing and heartrending: he hides, alone, in the Ukrainian forests from peasants who are only too happy to turn Jewish children over to the Nazis; he has the presence of mind to pass himself off as an orphaned gentile when he emerges from the forest to seek work; and, at war's end, he joins the stream of refugees as they cross Europe on their way to displaced persons' camps that have been set up for the survivors. He observes the full range of personalities in the camps-exploitation exists side by side with compassion-until he manages to get on a ship bound for Palestine. Once there, Aharon attempts to build a new life while struggling to retain the barely remembered fragments of his old life (everyone urges him simply to forget what he had experienced), and he takes his first, tentative steps as a writer. As he begins to receive national attention, Aharon realizes his life's calling: to bear witness to the unfathomable. In this unforgettable work of memory, Aharon Appelfeld offers personal glimpses into the experiences that resonate throughout his fiction.
    From the Hardcover edition.

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