Littérature générale

  • « Cette recherche est une réussite et elle mérite de passionner un large public (...).
    Adulte, Jérôme est entré dans l'armoire des Segal et il en est ressorti à Vienne. » Serge Klarsfeld Sur quatre générations, à mi-chemin de l'histoire et de la littérature, Jérôme Segal cherche ses racines en tirant les fils d'une enquête quasi policière.

    On découvre ainsi les arrière-grands-parents ayant fait fortune dans un pays défunt, la Galicie de l'empire austro-hongrois, et qui, fuyant la Première Guerre mondiale, se retrouvent à Vienne sans pour autant se mêler à la pauvreté des masses prolétaires juives ; le grand-père, que "l'Histoire avec sa grande hache" oblige à fuir son pays en mai 1938, et le château de Schwadorf où il a vécu, avant d'être interné au stade de Colombes près de Paris ; les parents, militants communistes dans les années 1970, qui participent à Saint-Quentin-en-Yvelines à l'utopie d'une vie nouvelle, bientôt ravagée par l'islamisme... et une armoire qui constitue le pivot entre les chapitres. La quatrième génération est celle de l'auteur lui-même, qui décide en 2004 de faire le chemin inverse de celui de son grand-père, quittant la France pour s'installer à Vienne où le passé de sa famille se fait de plus en plus présent.

    Dans ce texte à la mesure du monde, l'auteur, devenu citoyen autrichien, en apportant son grain de sel dans la grande et belle conversation entre les vivants et les morts, donne à l'indifférence de l'Histoire le don du concret et de la véracité. La littérature devient, pour reprendre une expression de Claude Lanzmann, une fiction du réel.

  • L'Oiseau des profondeurs reprend la forme des récits magrébins qui commencent le soir, rebondissent le lendemain et peuvent durer toujours. Frère humain, vous êtes vous-même la matière de ce conte initiatique, sensuel, où le soleil, la roche, l'eau et la nature dans toutes ses expressions guident l'homme dans la recherche de soi.

    Mohamed est un Berbère d'un douar aux confins des zones habitées, avant les sables du Sahara. Dans sa communauté, chacun a un rôle. Mohamed est le fou qui conte des histoires, mais aussi le voyant, dont la véracité des prophéties est bien connue. Toutefois, un oiseau gigantesque, faisant fi des lois des migrations, survole un jour le village et se dirige vers le Sud.
    Mohamed, « oeil du monde », perçoit l'importance de ce survol et s'inquiète de la signification de cet événement extraordinaire pour lui et son village. Il décide de répondre à cet appel, et c'est alors que commence une quête vers son moi profond, dans une langue poétique dont on se surprend à faire de ses mots siens.

    Livre édité en partenariat avec Le Cercle algérianiste.

  • Parades nuptiales est le premier tome de la trilogie du Cercle des Hiboux.
    Le tableau représenté sur la couverture - peinture « maudite » ou entachée d'une « malédiction », car elle aurait été souvent présente sur des lieux ayant subi un violent incendie - est hautement significatif, fortement symbolique, emblématique même d'un roman sur lequel plane l'ombre de l'effacement d'un monde.

    Ce roman, qui narre les péripéties déroutantes de personnages singuliers, est aussi un parcours initiatique, une fable magnifique, un véritable art du roman, au sens kunderien du terme, qui à travers l'ego expérimental d'un personnage examine jusqu'au bout quelques thèmes de l'existence, dont celui du refus de la destruction, et de la mort qui nous est promise.
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  • Dix-sept histoires de braves gens pas si braves, de vieilles dames encore vaillantes et d'enfants nés d'improbables unions. Dix-sept histoires courtes où tout est possible mais qui ne disent pas tout.

    Sur un ton insolent et volontiers déroutant, parfois tendre, souvent féroce et à l'humour décalé, Gaëlle Moneuze livre dans ce premier recueil le fruit d'un travail de réflexion très personnel sur l'identité, la violence du monde et les pulsions secrètes enfouies au plus profond de nous.

    Freud n'a qu'à bien se tenir. oedipe n'a pas dit son dernier mot.

  • « Une femme ne peut-elle vivre sans un homme à ses côtés ? Sans un chat, je concède que c'est difficile, mais sans un homme ? ».

    L'enfer, pour Monique, ce fut cela même : le dard du mépris des hommes qui l'entourèrent, qu'elle raconte sur un ton drôle et audacieux. Il y a en effet toute une série de tiers dans le regard desquels elle n'avait rien d'autre à espérer que l'éternel retour des jours. Car tout le monde, incessamment, trouvait matière à se moquer d'elle - ses frères, particulièrement, qui la harcèlent de taquineries.

    L'enfant grandit. La jeune fille questionna sa place dans un monde d'hommes. Son père, le patriarche silencieux ; son frère aîné, talentueux et sûr de lui ; son frère cadet, tendre en cachette ; son époux, et l'énigme de son désir : tous semblaient douter d'elle.

    Hélas, le proche se fait toujours lointain, dans ce beau texte où l'on éprouve toujours plus, au fil des pages, son éloignement, et la douleur de son inaccessibilité.

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  • La France n'a jamais été aussi riche, aussi bien soignée et éduquée, autant en paix avec ses voisins. Le monde entier - ou presque - est séduit par son climat, sa géographie et, plus encore, par son art de vivre et sa civilisation. Amnésies françaises est un ouvrage utile pour comprendre le paradoxe d'une nation qui devrait être heureuse et ne l'est pas.
    Frank Guyon a choisi d'explorer l'histoire de France à la recherche des vertus fondamentales des Français, le travail intelligent depuis les Gaulois, la liberté de penser depuis Voltaire, l'égalité depuis la Révolution. Ce parcours lui permet de découvrir la maxime qui a permis aux Français de vivre ensemble sans y être contraints : Plus de justice par plus d'égalité. L'ignorance de cette maxime au cours des dernières décennies a donné naissance à une société éclatée entre ses élites, ses quartiers, ses travailleurs pauvres - les Gilets jaunes - et son immense classe moyenne.
    Un ouvrage qui intéressera tous ceux qui ne veulent pas léguer à leurs enfants et petits-enfants une France coupée de ses racines qui aurait renoncé à maîtriser son destin.

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  • Jusqu'à présent, jusqu'au Fabuleux voyage d'un passeur au pays des cocus, les hommes ou les femmes trompés étaient des personnages ternes. Aux médiocres, la littérature préfère les héros flamboyants ou les escrocs magnifiques, aussi leur cause était mal engagée. Jusqu'à ce toman dans lequel l'auteur leur offre une rédemption. C'est à travers l'épopée singulière et loufoque dans un pays très particulier que l'on comprend les tourments de l'amoureux bafoué. Voici donc Ben, accompagné de son binôme canin Chiquito, venus renverser nos idées reçues. Car au bout du chemin, il y a la promesse d'une nouvelle dimension de l'amour et de la vie. A mi-chemin d'Alice au payx des merveilles et du Magicien d'Oz, le Fabuleux voyage fait résonner le tragi-comique d'un petit mot de quatre lettres : COCU.

  • Tout se passe aujourd'hui comme si le Vieux Continent, et la France en particulier, n'échappait pas à cette malédiction qui résiste à l'évolution historique, au malheur héréditaire que le progrès n'a pas guéri : la haine antijuive. La malédiction touche la France, le pays des Lumières. Après des bouleversements économiques et sociaux sans précédents, dans un monde nouveau qui refuse avec horreur toute idée de discrimination, comment peut-on encore tuer dans une cour de récréation, une petite fille de sept ans, parce que née juive, et alors qu'elle court, ajuster sa cible vivante d'une balle dans le dos, la saisir par les cheveux et lui loger une balle en pleine tête ? Ces événements ne sont pas tombés comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Il y a des complicités, des procédés de blanchiment d'idéologies nocives, une palestinophilie qui fait la courte échelle aux assassins. C est ce compagnonnage dans la connivence, d'une majeure partie des élites journalistiques et intellectuelles, servant avec zèle une politique jusqu'auboutiste au risque de perdre toute éthique et d y laisser son âme, qu explore, avec lucidité, ce petit traité de désoccultation des ressorts psychologiques et idéologiques du terrorisme. Sartre disait que les mots sont comme des « pistolets chargés ». Marc Brzustowski démontre que ce n'est pas au hasard que ces armes ont visé des cibles juives.

  • En 2015, plus de 10 000 Français de confession juive devraient quitter la France, la majeure partie pour Israël où ils sont déjà près de 150 000. Citoyens français pour certains depuis plus de deux-cents ans, ils sont de plus en plus nombreux à prendre la route de l exil sans que le reste de la nation s'en émeuve outre mesure. Dans un monde qui a pour seule obsession de terrasser la discrimination, on trouve normal que des Juifs soient visés dans des attaques d écoles ou de supermarchés et que leurs lieux de prière soient annexés au domaine de la guerre. Mais le départ massif de tant de leurs compatriotes devraient allumer un signal d alarme chez tous les Français et les faire s interroger sur les raisons de ce déracinement. Dans cet ouvrage érudit, aboutissement d une longue enquête sur le terrain, Benjamin Lachkar propose une analyse des facteurs profonds qui expliquent ce bouleversement. De l antisémitisme ouvert de Dieudonné à l antisionisme "respectable" de l'extrême-gauche, de la crise économique au matraquage fiscal, ce livre offre un exposé clair et précis d une communauté juive qui voudrait échapper à un choix qui ressemble à un châtiment métaphysique : le ghetto ou l assimilation totale, l'enfermement ou la disparition.

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  • Avec ce recueil de nouvelles, vous êtes comme le visiteur privilégié d'une exposition privée et permanente, où seraient rassemblés vingt tableaux de peinture hollandaise du dix-septième siècle. Chacun concentre et recrée une situation, une émotion, un désir ou un rêve, dans un instant suspendu, mystérieux et pourtant limpide, pris dans l'éternité de sa propre lumière.

    Adriana Langer se consacre depuis des années à cet art si particulier de la nouvelle. Par son écriture précise et tendre, nous découvrons un monde, proche et pourtant inconnu. De l'amour et de la vie, pleine ou ténue, charnelle ou éthérée, obstinée à trouver son chemin ; ses thèmes sont ceux de chacun d'entre nous, aimer et vivre, encore et malgré tout.

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  • Dans son roman, Rahma Ganancia enchevêtre fiction et réalité.
    Tristan est pharmacien, Iseult la Blonde est femme au foyer.
    Ils boivent un philtre qui les unit l'un à l'autre d'un amour indissoluble lors d'un voyage organisé.
    Racontée mille et une fois, cette histoire d'adultère s'inscrit dans ces vieilles légendes où la femme, lors d'une odyssée qui l'emmène loin de chez elle, s'interroge sur son mariage, sur ces liens qui l'unissent à un homme qu'elle n'aime plus mais dont elle ne peut se passer.
    C'est aussi l'histoire d'une femme aimée de deux hommes, vivant un amour qui vient illuminer son existence, malgré la part obscure du secret et de la culpabilité.

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  • Lorsque Josette apprend que la première fiancée de son mari était en tout point semblable à elle et que leur rupture n'est pas de son fait, elle remet en question l'amour que Georges lui porte.

    Le doute s'instille dans leur histoire. Elle décide alors de réunir les protagonistes de la rupture vingt ans après.

    Jusque là dévouée à son mari et à ses enfants, c'est en traversant les affres de la jalousie qu'elle tente de rendre son existence plus tolérable.

    Cette expérience s'avèrera être une terrible épreuve.

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  • L'Algie

    Louis Bachoud

    Une famille française fuit les nazis. Ils arrivent en fugitifs en Algérie. L'enfant grandit d'abord dans le bled montagneux, puis dans la ville dite « La Blanche ». Il participe volontairement à la guerre d'Algérie et en janvier 1962, en fin de guerre civile, se retrouve seul, sa famille démembrée, à nouveau migrant obligé.

    La France n'est pas accueillante. « Que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs ! » annonce Gaston Deferre.

    L'exilé se proclame pied-noir et débute sa vie laborieuse dans une France étrangère, un monde déjà global.

    Son pays natal adhère à sa chair. Dans le combat journalier pour s'intégrer sans s'assimiler au peuple continental français, il énonce que « sa seule patrie est la langue française et son patrimoine culturel ».

    Il traduira en architecte cette vision dans de nombreux pays et fera renaître un patrimoine national oublié, matière de l'histoire de France.

    Entre innocence et conscience, entre amours généreuses et combats vitaux, l'auteur sacralise le temps vivant, la liberté de l'être.

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  • Cet objet littéraire atypique, quatrième ouvrage de l'écrivain et poète Jean de Baulhoo, est un assemblage original de poèmes, de photographies expressives en noir et blanc, et de textes narratifs.
    Un même thème unit les différentes parties du recueil : celui de la nostalgie d'une France « d'avant », unie par des valeurs communes telles la famille, la terre, la foi, dont l'auteur déplore la disparition progressive au profit d'une société mondialisée, aseptisée et dégradée, ayant perdu tout lien avec ses racines.

    Mais cet écrivain, ce poète, ne serait-il pas cet homme faisant des allées et venues, au bord de la route du temps qui passe ? Est-il de ce siècle ou du siècle dernier ? Nul ne le sait. Cependant, son regard semble percer la nuit qui se pose sur le brouillard.
    Agrémenté de nombreuses références littéraires, tels Bernanos, Mallarmé, ou Hugo, cet ouvrage vivant, profond et largement symbolique, a incontestablement sa place dans le paysage littéraire classique.

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  • La folvie est une rêverie méditative sur le temps qui passe, celle d'un homme qui a fait sienne la formule de Rabbi Nahman de Bratslav, Il est interdit d'être vieux. Elle décrit l'histoire d'une époque - dans cette première partie du volume, qui en compte sept, les années 1939 à 1957.

    Et comme il ne faut laisser personne, quand on le peut, raconter son aventure à sa place, Alain Husson-Dumoutier, en spectateur émerveillé du miracle de l'existence, raconte ici l'histoire vraie des dix-sept premières années de sa vie. Ce livre est illustré de belles photos originales, qui donnent une teinte de nostalgie à un texte où des proches de l'auteur, des personnes, célèbres ou pas, des artistes et des intellectuels, arrivent de loin, pour, le temps d'un ouvrage, nous rendre visite.

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  • Grand humaniste, juriste, philosophe, parlementaire de première importance et homme politique de stature européenne, Saint Thomas More ira jusqu'au martyre par fidélité à sa conscience. Proclamé patron des responsables de gouvernement et hommes poli-tiques en 2000 à leur propre requête, il leur avait légué dans son ouvrage maître, L 'Utopie ou Nulle Part, une réflexion qu'il a poussée très loin sur la loi naturelle de la personne humaine, essentiel fondement d'une démocratie. A ce concept purement philosophique More a, en effet, conféré va-leur juridique contraignante, réfutant la validité des lois qui furent invoquées contre lui devant ses juges et pairs parlementaires, complète-ment interdits. Utopique ? Que non pas, Utopien : un essai qui nous invite à établir cette distinction radicale entre les deux termes, contredisant l'usage français erroné de chimère irréalisable du premier.

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  • Pourquoi Geneviève Morin n'a-t-elle pas épousé le compagnon de son enfance qu'elle n'a cessé d'aimer ? Pourquoi a-t-elle fui jusqu'à Londres ? Pourquoi la mort de son mari, alcoolique, dont elle vit séparée, la terrifie-t-elle au lieu de lui ouvrir la perspective du bonheur auprès de Gérard de Vaudrémont ? Quel est ce mystère qui entoure son mariage avec François Morin ? Entre l'amour qui enchaîne et l'amour qui libère s'offre une sonate pour alto et violoncelle où triomphera le pardon avec la dernière note de l'Ave Verum de Mozart. Sociétaire et lauréate de l'Association des Ecrivains de Langue Française, Elisabeth-Marie Ganne est née à Paris en 1925. Musicienne elle-même à la quatrième génération, 1 'auteur dédie cet ouvrage à son grand-père Louis Ganne, compositeur de nos marches militaires Le Père la victoire et la Marche Lorraine. Ainsi elle enveloppe tout naturellement la forme de son roman dans un discret voile musical.

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  • Aude

    Adriana Langer

    « Aude se concentrait sur les explications que l'interne donnait à l'intention des externes - bilans sanguins et urinaires, échographies, scanners, traitements - jusqu'à ce qu'elle pose les yeux sur une patiente, assise les jambes pendantes. L'anémie combinée à l'insuffisance rénale donnait à sa peau épaisse, ridée, un teint à la fois pâle et grisâtre. Sa petite taille accentuée par ce dos courbé, son visage d'où toute féminité s'est retirée, sa robe brun foncé usée : cette menue poche d'ombre dans la chambre éclairée, parmi les jeunes médecins en blouse blanche, conférant debout, sérieux et sereins, lui évoquait soudain un vieillard de Rembrandt, égaré dans un clair-obscur trop explicite. Alors son esprit - tantôt distant, analytique - se métamorphosait. » Dans ce court roman, nous suivons Aude, une étudiante en médecine, qui s'efforce de conjuguer un regard scientifique en formation avec un autre regard, intuitif et sensible, qu'elle développe à travers la peinture.

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  • Alors que le premier volume est déjà sorti, voici le Volume 2, où nous retrouvons l'auteur-narrateur le jour où nous l'avions quitté, la veille de son départ pour Arles, le 25 juin 2009, toujours à travers le prisme du temps qui passe, avec plusieurs angles de vue, tous intimement liés à la complexité des temporalités dans lesquelles s'inscrit l'acte d'écrire.

    Ce Journal de deuil - Volume 2 se situe dans une oeuvre plus large, qui sans doute fera date, récit à l'écriture classique et belle, d'une séquence déterminée d'évènements, en même temps qu'assemblage littéraire d'éléments épars autour de la question de la littérature, de la mémoire et du temps.

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  • Un vieil homme malade, sachant sa mort proche, décide de quitter le monde occidental pour tenter de retrouver l'harmonie du vivant.

    A Madagascar, il rejoint les dernières tribus de chasseurs-cueilleurs qui l'accueillent en ancêtre. Dans un bouleversant chant de vitalité, il fait corps avec l'arbre sacré des hindous, le banian, grâce au don duquel il persévère dans son être.

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  • Qu'est-ce que vivre vieux ?
    Trois femmes frappent à la porte du domaine d'un homme veuf, octogénaire, amoureux de la vie. Chacune renvoie aux forces de l'existence : l'amour, le rapport à l'Autre, l'argent et la maladie.
    Il abandonnera son domaine et son passé pour se retrouver au seuil de sa dernière demeure.
    Louis Bachoud, dans un texte captivant, qui se présente sous la forme d'un conte allégorique, espère que les hommes s'ouvrent à l'intensité de la vie, ordonnée vers une fin qui lui donne profondeur et sens.

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  • « Pas un jour sans une ligne » : fidèle à la phrase latine que Zola avait gravée sur le manteau de sa cheminée, Jean Bellaiche publie le volume 3 du Journal de deuil qu'il a commencé au lendemain de la mort de son compagnon, François Archinet.

    Rédigé sous la forme d'un énoncé fragmenté, ce texte peut être vu comme le lieu d'une possible résurrection de l'être aimé. L'écriture renvoie dans une autre dimension le chagrin de l'auteur, qui au lieu de nous faire oublier les morts pour ne nous laisser en mémoire que les larmes, inscrit sa mémoire dans l'histoire.

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  • L'amour, le véritable amour, est complexe. C'est un labyrinthe sans fin, aux multiples dimensions, créant un aveuglant spectre de couleurs. Je t'aime pour la peine que tu m'as fait éprouver tout autant que pour le plaisir que tu m'as donné. Aucune de nous deux n'a jamais cru à l'illusion d'une vie en rose. Nous avons creusé profondément l'une dans l'autre, nous blessant et laissant une marque qui ne s'effacera pas, aussi longtemps que l'un de nos coeurs jumeaux continuera de battre." Confrontée à la mort de sa mère, la narratrice suspend son parcours de vie, de Tokyo à Paris en passant par New York, pour l'accompagner dans la dernière phase de leur chemin commun. Elle retrace, avec lucidité et sensibilité, sa construction de femme, toujours en devenir, tentant de s'affranchir d'une force d'attraction maternelle puissante et emplie d'un amour profond mais souvent chaotique. Ce récit poignant, parfois osé, tisse habilement de subtiles variations sur l'amour, la sensation d'étouffement et d'emprise, dans le contexte historique du traumatisme familial issu de la Shoah.

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