Vagamundo

  • « Les poèmes de Cristina Isabel de Melo ponctuent les magnifiques et terribles photographies de Pedro Costa Gomes, réalisées en janvier 2018, dans la région Nord-Centre du Portugal, particulièrement frappée par les incendies d'octobre 2017. En solidarité avec le Portugal meurtri par les incendies de l'année 2017, les éditions Vagamundo reverseront une partie des ventes de l'ouvrage à la Croix Rouge Portugaise (Cruz Vermelha Portuguesa) et à la Ligue des Pompiers Portugais (Liga dos Bombeiros Portugueses). »

  • Dans son prologue, l'auteur définit Borderland comme « un manifeste des marges ». À la première lecture, les dix-sept chapitres de l'ouvrage pourraient paraître comme autant d'éclats dont on ne perçoit pas immédiatement le développement organique. Voilà des pistes - parfois extravagantes, un terme que l'auteur affectionne - destinées à suggérer une « lointaine possibilité » pour sortir de « l'aliénation totale ». Dans ses livres tels que Le Plateau de l'Albatros, introduction à la géopoétique et Au large de l'Hisoire, White fait une analyse clairvoyante de l'état du monde et dresse la cartographie d'une ouverture possible. Borderland peut être considéré comme une extension, plus ancrée dans l'actualité et dans l'environnement immédiat, de ces grands livres perspectivistes et théoriques.
    Ce n'est pas pour rien que le livre est dédié à Desiderius Erasmus (Éloge de la folie), et à Nikolai Gogol (Le Journal d'un fou). Le tout dans une atmosphère de résistance rieuse et de sagesse salée.

  • Une cérémonie familiale a été l'occasion, pour Luce Guilbaud, d'un voyage au Cambodge et au Laos. Les photos de ces pays dans les albums de son père, le Mékong, Angkor, l'obsédaient depuis l'enfance comme un patrimoine lointain. Les lieux, les coutumes, les rencontres, tout lui parlait, l'accueillait dans l'étrangeté et la familiarité de ces pérégrinations sous forme de pèlerinage : une sorte de retour là où elle n'étais jamais allée, une mémoire qu'elle avait nourrie de lectures et d'images.
    Les mots sont venus simplement accompagner cette expérience de l'Orient, chaleureuse, pleine de sèves, de sons et d'odeurs colorés. Trois encres signées de l'auteur accompagnent ces textes courts qui se suivent comme un chant, une litanie.

  • Théâtres du temps

    Manuel Gusmao

    Extrait:

    I LE PREMIER MATIN Le crépuscule du matin éclôt souffle l'embrasement ténu et blanc en plein vol sur la ligne d'horizon.
    Et par-dessus les limpides et très pâles lumières urbaines, il allume les miroirs des salines : quatre eaux font trembler le matin.
    À l'arrière de la maison, derrière nous le clapotis humide des oiseaux fragiles qui détissent l'ombre.
    À tes côtés le corps de celui qui t'invite au matin du monde.

  • Noël est un garçon qui sait ce qu'il veut. Il a bon coeur, et l'injustice le fait bondir. Une nuit, en rêve, il se retrouve dans un pays triste et tout blanc. Une aventure bien singulière commence alors pour notre héros. Grâce à sa ténacité et à quelques pouvoirs magiques, Noël réussira-t-il à rendre les couleurs de la vie au pays tout blanc et à transformer son cauchemar en joyeux rêve salutaire ? Une fable sur la liberté et sur celle que les arts, en général, nous procurent.

  • Le Chat Smouroute a réellement existé. C'était le chat des grands-parents de l'auteur, des Polonais immigrés à Brest. Ce chat miaulait en breton polonais français tout mélangé. Sa grand-mère lui répondait en disant « Smouroute ! va à la cuisine ! » Après avoir voyagé en coquille Saint-Jacques, Smouroute a obtenu le premier rôle dans le film « Smouroute ! va à la cuisine ! » animé par les dessins de Sylvie Durbec, sa marraine de paix. Ce film d'animation a reçu le Prix Laurent Terzieff 2014 au Festival Ciné Poème de Bezons. Il sortira en DVD le 15 mars 2015 aux éditions Vagamundo.

  • Alors que ses oeuvres tahitiennes ont été largement inventoriées et analysées au cours du siècle écoulé, les dernières années de Paul Gauguin à Atuona, sur l'île d'Hiva Oa, n'ont que peu retenu l'attention. Les écrits comme les oeuvres de l'artiste datant de cette période révèlent pourtant un engagement profond dans des problématiques liées aux croyances traditionnelles marquisiennes, à l'autorité coloniale ou ecclésiastique, et aux définitions fluctuantes de l'« exotisme ».
    Paul Gauguin et les Marquises : Paradis trouvé ? met en lumière et en images (l'ouvrage est doté d'un riche appareil iconographique) les défis que dut relever Gauguin pour inventer et interagir avec ce contexte complexe et souvent conflictuel, voire pour l'interpréter ou même l'ignorer à mesure qu'il développait un puissant corpus artistique.
    Caroline Boyle-Turner se nourrit d'une étude approfondie des écrits et des oeuvres de Gauguin lui-même, et cite de larges extraits de ses lettres ainsi que de son livre Avant et après. Néanmoins, et parce que Gauguin s'efforça de créer son propre mythe - parfois trompeur - de poète et de sauvage, l'auteur en débrouille quelques écheveaux, en puisant dans les archives coloniales, qu'elles soient en France ou à Papeete (Musée de Tahiti et des Îles et publications de la Société des Études Océaniennes), mais aussi en exploitant les ressources du musée du quai Branly, du centre de documentation du musée d'Orsay, de la Bibliothèque nationale et du Service protestant de mission-Défap, à Paris. Les entretiens de l'auteur avec des descendants de Gauguin, des archéologues, des anthropologues, des botanistes et des historiens spécialistes du Pacifique Sud élargissent la compréhension de son environnement, réel ou imaginé.

  • Dans cet ensemble de lettres de Varanasi - petits récits envoyés par mail aux amis lors de ses séjours indiens - l'auteur relate son quotidien de volontaire au service des plus démunis et l'absolue magie de l'amour partagé.

  • Lusitaniennes

    Levi Dos Santos

    À la mort de sa grand-mère adorée, Joana éprouve le besoin de partir. Elle quitte tout et rejette dans l'ombre le pays qui l'a vue naître pour entamer une vie nouvelle, loin de ses deuils et de ses douleurs, de ses racines et des lieux où elle a grandi. Mais, des années plus tard, la divulgation d'un secret de famille va éclairer d'un jour nouveau son histoire et celle des êtres qu'elle a aimés. La douloureuse confrontation de Joana avec la vérité, dans ce qu'elle a de plus brutale et sans appel, nous replonge, sur trois générations de Lusitaniennes, dans un Portugal anachronique, exclu de la marche du monde, gouverné par un pouvoir autoritaire, sans vergogne et assis sur des valeurs morales rétrogrades. C'est à un retour aux sources pour comprendre et démêler les fils de ce mensonge que nous convie Joana. Se mettre dans ses pas, c'est observer la renaissance d'une Nation, et redécouvrir, page après page, la fierté d'un peuple, une mémoire et une culture trop longtemps négligées.

  • Portugais Alice

    Tiago Mesquita Carvalho

    Dans une chambre, une voix s'éveille avec l'étrange incertitude d'être née. Ignorant ce que lui réserve sa rencontre avec elle-même et un monde, une tentative d'explication surgit, inévitablement, en même temps qu'une soif de références ; chemin faisant, la voix, curieuse et inquisitrice, commence à entrelacer, à travers les mots, ce qu'elle s'approprie peu à peu, tandis qu'elle est traversée par une déconcertante et vague familiarité. Son récit, quasi exempt de mémoire, va configurer un monde constamment renouvelé et questionné, jusqu'à ébranler la prétention d'une véritable description.
    Alice nous montre comment le langage peut ou non acquérir un poids structurant dans l'établissement des problèmes et tragédies qui traversent les vies humaines, et comment les mots sont aussi des symptômes plastiques et sinueux, saturés par les expériences successives de chacun.

  • Un enfant naît et le malheur d'être homme commence. L'enfant est malade. Son cerveau est soustrait de l'histoire commune.
    L'histoire est longue, prolongée peut-être car les médecins s'acharnent et, à plusieurs reprises, le sauvent. L'enfant est très puissant dans ce qu'il crée de lien sauvage, sans mots ni langage, ou tellement infinitésimal. Nés avec l'enfant, la souffrance, la séparation et surtout le non-dit. Ce livre pour tous les enfants du nom-dit.

  • While the work Gauguin produced in Tahiti has been extensively catalogued and analyzed over the past century, his last years in Atuona on the island of Hiva Oa in the Marquesas have received only glancing attention. The art and writing from this period nonetheless show a deep engagement with questions of traditional Marquesan beliefs, colonial and church authority and changing definitions of «exotic». Caroline Boyle-Turner focuses on the challenges Gauguin faced to intercede, invent, interpret or even ignore these complicated and often conflicting issues as he developed a powerful and poetic body of art.
    Paul Gauguin and the Marquesas: Paradise Found? is based on detailed research that focuses on the writings and the works of Gauguin himself. His letters and especially his book Avant et après are quoted extensively - what better voice is there to understand his art than his own words? Yet Gauguin worked hard to create a not always accurate myth of himself as both a poet and a savage. The author of this book untangles some of these myths by burrowing into colonial records in France, the Musée de Tahiti et des îles and the Société des Études Océaniennes (both in Papeete) as well as the resources of the Musée du quai Branly, Musée d'Orsay Documentation Center, the Bibliothèque Nationale and the Service Protestant de Mission DEFAP in Paris. The author's discussions with Gauguin's Marquesan descendants, archeologists, anthropologists, botanists and historians who specialize in South Pacific studies broaden the understanding of Gauguin's surroundings, both real and imagined.

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  • Fille d'une mère française et d'un père portugais, l'auteur nous livre ici, par la voix du poème, un émouvant hommage à son père, Alípio.
    Un prénom qui dit, avec beaucoup de tendresse et de pudeur, son attachement au pays-racines, « son » Portugal où elle revient souvent interroger les gens, les pierres, le paysage, la langue jamais apprise et pourtant familière.

  • X Y

    Dani Frayssinet

    Des on dirait que... on serait là... rythment les poèmes de cet ensemble, comme une ritournelle, « une formule magique » pour aller à clochepied de la Terre au Ciel. L'auteur s'est inspiré de l'exposition de photo-collages de Marie Ossorio intitulée « Nos marelles froissées ». Des images captées au fil des rues, dans la plus prosaïque et la plus actuelle des réalités. Si le jeu renvoie à l'enfance, l'insouciance a fait place à la gravité et au présent du souvenir. La joie demeure, cependant. Jubilation de l'écriture, de la beauté jusqu'à l'effroi.

  • Au seuil de l'ange

    Béatrice Libert

    Dans la chambre du poème, les moments de l'amour ont l'élégance et la grâce de ces monuments dédiés au rêve et à la beauté. Nous sommes à l'écoute d'on ne sait quel orchestre intérieur qui donnerait à découvrir des îles lointaines. L'Amour avec ses doigts d'aube et cette bouche heureuse qui éteint la nuit. (Lionel Ray)

  • Sentiments au coeur

    Balla Ngom

    À travers les poèmes de ce recueil retentit comme le tout premier cri de vie. Une persistance à clamer les sentiments dans une société de plus en plus sourde et insensible. J'ai rêvé que je pouvais vivre et survivre à une sorte d'opération à coeur ouvert pour en prélever comme un échantillon de sentiments, un possible talisman capable de revivifier nos vitales naïvetés à défaut de nous immuniser.

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  • L'ouvrage regroupe les carnets de guerre d'Émile Madec, de nombreux extraits de sa correspondance avec sa marraine de guerre, sa famille, ses amis, ainsi que quelques dessins et aquarelles qu'il a réalisés au front. Les textes et documents visuels sont établis, présentés et annotés par Soizick Le Pautremat qui signe également le prologue de cet ouvrage préfacé par l'historien Nicolas Beaupré et enrichi d'une soixantaine de documents visuels inédits.

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  • Le soir il était reparti, le maquis, elle ne savait que ce nom, pour n'en jamais revenir. Son nom sur la stèle du souvenir, au carrefour où les fosses furent retrouvées, l'histoire commémorée chaque année, l'oubli n'était pas venu. Un mariage, on ne reste pas à pleurer comme ça, c'est la vie, les enfants venus, et va de l'avant Hermine.

  • La crue centennale attendue à Paris a conduit, depuis des années, à prendre des mesures de préservation : à travers une forme d'autoanalyse, la protagoniste imagine l'épreuve que constituerait une vie ramenée à quelques exigences fondamentales. Plus d'électricité, plus d'outils de communication, une hygiène, une alimentation réduites à presque rien, mais peut-être, derrière la privation, la chance de rendre aux relations humaines leur dimension essentielle

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  • Carnets du Barroso

    Serge Prioul

    Les poèmes des Carnets du Barroso ont été écrits à l'occasion d'un voyage au Portugal, dans le Barroso, où l'auteur séjourne régulièrement avec son épouse, depuis 1995. Tous deux épris de cette région montagneuse du Nord, le Trás-os-Montes, ils y ont acquis, en 2011, une petite maison traditionnelle en granit au bord du grand lac du Alto Rabagão. Quelques photos de Gérard Fourel, l'un des premiers à avoir photographié le Barroso, accompagnent les poèmes en toute connivence et amitié de longue date.

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  • Anglais The bloody hand

    Blaise Cendrars

    C'est un récit autobiographique écrit pendant et après la Deuxième Guerre mondiale et constitue un vivant témoignage de Cendrars sur son expérience de soldat engagé volontaire. Sur la couverture des trous, qui dessinent la constellation d'Orion, laissent apparaître un fond argenté. Orion / C'est mon étoile / Elle a la forme d'une main / C'est ma main montée au ciel (...), écrit Cendrars dans son poème éponyme. En fin de volume, une cinquantaine de dessins de poilus, conservés à l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, illustrent la vie dans les tranchées.

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  • Varechs

    Jean-François de Bonadona

    Varechs, comme autant de notes de passage(s), croquis de mots, errances au gré du littoral breton et de l'ailleurs. On avance, toujours plus loin.

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  • Un conte philosphique plein d'humour sous la plume d'un grand poète portugais, accompagné, sagement, par les images, belles et subtiles, d'un doux rêveur. À partir de 10 ans et jusqu'à plus d'âge !

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