Thames And Hudson

  • Balthus, l'un des plus grands peintres du XXe siècle, compte aussi parmi ceux dont la personnalité est difficile à cerner. Nul n'est mieux en mesure d'éclairer sa personnalité que l'auteur qui est son fils aîné. Cet ouvrage présente l'un des plus larges choix de peintures de Balthus jamais publiées des anées 1930 jusqu'à sa mort (février 2001). Des images inédites du peintre dans son atelier et des photographies prises Henri Cartier-Bresson à la fin de sa vie viennent compléter le livre.

  • Depuis la découverte de la caverne, les hommes n'ont cessé d'utiliser les formations géologiques qu'offre notre planète.
    Il a fallu cependant attendre une date récente pour que des avancées dans le domaine de l'ingénierie structurelle permettent de considérer la surface de la terre comme un élément architectural à part entière. La prise de conscience de la raréfaction des ressources naturelles et l'influence grandissante des architectes paysagistes ont également incité certains créateurs parmi les plus prestigieux à inventer des formes qui s'intègrent à la topographie naturelle d'un lieu, la déploient, la subliment.
    Du terminal de tramway de Zaha Hadid en France à la bibliothèque d'Alexandrie de Snohetta en Egypte, de la maison nichée dans une colline du Pays de Galles de Future Systems au Spencer Theatre d'Antoine Predock aux Etats-Unis, les cinquante projets présentés dans ce livre révèlent l'importance de cette nouvelle voie architecturale. Aaron Betsky introduit ce tour du monde en retraçant l'histoire de notre volonté séculaire de communier avec la terre par la construction.
    Suivent quatre chapitres qui abordent la manière dont la " géotecture " dialogue avec le paysage et s'y intègre tout en demeurant intrinsèquement distincte. Le premier chapitre, " Ingénierie et utopies ", examine la façon dont le modelage physique du sol, rendu possible par l'innovation technologique, a ouvert de nouveaux champs d'idéaux. " Grottes et cavernes " regroupe des projets où l'architecte a développé de nouvelles dimensions spatiales en creusant la terre, tandis que " Déployer la terre " décrit des constructions qui s'engouffrent dans le sol et l'ouvrent pour le transmuer en architecture.
    Enfin, le dernier chapitre est consacré à ces ouvrages dans lesquels le paysage et l'architecture, le naturel et l'humain se mêlent et fusionnent pour engendrer une nature d'un genre nouveau. Lignes d'horizon, qui présente des formes construites parmi les plus déterminantes et les plus passionnantes du moment, affirme l'immense puissance et la beauté de notre planète et annonce un nouveau rapport entre l'architecture et son site.
    367 illustrations dont 290 en couleurs.

  • David Hockney, c'est une immédiateté surprenante dans le monde sclérosé de l'art, c'est une franchise de ton comme de couleur, c'est de l'humour, et une grande dose d'humanité derrière le vernis de la provocation.
    David Hockney n'est pas un peintre intellectuel, c'est un touche-à-tout : on sait qu'hormis ses peintures, il a fait des décors de théâtre, mais il faut ajouter à sa panoplie le Polaroïd et les photocollages, les " lithographies maison " (au fax), les innovations à la photocopieuse et à l'ordinateur. Créant en toute liberté, en dehors des écoles mais conscient de sa dette à l'égard de Picasso, il devient philosophe puisque, pour lui, créer c'est voir et percevoir, et produire - ou reproduire - s'apparente à une quête, à une remise en question permanente.
    L'un des artistes les plus aimés de notre époque raconte ici vingt années de création : l'exploration des formes dont il a repoussé les limites, les jeux avec les couleurs vives, la perspective, l'idée de reproduction et la technologie. Rares sont les autobiographies d'artistes à nous montrer aussi précisément comment l'on voit quand on est un maître de l'image.

  • " No man's land " est un lieu irréel, à la fois terrifiant et hilarant, une succession d'étranges et souvent sinistres intérieurs : établissements de cure semblables à des laboratoires de police scientifique ; salles de cours à l'aspect si déshumanisé qu'elles suscitent en nous des peurs sourdes ; bureaux, stands de tir, installations militaires...
    Nous savons pertinemment que des êtres humains occupent ces lieux, mais ils se sont enfuis, ne laissant derrière eux que des meubles, des machines, des instruments, des murs, des sols, des luminaires tous ces objets neutres et impersonnels qui peuplent la vie moderne. Nous sommes plongés dans un univers claustrophobique et ces espaces étouffants ne semblent nous offrir - tant physiquement que mentalement ni moyen d'accès ni voie de sortie.
    Il nous faut faire un effort pour admettre que des environnements si singuliers existent. Et pourtant ! Depuis trente ans, Lynne Cohen les traque et les photographie. No man's land réunit pour la première fois une centaine d'images, parmi les plus fortes qu'ait prises l'artiste depuis les années 1970.
    Lynne Cohen, qui a commencé sa carrière artistique comme sculpteur, est passée à la photographie en 1971.
    Elle rassemble photographiquement des fragments du monde réel et les transforme en " installations trouvées " en cela, son travail peut être rapproché des ready-made de Marcel Duchamp. La fascination qu'exercent sur elle les matières synthétiques ajoute de la froideur et de la distance à ces images dérangeantes. Les photographies de Lynne Cohen ont toujours porté sur la notion d'artifice psychologique, sociologique, intellectuel et politique -, et ses dernières images révèlent l'intérêt particulier qu'elle porte aux faux-semblants, à la manipulation et aux diverses formes de contrôle.
    Elles nous obligent à nous interroger sur la nature de ce monde que nous avons construit.
    No man's land propose également une analyse critique de l'oeuvre de Lynne Cohen par Ann Thomas et un entretien avec la photographe, et comprend une préface de Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, et de William A. Ewing, directeur du Musée de l'Elysée à Lausanne.
    Avec plus de 120 photographies en simili deux-tons et en couleurs.

  • Après le modernisme puis le postmodernisme, le design graphique tourne une page de son histoire : paradoxalement étouffés par les excès d'un postmodernisme nourri de nouvelles technologies, et refusant tout retour au système de grille moderniste jugé trop restrictif, les graphistes les plus novateurs ouvrent aujourd'hui une troisième voie, celle d'un graphisme hautement personnel fondé sur l'application de systèmes conceptuels. T.S.V.P. se veut le témoin de cette émergence en présentant au public les travaux de 37 studios ou créateurs les plus expérimentaux de moment, tels que M/M, Bruce Mau ou encoire John Maeda. Les auteurs distinguent trois sensibilités dans leur démarche, autour desquelles s'organisent les trois sections du livre : le code, l'ordinaire et la disjonction. Parce qu'il propose une nouvelle manière d'envisager la fonction de graphiste, il ne fait aucun doute que cet ouvrage fera date.

    EMILY KING est rédactrice en chef des pages consacrées au graphisme à Frieze et écrtit régulièrement pour divers magazines spécialisés, dont Eye. CHRISTIAN KUSTERS enseigne au Camberwell College of Arts et occupe les fonctions de directeur artistique au magazine Architectural Design. Il a publié des articles dans Eye, Baseline et Graphics International. " Une plongée visuelle dans les terres et les néosystèmes les plus pointus du graphisme expérimental. [...] Pour une future histoire de l'oeil. " Les Inrockuptibles " Un angle intéressant car très critique. " DDO

  • L'homme a toujours eu besoin d'objets qui, lorsqu'ils ne sont pas utilisés, se replient pour prendre moins de place.
    Du parapluie au canapé-lit, du couteau suisse à la trottinette, Per Mollerup passe en revue plus de 500 " repliables " parmi les plus ingénieux du genre. Fonctionnels, astucieux, à la mode et parfois un peu étranges, ces objets font tellement partie de notre paysage quotidien que nous oublions parfois de leur prêter l'attention qu'ils méritent - pourtant, sans eux, nos vies seraient bien plus compliquées.
    A travers plusieurs centaines de reproductions mêlant classiques du design, curiosités du passé et gadgets hautement sophistiqués, Per Mollerup explore douze principes de " repliabilité " et leurs nombreuses applications, de la carte postale qui se gonfle au service à thé qui s'emboîte, de la laisse pour chien qui se rétracte à la chaise qui s'empile, du store qui s'enroule à la canne à pêche qui coulisse.
    Foisonnant d'idées et d'astuces, plier/déplier est un livre drôle et ludique qui rend hommage à l'ingéniosité du designer. Bible de l'objet repliable, il comblera plus d'un professionnel du design et fera la joie des amateurs de gadgets en tout genre.

  • A la fin du XIXe siècle, les grands maîtres bijoutiers et joailliers du monde occidental commencèrent à sortir de l'anonymat dans lequel ils avaient toujours exercé leur art. Plus libres qu'au XVIIIe siècle, ils laissèrent parler leur fantaisie, créant des oeuvres uniques, reflets de leur étonnant savoir-faire, mais aussi de leur goût et de leur inspiration. Ainsi pouvons-nous aujourd'hui reconnaître, derrière chaque pièce reproduite dans cet ouvrage, la personnalité de son créateur : Castellani et sa fascination nostalgique pour les travaux des orfèvres étrusques ; Carl Fabergé qui plaçait l'originalité au dessus de tout, y compris la nature ou la qualité du matériau, ou encore René Lalique, interprète de la nature et de ses formes les plus mystérieuses. D'autres encore pourraient être évoqués, comme Cartier ou Boucheron, renommés pour leur goût des formes géométriques et la pureté de leurs créations.
    Les illustrations, d'une qualité exceptionnelle, restituent fidèlement ces oeuvres magnifiques, où se mêlent l'or, l'argent et le platine, ainsi que les pierres précieuses - joyaux de toutes formes et de toutes couleurs - et les émaux translucides, opaques ou aussi lumineux qu'un vitrail. Autant de bijoux sublimes, conçus pour rehausser le charme et l'allure de quelques élégantes fortunées.
    Les quinze chapitres de cet ouvrage, signés par des experts de réputation internationale, nous font pénétrer dans le monde de la haute joaillerie depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours. A travers la vie et l'oeuvre des artistes les plus prestigieux, ils nous révèlent tous les aspects esthétiques, sociaux et commerciaux de cet univers fascinant.

  • Des tulipes métalliques et vibrantes de Mapplethorpe aux sensuels et surréels arums de Man Ray, des pieds-d'alouette de Steichen figés dans leur harmonie estivale de mauves et de bleus aux ondoyants champs de coquelicots d'Atget, des soyeux magnolias de Cunningham aux mélancoliques poinsettias de Chris Enos, Flora Photographica célèbre la splendeur éphémère des fleurs telle que la saisissent, et la restituent, les plus grands maîtres de la photographie.
    Roses, iris, zinnias, églantines, orchidées et camélias, toutes se soumettent au regard du photographe et s'offrent à nous dans des compositions opulentes, minimalistes ou symboliques. D'une acuité et d'une sensibilité exceptionnelles, la vision de l'artiste sublime la beauté de ces " joyaux de la Nature " et révèlent leur fascinante subtilité. Réunies par William A. Ewing, éminent historien de la photographie et directeur du musée de l'Elysée à Lausanne, les quelque 200 oeuvres reproduites dans cet ouvrage constituent l'aboutissement d'une patiente recherche ; par la diversité des techniques, des époques, des lieux et des artistes abordés dans ces pages, ce livre nous donne à voir la naissance et l'évolution de l'art photographique floral.
    216 illustrations, dont 56 en couleurs et 128 en duotone

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