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  • À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'émigration russe en Europe offrait une diversité politique importante avec cependant une seule constante : le rejet du bolchevisme. Le déclenchement du conflit allait constituer une très rude épreuve et la question essentielle concernera l'attitude à adopter dans la guerre. Qui soutenir? Qui combattre? Les options étaient variées : depuis l'engagement dans la Résistance, en passant par l'union de tous les Russes dans la défense de la patrie jusqu'à la lutte contre le bolchevisme auprès d'Hitler sous uniforme allemand.
    Nicolas Ross analyse ce panorama dans toute sa complexité et ce qui en ressort est la difficile conclusion que pour tous les camps, l'histoire s'est terminée dans la désillusion et la tragédie.

  • La "nouvelle Russie" a vingt ans.
    Elle est devenue l'un des acteurs a de notre monde multipolaire et fait aujourd'hui partie des économies "émergentes". La transformation de l'Union soviétique en la Russie constitue un phénomène aux répercussions essentielles, un véritable défi pour la science économique et pour les économistes occidentaux. Entre 1992 et 2011, le pays a fonctionné, à son corps défendant, comme un immense laboratoire de mise en pratique des théories économiques.
    Les bouleversements qu'il a subis nous semblent particulièrement éclairants pour comprendre les phénomènes macroéconomiques actuels. La Russie a connu de 1993 à 1997 une privatisation sauvage et largement criminelle. Elle a traversé en 1998 une "crise de la dette souveraine", dont elle est sortie par l'action conjuguée d'un défaut et d'une forte dévaluation. Si le pays est devenu membre de l'OMC, c'est qu'il a su remettre à flots son industrie, en particulier dans le secteur automobile, au moyen d'une politique protectionniste raisonnée.
    La "grande transition" montre ainsi l'importance des institutions pour le devenir économique d'un pays, mais aussi le rôle de la pérennisation de l'épargne populaire. Toutes ces questions sont aujourd'hui d'une pertinence essentielle pour analyser la situation européenne. Cet ouvrage rassemble les textes de quatre économistes, trois Russes et un Français, directement engagés dans cette histoire tumultueuse.
    Il a pour ambition de présenter au lecteur une synthèse des vingt dernières années, afin d'identifier les défis auxquels la Russie se trouve aujourd'hui confrontée et ses atouts pour les relever. Mais l'expérience russe nous tend aussi un miroir sur notre futur mouvementé. Car ce livre éclaire non seulement le devenir de la Russie, appelée à devenir un acteur majeur entre l'Europe et l'Asie, mais aussi celui de nos économies occidentales.

  • Rue des Rosiers : le quartier juif de Paris.
    Il remonte au Moyen Âge. À partir du XIXe siècle, beaucoup de juifs d'Europe de l'Est, fuyant l'antisémitisme, y ont posé leurs valises. Ils l'ont appelé le Pletzl, la " petite place ", en yiddish. Aujourd'hui, le Pletzl s'est " modernisé ". Mais ses murs n'ont oublié ni les joies du passé ni les malheurs endurés. Ils parlent pour peu qu'on sache les écouter. Comme parlent les anciens, dont les parents s'étaient enracinés sur ces quelques hectares parisiens.
    Avant-guerre, ils avaient connu un village chaleureux, avec ses odeurs de charcuterie, de fromage fermenté et de hareng mariné, ses paliers vétustes et surpeuplés, ses ateliers... L'Occupation leur a volé leur enfance, leur adolescence. Au 36, rue des Rosiers, le père de Suzanne Malamout, Joseph, ouvrier boulanger, venait de Russie, sa mère, Malka, de Roumanie. Ils furent assassinés à Auschwitz, ainsi que trois des cinq frères de Suzanne et ses deux soeurs.
    Des parents de Victor, Maurice et Régine Zynszajn, épiciers au 54, il ne reste que quelques lettres écrites à Drancy, avant leur départ pour une " destination inconnue ". Egalement déportés, le père de Léa Stryk-Zigelman, Salomon, maroquinier à domicile, 9, rue des Guillemites ; celui de Sarah Romen-Traube, Jacob, poissonnier sous le porche du 27, rue des Rosiers ; celui de Clément Lewkowicz, Hersz, boucher au numéro 12, arrêté avec sa fille, Rosette, 12 ans.
    Mordka, le père de Milo Adoner, disait à ses six enfants : " Il faut rester ensemble." Milo est le seul survivant de la rafle qui vida le 10-12, rue des Deux-Ponts, de sa cinquantaine de familles. Jacob, le père d'Alexandre Halaunbrenner, 25, rue des Rosiers, fut fusillé pour acte de résistance. Son frère, Léon, 14 ans, mourut en haute Silésie. Ses deux petites soeurs, Mina, 9 ans, et Claudine, 5 ans, furent raflées par Klaus Barbie, à Izieu...Des histoires dramatiques qui scellent un chapitre de l'Histoire de France.
    " Une description de la rue des Rosiers et des rues avoisinantes... bouleversante de vérité vécue et partagée ", écrit Elie Wiesel.

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  • « Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres. » Daniel, un des « fils de Boches.» Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces « enfants maudits » ont grandi dans la honte. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont trouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui, submergée de demandes, a décidé de leur apporter son aide. D'autres poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir.Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.

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  • Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.

  • Le Nouvel ordre mondial, issu de l'«hégémonie bienveillante » des États-Unis, utilise de multiples conflits locaux opposant un Occident coiffé par les Américains au « bloc orthodoxe » et conduit à une nouvelle guerre froide. L'Europe, vassale volontaire de ce système mais aussi de plus en plus victime, peut-elle relever ce défi ? Alexandre Del Valle tente ici une magistrale synthèse d'une situation complexe mal connue.

    Http://www.alexandredelvalle.com/

  • Que signifie le concept « d'islamisme modéré » ? Peut-on réellement parler de démocratie en Turquie et dans le monde islamique ? Au terme d'une analyse historique et géopolitique fouillée, Alexandre Del Valle démontre qu'à la fois l'Europe et les Etats-Unis font le jeu des islamistes. Afin d'éviter les deux écueils de l'intégration et du rejet, l'auteur propose, comme alternative plus raisonnable, un statut d'association privilégié avec la Turquie que l'Europe et l'Occident ont tout intérêt à conserver comme voisin et ami proche.Pour comprendre les enjeux de la candidature turque et la stratégie d'Ankara, la lecture du livre d'Alexandre Del Valle s'impose.

  • Préfacé par Simone Veil, qui jeune adolescente, a survécu aux camps de la mort, cet ouvrage inédit est un recueil d'une vingtaine de témoignages d'enfants juifs arrachés à la barbarie nazie, parmi les 60 000 qui ont été sauvés sur les 72 000 vivant en France à la fin des années 1930. « Je veux revoir maman ! » sonne comme un leitmotiv, une parole sans cesse répétée par des petits êtres arrachés à leurs parents mais qui, dans l'insouciance de l'enfance traverseront, malgré tout, la guerre. À travers leurs histoires, ces enfants devenus adultes expriment avec émotion leur souffrance toujours vivace, mais aussi la grande part d'amour qui les lie à jamais à ceux qui leur ont permis de vivre et de donner la vie à leur tour.

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