Solitaires Intempestifs

  • Ce volume présente 4 pièces inédites de Philippe Minyana, qui évoquent la ruralité :
    - Maisons rouges.
    - Frères et soeurs.
    - Accident.
    - Nuit.

  • Certains ont eu des lieux de méditation, des rituels, des mythes, comme formes et espaces de recueillement. Nous pouvons peut-être avoir des lieux de théâtre. Des lieux où même si les quêtes aujourd'hui paraissent absurdes, vides, parce qu'on a perdu l'origine des mondes, on entend toujours un appel, sans savoir d'où.

    Ce volume rassemble l'ensemble des textes de Claude Régy publiés entre 1991 et 2011 : « Espaces perdus », « L'Ordre des morts », « L'Etat d'incertitude », « Au-delà des larmes » et « La Brûlure du monde ».

    Dans le cadre du Festival d'Automne de Paris 2016, Claude Régy met en scène Rêve et folie de Georg Trakl au théâtre Nanterre-Amandiers, du 15 septembre au 21 octobre.

  • Ovni - trad. T. Moguilevskaia et G. Morel.
    Une lettre de l'auteur adressée à l'équipe de création « dont les spectateurs doivent prendre connaissance » ouvre la pièce. Elle détaille le processus d'écriture. Il s'agit à l'origine d'un projet de long-métrage d'entretiens auprès de personnes ayant eu contact avec des extraterrestres. La production n'a pas abouti. Neuf personnages-témoins vont donc se succéder pour rapporter les détails de leurs expériences. Le dixième et dernier personnage est l'oligarque russe qui a finalement renoncé à financer le film de Viripaev, il explique ses raisons, pour finalement conclure : « À vrai dire, cela ne vaut pas le coup qu'on dépense notre temps à distinguer ce qui est effectivement réel dans ce monde de ce qui ne l'est pas ? L'essentiel est que nous devons comprendre que la réalité existe. ».

    Insoutenables longues étreintes - trad. S. Carlson et G. Stoev.
    Cette pièce est une quête effrénée du plaisir à tout prix, une recherche d'intensité par le sexe, la drogue, la violence mais qui dévoile surtout une désorientation et une perte de repères. Tout cela, avec le désir profond de trouver du sens, de l'amour et de la liberté. C'est un voyage qui, avec humour, tendresse et poésie, nous renvoie à nos propres questions sans réponse.

    La Ligne solaire - trad. T. Moguilevskaia et G. Morel.
    L'argument se construit sur les conflits d'un couple marié qui tente de résoudre des noeuds psychologiques inextricables, des blessures impardonnables. Le dramaturge revient sur le sujet qui fonde son oeuvre : comment entrer en contact réel et profond avec un autre être humain ? Dans cette comédie magistralement écrite, avec le sens de l'humour et la légèreté qui le caractérisent, Viripaev paraît cette fois proposer une séance de thérapie sur le thème « Être heureux avec sa femme, son mari, son partenaire et le monde en général ». Et bien qu'au final, les héros s'enlacent tendrement, leur rapprochement laisse l'impression d'un cessez-le-feu temporaire, une illusion de fin heureuse.

    Conférence iranienne - trad. T. Moguilevskaia et G. Morel.
    Une conférence scientifique internationale consacrée à la situation de l'Iran se déroule à Copenhague. Des chercheurs, des journalistes, des militants sociaux, des représentants des autorités, des membres du clergé et une poétesse iranienne qui a quitté son pays, se penchent sur le cas de l'Iran pour déterminer ce qui relève du religieux ou du social : spiritualité et développement personnel, relations entre connaissance et foi, compréhension de la liberté, différence entre connaissance et information... Leurs déclarations et leurs polémiques reflètent de nombreux dilemmes auxquels nous sommes confrontés au quotidien. L'art est un dialogue intime sur le monde qui nous entoure et sur nous-mêmes.

    Juillet - trad. T. Moguilevskaia et G. Morel.
    Monologue d'un septuagénaire, meurtrier sadique qui poignarde son voisin, décapite un clochard sous un pont, démembre un prêtre qui lui a donné refuge puis dévore par amour une infirmière dans l'hôpital où il est interné. Un texte qui explore les complexités d'une psyché humaine brisée, il est poétique dans la forme comme dans l'esprit, en ce sens qu'il saute au-dessus des causalités et des explications logiques. Viripaev ne tire aucune conclusion et n'émet ici aucun jugement de valeur.

    Juste de l'art / Entertainment - trad. L. Kastler et G. Morel.
    Assis dans une salle de spectacle, deux personnages, Elle et Lui, assistent à une représentation théâtrale. Ils s'émeuvent d'une scène au cours de laquelle une comédienne et un comédien incarnent un couple de personnages qui s'embrassent. Chacun de sa place interroge l'autre sur sa perception de la réalité de la fiction qui se déroule sous leurs yeux. Et chaque réponse cascade vers une nouvelle question, suivie d'une nouvelle réponse, obstinément reformulées et remises en doute sitôt prononcées. « Elle. - Ma question est la suivante, quand on figure l'amour, est-ce qu'au moment de cet acte de figuration de l'amour, surgit à ce même moment, du vrai amour, c'est-à-dire, je voulais demander, faut-il pour bien figurer l'amour, aimer pour de vrai ? (Pause.) Lui. - Je pense que non. [...] ».

  • I. Actes de résistance contre la mort.

    Et les poissons partirent combattre les hommes.
    Mais comme elle ne pourrissait pas... Blanche-Neige.
    L'Année de Richard.
    II. Tétralogie du sang.

    Je ne suis pas jolie.
    Anfægtelse.
    Je te rendrai invincible par ma défaite.
    La Maison de la force.
    III. Le centre du monde.

    « Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme » : un projet d'alphabétisation.
    Ping Pang Qiu : ???.
    Tout le ciel au-dessus de la terre (le syndrome de Wendy).
    IV. Le cycle des résurrections.

    Première épître de saint Paul aux Corinthiens.
    You are my destiny (Le viol de Lucrèce).
    Tandy.
    V. Journal.

    La Fiancée du fossoyeur.

  • Tout ce que je dis et ce que j'écris ici‚ je le fais pour vous‚ pour ceux qui lisent et écoutent.

    Sachez que cela je l'écris aussi par malice.

    J'espère que vous mettrez tout cela en voix.

    J'écris en sachant qu'on va écouter cette lettre.



    Lettre de Antonina Velikanova à Ivan Viripaev, in, Genèse n° 2.

  • Une fois de plus‚ les textes publiés sont réunis tels des restes de mes créations théâtrales. La littérature n'est qu'une partie‚ rien qu'une partie de mes pièces destinées au théâtre et les mots‚ dissociés de ce qui se passe sur scène‚ se retrouvent redoutablement démunis.

  • Avant bien sûr on ne peut pas savoir. On écrit. Le temps n'existe pas. Puis après il y a un objet. Les mots sont là. Forcé de relire on voit : c'est une phrase. Je suis une phrase. Ininterrompue. Je l'arrête quand je meurs.

    Pascal Rambert, connu par un plus large public depuis l'immense succès de Clôture de l'amour, n'est plus vraiment un jeune auteur. Il met en scène ses textes depuis trente ans tant en France qu'à l'étranger. Ce volume rassemble une sélection de textes de théâtre écrits entre 1987 et 2001, et nous plonge dans l'univers d'un jeune dramaturge qui affirme un geste original dans la fin du XXe siècle et est devenu un auteur phare de ce début du XXIe siècle.

    - Le Réveil (1987).
    - John & Mary (1991).
    - De mes propres mains (1993).
    - Race (1997).
    - Le Début de l'A. (2001).

  • Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne [1993] Naître‚ ce n'est pas compliqué. Mourir‚ c'est très facile. Vivre‚ entre ces deux événements‚ ce n'est pas nécessairement impossible. Il n'est question que de suivre les règles et d'appliquer les principes pour s'en accommoder.

    Nous‚ les héros [1993] Après la représentation‚ on chante une fois encore‚ on joue de petits sketches idiots‚ on imite‚ on hurle de rire et parfois‚ aussi‚ on se laisse aller à la nostalgie. Ce soir‚ la fille aînée du directeur de la troupe se fiancera‚ dans les coulisses‚ avec le jeune premier.

    Nous‚ les héros (version sans le père) [1994] Cette pièce fut écrite par Lagarce pour les acteurs jouant dans sa mise en scène du Malade imaginaire. L'acteur devant jouer le rôle du père n'étant pas disponible‚ il a supprimé le personnage et réécrit la pièce.

    J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne [1994] Cinq femmes et un jeune homme enfin rentré à la maison‚ endormi paisiblement ou mourant. On lutte une fois encore‚ la dernière‚ à se partager les dépouilles de l'amour‚ on s'arrache la tendresse exclusive.

    Le Pays lointain [1995] L'histoire sans histoire d'un homme dans la France des vingt dernières années du xxe siècle‚ les rencontres‚ la famille‚ les amis‚ les amours fantasmées et vécues‚ le travail et les aventures.

  • Ce livre rassemble les textes des cinq spectacles qui ont jalonné trente années d'exploration du monde des clowns, personnages n'ayant pas de place dans une histoire et reflétant nos désirs absolus et intimes, jusqu'à la démesure. Ils témoignent aussi de la collaboration entre un auteur contemporain et des clowns exceptionnels - Arletti, Zig, le Boudu et Octo -, qui ont fait le choix d'une aventure irréversible, qui questionnent le monde du théâtre en y faisant irruption et nous rappellent que plus nous avons besoin de nous rassembler, plus il nous faut aller profondément dans notre solitude.

    Ces pièces sont un répertoire contemporain pour les clowns, ces personnages marginaux dans lesquels se reconnaissent tant de gens, une marginalité qui fait corps, qui fait monde.

    - La Curiosité des anges (1987).
    - Le 6è Jour (1995).
    - Le Concert (2005).
    - Les Clowns (2005).
    - Carnages (2013).

  • Les premiers manifestes qui accompagnent les oeuvres montées et présentées clandestinement dans les appartements sous l'occupation nazie, se poursuivent par des réflexions et des essais théoriques rejetant la doctrine imposée du réalisme socialiste. Après le refuge dans l'espace métaphorique, c'est la création du Groupe de Cracovie et de l'ensemble Cricot 2 en 1955 qui lui permettent d'approfondir ses recherches sur l'art et le théâtre. Les happenings, les Cricotages et les expositions se développent, interférant avec l'oeuvre théâtrale et toujours associés à d'importants manifestes jusqu'à la création de La Classe morte qui inaugure le cycle du Théâtre de la Mort.

  • La démarche biographique entr'ouverte par La Classe morte s'impose avec Wielopole Wielopole, nom redoublé du village natal. Elle se poursuit dans les spectacles ultérieurs et les textes qui les accompagnent jusqu'à l'ultime répétition du dernier spectacle, Aujourd'hui c'est mon anniversaire (1990).

  • Voix reconnue de la poésie française contemporaine, salué par de nombreux prix, Jean-Pierre Siméon vient au théâtre en 1997 avec l'écriture de Stabat Mater Furiosa. En écrivant pour le plateau il n'effectue pas une rupture radicale mais infléchit sa langue qu'il nomme « poésie de théâtre ».

    Les nombreuses mises en scène et traductions de ses textes en font aujourd'hui un des auteurs majeurs de la scène contemporaine française.

    Ce volume réunit l'ensemble de ses textes de théâtre publiés entre 1999 et 2004 :

    Stabat Mater Furiosa Soliloques D'entre les morts Le Petit Ordinaire La Lune des pauvres Sermons joyeux

  • Une fois dans un livre‚ ces textes ont quelque chose d'étrange. Ils ont vécu‚ ils ont brûlé au théâtre. À présent‚ les voilà entassés dans un volume comme s'il s'agissait d'un sac rempli de cendres.

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