Societe Archeologique De L'est

  • Le premier volume de l'Atlas topographique de Lyon - prévue en 4 volumes - dans la collection des Atlas topographique de Gaule méridionale.
    L'Atlas topographique de Lugdunum présente les résultats de l'ensemble des fouilles et des découvertes archéologiques, concernant la période antique, qui ont été réalisées sur le territoire de la ville de Lyon, de l'origine des recherches jusqu'à aujourd'hui. Depuis le début des années 1980, plus de 900 opérations archéologiques toutes périodes confondues, ont été mises en oeuvre sur le territoire de la ville de Lyon. Dans leur très grande majorité, elles l'ont été dans le cadre de l'archéologie préventive, préalablement à des travaux publics ou privés. Il est donc essentiel de renouveler l'état des connaissances fourni par les ouvrages de synthèse anciens et de dresser un bilan qui permette de réactualiser l'image de la ville antique et d'orienter les recherches archéologiques à venir selon des problématiques nouvelles. L'expérience lancée en Narbonnaise par le programme collectif de recherches « Atlas des villes de Gaule méridionale » a constitué le modèle et l'atlas de Lugdunum en a repris la méthode et les normes éditoriales. La colonie de Lugdunum a été fondée en 43 av. J.-C. par L. Munatius Plancus, afin de rassembler les colons chassés de Vienne en Narbonnaise, par les Allobroges. C'est chez les Ségusiaves que fut prélevé le territoire destiné à cette fondation. La nouvelle colonie, dotée du droit romain, prit le nom de Colonia Copia Felix Munatia, dénomination qui changera au fil du temps. Lugdunum vit sa prospérité grandir sous le principat d'Auguste, qui en fit une sorte de capitale des Trois Gaules, alors qu'administrativement elle n'était que celle de la Celtique. L'Atlas topographique de Lugdunum présente l'ensemble des vestiges mis au jour par thème, du milieu du Ier siècle av. J.-C. jusqu'aux IVe, Ve siècles ap. J.-C. Il est organisé en plusieurs parties : la première présente les données de fouilles telles que les fouilleurs et les inventeurs des vestiges les ont interprétées à l'époque des découvertes ; la seconde partie consiste en une réinterprétation de ces résultats à la lumière des connaissances d'aujourd'hui. Cette seconde partie est le fruit de la réflexion collégiale apportée par l'ensemble des chercheurs issus des diverses institutions archéologiques impliquées dans le programme de recherche (Service archéologique de la Ville de Lyon, Université, CNRS, Inrap, Musée gallo-romain, Musée des Beaux-Arts, Ministère de la Culture (DRAC SRA Auvergne-Rhône-Alpes), opérateurs privés agréés, chercheurs bénévoles...). Des textes d'introduction traitent de la ville antique dans sa globalité : histoire des recherches, cadre naturel, épigraphie, sources littéraires, histoire de Lyon de sa fondation à l'arrivée des Burgondes... Des synthèses thématiques font le point sur les principaux apports à la connaissance : trames urbaines et réseaux viaires, architecture domestique, hydraulique, topographie, abandon de la ville haute... Une cartographie au 1/1 000, sur le fond cadastral géoréférencé de la Métropole de Lyon, présente l'organisation topographique précise des vestiges par secteurs. Des plans de synthèse au 1/5 000 en reprennent la cartographie d'ensemble. C'est la période du milieu du Ier siècle jusqu'au second siècle ap. J.-C qui a été retenue pour la cartographie des vestiges, car elle correspond pour Lugdunum à une phase d'expansion maximale de la ville dotée de l'ensemble de ses équipements publics : amphithéâtre, théâtre, odéon, hippodrome, sanctuaires, thermes... L'emprise de l'aire urbanisée de la cité à cette période représente environ 330 ha. Une abondante iconographie (plus de 950 illustrations) accompagne l'ensemble des textes, sous forme de photographies, de cartographies de détails à différentes échelles. Entre autres, les Archives municipales de Lyon, les Archives départementales du Rhône et de la Métropole, la Bibliothèque municipale, le Musée des Beaux-Arts, les Musées Gadagne ont été sollicités. L'Atlas topographique de Lugdunum est organisé en plusieurs volumes. Le premier et présent volume est consacré à Fourvière, la ville haute, coeur de la colonie fondée par Plancus. Le second volume, en préparation, traitera de la ville basse, presqu'île et quartiers fluviaux. L'emprise concernée par le volume I couvre environ une centaine d'hectares et comprend treize feuilles au 1/1 000, dont certaines comportent plusieurs états. Sa chronologie va de la fondation de la colonie en 43 av. J.-C. à l'abandon de la colline de Fourvière, vers la fin du IIIe siècle ap. J.-C.

  • Les actes du 2ème colloque organisé par le Groupe Meule à Reims, en mai 2014.
    Ce colloque s'inscrit dans la dynamique du PCR « Évolution typologique et technique des meules du Néolithique à l'an mille sur le territoire français ». Il fait suite à la table ronde de Saint-Julien-sur-Garonne publiée en 2011, qui avait présenté les normes descriptives, validé les premiers résultats obtenus sur le fonctionnement des meules et défini les pistes d'une analyse typologique. Ce volume présente le dépouillement systématique des données de Champagne-Ardenne effectué avec l'aide des archéologues et des conservateurs de cette région. C'est la première fois qu'une action de ce type est effectuée. Elle révèle la potentialité d'un espace donné en matière de meules et mesure l'important travail nécessaire pour documenter ce corpus. Cette étude locale est accompagnée de contributions sur d'autres régions et pays, particulièrement de la Méditerranée. Concernant l'analyse des bases de données nationales, le colloque de Reims a été l'occasion de mettre en relation les différentes variables, de confirmer l'efficacité des outils mis en place, de présenter des méthodes d'analyses statistiques et cartographiques globales d'ores et déjà opérantes et de corriger rapidement les éventuels dysfonctionnements. L'intérêt de l'association systématique des analyses typologiques et géologiques des meules a été confirmé. Plus-value essentielle à notre recherche collective, un certain nombre de questions techniques et chronologiques ont été résolues par le biais d'analyses croisées fondées sur des contextes archéologiques fiables et une analyse rigoureuse et homogène des géomatériaux. Le succès de cette rencontre doit beaucoup à l'accueil du laboratoire du GEGENAA (EA3795) au sein de l'université de Reims, particulièrement efficace et chaleureux.

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  • La publication des fouilles d'un important site du premier Moyen Âge et son extension en nécropole au Moyen Âge en Alsace Dans la petite commune alsacienne de Sermersheim, en bordure de l'Ill, une équipe d'archéologues de l'Inrap a fouillé en 2006, en préalable à la construction d'un lotissement, un important secteur économique et funéraire du premier Moyen Âge (vie-xiie s.). Les recherches archéologiques, enrichies par l'apport de plusieurs études paléoenvironnementales (dendrochronologie, carpologie, archéozoologie, anthropologie et géomorphologie), ont permis de restituer le développement d'une zone d'activités spécialisées. Les premiers ateliers textiles, puits à eau et structures agricoles prennent place au début du vie siècle dans un secteur déjà fréquenté aux périodes néolithique, protohistorique et antique. Ce secteur connaît un essor de la fin du viie siècle jusqu'au xe siècle, avec un développement des activités de tissage, de métallurgie et agricole parmi laquelle se distingue l'élevage de chevaux. C'est également durant cette période qu'est mis en service un espace funéraire en limite du secteur économique. Quelques sépultures sont néanmoins installées au sein même de la zone d'activités. Celle-ci connaît un déclin à partir de la fin du xe siècle et elle est définitivement abandonnée dans le courant du xiie siècle. La richesse des données recueillies, notamment grâce à l'abondance des puits à eau au cuvelage en bois préservé, a permis, outre l'établissement d'une courbe dendrochronologique, de suivre sur sept siècles le développement et la gestion domaniale d'un secteur économique dépendant probablement d'une abbaye.

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