Societe Archeologique De L'est

  • Le «Seine-Oise-Marne» n'avait pas fait l'objet d'une nouvelle analyse depuis les travaux de G. Bailloud en 1974. Peu de collections issues de sépultures collectives avaient été étudiées intégralement et le domaine domestique était à documenter. Cet ouvrage comporte une série d'articles, visant à combler cette lacune à partir d'études thématiques ciblées entre Picardie, Île-de-France et Champagne. Ce travail a été mené dans le cadre d'un Programme Collectif de Recherche du Ministère de la Culture entre 2001-2008. Il en présente la version la plus aboutie, alimentée par de nouveaux résultats d'études qui ont pris en compte tous les aspects de la culture matérielle et une diversité de contextes de découvertes tant domestiques que funéraires. Au final, il propose une image synthétique du Néolithique récent dans le Bassin parisien qui prend place dans la deuxième moitié du IVe millénaire av. n.e. (3500-2900). La confrontation des données conduit à préciser la chronologie de cette période, découpée désormais en trois étapes. Les caractéristiques des assemblages mobiliers permettent d'esquisser les contours de trois faciès régionaux qui se développent durant l'étape moyenne du Néolithique récent.

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  • L'ouvrage Des fleuves et des hommes rassemble les 26 communications d'un colloque qui s'est tenu à Strasbourg en septembre 2012 à l'occasion des 33èmes Journées internationales de l'Association française d'Archéologie mérovingienne. La thématique générale de l'ouvrage, divisé en trois parties, traite, aussi bien en France qu'en Allemagne, du fleuve à l'époque mérovingienne. Ce dernier est évoqué à travers quatre chapitres répondant à la conceptualisation du fleuve ou de la rivière définie par J.-P. Bravard. Deux articles s'inscrivent dans le chapitre 'Histoire de fleuve', deux dans celui traitant des fleuves et des villes, cinq abordent l'économie fluviale tandis que le dernier, consacré aux fleuves, territoire et sociétés, comprend six articles. Ces différentes contributions témoignent du développement de l'étude des fleuves et rivières des deux côtés du Rhin. La seconde partie fait place à l'actualité de la région d'accueil des journées, l'Alsace, où d'importants sites d'habitat (Marlenheim, Ostheim dans le Bas-Rhin, Wittenheim dans le Haut-Rhin) et funéraires du haut Moyen Âge (Roeschwoog et Vendenheim dans le Bas-Rhin) ont été découverts ces dernières années. Deux synthèses, l'une consacrée à la métallurgie en Franche-Comté à la période mérovingienne et l'autre aux sépultures multiples masculines en Europe complètent cette partie. Dans une troisième et dernière partie se trouvent une synthèse sur l'ambre et une étude de mobiliers de type anglo-saxon dans l'Est de la France.

    Der vorliegende Sammelband umfasst 26 Beiträge zu einer Tagung, die anlässlich der 33. Journées internationales de l'Association française d'Archéologie mérovingienne« im September 2012 in Straßburg stattgefunden hat. Die Publikation ist in drei thematische Blöcke untergliedert. Der erste Teil ist dem Hauptthema der Konferenz gewidmet und beschäftigt sich mit dem Fluss in merowingischer Zeit in Frankreich und in Deutschland. Das Thema Fluss wird in vier Unterkapiteln betrachtet und folgt der Konzeptionalisierung von Strom oder Fluss nach J.-P. Bravard. Zum Kapitel „Geschichte von Flüssen« tragen zwei Aufsätze bei, zwei weitere zum Thema „Fluss und Stadt«. Fünf Aufsätze sind der wirtschaftlichen Rolle von Flüssen gewidmet, das Kapitel „Fluss, Raum und Gesellschaft« umfasst sechs Beiträge. Der zweite Teil der Publikation ist aktuellen Grabungen in der Gastgeberregion, dem Elsass vorbehalten, wo in den letzten Jahren wichtige frühmittelalterliche Siedlungen (Marlenheim und Ostheim, département Bas-Rhin ; Wittenheim, département Haut-Rhin) und Friedhöfe (Roeschwoog und Vendenheim, département Bas-Rhin) entdeckt worden sind. Eine Synthese zur merowingerzeitlichen Metallurgie in der Franche-Compté und ein Aufsatz zu merowingerzeitlichen Mehrfachbestattungen von Männern in Europa runden diesen Teil ab. Der dritte und letzte Teil enthält eine Synthese zu Bernstein in der Merowingerzeit sowie eine Studie zu Grabinventaren angelsächsischen Typs im Osten Frankreichs.

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  • Le colloque international intitulé L'artisanat antique en milieu urbain en Gaule romaine et dans les régions voisines s'est tenu à Autun, du 20 au 22 septembre 2007, à l'initiative de Pascale Chardron-Picault. Cet événement s'inscrivait certes dans la prolongation de plusieurs rencontres et monographies qui se sont efforcées, ces dernières années, de faire le point sur l'artisanat durant la période romaine, mais il apportait quelque chose de plus. Il se déroulait dans le chef-lieu de la cité des Éduens, et cela a assurément contribué à sa coloration spécifique. La qualité et la diversité des productions artisanales d'Autun-Augustodunum apparaissent en effet aujourd'hui avec toujours davantage d'évidence. Malgré cela, une minorité des 33 études réunies dans ces Actes est consacrée à Autun et à la Bourgogne antique, l'ambition du colloque étant de toucher toute la Gaule, et même l'Italie et les provinces occidentales de l'Empire. Le volume s'organise autour de trois thèmes : - Le premier, Les espaces urbains réservés à l'artisanat, regroupe des contributions portant sur la nature des métiers pratiqués dans les villes et leur évolution, sur leur localisation dans des quartiers réservés ou au contraire sur leur imbrication avec d'autres activités dans les zones commerçantes. - Le second, Vie, statut et savoir-faire des artisans, apporte notamment un éclairage renouvelé sur l'homme-artisan, son statut, son apprentissage, sa reconnaissance sociale., dans une visée ample d'archéologie et d'histoire sociale, d'histoire économique, d'histoire des savoirs. - Le troisième, La transformation des matériaux, rassemble des synthèses sur la place de ces activités, la connaissance des techniques et des savoir-faire, grâce à de nouvelles découvertes et surtout de nouvelles analyses. La rencontre a ainsi permis de faire progresser la connaissance sur une série de questions majeures : l'insertion des ateliers dans les villes et les liens entre production et urbanisme, l'aménagement des ateliers et des boutiques, les chaînes opératoires, l'organisation par corps de métiers, les circuits économiques, les évolutions et les changements techniques et de mode. La qualité et la variété des auteurs, historiens et spécialistes des techniques, archéologues, archéomètres, archéozoologues, épigraphistes, historiens de l'art, l'équilibre entre les synthèses, les études d'un métier ou d'un site et l'approche historique ont permis de dépasser la diversité des approches pour étudier sous toutes ses facettes « l'artisan. héros secret » de l'histoire ancienne, pour paraphraser une formule célèbre de P. Vidal-Naquet.

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  • Le 25ème colloque interrégional sur le Néolithique a rassemblé plus de 200 chercheurs les 20 et 21 octobre 2001 à l'Université de Bourgogne à Dijon. Le présent volume d'actes regroupe les différentes contributions de cette manifestation à laquelle participaient de nombreux néolithiciens des pays limitrophes. Leur présentation et les débats ont été centrés sur deux thèmes, tout en laissant la place à quelques exposés relevant de l'actualité de la recherche. Impacts interculturels entre groupes du Néolithique moyen : Dix contributions sont consacrées à ce thème qui vise à caractériser et à évaluer les impacts interculturels entre groupes pendant une période où se constate une évolution graduelle vers des sociétés organisées plus hiérarchisées. On assiste durant ces temps à un fort développement des échanges et des influences, voire à des phénomènes que l'on pourrait qualifier de supra-culturels. Groupes néolithiques et maîtrise des espaces : Huit communications sont présentées dans ce cadre qui aurait pu s'intituler « du terroir au territoire : sociétés et espaces ». Ces approches, d'ordre spatial, ont été abordées sous trois angles : l'analyse de terroirs, la géographie culturelle et l'étude des territoires (emprises, occupation des sols, marques identitaires, témoins d'appropriation). Actualité de la recherche et approches méthodologiques : Sous ces deux rubriques sont respectivement rassemblées sept communications touchant des découvertes récentes et deux consacrées à des technologies ou disciplines appliquées à l'archéologie (paléogénétique et technologie céramique).

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  • Depuis une vingtaine d'années, les interventions archéologiques en Lorraine et en Alsace ont révélé une centaine de sites ayant livré des vestiges de fortifications de villes médiévales. Ces découvertes sont à l'origine d'un programme de recherche interrégional sur les enceintes urbaines et leurs abords du xiie au xve siècle, réunissant une vingtaine d'archéologues et d'historiens. La publication de ce travail collectif offre l'occasion de renouveler de façon sensible la perception d'une des principales composantes de la ville médiévale, dans une zone de transition politique et culturelle, partagée entre Royaume de France et terres d'Empire. La première partie de l'étude, élaborée à partir de l'analyse des différentes sources documentaires existantes, permet de dresser un premier état de la question. La deuxième propose un historique des opérations archéologiques en Lorraine et en Alsace réalisées de 1985 à 2005 ainsi qu'une évocation des recherches entreprises dans les régions voisines. La troisième partie comprend dix-huit études monographiques détaillées, portant sur des villes de dimension modeste ou moyenne. Elle est suivie d'un chapitre de synthèse portant sur les composantes physiques de l'enceinte et sur ses abords immédiats. Les principaux apports de l'étude et les questions en souffrance font l'objet d'une conclusion ouvrant sur des perspectives de recherche.

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  • Les actes de la rencontre internationale " L'Antiquité tardive dans l'Est de la Gaule, I ", qui s'est tenue à Strasbourg en novembre 2008, rassemblent 14 articles portant sur l'Archéologie et l'Histoire de l'Antiquité tardive dans l'Est de la Gaule.
    Elles rendent compte du dynamisme de la recherche sur une période encore peu connue dans cette région.
    Ces communications, qui concernent un espace couvrant les provinces romaines tardives de Lyonnaise I, de Belgique I et II, de Séquanaise et de Germanie I, en France et en Allemagne, présentent des travaux récents et le plus souvent inédits sur des sites urbains et ruraux de l'Antiquité tardive.
    Les communications traitant de sites urbains et / ou militaires (Autun, Metz, Strasbourg, Biesheim, Breisach) s'interrogent sur l'évolution de la parure monumentale et de la topographie, la société, l'économie et la fonction des villes et agglomérations au cours de l'Antiquité tardive. Une série de communications étudie quant à elle plusieurs sites des campagnes tardives, avec différentes approches méthodologiques et typologiques.
    Les résultats illustrent la profonde transformation de l'aspect et de l'organisation des villes et des campagnes à la fin de l'Antiquité, mais aussi le maintien de leur intégration dans une économie ouverte aux réseaux d'échange à longue distance.
    Dans ce cadre, plusieurs communications s'interrogent sur l'impact de l'État et de l'armée, notamment celui des troupes fédérées.

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  • Connues sous le nom de Schlitzgruben par les archéologues néolithiciens allemands, les « fosses à profil en Y-V-W » - selon l'appellation champenoise - ont vu leur nombre se multiplier récemment grâce aux décapages de grande envergure menés dans le cadre d'opérations d'archéologie préventive, notamment dans le nord de la France. C'est pour faire le point sur cette question encore très neuve et éclairer les problèmes que posent ces structures qu'a été organisée la table-ronde internationale « Chasse, culte ou artisanat ? Les fosses 'à profil en Y-V-W' : structures énigmatiques et récurrentes du Néolithique aux âges des Métaux en France et alentour » qui s'est tenue à Châlons-en-Champagne en novembre 2010. Les Actes qui constituent le contenu de cet ouvrage rassemblent dix-sept contributions concernant principalement le nord de la France, mais également la Belgique, l'Allemagne, la Norvège et le Japon - illustrant l'universalité de cette question -, ainsi que les discussions qui les ont suivies. La diversité des approches, tant sur le plan géographique que chronologique, la variété des situations exposées, le recours à l'ethno-archéologie, la prise en compte de datations radiocarbone enrichissent sérieusement le débat et provoquent un intérêt nouveau pour cette problématique. Il est maintenant clair qu'une organisation spatiale commence à être perçue et que ces fosses ne sont pas le fruit du hasard. Leur typologie et leur datation se précisent, les principales phases d'utilisation se situant du Néolithique à l'Âge du Fer. Cet ouvrage constitue une base indispensable pour le développement de nouvelles études que cette question va sans aucun doute susciter.

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  • C'est sur un espace utilisé depuis la fin du IXe siècle, occupé aux environs de l'an Mil par une étonnante construction de bois à sol de béton et à vocation funéraire, que s'implante au XIIe siècle la nouvelle cuisine de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus. Lié au réfectoire voisin, le bâtiment empiète à l'époque sur des niveaux de circulation extérieure. Sa conception architecturale est ambitieuse, avec un plan centré sur un octogone entouré de vastes cheminées à contrecoeur semi-circulaire qui évoque des modèles de l'ouest de la France - disparus pour la plupart, à l'exception ou presque de la cuisine de Fontevraud en Anjou. Toutefois, au contraire de ces exemples connus uniquement pour leur architecture, c'est la conservation en place des dépôts d'utilisation intérieurs, compressés à force d'accumulation et de piétinements, qui fait la richesse du spécimen tournusien, illustrant de façon saisissante le quotidien de cette cuisine jusqu'au milieu du XVIe siècle. Pendant quatre siècles, c'est autour de grandes langues de cendres témoignant d'une cuisson dans la braise, étalées depuis les quatre foyers jusqu'au milieu de la pièce, que se concentre l'essentiel de l'activité. Les postes de préparation sont trahis par autant de tas de déchets spécialisés : coquilles d'oeufs, fragments d'os, écailles de poisson. Une conduite d'eau et un drain de pierres traversent la pièce, portiques ou paravents de bois sont déplacés sans cesse. La permanence de déchets de consommation carnée sur le même site depuis la fin du IXe siècle, l'abondance des restes de poisson dans la cuisine, permettent de retracer l'évolution de l'approvisionnement et de l'alimentation des moines et de leurs familiers laïcs. Quant aux nombreux fragments de poteries, également présents depuis les premiers niveaux, ils offrent sur huit siècles, avec d'autres sites tournusiens, un référentiel de productions en usage dans la région. À cela s'ajoutent quelques restes d'ustensiles en métal, verre ou pierre, tels cette possible tête de robinet des XIIe/XIIIe siècles ou ce mortier décoré du XIVe, retrouvé cassé au fond d'une cheminée : ils éclairent, plus ponctuellement, d'autres aspects de la préparation culinaire ou du service de la table. De tout point de vue, en plein contexte monastique, le matériel recueilli trahit les usages d'une population aristocratique. Tels sont les apports d'une fouille minutieuse à l'emplacement de cet édifice crucial de l'abbaye médiévale, un peu oublié à Tournus depuis sa destruction au XVIIe siècle, mais ressuscité par cet ouvrage finement documenté.

  • Pour souligner les trente ans de son existence, l'Association française pour la peinture murale antique (AFPMA) a réuni en 2009 les archéologues et les restaurateurs, spécialistes ou non, confrontés à la peinture murale romaine fragmentaire découverte en France et en Suisse. Le séminaire tenu à Paris, à l'École Normale Supérieure, a rencontré un écho tel que des actes viennent aujourd'hui rendre compte des travaux présentés. Se décline ainsi une riche variété de documents provenant d'Arnouville-lès-Gonesse, d'Augst, d'Avenches, de Bayeux, de Bordeaux, de Cahors, de Chartres, de Chassenon, de Damblain, d'Embourie, du canton de Fribourg, de Gellainville, de Marseille, de Martizay, de Nîmes, d'Oberbuchsiten, d'Oberweningen, de Périgueux, du Quiou, de Reims, de Ribemont-sur-Ancre, de Saint-Pierre-de-Nazac, de Saint-Romain-en-Gal, de Sanxay, de Schleinikon et du Vieil-Évreux. Anciennes ou nouvelles, les découvertes sont analysées, étudiées et restaurées, augmentant les bases de données en cours d'élaboration et invitant à s'interroger sur l'inventaire d'une aussi vaste collection, désormais indispensable à l'étude archéologique et historique d'un site.

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  • Riche de 61 fours, le centre producteur de céramique gallo-romaine de Gueugnon, situé sur les rives de l'Arroux et traversé par la grande voie Autun-Roanne, est réputé pour avoir fabriqué de la sigillée et des céramiques fines aux IIe et IIIe siècles de notre ère. Souvent stéréotypée, la production locale n'en montre pas moins des variations significatives. Les anciennes publications concernant cet atelier étant incomplètes et difficiles à trouver, cet ouvrage vient, enfin, combler une grosse lacune : accompagné d'une abondante iconographie, il propose une synthèse typologique et stylistique actualisée, établie à partir de l'étude de l'ensemble des céramiques « luxueuses » recueillies sur le site depuis 1966. Très « pragmatique » dans sa conception, il contient en particulier un véritable catalogue des potiers locaux, groupés en ateliers, différenciés par leurs signatures, leurs poinçons et leurs styles décoratifs caractéristiques.Outre l'intérêt qu'il pourra susciter auprès des amateurs d'antiquités romaines, ce livre devrait constituer un outil de travail indispensable à la plupart des archéologues romanistes, en leur permettant, par comparaison directe, d'identifier l'origine gueugnonnaise d'éventuelles céramiques trouvées sur des sites de consommation. Trop discrète jusque-là, la connaissance des produits gueugnonnais et de leur commercialisation (autre qu'en Île-de-France), devrait logiquement révéler de nouveaux circuits de diffusion. Les quelques témoins d'une exportation de ces produits bourguignons au-delà de nos frontières actuelles (Suisse, Angleterre, voire Pannonie) pourraient, bientôt peut-être, perdre leur caractère d'exception.

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  • Au coeur même de son territoire, la région de Bourgogne a accueilli, à l'occasion de son 18e colloque, la communauté des néolithiciens. Bien des congressistes, venus du Nord, de l'Ouest ou du Sud pour se rendre à Dijon, n'auront pas manqué de percevoir le relatif obstacle au franchissement que constitue le massif bourguignon. Mais le frein partiel engendré par la topographie ne saurait masquer l'ouverture vers l'extérieur de la Bourgogne, naturellement échancrée par trois bassins alluviaux. La Seine, l'Yonne et leurs affluents offrent des vallées propices aux échanges avec le Bassin Parisien. Le couloir de la Saône, prolongé par celui du Rhône, offre une voie faisant lien avec le monde méditerrannéen. En bordure occidentale, la Loire s'ouvre en direction de l'Atlantique. Le plateau oriental, enfin, demeure perméable aux relations avec l'Est. Ainsi, à travers les temps, la Bourgogne se trouve-t-elle aux confins d'aires culturelles fluctuantes dont elle peut freiner les impacts, brasser les influences ou faciliter l'extension. Dès le Néolithique, tandis que s'ébauchent les premières formes de notre société, va s'affirmer le double caractère de la région, à la fois frein et zone de pénétrations multiples. Tout en trouvant un obstacle au développement d'une progression et aux échanges à distance, les groupes de populations s'y interpénétreront et s'avèreront en retour porteurs d'influences entre mondes auparavant étrangers. Frontière, peut-être ? Carrefour, sûrement. Apprécier ce rôle de creuset, en déterminer les modalités et les limites à travers l'espace et le temps, tel était l'un des enjeux de ce colloque consacré à l'examen des rapports entre groupes culturels des bassins rhénan, rhodanien et parisien, et à leur mouvance. Les Actes de ce colloque reflètent la richesse et la diversité des approches de ce cheminement à travers l'espace et les temps néolithiques. Malgré la défection de certains auteurs de communications, on y retrouvera l'essentiel des thèmes abordés, enrichis de plusieurs communications sur des sujets de recherche en plein développement : traces de néolithisation précoces en contexte mésolithique, fossés d'enceinte autour d'habitats du Néolithique ancien, minières et chaînes opératoires de débitage du silex, approches paléoenvironnementales des contextes d'implantation. La publication de ces recherches d'actualité souligne le rôle fondamental que joue ce type de colloque périodique dans le développement des connaissances et l'orientation des recherches.

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  • Le site du lieu-dit «Les Bolards» se trouve au sud-est de la ville de Nuits-Saint-Georges, en Côte-d'Or. Menées de 1964 à 1985, les fouilles du docteur Planson et de son équipe ont permis la mise au jour de tout un secteur de l'agglomération antique et notamment d'un important sanctuaire. Le docteur Planson étant décédé, la responsabilité de la publication a été assurée par sa collaboratrice Colette Pommeret, qui a su coordonner les efforts de spécialistes incontestés. L'étude du sanctuaire est précédée par une très utile présentation du contexte géographique et historique du site - dont le nom antique reste inconnu - faisant en particulier le point des connaissances concernant l'extension et le plan de l'agglomération. L'évolution du sanctuaire et de ses divers aménagements est analysée en détail selon un plan chronologique, des premiers témoignages de La Tène finale à l'abandon du grand temple à la fin de l'Empire. Ce grand temple, dont la construction est située à la fin du règne de Néron ou sous Vespasien, traduit la volonté de créer un ensemble monumental et prestigieux à l'emplacement même des lieux de culte primitifs. Il est un bon exemple de composition architecturale mixte gallo-romaine, de synthèse entre influences romaines et traditions indigènes. Un mobilier très abondant et varié a été recueilli. La présentation extrêmement précise des contextes de découverte, ainsi que les études très complètes, appuyées sur la riche iconographie dont il fait l'objet, contribuent également à faire de cet ouvrage une référence précieuse pour tous ceux qui s'intéressent à l'archéologie gallo-romaine.

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  • Utilisé par les piétons, les cavaliers, les voitures attelées, le gué est avant tout un haut-fond naturel. Un inventaire des seuils existant dans le lit de la Saône entre Verdun-sur-le-Doubs et Lyon, réalisé à partir de l'étude des archives des Ponts et Chaussées, permet dans un premier temps de dresser une liste de gués potentiels. Dans un deuxième temps, la confrontation des données issues de la carte archéologique des berges, des prospections et fouilles subaquatiques, du suivi des dragages, de l'analyse des cartes et plans anciens et des archives militaires permet de replacer les passages à gué dans le contexte archéologique de toute une vallée. Le nombre de ces points de franchissement, leur pérennité et la variété des vestiges qui leur sont associés (habitats de l'Âge du Bronze, pavages d'époque romaine, pêcheries, moulins et clayonnages médiévaux, etc.) montrent que le lit mineur de la rivière était un lieu d'implantation humaine au même titre que ses rives. L'étude des gués permet également d'aborder d'autres sujets comme la présence à leurs abords de certains types d'objets aux époques protohistoriques et romaines, les motifs de traversée, la complémentarité avec les ponts ou les bacs, l'imaginaire lié au milieu fluvial. Les recherches menées depuis trente ans sur la Saône en Chalonnais (sous la direction de Louis Bonnamour), et sans lesquelles ce travail n'existerait pas, ont également prouvé que les cours d'eau pouvaient encore receler des aménagements conservés en place, malgré les travaux incessants dont ils sont l'objet depuis le XIXe siècle. L'étude des gués s'achève à cette période au cours de laquelle le partage de la Saône en biefs et la mise en eau des barrages marquent l'arrêt définitif de leur utilisation.

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  • Cet ouvrage rend compte de la fouille réalisée par Robert Octobon de 1970 à 1979 sur l'important tumulus-nécropole de La Bonneterie, commune de Vielmanay (Nièvre). Ce tertre funéraire a livré, en dix campagnes de recherches minutieuses, au moins cent vingt sépultures et un abondant mobilier essentiellement métallique : torques, bracelets, fibules... appartenant principalement à la fin du premier Âge du Fer. L'auteur de la fouille est malheureusement décédé avant d'avoir pu publier ses recherches. La documentation de fouille étant abondante, le mobilier archéologique a pu être restauré puis étudié dans son contexte par d'autres chercheurs, avant d'être déposé au Musée de La Charité-sur-Loire. L'analyse des différentes sépultures et de la structure interne du tumulus, enrichie par l'expérience de fouilles voisines, a livré de précieuses informations et permet de retracer l'évolution de cette nécropole régulièrement utilisée durant quelques générations par une population rurale, puis marquée par une brutale sur-fréquentation (épidémie ?). Le mobilier funéraire, sans être spectaculaire, présente des comparaisons avec de nombreux sites contemporains de Bourgogne, Franche-Comté et région Centre.

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  • Les actes du XXXe colloque de l'Association Française pour l'Étude de l'Âge du Fer (A.F.E.A.F.) - Saint-Romain-en-Gal, 2006 - rassemblent en un seul volume les 16 communications du thème régional et les 28 du thème spécialisé, co-organisé avec l'Association pour la Promotion des Recherches sur l'âge du Bronze (A.P.R.A.B.). La question du territoire est la trame de fond de la partie régionale, suscitée par le dynamisme et les résultats de l'archéologie à Lyon et dans la région (du Mâconnais à la Loire et aux Alpes). Cette question est abordée par l'examen des sources écrites, d'utiles synthèses et la présentation de sites remarquables, en contexte d'habitat ou funéraire. L'enjeu du thème spécialisé était d'éclaircir la difficile question du passage de l'âge du Bronze à l'âge du Fer. Comment cerner les signes du changement, l'expliquer, en saisir le moment ? La plupart des auteurs ont choisi une fourchette chronologique large et se sont placés dans l'optique d'une évolution d'ordre endogène. Le critère du métal n'apparaît pas comme le plus pertinent. La fragmentation des faciès céramiques, la rupture de l'unité culturelle prévalant entre le XIIe et le VIIe siècles, des comportements nouveaux constatés dans les habitats et les pratiques funéraires : la situation est contrastée dans une Europe étudiée ici avec des exemples allant de l'Espagne à l'Italie, de la Grande-Bretagne à la Bohême. L'enjeu du thème spécialisé était d'éclaircir la difficile question du passage de l'âge du Bronze à l'âge du Fer. Comment cerner les signes du changement, l'expliquer, en saisir le moment ? La plupart des auteurs ont choisi une fourchette chronologique large et se sont placés dans l'optique d'une évolution d'ordre endogène. Le critère du métal n'apparaît pas comme le plus pertinent. La fragmentation des faciès céramiques, la rupture de l'unité culturelle prévalant entre le XIIe et le VIIe siècles, des comportements nouveaux constatés dans les habitats et les pratiques funéraires : la situation est contrastée dans une Europe étudiée ici avec des exemples allant de l'Espagne à l'Italie, de la Grande-Bretagne à la Bohême.

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  • Cette table ronde, tenue à Montbéliard (Doubs) les 23 et 24 mars 1995, clôt les travaux du Projet collectif de recherche sur la céramique médiévale et moderne en Franche-Comté, coordonné par Jean-Olivier Guilhot, durant les années 1992-1994. En complément de l'exposition avec catalogue intitulée "Ex Pots, céramiques médiévales et modernes en Franche-Comté", la table ronde aborde pour la première fois, dans une réunion scientifique internationale, le thème du chauffage au poêle en réunissant les meilleurs spécialistes archéologues, historiens et historiens de l'art allemands, français, suisses, polonais et tchèques. Elle a été conçue à la fois comme un bilan des connaissances et une réflexion sur les investigations encore à mener. La céramique de poêle est, en effet, à l'archéologie médiévale des régions impliquées ce que le silex est aux fouilles préhistoriques : un objet complexe qui sert de traceur chronologique, technique, socio-économique et artistique. C'est ainsi qu'ont été principalement abordées les questions des origines, des techniques de montages, du fonctionnement, de l'extrême diversité des décors et de leurs sources d'inspiration de l'époque médiévale aux XVIe-XVIIIe siècles. Ce volume, abondamment illustré, complété par la transcription des débats suscités par chacun des thèmes et par une proposition de recherche international, fera date dans son domaine, en dépassant pour la première fois le catalogue des sources pour aborder les questions majeures qui animent les chercheurs à l'heure actuelle.

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  • S'appuyant sur trois décennies de travaux de terrain et de recherches bibliographiques en Côte-d'Or, l'ouvrage que publie aujourd'hui la R.A.E. reprend une thèse de doctorat soutenue, en 1993, à l'Université de Franche-Comté par Jean-Pierre Nicolardot, chercheur au C.N.R.S. Après l'historique et la définition de l'habitat fortifié aux temps préhistoriques et protohistoriques, l'auteur présente les résultats de ses recherches stratigraphiques sur deux sites clefs de la Côte-d'Or pour l'étude des premières architectures défensives, le Camp de Myard à Vitteaux, entre les vallées de l'Armançon et de la Brenne, et le Châtelet d'Étaules, dans la vallée du Suzon. Ces deux sites ont été occupés plus particulièrement au Néolithique moyen et au Bronze final, ainsi que, pour le second, au premier Âge du Fer. Dépassant le cadre de ces deux gisements bourguignons, le lecteur trouvera une abondante matière comparative de sites témoins des activités ou de la présence humaine en Côte-d'Or, depuis la fin de la Préhistoire jusqu'aux Âges des Métaux (habitats ouverts, nécropoles, dépôts et objets isolés remarquables...). La documentation iconographique et la bibliographie, qui dépassent les limites régionales, rendent plus accessibles les acquis de l'archéologie de terrain.

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  • Traditionnellement, les colloques de l'A.F.E.A.F. se découpent en deux parties : la première fait le point de l'actualité de la recherche régionale et la seconde aborde un thème plus transversal et spécialisé. Colmar n'a pas échappé à cette règle et le lecteur lira d'abord dans les Actes ce qui appartient à la zone rhénane de Bâle à Karlsruhe, et ensuite ce qui concerne l'apport des habitats et des mobiliers domestiques à la définition des groupes régionaux de l'Âge du Fer. Le lecteur verra en réalité que thème régional et thème spécialisé s'entrecroisent, ce qui fonde l'unité d'un ouvrage dans lequel les questions d'ordre territorial sont essentielles.
    La première partie s'ouvre par une introduction de J.-P. Millotte sur la géographie de la vallée du Rhin supérieur, les incidences de l'environnement sur l'activité humaine et le rôle décisif du fossé rhénan comme voie de passage et point de fixation de peuplement. Par la suite, plusieurs articles reprennent cette problématique fondamentale de l'interaction hommes/milieux. L'ensemble des communications fait part des conditions de découvertes, le plus souvent associées à des opérations préventives et de sauvetage, et aux moyens mis en oeuvre.
    Les communications sur le thème spécialisé du colloque ont pour objectif de définir des groupes régionaux par le biais des habitats et du cadre domestique. Elles proposent successivement une réflexion générale sur les critères à prendre en compte, sur le comment et le pourquoi d'une telle approche ; puis une analyse des formes de l'habitat (analyse typologique, fonctionnelle et chronologique), ainsi qu'une réflexion à partir des catégories matérielles. Il conviendra donc pour l'avenir de prendre en compte des sites de nature différente (fermes, hameaux, oppida...) et de mesurer leurs relations à l'échelle des terroirs.

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  • L'habitude est, depuis longtemps, bien installée : d'année en année, le séminaire de l'Association Française pour la Peinture Murale Antique entraîne ses adhérents à la découverte d'une région et des nouvelles recherches archéologiques qui y sont menées. L'opportunité de se tourner vers la Bourgogne s'est offerte d'elle-même : de nombreux fragments d'enduit peint, découverts sur le site de Vaulabelle à Auxerre au cours des fouilles dirigées par Annie Bolle, venaient d'être étudiés et traités au Centre d'Étude des Peintures Murales Romaines à Soissons. À l'issue de ce travail, la conservatrice du musée-abbaye Saint-Germain à Auxerre, soucieuse de présenter les résultats de la plus récente recherche archéologique, mettait en place une présentation de ces vestiges. Expliquer au public l'intérêt iconographique, social, anecdotique, de peintures très fragmentaires est une entreprise courageuse dans laquelle Micheline Durand s'est engagée avec chaleur et compétence. L'inauguration de ce nouveau secteur des salles d'archéologie du musée fut mise en parallèle avec celle de deux expositions temporaires, l'une consacrée à "La peinture romaine : du peintre au restaurateur", l'autre, présentant des oeuvres de l'artiste japonais Hisa Takahashi, restaurateur de peintures médiévales et fresquiste contemporain.Ce séminaire s'intégrait ainsi parfaitement au déroulement de ces manifestations : de la documentation ancienne aux analyses chimiques en passant par le recours aux textes, les interventions se sont attachées à quelques décors de Rome et des provinces, et tout particulièrement de Bourgogne.

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  • L'intérêt premier des fouilles menées de 1969 à 1979 au camp de Chassey, site pré- et protohistorique chalonnais, éponyme du Chasséen, culture néolithique de grande extension, est d'avoir révélé une série de niveaux archéologiques bien documentés relatifs au Néolithique moyen et final. Il s'agit de la première stratigraphie concernant cette période relevée en Bourgogne orientale (Côte-d'Or et Saône-et-Loire). Les pièces d'industrie relativement abondantes recueillies ont permis de définir trois groupes culturels bien distincts à savoir le Chasséen représenté par quatre niveaux, le Néolithique Moyen Bourguignon et le Néolithique final, dit du "type de Chassey", représentés chacun par un niveau. L'auteur décrit de façon détaillée les différentes industries de chacune des unités stratigraphiques individualisées (chap. III à VIII), définit les caractères propres des industries de chacune des cultures préprésentées et évalue le rôle des influences extérieures dans leur constitution et dans leur évolution (chap. IX). Il replace enfin ces cultures dans le cadre du Néolithique de Bourgogne orientale tel qu'il peut être restitué à l'heure actuelle (chap. X). Cette présentation s'appuie sur une série d'études spécialisées visant à définir les conditions de mise en place des unités stratigraphiques, à préciser nos connaissances sur la nature et l'origine des matériaux utilisés dans les industries lithique et céramique, à déterminer la place relative de la faune domestique et sauvage dans l'économie vivrière, à décrire les caractères des restes humains et reconnaître les raisons de leur enfouissement, à réunir des informations sur le milieu environnemental, enfin à préciser le cadre chronologique dans lequel se placent les entités culturelles reconnues. Les types lithiques et céramiques des niveaux chasséens ont montré que ce groupe culturel qui avait quitté le Midi méditerranéen (où il s'était formé) aux environs de 4500 av. J.-C. en empruntant la vallée du Rhône avait conservé en Bourgogne une large part de son ascendance méridionale. Il avait cependant déjà subi dans la vallée du Rhône l'influence de la culture de Saint-Uze avant de connaître dans la vallée de la Saône l'influence du groupe de Bisccheim (culture de Rössen) installé en Alsace et dans le Bassin parisien, de même que l'influence du groupe de Cerny bien implanté dans l'Yonne, mais qui est susceptible d'avoir également eu des insttallations en Bourgogne de l'Est. Les restes de faune (mammifères, oiseaux, mollusques, amphibiens) permettent d'évaluer les caractères de l'économie vivrière. La variété des types dans les industries lithique et céramique ont permis de retrouver les gîtes d'approvisionnement en matériaux (silex pour l'outillage et l'armement, roches abrasives pour les meules et les aiguisoirs ou polissoirs, les roches vertes pour les lames de haches) et de reconnaître ainsi les relations... Ce compte rendu des recherches menées au camp de Chassey fait, dans la série des suppléments de la Revue Archéologique de l'Est, le pendant de l'ouvrage de J.-P. Nicolardot consacré essentiellement aux camps côte-d'oriens de Vitteaux et d'Étaules.

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  • Entre Champagne, Bourgogne et Wurtemberg, le secteur qui s'étend du cours de la Moselle à la Forêt-Noire a été choisi depuis quatre ans, dans le cadre d'un programme de recherches de l'UMR 7044 (CNRS-Université Marc Bloch, Strasbourg), et à travers le cas de quelques sites de référence, pour une recherche collective regroupant une douzaine de collaborateurs, autour de la constitution d'un référentiel typo-chronologique commun, fondé sur la comparaison des mobiliers céramiques. Parallèlement à cette réflexion, il a paru intéressant de faire connaître rapidement, pour la région Alsace, le corpus de plusieurs sites d'habitat, issus de l'archéologie préventive, et qui n'avaient bénéficié encore d'aucune publication. Si l'analyse des mobiliers céramiques constitue donc l'essentiel des articles proposés dans ce volume, elle s'accompagne d'une rapide description des structures et, s'il y a lieu, de l'étude des mobiliers associés (matériel métallique, faune). D'autre part, par la richesse de leur corpus, certains des sites sélectionnés offrent matière à une réflexion plus large sur une phase particulière (comme la proposition d'une sériation affinée du Bronze final III). La comparaison entre plusieurs ensembles du Ha C laisse également envisager la possibilité de distinguer, à l'intérieur de cette période, des caractères plus anciens ou plus récents. Enfin, en dehors des sites nouvellement publiés, la reprise de quelques ensembles déjà connus a permis, de même, de progresser dans la mise en évidence des caractères évolutifs de la céramique alsacienne pour le Hallstatt D. On a donc tenté, pour clôturer ce volume, d'esquisser, pour la première fois, une synthèse de la céramique domestique en Alsace, de la fin du Bronze final au début de La Tène, avec une mise en perspective de cette céramique dans le cadre plus large du Rhin supérieur et des régions limitrophes.

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  • Ce volume est un hommage rendu par une quarantaine de chercheurs à notre collègue Jean-Paul Thevenot, apprécié tant pour ses qualités humaines que pour ses travaux archéologiques, notamment sur le Chasséen septentrional et le NMB (Néolithique Moyen Bourguignon). Son action fut déterminante pour la recherche archéologique française ; il s'est ainsi intéressé, avec la rigueur et l'enthousiasme qu'on lui connaît, aux sociétés du Néolithique et de l'âge du Bronze, à l'étude du site emblématique de Chassey et aux multiples savoir-faire artisanaux (débitage du silex, travail bronze et du fer.). Les contributions analytiques et synthétiques proposées aux lecteurs couvrent une large amplitude chronologique, du Paléolithique à l'époque moderne et abordent des thèmes divers qui illustrent parfaitement l'éclectisme et l'ouverture d'esprit de Jean-Paul Thevenot.

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  • Dans le cadre d'une réflexion plus large, menée depuis quelques années, sur le statut et la fonction des sites d'habitat hallstattiens du Nord-Est de la France, il a paru indispensable d'accéder à une meilleure approche comparative de la chronologie des sites, en même temps qu'à une meilleure caractérisation de leur niveau économique et de leurs activités, par le biais de la catégorie de mobilier archéologique la plus largement commune à tous les sites d'habitat protohistoriques : la céramique. Du fait des disparités constatées dans le niveau d'étude de la céramique de chaque site, la comparaison s'avérait a priori difficile, et il a donc fallu mettre au point un système descriptif et analytique normalisé, dans lequel puissent s'intégrer, malgré leur diversité, les données relatives aux corpus céramiques de tous nos gisements.Le choix s'est porté, pour chaque région, sur les corpus les mieux documentés ou les plus représentatifs pour chacune des phases. Les sites retenus correspondent presque tous à des fouilles récentes et ont été explorés pour la plupart dans le cadre d'opérations préventives. Un peu moins de quarante sites ont ainsi été recensés. Même s'il n'a pas l'ambition de se constituer comme un répertoire intégral du matériel céramique du premier Âge du Fer en Alsace et Lorraine, l'ouvrage que nous présentons doit permettre un accès rapide et facile à l'évolution morphologique et technique du mobilier et à la datation des sites. Nous proposons donc dans un premier temps une analyse des tendances évolutives, forme par forme, ainsi qu'une étude de l'évolution des décors. Nous tentons ensuite un bilan par grandes phases chronologiques (BF IIIb, Ha C, Ha D1, Ha D2-D3, LT A) et par régions, qui s'achève par un commentaire raisonné sur l'évolution de la céramique, ses grandes innovations, ses grandes césures, ainsi que sur la possibilité de mieux caractériser des faciès culturels régionaux.

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  • Le 36ème colloque international de l'AFEAF, Association Française pour l'Étude de l'Âge du Fer, s'est tenu en Italie, à Vérone (17-20 mai 2012), sur le thème « Les Celtes et le Nord de l'Italie : Premier et Second Âges du Fer » (« I Celti e l'Italia del Nord : Prima e Seconda Età del ferro »). Le choix de l'Italie comme siège d'un colloque de l'AFEAF avait été envisagé depuis plusieurs années : l'importance des découvertes réalisées pendant ces dernières décennies justif ait cette « incursion » pacifique, au sud des Alpes, dans une province, la Vénétie, qui compte aujourd'hui parmi les régions italiennes les plus riches en découvertes et en études concernant le monde celtique. Le colloque de Vérone fut l'occasion de présenter aux spécialistes des Celtes les découvertes et les résultats des recherches les plus récentes effectuées dans le nord de l'Italie. Ce fut aussi une occasion d'échanges de connaissances à propos d'une Italie cisalpine fortement liée, depuis toujours, à la Transalpine. Aux travaux des archéologues se sont ajoutés ceux des linguistes et des numismates, qui apportent un enrichissement fondamental à nos connaissances sur la Gaule cisalpine, « laboratoire » où Rome mit au point les modalités de conquête et de gestion qu'elle allait appliquer au monde transalpin quelques années plus tard. Les thèmes illustrés dans les soixante contributions présentées dans ce volume sont fortement complémentaires entre eux et restituent un ensemble d'informations qui témoigne du renouvellement rapide des données sur une grande partie de l'Europe occidentale pour la période comprise entre le VIIe et le Ier siècle avant notre ère, particulièrement sur la question des relations entre les communautés protohistoriques au nord et au sud des Alpes.

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