Seuil

  • Che ; Ernesto Guevara, une légende du siècle

    Pierre Kalfon

    • Seuil
    • 20 December 1997

    Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara est fusillé en Bolivie. Un mythe est né : celui du Che, qui, abandonnant le pouvoir, a tenté de réconcilier Marx et Rimbaud en reprenant le combat. Qui était ce condottiere au regard intense devenu légende du siècle ? Au-delà de l'icône, l'auteur reconstitue une existence fulgurante, dominée par la passion de la révolution.Journaliste, écrivain et diplomate, Pierre Kalfon a parcouru l'Amérique latine pendant plus de trente ans. Cette biographie, vendue à des centaines de milliers d'exemplaires dans le monde, s'est imposée comme l'ouvrage de référence sur le Che.« Il a fallu cinq ans d'enquête et deux ans d'écriture pour donner naissance à cette très belle biographie, sans doute la plus complète sur le « Che ». »Le Monde

  • Le déclin de l'institution

    François Dubet

    • Seuil
    • 27 September 2002

    " on ne cesse de parler de crise des institutions, de l'école, de l'hôpital, du travail social...
    Et, à terme, de la république. il faut aller au-delà de cette plainte et de cette nostalgie.
    Longtemps, le travail sur autrui, le travail consistant à éduquer, à former, à soigner, s'est inscrit dans ce que j'appelle un programme institutionnel le professionnel, armé d'une vocation, appuyé sur des valeurs légitimes et universelles, mettait en oeuvre une discipline dont il pensait qu'elle socialisait et libérait les individus.
    Les contradictions de la modernité épuisent aujourd'hui ce modèle et les professionnels du travail sur autrui ont le sentiment d'être emportés par une crise continue et par une sorte de décadence irréversible.
    Dans le déclin de l'institution, j'ai voulu montrer que cette mutation procédait de la modernité elle-même et qu'elle n'avait pas que des aspects négatifs, qu'elle n'était pas la fin de la vie sociale.
    Plutôt que de se laisser emporter par un sentiment de chute parce qu'il n'imagine pas d'autre avenir qu'un passé idéalisé, il nous faut essayer de maîtriser les effets de cette mutation en inventant des figures institutionnelles plus démocratiques, plus diversifiées et plus humaines. " f. d.

  • Avec ce quatrième volume de La Décennie Mitterrand, Pierre Favier et Michel Martin-Roland achèvent leur monumentale enquête sur l'histoire du double septennat de François Mitterrand.
    Les Déchirements, 1992-1995, racontent avec la même rigueur et le même souci d'honnêteté la difficile fin du règne de François Mitterrand à l'Elysée.
    A partir de dizaines de témoignages inédits et l'étude de milliers de documents d'archives, les auteurs décrivent la chute d'Edith Cresson, le calvaire de Bérégovoy, la cohabitation avec Balladur, la guerre de Yougoslavie.

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  • L'ennemi intime

    Patrick Rotman

    • Seuil
    • 22 February 2002

    Ils avaient vingt ans et ils ne laisseront à personne le soin de dire que ce fut l'âge le plus terrible de leur vie. Appelés ou engagés, deuxième classe ou officiers, balancés dans le chaudron de la guerre d'Algérie, ils ont accompli des actes dont jamais ils ne se seraient crus capables. Il faut plonger dans l'affreuse réalité de la guerre pour comprendre pourquoi un jeune engagé de dix-neuf ans peut écraser la tête d'un Arabe à coups de pierre, comment un gamin de vingt ans arrive à tourner la magnéto, abattre à bout portant un blessé, violer une jeune fille. Comprendre pourquoi les autres, complices dans le silence, indifférents ou désespérés s'accoutument. Pendant des mois, Patrick Rotman a recueilli des témoignages d'hommes qui avaient été confrontés à la violence extrême : torture, exactions, sévices du FLN, viols, exécutions sommaires. Cette trentaine de récits, concrets, brutaux, parfois insupportables, se mêlent à l'histoire de la guerre d'Algérie.L'ennemi intime raconte la spirale infernale qui transforme un homme ordinaire en bourreau banal, décrit ce processus où les barrières morales, éthiques, humaines s'effondrent.L'ennemi intime explore les ténèbres de l'âme, ces contrées vertigineuses où se tapit la bête, fouille la zone obscure qui chez l'homme se refuse à l'humanité.L'ennemi intime, c'est celui qui est en nous.

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  • Les instits ; enquête sur l'école primaire

    Maurice-Antoine Guillot

    • Seuil
    • 1 September 1986

    La seconde famille, c'est eux.
    Ce sont eux, les 324 000 instituteurs - les " instits ", comme on dit - qui façonnent l'avenir social, l'apperntissage intellectuel, l'éveil psychologique de vos enfants. De vos enfants qui sont aussi, en un sens, " leurs " enfants ; Les auteurs les ont rencontrés, par centaines. Dans les villages perdus, dans les banlieues, dans les villes. Ils racontent le métier, la querelle des méthodes, les défauts de la formation, les hiérarchies subtiles, la féminisation, la solitude, les passions et les découragements.
    Le temps des hussards noirs de la République est révolu. Le monde des instits s'est émietté. Le notable du village a cédé la place à un banlieusard anonyme et individualiste. Le pouvoir syndical, lui-même, s'effrite. L'école primaire est entre deux mondes, à mi-chemin entre le passé et l'avenir. Un reportage, un dossier serein, chaleureux et critique. Un instrument pour voir et comprendre.

  • Insécurité et libertés

    Sebastian Roché

    • Seuil
    • 4 May 1994

    Depuis plusieurs années, Sebastian Roché, chercheur au CNRS, porte toute son attention au sentiment d'insécurité croissant chez les Français.
    On a beaucoup dit, notammment à gauche, ces quinze dernières années, que ce fameux sentiment d'insécurité n'est que fantasme collectif et produit de la crise économique amorcée en 1973, Sebastian Roché, lui, nous propose d'examiner ce qu'il en est avant de juger ce qu'il faut en croire.
    Il montre d'abord que l'augmentation de la violence depuis les années 60 est bien réelle, et d'autant plus intolérable qu'une ample partie de la population ne dispose d'aucune réponse face à ce phénomène.
    Le plus spectaculaire, explique-t-il, est la multiplication de ce qu'il nomme les " incivilités ". Il rasssemble ici des chiiffres et des données qui établissent, une fois pour toutes, qu'on ne saurait soutenir l'idée commode que la peur, c'est l'imaginaire plus la rumeur.
    Ce livre se veut encore une mise en garde contre un discours politique que se contente de bonnes intentions et de messages rassurants tandis que la situation se dégrade.
    Les logiques fortes de la société moderne pèsent dans le sens de l'insécurité : il va bien falloir regarder les choses en face. La question n'est pas d'opposer au laxisme l'imprécation sécuritaire, mais de mesurer le déclin du contrôle social et des solidarités.
    Le bilan d'une recherche, et le cri d'alarme d'un citoyen.

  • "...
    Ce qui fait la complexité de notre métier, dans des endroits où la situation sociale, économique et culturelle est difficile, c'est justement de mettre l'élève en situation de pouvoir apprendre. Parce que, bien souvent, il n'est pas en état de recevoir ce qu'on veut lui donner. Quand il entre dans l'établissement scolaire, il ne se dépouille pas forcément de ce tout ce qu'il est à l'extérieur, dans sa famille, dans la vie quotidienne, dans la rue.
    L'essentiel, c'est de ne jamais oublier qu'on a devant nous des enfants, des êtres en devenir. C'est pourquoi je reprendrai volontiers à mon compte la formule selon laquelle l'élève doit être au centre du système. L'élève en tant qu'individu, en tant que personne, pas seulement dans son statut d'élève. " D'abord principale, et depuis peu proviseure, en Seine-Saint-Denis, Marie-France Santoni-Borne, questionnée par Alain Rémond, parle d'expérience, à mille lieues des stratèges en chambre et des polémistes qui n'ont pas visité un collège depuis trente ans.
    Elle nous adresse un message politiquement incorrect, un message civique, un message d'espoir.

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  • La décennie Mitterrand

    ,

    • Seuil
    • 8 April 1999

    Tome 1 - Les ruptures Ce livre est la première histoire complète de la gauche au pouvoir.
    Il raconte les dix ans qui ont changé la France. Ce premier volume, Les Ruptures (1981-1984), fait toute la lumière sur l'alternance du 10 mai 1981, les réformes socialistes, la politique étrangère de François Mitterrand et les grands débats économiques et politiques.
    Les auteurs, journalistes à l'AFP, ont vécu ces années aux premières loges, observant tous les faits et gestes du président de la République.
    Pour la rédaction de cet ouvrage, ils ont mené une enquête de trois ans, interrogé 200 personnalités de tous bords, et dépouillé d'innombrables documents d'archives confidentielles, en principe inaccessibles pendant trente ans, qui confèrent à ce texte une crédibilité incontestable.
    Ni hagiographie ni pamphlet, mais somme de faits, d'analyses et d'anecdotes, La Décennie Mitterrand passe au crible l'action des hommes de pouvoir, à commencer par le président de la République.
    Construit comme un récit romanesque, ce livre est destiné à devenir un ouvrage de référence.
    Tome 2 - Les épreuves Pierre Favier et Michel Martin-Roland, au terme d'une enquête menée auprès de 200 personnalités de tous bords et de l'étude de milliers de pages d'archives inédites, éclairent d'un jour nouveau les épisodes majeurs que furent la guerre scolaire, l'affaire Greenpeace, les entretiens du président avec Reagan et Gorbatchev, le drame calédonien, celui des otages du Liban.
    Surtout ils révèlent les secrets de la cohabitation et la violence de l'affrontement Chirac-Mitterrand.
    Le tome 1, " Les ruptures ", a été salué unanimement par la presse :
    " Un ouvrage de référence de nature à ravir les historiens. Un exposé clair, précis, pour tout dire irréfutable de ce morceau d'histoire de France. " Jean-Marie Colombani, Le Monde " Le tour de force de Favier et Martin-Roland est de parvenir à concilier souci de la précision et plaisir du lecteur, à s'épargner courbettes comme coups de griffe.
    " Francis Brochet, Le Progrès " Le premier ouvrage de référence sur la présidence depuis 1981. Avec vue imprenable sur les archives protégées. Les 588 pages de ce livre seront vite écornées à force d'être consultées. " Christine Fauvet-Mycia, Libération " Un ouvrage de référence sur dix ans passés à l'Elysée. Si le travail est sérieux et crédible, il n'est pas pour autant austère. Les anecdotes y ont leur place, souvent désopilantes.
    " Nicole Kern, Le Figaro Tome 3 - Les défis Pierre Favier et Michel Martin-Roland, dans la lignée des deux premiers volumes de La Décennie Mitterrand, poursuivent leur enquête sur les débuts du second septennat Mitterrand avec le même souci de rigueur et d'exhaustivité. A partir de quelque deux cents témoignages et de l'étude attentive de milliers de documents d'archives, ils mettent à nu la relation Mitterrand-Rocard, livrent le fond du dossier controversé de l'unification allemande et révèlent de l'intérieur les affrontements politiques chez les socialistes au pouvoir, sans oublier les tractations européennes, les méandres de la politique africaine et les coulisses secrètes de la guerre du Golfe.
    Les deux premiers volumes de La Décennie Mitterrand, Les ruptures (1981-1984) et Les épreuves (1984-1988), ont été salués par la presse comme des ouvrages de référence : " Même travail de bénédictin : deux cents personnalités de tous bords interrogées, des milliers de pages d'archives inédites consultées, outre leurs carnets personnels de journalistes politiques.
    Le résultat est à la hauteur de l'entreprise : un récit vivant où fourmillent les détails concrets, une multitude de portraits brossés sans a priori ( ... ). Un formidable travail à mi-chemin entre la tâche du journaliste et celle de l'historien. " Aimé Savard, La Vie " En rapportant tous les faits, rien que les faits, les auteurs ont réussi un livre d'Histoire majuscule. Sur chaque dossier, le lecteur en apprend autant qu'un ministre.
    La logique des événements, qui ne s'aperçoit jamais au jour, éclate. " François Granon, Télérama " Le premier tome de La Décennie Mitterrand était un ouvrage de référence.
    Le second le surpasse. " Jean-Yves Lhomeau, Libération Tome 4 - Les déchirements Avec ce quatrième volume de La Décennie Mitterrand, Pierre Favier et Michel Martin-Roland achèvent leur monumentale enquête sur l'histoire du double septennat de François Mitterrand.
    Les déchirements (1992-1995), racontent avec la même rigueur et le même souci d'honnêteté la difficile fin du règne de François Mitterrand à l'Elysée.
    A partir de dizaines de témoignages inédits et l'étude de milliers de documents d'archives, les auteurs décrivent la chute d'Edith Cresson, le calvaire de Bérégovoy, la cohabitation avec Balladur, la guerre de Yougoslavie.
    Les précédents volumes de La Décennie Mitterrand, Les ruptures (1981-1984), Les épreuves (1984-1988), Les défis (1988-1992), ont été salués par la presse.
    " Fidèles à leur méthode [ ...
    ], Favier et Martin-Roland ont interrogé des centaines de personnes pour reconstituer minutieusement la face cachée de l'activité présidentielle. Mais cette fois [ ... ], c'est à l'utilisation systématique des archives que le récit doit sa richesse. Les deux auteurs ont eu accès à des comptes rendus de Conseils des ministres, des notes des collaborateurs, aux argumentaires pour traiter certains dossiers délicats, à des échanges de courrier avec des chefs d'Etat étrangers [ ...
    ] .
    La Décennie Mitterrand [reste] l'ouvrage de référence de ce double septennat. " Libération " le journalisme se met au service de l'histoire. Là réside le grand talent de Favier et Martin-Roland. " Le Nouvel Observateur " Tome après tome, leur Décennie Mitterrand s'impose comme l'ouvrage de référence sur le double septennat de l'ancien président. " Le Point

  • Le prophète et pharaon ; aux sources des mouvements islamistes

    Gilles Kepel

    • Seuil
    • 3 February 1993
  • La société incivile ; qu'est-ce que l'insécurité ?

    Sebastian Roché

    • Seuil
    • 1 March 1996

    Est-il possible, par les temps qui courent, d'évoquer l'insécurité sans polémiques partisanes ni angoisses à dormir debout ?
    Sebastian Roché, chercheur au CNRS, nous fournit calmement - une fois n'est pas coutume -les clés d'un dossier qu'il étudie depuis maintes années.

    Il montre que la déllinquance et le sentiment d'insécurité ont pris leur essor bien avant l'éclosion d'une crise économique et sociale qui n'a certes pas arrangé les choses mais ne suffit pas à expliquer le phénomène.

    Il montre que l'aliment principal du sentiment d'insécurité est la multiplication des " incivilités " : les mille petites agressions quotidiennes qui nous gâchent la vie, et pas seulement en banlieue.

    L'insécurité ordinaire n'est pas le crime, mais un mal-vivre nourri de ces désordres.

    Il montre enfin que l'Etat est contraint d'avouer son impuissance au moment où il est le plus sollicité. La " société incivile " devra s'interroger sur elle-même et ne pas se contenter d'interpeller les gouvernements dépassés.

    Un livre pour regarder la réalité en face.

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  • à l'école ; sociologie de l'expérience scolaire

    ,

    • Seuil
    • 12 April 1996

    L'école, en France, n'a pas seulement changé de forme. Elle a changé de nature. Les valeurs républicaines, les contrats pédagogiques, les règles et les objectifs clairement identifiés sont en crise. De nouveaux publics scolaires brouillent les cartes, l'utilité des diplômes est incertaine, la culture juvénile puise au-dehors autant qu'au-dedans, l'universalité des principes cache mal la concurrence entre filières et entre établissements.François Dubet, Danilo Martuccelli et leur équipe d'enquêteurs ne se sont pas limités à ce constat qui aurait pu alimenter un essai en chambre, un de plus. Sur plusieurs années, ils ont observé et questionné les écoliers, les collégiens, les lycéens afin de décrire et comprendre quelle est leur expérience de l'école, quelles relations ils nouent avec les adultes, professeurs ou parents. Cette école n'est pas seulement «inégalitaire» : elle produit des itinéraires différents et des individus différents. Elle n'est plus une institution qui fabrique des sujets conformes mais un espace où naissent des projets multiples. La nostalgie de l'âge d'or républicain n'est plus de mise. Ce livre, qui revisite l'école de l'intérieur, nous oblige à penser son actualité, donc sa transformation.

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  • Je voudrais vous dire

    Nicole Notat

    • Seuil
    • 17 April 1997

    Elle dérange, Nicole Nota.
    Ce n'est pas seulement son caractère, c'est sa fonction. Elle rejette vigoureusement l'image d'un syndicalisme frileux, un syndicalisme qui subit les mutations plutôt que de s'appuyer sur elles pour préparer l'avenir. Elle conteste le mirage de politiques tout-puissants, incapables de dénouer les crises sans le libre jeu des acteurs sociaux. Elle refuse la fatalité et la résignation, elle parle d'espoir.
    Le changement est toujours inquiétant. Mais c'est aussi une chance, si l'on ne laisse pas filer l'occasion. L'occasion de raviver l'emploi, de créer de la solidarité dans une société qui se fragmente, de profiter de la mondialisation pour susciter des libertés nouvelles, et ne pas se contenter d'échanger des marchandises. Sans tabou ni langue de bois, Nicole Notat dit sa vérité. De syndicaliste, de femme.

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  • L'ami

    Collectif

    • Seuil
  • Nanterre la folie

    Nelcya Delanoë

    • Seuil
    • 11 March 1998

    " En ce temps-là, on prenait le train à Saint-Lazare.
    Je guettais au carreau, craignant de rater la gare, mais non, elle était inratable, avec son nom de jadis et sa précision des temps modernes : " Nanterre-La Folie, Complexe universitaire ". On était en 1972 et devant moi s'ouvrait un avenir prometteur d'enseignante et de chercheur à l'université. Pourtant, en 1997, après vingt-cinq ans de service, j'ai besoin de partager mes conclusions et mes interrogations sur une situation qui fait problème à l'échelle de la France entière et de l'Europe aussi bien.
    En ces temps de chômage, que transmettons-nous, pour quoi, pour qui ? Ce complexe universitaire docte, lourd et aveugle, face à une jeunesse avide d'un savoir qu'elle découvre mais qu'elle ne sait pas par quel bout prendre - faute peut-être de projets qui la fassent rêver -, quelles en sont donc la mission et l'âme ? Si on allait voir de plus près pour faire le point et savoir où nous en sommes avant de décider où nous allons ? " N.D.
    Nelcya Delanoë goûte Lewis Carroll au point de s'identifier dans ce livre à un personnage de son cru baptisé Alice B.Furax. C'est dire que l'humour et la liberté de ton lui son chers. Pour autant, l'ouvrage apporte une réflexion solide et sérieuse sur l'étau dans lequel se trouve prise l'université française, entre massification et démocratisation.

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  • Deux cents. comment devient-on un grand patron? (les)

    Bauer/Bertin-Mourot

    • Seuil
    • 1 October 1987

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  • Dans quelle société vivons-nous ?

    ,

    • Seuil
    • 11 March 1998

    L'idée de société a longtemps fondé la cohérence et l'unité de la vie sociale des États-nations industriels et modernes.
    Cette représentation affirmait aussi l'unité de l'acteur et du système, de la subjectivité et de l'objectivité. Aujourd'hui, cette idée s'éloigne de nous quand la société cesse d'être dominée par l'industrie, quand la modernité déçoit, quand la subjectivité, égoïste ou morale, s'impose, quand les États-nations ne sont plus identifiables à " la société ". Pour autant, l'idée de société ne peut pas être abandonnée.
    Non pour céder aux nostalgies républicaines ou communautaires, mais parce que la vie sociale est désormais ce que nous en faisons à travers la représentation que nous en construisons dans les conflits sociaux, sur les scènes médiatiques et dans la vie politique. Les promesses de la modernité se sont réalisées au prix de la mort de quelques illusions. La vie sociale est une production continue, une "volonté ", quand l'objectivité du monde ne peut plus fonder l'unité de nos expériences.

  • Haute fidélité ; pouvoir et télévision 1935-1994

    Jérôme Bourdon

    • Seuil
    • 5 January 1994

    En avril 1963, Alain Peyrefitte, ministre de l'Information, inaugure la nouvelle formule du journal télévisé " dont il a pris lui-même l'initiative ".
    Pendant la République gaullienne, l'étrange lucarne est sous contrôle. Trente ans plus tard, les liens sont distendus, même s'ils ne sont pas rompus, entre le pouvoir et la télévision. Haute Fidélité étudie les relations tumultueuses entre les sommets de l'État et le petit écran pendant quarante ans. D'abord indifférents, les gouvernants découvrent le pouvoir cathodique dans les années cinquante. La véritable prise en main a lieu avec le général de Gaulle.
    La télévision est son instrument, le chef de l'État en abuse. Après la crise de 1968 et le départ du Général, s'ouvre une période de libéralisation. Peu à peu, avec des avancées et des reculs, les rédactions gagnent de l'autonomie. Les hommes politiques apprennent la télévision comme une technique tandis que la concurrence puis la privatisation entraînent une mutation des chaînes. La tutelle politique se fait moins directe, plus subtile aussi.
    Jérôme Bourdon a utilisé toutes les archives existantes. Il a également interrogé de nombreux protagonistes : ministres, dirigeants de chaîne, journalistes, pour écrire cet ouvrage de référence : il n'existait pas, jusqu'à ce jour, d'histoire politique de la télévision.

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  • La morale de l'histoire ; Mitterrand-Mendès France, 1943-1982

    Francois Stasse

    • Seuil
    • 7 November 1994

    Pendant un demi-siècle, les destins de Pierre Mendès et de François Mitterrand se sont croisés. Ils ont vécu ensemble les grands moments de notre pays : la Libération, les soubresauts de la IVe République, la guerre d'Indochine, le gouvernement Mendès, la guerre d'Algérie, le retour du général de Gaulle, Mai 68, l'élection de mai 1981.

    Au terme de la vie politique de ces deux hommes d'État de gauche, ceux-ci semblent incarner deux figures symboliques presque opposées : Mendès France, le prophète, et François Mitterrand, le stratège. François Stasse raconte leur histoire. Il a consulté des archives inédites, rencontré de nombreux témoins ; il livre ainsi un double portrait, riche en révélations.

    En confrontant les principes et la réalité, François Stasse chercher à tirer la morale de l'histoire.

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  • L'espace du racisme

    Michel Wieviorka

    • Seuil
    • 6 March 1991

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  • Le collège n'est pas le 'maillon faible' du système scolaire, comme le montrent les résultats des élèves, mais là où le métier d'enseignant est le plus difficile face à l'hétérogénéité des effectifs. C'est là aussi que les problèmes sociaux sont les plus envahissants puisque le collège obligatoire accueille tous les adolescents.
    Face à ces difficultés se développe un discours de la plainte, de la chute et, souvent, de la nostalgie d'une école républicaine dont on oublie qu'elle ne s'adressait qu'à une minorité. Sous couvert de 'défendre' la culture, on refuse l'ouverture du collège à tous. D'autres prônent une solution libérale. Dans les deux cas, on renonce à l'ambition d'une école démocratique. Ce livre dresse le bilan des connaissances et propose de choisir véritablement le collège, de rompre avec sa contradiction fondamentale, celle qui en fait à la fois l'héritier de l'ancien lycée de l'excellence et l'école de tout le monde. Choisir le collège, c'est décider d'une vraie scolarité pour tous les enfants de ce pays, c'est affirmer la nécessité d'une culture commune, pour que le collège cesse enfin d'être une gare de triage.

  • La délinquance des jeunes ; les 13-19 ans racontent leurs délits

    Sébastien Roché

    • Seuil
    • 24 October 2001

    Sebastian Roché, sociologue, est devenu notre meilleur spécialiste du sentiment d'insécurité et de l'incivilité régnante.
    Depuis des années, il combat les idées préconçues et les polémiques partisanes pour examiner les faits. 50 à 80 % des délits sont commis par 5 % des délinquants. Et 5 % seulement de ces mêmes délits sont traités par la justice. Voilà ce qu'il faut regarder en face. Ni la droite ni la gauche ne le font vraiment. Sebastian Roché nous propose ici un livre sans précédent. Non seulement il a eu accès aux archives et données concernant la délinquance des jeunes mais il a recueilli, méthodiquement, le témoignage de ces derniers.
    Il nous explique pourquoi la délinquance est devenue facile et précoce, et comment cette facilité nourrit l'idée - fausse - d'une violence légitime. Il nous montre que cette délinquance n'est nullement l'apanage des adolescents défavorisés : la frustration scolaire, par exemple, est un facteur de risque plus significatif que l'origine sociale. Il établit une corrélation enfin transparente entre l'évolution de la structure familiale et celle de la délinquance.
    L'auteur est un solide adversaire du politiquement correct. S'il constate une " surdélinquance " des jeunes d'origine étrangère, il soutient en même temps que la délinquance n'est pas une lutte sociale. La facilité de commettre des délits est un obstacle, dit-il, au souci de combattre collectivement l'injustice.

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  • Les fanatiques ; histoire de l'armée rouge japonaise

    Michaël Prazan

    • Seuil
    • 7 May 2002

    Le mardi 30 mai 1972, à l'aérodrome de Lod-Tel-Aviv, trois Japonais sortent de leurs valises des fusils mitrailleurs et des grenades et, en quelques secondes, dévastent le hall de débarquement.
    Bilan : 26 morts et près d'une centaine de blessés. Pour la première fois résonne le nom alors mystérieux de l'Armée rouge japonaise ; Nihon sekigun. Un nom qui, depuis 1970, est associé à l'une des plus violentes et des plus meurtrières organisations terroristes. Après Lod, les prises d'otages et les coups d'éclats se poursuivent partout dans le monde. Dubai, Singapour, en 1973 ; Paris, La Haye, en 1974 ; Kuala Lumpur, en 1975 ; Dacca, en 1977 ; Rome, en 1988...
    Pendant près de trois décennies, le portrait d'une belle jeune femme sera exposé dans tous les commissariats du Japon. Son nom : Fusako Shigenobu, " la Reine rouge ", le leader, depuis 1971, de l'ARJ. Elle est le fil rouge de cette histoire de folie et de sang. LARD a initié une nouvelle forme de terrorisme : l'opération suicide, " kamikaze ", qui sera plus tard reprise et instrumentalisée par le terrorisme islamiste, notamment par Al Qaïda dans les attentats du 11 septembre 2001.
    L'Armée rouge japonaise est à l'origine du terrorisme moderne. Après une longue enquête, Michaël Prazan restitue l'histoire de l'ARJ, nourrie des témoignages des survivants et de nombreux documents inédits.

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