Seguier

  • Journal intime

    Richard Burton

    • Seguier
    • 30 October 2020

    « On vient de me faire une offre d'un million de dollars pour la publication d'un seul mois de ce journal », écrit avec étonnement Richard Burton en 1968. L'acteur est alors un des monstres sacrés du 7e art et forme un couple mythique et scandaleux avec Elizabeth Taylor. Cette relation passionnée, leur train de vie babylonien, leur beauté, leurs excès et leurs succès : le journal intime de Burton nous y plonge « caméra à l'épaule », comme si nous y étions. Mais il révèle aussi un homme insoupçonné, infiniment plus complexe que le commun des acteurs hollywoodiens. Sceptique et distant à l'égard du cinéma, il se montre en revanche fou de théâtre et de littérature. Doté d'un sens de l'humour irrésistible et d'une grande faculté d'observation, Richard Burton possédait les qualités rares et indispensables du diariste - pour notre plus grand bonheur.

  • « Écrit le jour où l'on a brûlé mes livres en Allemagne. » Ainsi commence Le Livre de l'hirondelle d'Ernst Toller. Pour tenter de comprendre comment un tel événement a pu se produire, il entreprend alors de raconter, telles qu'il les a vécues, les années qui menèrent jusqu'à ce tragique autodafé de 1933 : son enfance dans une famille juive de Prusse orientale, puis la Grande Guerre, l'échec fracassant du spartakisme ainsi que la fin d'une révolution qu'il voulait pacifiste.
    Ensuite vinrent les années de prison où, telles ces hirondelles qui s'obstinaient à lui rendre visite dans sa cellule, Toller continua de rêver à une Europe réconciliée en écrivant des poèmes imprégnés d'espoir. Mais à quelques kilomètres de là, dans une autre prison, Adolf Hitler dictait un autre genre de livre.

  • Contre le peuple

    Frédéric Schiffter

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    • 10 November 2020

    De l'extrême-droite à l'extrême-gauche, une idole affole le monde politique : le Peuple. Or quel est ce fétiche dont les porte-paroles veillent à ne jamais définir les contours ? Loin d'être une réalité identifiable, le mot de Peuple n'est qu'un vent de bouche que des blablateurs propulsent à plein poumons du haut de leur podium pour ratisser large en période électorale.
    N'importe quelle foule se prend désormais pour le Peuple et exprime ses frustrations et bouffées paranoïaques sur les nouvelles agoras digitales. En ligne de mire : des « élites »... qui ne sont pas davantage définies et auxquelles on promet pourtant un mauvais sort. Dans un essai bref et incisif, Frédéric Schiffter signe un acte de résistance face à la servitude intellectuelle.

  • « Notre triomphe, ce sera l'oubli de nos efforts et de nos combats. » La nuit du 5-7 Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1970, en Isère, 146 jeunes gens meurent brûlés vifs dans l'incendie du 5-7, un dancing où ils assistaient à un concert de rock. Tous, ou presque, avaient moins de vingt-cinq ans. Le groupe, sur scène, aura joué jusqu'au dernier instant - on découvrira les corps des musiciens au petit matin dans les décombres, figés sur leurs instruments. Ce drame connaît un retentissement mondial jusqu'à ce que la mort du général de Gaulle, huit jours plus tard, éteigne définitivement les cendres de l'incendie. Michel Mancielli, un jeune musicien qui devait se trouver au 5-7 ce soir-là, a réchappé de justesse à la catastrophe. Mais comment continuer à vivre avec la culpabilité lancinante du rescapé et les ombres des disparus ? Et puis il y a ce désir de justice, ou de vengeance, qui le prend aux tripes. D'autant qu'un peu partout dans le pays court cette rumeur selon laquelle le SAC, bras armé du gaullisme, serait impliqué dans l'incendie de discothèques ; la jeunesse et le rock se trouveraient dans le viseur du pouvoir. À partir d'un fait divers parmi les plus dramatiques de l'histoire récente, Jean-Pierre Montai imagine un roman tour à tour nerveux et mélancolique pour raconter cette France de l'après-1968 qui a vu se consumer, dans un même brasier, sa jeunesse et ses rêves de révolution.

  • Les hauts de Hurlevent

    Emily Brontë

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    • 12 March 2003

    Les Hauts de Hurlevent est un grand roman romantique anglais publié en 1847. L'histoire d'une famille déchirée par des jalousies, des incompréhensions et de violentes vengeances a choqué ses lecteurs à sa parution, d'autant plus que son auteur, Emily Brontë, est une jeune femme qui vit dans un petit village, loin des cercles littéraires de l'époque. Ce roman est aujourd'hui un incontournable du patrimoine britannique.

  • Bandits à Marseille Journaliste au Provençal dans les années 1960, le jeune Eugène Saccomano est le premier à se lancer dans l'écriture d'un livre sur la pègre marseillaise. Cependant, il ne s'agit pas pour lui d'habiller les voyous d'une couche de légende supplémentaire : la puissance et la lumière aveuglante du décor provençal et le goût pour les mythologies ont déjà trop servi le Milieu. Il cherche au contraire à raconter comment les gangsters règlent leurs comptes, leurs façons tranchantes, très éloignées d'un hypothétique code de l'honneur. « Le sang coule sous le soleil, mais il coule. » Saccomano enquête sur le proxénétisme « convivial » des bars à hôtesses comme sur les réseaux plus souterrains du trafic de stupéfiants, décrit les soubresauts de la vie politique locale qui, entre guerres municipales et combats syndicaux, ont tant profité aux Carbone, Spirito et Guérini. Et l'on constate avec lui combien l'histoire marseillaise s'entête à mêler le drôle au sordide, le fait divers au roman. Bandits à Marseille fut publié en 1968 chez Julliard et n'avait jamais été réédité depuis. Il rencontra pourtant un véritable succès dans les prisons françaises (« Le livre préféré des taulards », affirmait alors son éditeur), mais aussi en librairie et au cinéma - le film Borsalino, avec Delon et Belmondo, en est partiellement adapté. Ce récit d'un genre précurseur ne fut pas sans danger pour son auteur : à sa parution, Saccomano reçut des menaces jugées assez sérieuses pour lui faire envisager un déménagement...

  • Un petit matin de 1971, Jacques de Bascher sort du Sept où le Tout-Paris des arts, des lettres et du prêt-à-porter s'encanaille. Ce petit club de la rue Sainte- Anne va lui servir de piste de lancement dans le monde clos de la jet-society et de la mode. Il ne sait pourtant ni dessiner ni coudre. Mais son allure d'aristocrate, son goût très sûr, et sa culture feront de lui la muse rêvée de Karl Lagerfeld, et, un temps, de son grand rival, Yves Saint Laurent. Jacques de Bascher va marquer les esprits par son arrogance, ses farces outrageuses et sa beauté viscontienne. Ce livre est une plongée dans les années quatre-vingt, ces années folles qui consumèrent Paris et ses troupes, et dont Jacques de Bascher fut l'un des étendards.

  • L'autre-différent, est-ce le frère, le cousin, le voisin, l'habitant de l'autre village, de l'autre pays, de l'autre continent ? Et la différence, sur quoi porte-t-elle ? Sur la couleur, la morphologie, la religion, le sexe, la culture, la nationalité, la classe sociale, l'économie, la génétique, etc. ? Quelle différence sera inacceptable, pourquoi et pour qui ? Si la différence est ce par quoi se constitue l'identité, la haine de l'autre-différent comme moyen de la consolider, ne renverrait-elle pas à la faiblesse, sinon au sentiment de faiblesse de ladite identité ? Du "Barbare" des Grecs du Ve siècle av.
    J.-C. aux non-ariens du XXIe siècle, l'autre-différent a fait l'objet de divers discours destinés à le situer par rapport à soi, le plus souvent comme sous-humain, à l'exploiter, à l'éliminer, ou à le garder le plus éloigné possible de soi, dans le chef de l'Occident. Des savants ont consacré beaucoup de temps à établir des critères de différenciation les plus fins et les plus objectifs. Pourquoi lui consacre-t-on tant d'énergie ? Cela est-il le propre de tous les peuples ? L'identité blanche serait-elle réellement en danger depuis plus de deux mille ans face aux identités dites "de couleur" ? Nous avons essayé de répondre à ces questions en détournant le projecteur de l'objet de haine et de rejet vers le sujet haïssant et rejetant.

  • Vagabondages

    Lajos Kassak

    Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Nous sommes en 1909, Lajos Kassák a 22 ans et plus d'une raison d'y songer. Partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde sur ses bases... et le jeune Hongrois a bien l'intention de prendre part à la mêlée. Sur un coup de tête, il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera raffinements et aux combines de la vie de bohème. Les tribulations des deux amis sont une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour n'a rien perdu de son mordant. Ode iconoclaste à l'oisiveté, Vagabondages est un anti-roman d'apprentissage où l'on s'instruit, littéralement, dans l'art de ne rien faire. Une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre Kerouac et le Jack London des Vagabonds du rail.

  • La nuit du revolver

    David Carr

    David Carr, journaliste au New York Times, cocaïnomane pendant plus de vingt ans, prend conscience que ses souvenirs de cette période ont été altérés par la drogue : certains sont flous - d'autres erronés. Pour se réapproprier ce passé qui lui échappe, il décide de faire de sa propre vie son prochain sujet d'investigation. Commence alors une enquête de trois ans au service de laquelle il met toute son expertise de grand reporter, accumulant plus de 60 témoignages de proches, policiers, médecins et avocats, réalisant des heures d'entretiens filmés. Son livre est le récit de cette histoire vraie : à la fois un témoignage captivant sur les paradis artificiels, une enquête de fond sur le trafic de stupéfiants, et une recherche du temps perdu, aux confins de la mémoire et de la folie.

  • 13 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune, comme à son habitude, en compagnie de beaux garçons dans la vingtaine. Vers midi, le silence et la gloire se déchirent. Trenet est inculpé pour « attentats aux moeurs sur mineurs du même sexe » : on l'accuse d'avoir employé un rabatteur dans le but d'organiser des « ballets bleus », soit des parties fines avec des hommes trop jeunes.
    Pourquoi cette arrestation ? À l'époque, le statut des homosexuels échappe au droit commun et leur majorité sexuelle est fixée à 21 ans (contre 15 pour les hétérosexuels).
    Dans ce roman écrit à la première personne du singulier, résultat d'une longue enquête, Olivier Charneux utilise le séjour en prison de l'artiste comme le lieu et le moment d'une incontournable introspection.

  • « Si vous devez vous mettre dans le pétrin, arrangez-vous pour que ce soit au Château Marmont. » La formule, lancée en 1939 par le patron de la Columbia à deux de ses jeunes recrues, est devenue la devise du mythique hôtel d'Hollywood. Inauguré en 1931, l'établissement a été - et reste - l'adresse préférée de nombreuses stars qui s'y savent protégées. Mais tel un décor de cinéma passé à la réalité, il fut aussi le théâtre d'événements tragiques (John Belushi, Jim Morrison, Helmut Newton...), d'amours clandestines aux répercussions fracassantes, ainsi qu'un lieu de retraite et de création pour de grands artistes (de Billy Wilder à Bret Easton Ellis). Olivier Minne a imaginé un récit de fiction qui fait revivre les différents épisodes de l'histoire fascinante du Château.

  • Beauté vénéneuse, filmographie fournie et amants célèbres : Hedy Lamarr avait tout pour figurer au panthéon des reines d'Hollywood - mais sans doute étaitelle trop sulfureuse pour l'Amérique des années 1940. Elle accède à la notoriété en mimant pour la première fois un orgasme au cinéma ; fuit son premier époux, déguisée en femme de chambre ; se marie six fois ; revendique sa bisexualité ; prend pour amants les plus grandes stars ; abuse de la chirurgie esthétique ; dilapide sa fortune ; se retire de la vie publique à 40 ans, ne réapparaissant qu'au gré de ses condamnations pour vol à l'étalage. Dans cette autobiographie controversée, elle livre les détails de son ascension spectaculaire, brossant un portrait décadent de l'âge d'or d'Hollywood.

  • « Que reste-t-il de John Cassavetes, gueule de cinéma magnifique, comédien intense et vénéneux, cinéaste des émotions et des fêlures humaines ? » La question se posait avec d'autant plus d'urgence à l'approche des 30 ans de la disparition du réalisateur (le 3 février 1989) qu'aucune biographie en français ne lui avait encore jamais été consacrée. C'est donc un portrait aussi personnel qu'indispensable que lui consacre Sophie Soligny, loin de la réputation de monstre sacré pour rétrospectives de cinémathèques à laquelle on le cantonne parfois. Sous sa plume, avec la complicité du dessinateur Fred Peltier et l'appui de nombreuses photographies, l'homme prend vie et nous guide dans le labyrinthe d'une oeuvre dont se réclament aujourd'hui Woody Allen, Pedro Almodóvar et Xavier Dolan.

  • « Aujourd'hui je pense différemment certains événements de ma vie [...]. J'avais sans doute besoin à ce moment-là de cette longue exploration, de cette longue réflexion. Et puis, j'ai découvert que mes souvenirs ne se résumaient pas à un sentiment de mélancolie devant les choses qui, comme le temps, se sont enfuies. Ils me font aussi regarder devant moi, comprendre que je suis toujours là, encore surpris de ce qu'il peut m'arriver. » Ce livre est le résultat d'années de rencontres entre Ennio Morricone et le jeune compositeur Alessandro De Rosa. Il s'agit d'un dialogue dense et profond, qui parle de la vie, de la musique et des façons merveilleuses et imprévisibles dont ces deux arts entrent en contact et s'influencent l'un l'autre. Morricone raconte en détail son parcours : ses années d'études au conservatoire, ses débuts professionnels à la Radio Corporation of America (RCA) où il écrit et arrange de nombreuses chansons à succès, les collaborations avec des réalisateurs italiens et étrangers de premier plan : Leone, Pasolini, Bertolucci, Tornatore, de Palma, Almodóvar, jusqu'à Tarantino et son sacre aux Oscars en 2016, à l'âge de 87 ans.

    Dans cet ouvrage, le maestro ouvre pour la première fois les portes de son atelier de création, en présentant au lecteur les idées qui sont au coeur de sa pensée musicale et qui font de lui l'un des plus brillants compositeurs de notre temps. Il révèle ce que composer signifie pour lui, quelle relation mystérieuse et ambivalente entretiennent la musique et les images des films, mais aussi l'urgence créatrice qui sous-tend ses expériences musicales pures, au-delà de son travail pour le cinéma.

  • « J'ai HORREUR de la nostalgie », lance Diana Vreeland en préambule de ses fascinants mémoires. Le ton est donné, et nous ne serons pas déçus ! Celle qui fut la journaliste star du Harper's Bazaar 25 ans durant et la rédactrice en chef de Vogue pendant une décennie fait revivre, tambour battant, un demi-siècle de mode et de mondanité qu'elle a amplement contribué à façonner. En chemin, on croisera Joséphine Baker, Clark Gable, Jack Nicholson, la reine d'Angleterre, Visconti, Warhol, Chanel, Balenciaga... Les personnalités, les époques, les anecdotes, les ragots, les goûts et les couleurs de « DV » défilent pêle-mêle, au gré de sa fantaisie et de son humour. Plus qu'un livre de souvenirs, un tête-à-tête inoubliable avec la légende qui sut réinventer, inlassablement, notre idée de l'élégance.

  • « Si quelqu'un peut expliquer comment c'est arrivé, c'est toi, parce que tu connais bien la prison », dit un jour Charles Manson à Nuel Emmons, qui fut un temps son compagnon de cellule. Ainsi naquit l'idée d'une autobiographie où Manson se raconterait sans détour. Le résultat, écrit à la première personne, est la seule version jamais livrée par le criminel de sa furieuse existence : brute de décoffrage, dénuée de tout romantisme et presque entièrement crédible. « Je t'ai confié des trucs dont je n'avais jamais parlé à personne », réalisa plus tard Manson. « Mais fallait pas tout écrire ! J'avais une carapace, un truc qui m'immortalisait... Ce bouquin me met à poil. » Emmons avait donc vu juste en avançant dans son introduction que « le mythe de Charles Manson ne survivra pas à ses propos ».

  • Le nom d'Eugene McCown hante les index de nombreuses biographies consacrées à ses camarades des Années folles. Protégé de Jean Cocteau, confident d'André Gide, compagnon de voyage de Nancy Cunard et de l'écrivain Norman Douglas, amant du surréaliste René Crevel,... McCown incarna de 1921 à 1933 la figure de l'homme à la mode. D'une beauté magnétique, il fut pianiste de jazz au Boeuf sur le toit, peintre à succès et auteur de fictions.
    Mais ses contemporains préférèrent bientôt son esprit mordant et son goût pour les plaisirs interdits à ses ambitions artistiques. De New York à Montparnasse, de Londres à Venise, cet Américain du Middle-West brilla dans les salons des artistes les plus éclairés de la cafe society. Mais la jeunesse n'a qu'un temps. Le spectacle terminé, que reste-t-il ?

  • Nico the end

    James Young

    • Seguier
    • 8 November 2018

    En 1982, la carrière musicale de Nico, l'ancienne top-modèle, la chanteuse culte du Velvet Underground, l'ex-égérie de Warhol et de Philippe Garrel, est au point mort. Au hasard de sa vie d'errance, plus accro que jamais à l'héroïne, elle échoue à Manchester. Pour le Dr Demetrius, un excentrique tourneur local, l'occasion est trop belle : il la persuade de tenter un come-back et rassemble de toutes pièces un groupe de musiciens pour l'accompagner. Parmi eux, James Young, un jeune étudiant que rien ne destinait à rejoindre cette troupe de saltimbanques. C'est le début d'une tournée chaotique de plusieurs centaines de concerts qui s'étalera sur six années et les emmènera dans le monde entier. Un road-trip halluciné que Young raconte avec un humour décapant, à mi-chemin entre le Big Lebowski des frères Coen et la folie British des Monthy Python.

  • Iñaki Uriarte, critique littéraire à la plume acérée, perfectionniste sans qualités, Basque cosmopolite, oisif acharné, a tenu entre 1999 et 2010 un journal iconoclaste, à l'image de ses paradoxes et de son ironie décapante. S'y trouvent consignés pêle-mêle plongées introspectives, satires de la vie culturelle et de ses vanités, dialogues avec les oeuvres de ses écrivains favoris (Montaigne, Proust, Cioran...), anecdotes croquées sur le vif... La sismographie d'une âme inquiète, aussi sensible aux secousses de l'air du temps qu'aux variations de son climat intérieur, saisie par une écriture immédiate, concise, légère, empreinte d'un humour redoutable. Compilé en un volume de morceaux choisis, cet ovni littéraire, phénomène surprise en Espagne, est enfin traduit en français.

  • Réac, Nicolas Ungemuth ? Plutôt mélancolique, et lucide à propos des quatre dernières décennies françaises. Dans Nous vivons une époque formidable, le journaliste brosse le portrait d'une société vingt-et-uniémiste à côté de la plaque. Sous sa plume, les critiques défilent : de l'humble touriste en vacances à Anne Hidalgo et sa gestion « lumineuse » de la tour Eiffel, en passant par les projets de design contemporain les plus farfelus, tous en prennent pour leur grade.
    Savant patchwork journalistique et pied-de-nez magistral, Nous vivons une époque formidable bien plus qu'un pamphlet du « rock critic le plus vénère de France » : Ungemuth y raconte le deuxième millénaire, qu'il voit à travers le prisme du bon sens et quelque part, d'un temps de grâce révolu.

  • Escal-vigor

    Georges Eekhoud

    • Seguier
    • 1 January 2003
    Sur commande
  • « La vie dépasse toujours l'écriture, ai-je pensé, même si l'écriture la transcende et c'est alors que j'ai vraiment décidé de ne jamais écrire qu'au contact immédiat de la mort. ».

    Un tueur fou suit le fil de ses angoisses métaphysiques en semant des cadavres sur son passage. Quatre policiers, deux magistrats, un avocat : tous assassinés de sang froid en l'espace d'une semaine. La terreur s'empare de la France. On suspecte un « gauchiste » s'attaquant aux signes du pouvoir. Le gouvernement convoque des réunions de crise, la police passe le pays au crible, mais l'enquête patine.
    Pourtant, le meurtrier se rend de lui-même à un commissariat. Archibald Rapoport est un révolutionnaire, un gangster, un Juif hanté par la Shoah, un (dés)agrégé de philosophie, un érotomane, un excentrique... Mais au fond, pourquoi est-il devenu un assassin ? Peut-être, tout simplement, par désir d'écrire... Écrire pour laisser une trace indélébile de son existence, écrire puis périr, afin « que le récit de sa vie pût être publié ».
    Un texte iconoclaste, d'une absolue liberté, un chef-d'oeuvre d'humour noir, dans lequel Pierre Goldman se jette au feu. Paru deux années avant la mort de son auteur, ce roman sulfureux était devenu introuvable. Quarante ans plus tard, il est temps de le relire pour ce qu'il est avant tout : un grand texte littéraire.

  • Le rouge du tarbouche

    Abdellah Taïa

    • Seguier
    • 1 November 2005


    le roi hassan ii meurt en 1999.
    abdellah, jeune étudiant marocain de salé, poursuit ses études de lettres à paris depuis un an. après l'enchantement et l'éblouissement du début, la ville des lumières, qui longtemps le faisait rêver, lui offre un nouveau visage, celui de sa dure réalité quotidienne. il s'agit désormais de survivre, ouvrir les yeux, assumer son homosexualité, trouver son chemin sans renier ses racines, gérer la folie de l'entre-deux, garder malgré tout sa légèreté, devenir enfin un adulte.
    un autre ?.

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