Scala

  • C'est avec l'acquisition de sa demeure en mai 1928, dès son retour du Tibet, qu'Alexandra David-Neel va se consacrer à sa carrière d'écrivain. Samten Dzong (« Résidence de la Réflexion ») est l'unique maison qu'elle ait possédée. Elle élève une tour dite « de la méditation » au centre de la maison. Fidèle aux valeurs d'unicité et de globalité qui lui étaient chères, la maison est une oeuvre à part entière, un récit qu'elle donne à voir.
    Après son décès en 1969, Marie-Madeleine Peyronnet habite la maison selon la volonté de l'écrivain et en deviendra la gardienne. Elle crée une association, avec l'aide des élus de la ville de Digne, qui initie ensuite, dans les années 1980, la construction de deux bâtiments dans la partie haute du jardin abritant aujourd'hui le musée consacré à Alexandra.

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  • Le musée Gassendi a été créé en 1885. Sa particularité est d'être à la fois un muséum d'histoire naturelle et un musée des beaux-arts. L'introduction de l'art contemporain et sa collection d'oeuvres dans la nature en font un lieu de référence européen.
    Entièrement rénové en 2003, le musée Gassendi est ouvert sur sa propre histoire comme sur son environnement géographique. S'inspirant des cabinets de curiosités, il offre au visiteur une riche collection, faisant dialoguer l'art et la science, l'ancien et le contemporain, l'intérieur et l'extérieur.
    La visite se prolonge dans la nature pour y explorer la collection d'art contemporain in situ, composée d'une cinquantaine d'oeuvres-lieux, à travers lesquelles des artistes vous invitent à découvrir l'histoire actuelle et passée de certains sites.

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  • Namur, le delta

    Collectif

    Après plusieurs années de travaux, et dotée un nouveau nom - Le Delta -, la Maison de la Culture de Namur rouvre le 21 septembre 2019.
    Située au confluent de la Sambre et de la Meuse, elle est l'oeuvre de l'architecte moderniste Victor Bourgeois. Elle a été inaugurée en 1964.
    Pour répondre au développement de ses activités, un chantier a été lancé en 2017, confié au cabinet d'architecture Philippe Samyn and Partners. Tout en respectant l'oeuvre originale, le projet augmente la surface de 4 500 à 6 000 m2. La façade est surélevée et prolongée par une rotonde, tandis que l'arrière du bâtiment est étendu.
    L'ensemble abrite deux grandes salles de spectacle pouvant être configurée en théâtre, cinéma ou cirque, un espace muséal pour accueillir des oeuvres monumentales, un jardin sur la terrasse.

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  • MuCEM

    Françoise Bonnefoy

    Le MuCEM est construit à Marseille sur le site du fort Saint-Jean et du môle J4 du port de la Joliette. C'est un musée dédié à la conservation, l'étude, la présentation et la médiation d'un patrimoine anthropologique relatif à l'aire européenne et méditerranéenne.

    Le musée proprement dit, un spectaculaire « bâtiment de pierre, d'eau et de vent », réalisé par l'architecte Rudy Ricciotti, un cube de 15 000 m 2 , présente les collections sur deux niveaux et accueille en outre des expositions temporaires, un auditorium de 400 places, une librairie et un restaurant. Dans le fort Saint-Jean réaménagé, la tour du roi René est consacrée à l'histoire du site.

    Au delà des collections, le MuCEM fonctionne comme un forum, un lieu de débats, où les présentations de référence et les expositions temporaires s'articulent autour de grandes questions de société.

    Les réserves du musée, ainsi que les espaces dédiés à la recherche, sont situées sur un autre site, nommé Centre de Conservation et de Ressources (CCR), aménagé par Corinne Vezzoni à la Belle de Mai.

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  • Construite entre 1927 et 1932, d'après les plans de l'architecte lillois Albert Baert (1863-1951), la piscine de Roubaix a vu le jour grâce Jean-Baptiste Lebas, important homme politique, résistant des deux guerres mondiales, maire de Roubaix à partir de 1912.
    Comme Jean-Baptiste Lebas, Albert Baert est un homme de gauche, aux idées progressistes. Il a construit les bains municipaux de Lille et de Dunkerque. La piscine, une des plus modernes pour son époque, répond donc à un programme politique et social : par la beauté et l'efficacité du lieu. Mais en 1985, la piscine doit fermer en raison de la fragilité de sa voûte.
    L'origine des collections du musée remonte à 1835, avec la création du musée industriel de Roubaix. auquel s'ajoutent plusieurs legs, dont le legs Weerts.
    L'idée d'une reconversion de la piscine municipale pour accueillir ces collections est alors proposée par Bruno Gaudichon, actuel conservateur du musée.
    Après plusieurs années de restaurations et de transformations, le musée voit le jour en 2001 et va connaître un très grand succès. De ce fait, manquant d'un espace suffisamment vaste pour les expositions temporaires, des travaux d'extension sont décidés qui entraînent une réorganisation complète du musée et des collections.

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  • Musée fabre

    Collectif


    le musée fabre de montpellier, qui abrite l'une des plus prestigieuses collections publiques françaises, a rouvert ses portes en 2007 au terme de cinq années de travaux de rénovation d'une rare ampleur.
    c'est aujourd'hui un bâtiment complètement métamorphosé, auquel le visiteur accède par une majestueuse allée conçue par l'artiste daniel buren. en associant harmonieusement modernité et patrimoine, innovation et respect du passé, la nouvelle architecture du musée permet d'y redécouvrir ses chefs-d'oeuvre et d'accueillir désormais, grâce à la construction d'une nouvelle aile, les artistes contemporains, notamment le peintre pierre soulages.


  • En mai 1943, Sabine et Miron Zlatin installent une quinzaine d'enfants dans une maison à Izieu (Ain), alors en zone d'occupation italienne, pour les mettre à l'abri des poursuites antisémites. Cette maison va faire partie d'un réseau de sauvetage d'enfants juifs vers des familles d'accueil et le passage en Suisse.
    Le 6 avril 1944, sur ordre de Klaus Barbie, la Gestapo vient arrêter toutes les personnes présentes et les déporte vers Drancy puis Auschwitz et Reval. Il y aura une seule survivante.
    Après la guerre, Sabine Zlatin, survivante car absente lors de la rafle, des membres des familles des enfants et la population locale commémorent chaque année l'événement. Avec l'arrestation de Barbie en Bolivie en 1983 et le retentissement médiatique de son procès en 1987, la rafle d'Izieu entre véritablement dans l'histoire nationale. Une association est constituée en 1988 qui rachète la maison, le projet de lieu de mémoire est inscrit au programme des Grands Travaux et, en 1994, François Mitterrand inaugure la « Maison d'Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés ».
    Vingt ans après, devant la fréquentation importante et croissante du lieu, la Maison d'Izieu bénéficie d'une importante extention inaugurée en avril 2015.
    Dédiée à la mémoire, la Maison d'Izieu retrace par une exposition permanente le quotidien des enfants qui y ont véçu et ouvre à la réflexion sur la mémoire et sa transmission.
    C'est aussi un lieu de recherche sur la traque des enfants juifs par les nazis et sur les crimes contre l'humanité.
    Elle accueille également des expositions temporaires historiques ou artistiques.

  • Avant d'être un musée, la caserne Villars, à Moulins, édifiée sous le règne de Louis XV, à partir de 1767, par l'architecte Jacques Denis Antoine, a vu défiler de nombreuses générations de soldats et de moulinois.
    Classé monument historique, ce bâtiment exceptionnel, réhabilité par Jean-Michel Wilmotte, accueille depuis 2006 le Centre national du costume de scène. Musée de France, le CNCS présente chaque année de nombreux événements culturels à travers ses prestigieuses collections patrimoniales d'opéra, de ballet, de théâtre.
    Le fonds actuel de 10 000 costumes réunit les plus belles collections du monde provenant de la BNF, de la Comédie-Française, de l'Opéra de Paris et de dons faits par des particuliers (famille de Jacqueline François, succession de Régine Crespin.), des artistes (Susan Buirge, Régine Chopinot, Jean-Marie Villégier, Alfredo Arias.), des théâtres (Théâtre Daunou, Théâtre national de Chaillot, Nanterre Amandiers), des compagnies (Carnets Bagouet, Daniel Larrieu), des costumiers (Christian Lacroix, Jean Paul Gaultier, Frank Sorbier.).
    Les plus anciens costumes datent de la seconde moitié du XIX e siècle, les plus récents habillaient encore des artistes voici quelques mois.

  • Fermé depuis 5 ans, le musée des Beaux-Arts de Nantes va réouvrir au mois de juin après une rénovation complète et agrandi par la création d'une extention. Il devient le Musée des arts de Nantes.
    Créé en 1801 par Bonaparte, le musée des Beaux-Arts possède une importante collection constituée par une politique d'acquisition active au xix e comme au xx e siècle, avec des oeuvres majeures de Georges de La Tour, Rubens, Ingres, Courbet, Monet, Kandinsky, Picasso, Soulages, Raysse...
    Installé d'abord dans l'ancienne Halle aux toiles, le musée déménage en 1900 dans un Palais des arts spécialement conçu pour l'accueillir, situé au coeur de la ville, entre la cathédrale, le château des ducs de Bretagne et le jardin des plantes. En 2009, le manque de place amène la décision de concevoir une extension.
    C'est le projet du cabinet d'architecture britannique Stanton Williams, spécialisée en muséographie, qui est retenu.
    Le but du projet est d'abord de valoriser les collections contemporaines qui seront présentées sur 4 niveaux dans le nouveau bâtiment, intitulé le «cube». Les anciens bâtiments sont entièrement rénovés et l'accrochage réorganisé. Il s'agit d'ouvrir le plus possible le musée sur l'extérieur par des jeux de transparence et en utilisant le plus possible la lumière naturelle des verrières pour éclairer les oeuvres.
    À l'occasion de cette rénovation complète, près de 150 oeuvres des collections ont été restaurées.

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  • Il fallait bien l'audace d'une ville, Metz et sa communauté d'agglomération, et d'une volonté culturelle, celle du Centre Pompidou à Paris, pour mener à bien cet enjeu que représente le Centre Pompidou-Metz.
    Pari architectural, avec le choix d'une équipe résolument tournée vers l'avenir dans sa singularité écologique, Shigeru Ban/jean de Gastines/Philip Gumuchdjian. Pari culturel avec cette affirmation résolue de la pluridisciplinarité et d'une connivence voulue entre la création sous toutes ses formes et le public. À la croisée des routes européennes, cette nouvelle institution affiche tout à la fois la marque d'une modernité déterminée et la volonté du pluriculturalisme.

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  • Construit sur les sites du fort Saint-Jean et du môle J4 du port de la Joliette, le MuCEM a été imaginé par l'architecte Rudy Ricciotti. Il est dédié à la conservation, à l'étude et à la présentation du patrimoine anthropologique de l'aire européenne et méditerranéenne. Cet ouvrage retrace l'histoire du bâtiment.

  • Qui aurait pu imaginer sous le Second Empire que la salle de jeu en construction à l'extrémité des Tuileries serait un jour un haut lieu de l'art contemporain ? Sa situation remarquable au coeur de Paris, sur l'axe central qui va du Musée du Louvre à la Grande Arche de la Défense n'est sans doute pas étrangère à ce destin particulier.
    Le Jeu de Paume a connu plusieurs destinations au cours de ses quelque cent cinquante ans d'existence. Construit sous Napoléon III dans le Jardin des Tuileries pour abriter une salle de sport, il accueille des expositions dès le début du xxe siècle et l'art contemporain y fait son entrée en 1922 : alors annexe du Musée du Luxembourg, il devient le Musée des Écoles étrangères contemporaines.
    Puis, lieu de stockage et de triage des oeuvres spoliées aux familles juives, pendant toute la durée de l'Occupation il est le théâtre d'une activité de triste mémoire qui serait restée inconnue sans Rose Valland, l'attaché de conservation du musée.
    Après la guerre et jusqu'en 1986, il héberge le célèbre Musée des Impressionnistes avant d'être entièrement réhabilité par Antoine Stinco, pour devenir en 1991 un centre d'art contemporain et, depuis 2004, un lieu de référence pour la photographie et l'image sous toutes ses formes.

  • Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint- Étienne Métropole fête ses trente ans en 2017. Mais son histoire a débuté dès 1833, au Palais des arts, situé dans le centre ville. L'institution était déjà porteuse de grandes ambitions qui se concrétiseront, avec la décision prise par la Ville, au début des années 1980, de créer un musée d'art moderne, dans un lieu adapté à la présentation d'une collection dont la dimension ne permet plus son maintien au musée d'Art et d'Industrie.
    Édifié sur les plans de l'architecte Didier Guichard, en bordure nord de Saint-Étienne, le Musée d'art moderne ouvre ses portes au public le 10 décembre 1987. Le choix architectural d'un musée simple et dépouillé, qui succède à l'idéal du palais républicain, correspond à l'ambition d'un bâtiment adapté à toutes les évolutions du domaine contemporain. Une institution placée aux portes de la ville dans les années 1980, pour incarner ce symbole de renouveau.
    Depuis 30 ans, le musée a invité à découvrir les grands artistes des xx e et xxi e siècles, par des expositions aux thématiques originales. En parallèle, ont été rassemblées des collections exceptionnelles dans le domaine des beaux-arts, de la photographie, du design et du dessin, totalisant aujourd'hui plus de 19 000 oeuvres.

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  • Inaugurée en 1994 par François Mitterrand, dans le cadre des Grands travaux, la Grande Galerie de l'évolution du Muséum national d'histoire naturelle fête cette année les 20 ans de sa rénovation, après être devenue un modèle de présentation des collections pour les muséums du monde entier.
    Ce sont les architectes Paul Chemetov et Borja Huidobro qui remportent alors le concours international organisé par l'Éducation nationale et le Muséum national d'histoire naturelle. Associés au scénographe et cinéaste René Allio qui crée un éclairage coloré spectaculaire, ils ont imaginé un immense hall cerné de trois balcons éclairés par une verrière de l 000 m'. La Grande Galerie de l'évolution naît alors sous la forme d'une architecture métallique où la fonte et le verre se mêlent aux boiseries.
    Grâce à une politique d'acquisition active et de restauration, le lieu met en scène 7 000 spécimens d'animaux répartis sur quatre niveaux pour faire découvrir l'histoire de l'évolution des espèces:
    - niveau l : la diversité du monde vivant - niveau 2 : l'impact de l'homme sur les milieux naturels - niveau 3: l'évolution de la vie - niveau 4 : les espaces menacées et les espèces disparues.

  • Héritier du Muséum de Lyon fermé au public depuis juillet 2007, le musée des Confluences qui ouvrira en décembre prochain sera l'événement culturel de l'année 2014.
    Situé à la confluence du Rhône et de la Saône, le musée se trouve au coeur d'un immense projet d'urbanisation du sud de Lyon et a mis presque 15 ans à voir le jour.
    Véritable vaisseau spatial, le musée surprend par une architecture aérienne. Il a été imaginé par l'agence d'architecture autrichienne Coop Himmelb(l)au qui a, entre autres, conçu l'académie des beaux-arts de Munich.
    Le musée des Confluences lie les sciences et la société en développant la culture scientifique du visiteur et en construisant un pont entre les sciences et les enjeux sociaux. Le musée possède donc des collections importantes en sciences naturelles et développe des collections autour du secteur des sciences et techniques.
    Le musée des Confluences s'est implanté dans un lieu à haute valeur symbolique, un lieu de rencontre et de partage.

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  • Le visiteur qui parcourt les salles du musée des Beaux- Arts de Lyon sait-il toujours que ce majestueux bâtiment, avant d'offrir à sa délectation une des plus belles collections d'oeuvres d'art d'Europe, abrita jusqu'à la Révolution une illustre abbaye bénédictine, connue sous le nom de Saint-Pierre-les-Nonnains ? Seuls la grande chapelle, l'escalier d'honneur, le décor du réfectoire et le paisible jardin, qui fut un cloître, portent jusqu'à nous le souvenir de ces temps révolus.
    L'abbaye connaît de multiples transformations, elle a été entièrement reconstruite au cours du XVIIe siècle et remaniée dès le siècle suivant pour accroître sa capacité d'accueil. Le départ des dernières religieuses en 1792 sonne la fin de l'abbaye qui se métamorphose en 1795 avec l'installation notamment de l'École de dessin et de la Bourse. Grâce à l'arrêté de Bonaparte de 1801 qui attribue des oeuvres du Louvre à la ville pour la création d'un musée, le lieu est ouvert au public dès 1803. De nouveaux dépôts et des achats constituent un véritable musée qui est inauguré en 1814, puis des travaux de restructuration tout au long du XIXe siècle lui donnent une nouvelle dimension.
    Un siècle plus tard, en 1998, une rénovation complète donne au musée le visage qu'on lui connaît aujourd'hui.
    Le fabuleux legs de la comédienne Jacqueline Delubac (Manet, Monet, Degas, Picasso, Bacon...) vient encore enrichir d'oeuvres des XIXe et XXe siècles une des plus importantes collections d'art d'Europe.

  • C'est Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne, duc de Lorraine en 1737, qui décida d'établir au coeur de Nancy une place destinée à honorer son gendre, Louis XV. Première de toutes les places royales françaises, elle sacralise l'image de marque royale tout en accueillant les festivités populaires.
    La première pierre est posée en 1752 et la place inaugurée en 1755. Tout autour de la place, l'architecte Emmanuel Héré construisit des pavillons de même ordonnance classique. Au sud, la grande façade de l'Hôtel de Ville. À l'est, le Grand Hôtel et l'Opéra, autrefois Hôtel des Fermes. À l'ouest le pavillon Jacquet et le musée des Beaux-Arts qui abrita le collège de Médecine. Au nord, des pavillons bas ouvrent la perspective sur l'arc de triomphe de la place de la Carrière.

    Au centre de la place, s'élevait une statue de bronze représentant Louis XV vêtu à l'antique. Disparue à la Révolution, elle est remplacée en 1831 par une statue de Jacquot représentant Stanislas.

    Les célèbres grilles de Jean Lamour qui unissent les bâtiments les uns aux autres, témoignent par leur forme et leurs décors, avec les fontaines d'Amphitrite et de Neptune réalisées par Guibal, de l'art rocaille.

    En 1983, la place est classée au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

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  • Leur époque sont toutes associées à un monument exceptionnel: Londres 1851, le Crystal Palace; Paris 1889, la Tour Eiffel; Paris 1900, le Grand Palais.
    Pour l'exposition universelle Bruxelles 1958, les organisateurs veulent un bâtiment symbole, et c'est l'ingénieur André Waterkeyn qui va leur proposer un monument dont la forme est celle d'un cristal élémentaire de fer!
    Ce projet cadre exactement avec l'air du temps, d'un côté cela permet à la Belgique de valoriser son industrie métallurgique, de l'autre alors que l'Europe commence à construire des centrales nucléaires, de promouvoir une image pacifique de l'atome.
    Chef-d'oeuvre de l'architecture futuriste des années 1950, l'Atomium est construit en un temps record entre mars 1956 et mars 1958. Pour tenir les délais, les pièces sont standardisées et assemblées sur place comme un mécano. Composé de 9 sphères de 18 m de diamètre, reliées par 20 tubes de 29 m de longueur, l'Atomium s'élève à 102 m. Dans les tubes, un ascenseur et des escaliers mécaniques permettent la circulation entre les sphères. Seuls six sphères sont accessibles au public:
    Elles accueillent une exposition sur les utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire et un restaurant avec une vue panoramique. C'est un vrai défi technique car on n'a jamais construit un bâtiment de cette sorte.
    Conçu pour durer 10 ans, l'Atomium, seul survivant de l'expo de 58, faillit être démoli. Après une longue restauration, il a réouvert en 2006 et est aujourd'hui l'un des bâtiments les plus visités de Belgique.

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  • Dans l'histoire universelle grâce à son musée de la Révolution française. Monument historique, demeure des ducs de Lesdiguières, de la famille Perier, puis résidence présidentielle (1925-1960), le château appartient depuis 1972 au Département de l'Isère.
    Le parc de cent hectares, Iabellisé Jardin remarquable est un espace privilégié de rencontre avec la nature.

  • "C'est durant les heures de marche de sa tournée que Cheval, en marathonien des postes et des songes, rêve de palais, des fées de l'Orient, de châteaux, de grottes, du royaume du prêtre Jean...
    Son regard et ses pensées se fondent dans la nature ; les pierres, les plantes, les animaux, les ruisseaux. Des formes apparaissent dans une vision hallucinatoire, shamanique, liée à l'effort et à la répétition." Christophe Bonin, longtemps directeur du Palais idéal et familier des lieux, nous raconte l'extraordinaire épopée de Ferdinand Cheval.

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  • Histoire du musée, installé depuis 1911 dans l'ancien palais épiscopal, de ses collections et du bâtiment, incluant sa rénovation en 2013 par l'architecte Jean-Paul Philippon.

  • Présentation de la Maison rouge, située à côté de la Bastille et abritant les activités de la fondation Antoine de Galbert. Ancienne usine construite autour d'un pavillon d'habitation, elle offre plus de 1.000 m2 d'espaces d'exposition, tout en étant l'un des lieux les moins académiques consacré à l'art contemporain à Paris.

  • Le musée Rodin est situé dans l'ancien hôtel Peyrenc de Moras, chef-d'oeuvre rocaille de l'architecte Jean Aubert, construit rue de Varenne en 1732. Il est connu sous le nom d'hôtel Biron, du nom de son deuxième propriétaire qui fit aménager les jardins, doublant leur superficie.
    Il va voir défiler ensuite de nombreux occupants dont une ambassade du pape en 1806 et l'ambassade de Russie en 1810. En 1820, il est acheté par la société du Sacré-Coeur de Jésus qui crée un établissement pour jeunes filles. Il va alors connaître de nombreux réaménagements financés par la vente des décors originaux. La chapelle, conçue par l'architecte Lisch, est achevée en 1876.
    L'ordre est finalement dissous en juillet 1904. En attendant d'être vendu, l'hôtel Biron accueille des locataires dès 1905, parmi lesquels de nombreux artistes, Cocteau, Matisse, Isadora Duncan et la sculptrice Clara Westhoff, épouse du poète Rainer Maria Rilke, par l'entremise duquel Rodin découvre le domaine. En 1908, le sculpteur loue quatre pièces et, à partir de 1911, il occupe tout l'hôtel Biron.
    Rodin propose alors une donation de son oeuvre et de ses collections à l'État, à condition qu'il rachète le domaine pour en faire un musée Rodin. Le musée est inauguré en 1919. Classé monument historique en 1926, il a fait depuis l'objet d'importants travaux de remise en état.

    L'annexe du musée, la villa des Brillants, est située à Meudon. C'est une maison de style néo-Louis XIII, achetée par Rodin en 1895. C'est là que la part la plus intime de son oeuvre s'élaborait. Un musée y est construit en 1930 pour remplacer le pavillon de l'Alma qui présente de nombreux plâtres des oeuvres monumentales de Rodin.

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