Sansouire

  • Au IIe siècle après J.-C., sous les règnes des empereurs Hadrien et Antonin, Priam et Nicé grandissent en Narbonnaise, dans le sud de la Gaule romaine. À la ville comme à la campagne, les deux enfants doivent compter avec la dure réalité de leur condition d'esclaves. Ils appartiennent en effet au riche armateur Sextus Fadius Secundus Musa, dont les fils ne sont pas tendres avec les serviteurs. Mais les péripéties de la vie les emmèneront plus tard jusqu'à Ostie, le grand port de Rome, où ils connaîtront des jours meilleurs... Ce récit s'inspire de deux documents épigraphiques : l'urne funéraire de Fadia Nicé, au Musée d'Archéologie méditerranéenne de Marseille, et le piédestal de la statue de Sextus Fadius Secundus Musa conservé à Narbonne. Ces inscriptions nous parlent de personnes ayant réellement existé. Entre les lignes, l'auteure a imaginé leur histoire, tissé des liens entre eux, elle leur a prêté des rêves, fait vivre des aventures, et le dessinateur leur a donné un visage. Attentifs à se tenir au plus près des connaissances actuelles, Laure Humbel et Jean Cubaud ont usé d'une grande rigueur scientifique dans la reconstitution historique et archéologique, la précision du trait n'excluant ni la poésie ni l'animation dans le dessin. Cet album s'adresse aux amateurs de fiction historique ainsi qu'à tous les lecteurs, petits et grands, qui se passionnent pour l'Antiquité.

  • Les manades d'Antan

    Jacky Toureau

    C'est durant plus d'un siècle, qu'environ 150 fournisseurs de taureaux ou manades ont été recensés jusqu'en 1930. A travers cet ouvrage, si on perçoit l'évolution des spectacles jusqu'à nos jours, on peut se rendre compte également de l'énergie et du sang versés par nos anciens pour assister à leur spectacle favori dans leur région. « Les libertés méridionales étaient menacées, chaque fois que l'autorité s'y opposait. » Depuis un siècle, le doute est permis pour savoir s'il existe encore du taureau Camargue dans nos contrées. Le lecteur pourra affiner son jugement ! Du Paré au Sanglier, en passant par le Prouvenço, toutes les époques sont évoquées avec la sincérité que méritent les « afeciouna ». Jacky Tourreau

  • Après plusieurs jours de pluies intenses, ce matin du mois d'Octobre se présente calme et lumineux. Tinou, enfant de Camargue, curieux, un peu têtu, capable de parler avec les animaux, enfile ses bottes et part à la découverte des environs de sa maison situé au coeur des marais et des roselières. Il est loin de savoir que c'est un jour bien particulier. Un moment unique ou les oiseaux se partagent un secret avant de partir passer l'hiver en Afrique. Quel est ce secret si bien gardé? Tinou saura t-il le découvrir sans le dévoiler?

  • Il s'agit des portraits de Manadières, réalisés par le photographe Didier Leclerc. Avec ces témoignages, nous sommes au plus près pour écouter leurs réflexions sur leur métier, sur les traditions taurines prises dans leur complexité d'aujourd'hui, sur leurs craintes et satisfactions, ou plutôt leur ferté de continuer un héritage de plusieurs générations. De cette approche surgit une suite d'histoires de vies, émouvantes et soutenues par un dynamisme vital, rassurante pour le futur de ce territoire. Cette nouvelle édition est enrichie de nouveaux entretiens.

    «Ce reportage « les manadières », est né de ma curiosité de photographe, à savoir, quelles étaient les héritières de Fanfonne Guillierme ? Simple question, mais réponses complexes !
    - réaliser des portraits, suivant un protocole établi, - enregistrer un entretien, sur leur parcours personnel et singulier.
    Pour avoir des regards décalés sur les élevages et leur histoire, j'ai rencontré également, plusieurs personnalités qui, de par le statut de leur témoignage, viennent s'articuler aux interviews des manadières. Apparaissaient, au fur et à mesure des rencontres, des parcours de vie, construits sur des dynamiques et des volontés bien trempées. J'ai voulu garder, la forme et la tonalité de l'entretien semi-directif que nous avons réalisés, avec, parfois, les saveurs de l'oralité, quelquefois avec ses méandres, souvent avec ses appuis répétés, aux carrefours de la pensée. Nous nous sommes plongés, directement dans la mémoire vive de leur cheminement, de leur relation intime à ces territoires, que sont la Camargue au sens large, et le berceau de la race du biou. La complexité, la diversité, les dynamiques du nouveau en train d'émerger, venaient perturber les images toutes faites, c'est-à-dire des clichés, généralement accolées à ce territoire.
    A toutes ces femmes rencontrées, à la tête de leur manade, je dédie ce présent travail. Elles ont témoigné avec générosité et ferveur.» Didier Leclerc, photographe auteur et plasticien.

  • Lou Grava a bon biais, une grande carrière de raseteur s'offre à lui. Mais il a trop la fédi biou, la passion des taureaux, pour les voir maltraités ou ridiculisés. « Il faut dire qu'ancien temps on leur en faisait voir aux taureaux ! Tu en avais toujours pour leur donner des coups de ginguelle (tige souple), de calos (bâton), pour leur balancer des caillaous (cailloux) ! » Sa révolte le met en marge de son village... Cette histoire interpelle aussi sur la notion de tradition. Conserver telles quelles les pratiques de l'époque reviendrait à trouver normal que l'on frappe les taureaux, qu'on leur jette des pierres. Le texte est écrit dans un parler méridional typique des années 1950, celles où l'histoire est racontée. Ce parler est issu de la francisation du 'patois' des anciens, en fait de la langue d'Oc, qu'on l'appelle occi.tan ou provençal. Ces mots demeurent vivants dans le milieu de la bou.vine et plus généralement chez les gens du Midi parce qu'ils sont riches d'un fort contenu affectif, donc impossibles à traduire en français.

  • Lacorne bleue

    Serge Colombaud

    Lionel Capestan est un prodige de la course camarguaise. Il est en mesure de remporter le Trophée des As, alors qu'il n'a pas encore vingt ans. Son principal rival,Victor Pouget, n'entend pas lui laisser la place sur le podium. Tout oppose les deux raseteurs. En piste, l'un est droitier, l'autre gaucher. Capestan est languedocien, protestant, fils d'ouvriers. Pouget est provençal, catholique, futur héritier d'un immense domaine en Camargue. Face aux meilleurs cocardiers que la bouvine n'ait jamais connus, ils vont s'affronter sur le sable des arènes d'Arles, lors d'une extraordinaire Cocarde d'Or. Avec sa corne à la pointe bleue luisante, Caldérone de la manade des Tourrades, va-t-il départager les deux athlètes ? Luna Youndé, journaliste stagiaire à la Marseillaise, est amenée à enquêter sur cette histoire et son environnement, entre les prairies humides de la Camargue gardoise et les steppes salées au bord du Vaccarès. Au fil de ses investigations, elle découvre étrangement des liens avec sa propre vie.
    Serge Colombaud partage sans détour sa vision d'un territoire et d'une culture à protéger dans une fiction originale qui captivera les lecteurs d'ici et d'ailleurs.

  • "...accagnardé contre la dune qui n'était pas là hier, qui ne sera pas là demain, je vois la mer sans savoir si je la regarde et, à travers la plage imprécise, je doute d'avoir bien perçu la lente traversée de mon champ de vision par le tellinier. Pourtant il est passé et reste aussi improbable que le désordre des dunes ou de la digue pourtant très nette et par laquelle je suis arrivé. Et puis je me lève sans intention précise, j'installe quelques roseaux dans l'eau en signes cabalistiques qui ont pour intérêt de ne s'adresser à personne..."

  • Certains soirs, dans le delta du Rhône, lorsque le mistral souffle très fort, la légende dit que l'on peut voir passer dans le ciel, un cheval merveilleux. Que fait-il ? Ou va t-il ? Y a t-il quelque chose ou quelqu'un sur son dos ?

    Tinou, enfant de Camargue, passionné de pêche et de nature, le découvrira une nuit. Et cela changera sa vie...

  • Le Lez est le plus petit fleuve côtier de France. Il se situe dans le département de l'Hérault. Il a la particularité d'abriter une espèce de poisson endémique, unique au monde : Le Chabot du Lez. Découvert officiellement en 1964, cet habitant des fonds caillouteux du Lez est classé parmi les 15 espèces menacées d'extinction en France. Il est donc inscrit dans la Convention Internationale « Natura 2000 » qui oeuvre pour la protection des espèces animales et végétales d'intérêt communautaire, et des zones qui les abritent. À quelques mètres de la source du Lez, sous les arches du vieux pont, vous pourrez peut-être apercevoir le petit Chabot. Mais qui aujourd'hui connait sa véritable origine ? Pagès, le berger des Cévennes, lui, a une petite idée sur le sujet, voici ce qu'il m'a raconté ...


    Les es lo flume costièr pus pichòt de França. S'atròba dins lo departament d'Erau. Çò qu'a de particular es de recaptar una espècia endemica de peis, unic au mond : lo cabòt de Les. Oficialament descobèrt en 1964, aquel estatjant dels fons codolós de Les es classat demièg las quinze espècias amenaçadas d'extincion en França. Es donc marcat dins la Convencion Internacionala « Natura 2000 » qu'òbra per l'aparament de las espècias animalas e vegetalas d'interès comunautari e de las zònas que las recaptan. A quauques mètres de la font de Les, jot las arcas dau pont vièlh, podretz benlèu avisar lo pichòt Cabòt. Mas quau conois uòi son origina vertadièira ? Pagés, lo pastre de las Cevenas, eu, a una pichòta idèa sus lo sicut. Vaquí çò que me contèt...
    "

    Sur commande
  • L'attente

    Jean-Marie Leroy

    Quand Jean-Marie Leroy m'a parlé de son projet, j'ai trouvé l'idée formidable. Beaucoup de livres de photos dévoilant les coulisses de tournages ont déjà été publiés, mais généralement avec l'intention - naturelle et louable de glorifier la magie de ce métier qui fait rêver tant de gens. En prenant ce principe à contre-pied, Jean-Marie a réussi à faire un portrait à la fois plus réaliste, et en même temps plus poétique, ou plus extravagant, de notre profession. Car il faut tout de même que nous soyons sacrément fous, et passionnés, pour accepter volontairement de sacrifier une si grande partie de notre temps dans un but aussi volatile et incertain. Ironie du sort, Jean-Marie m'a proposé d'écrire la préface de ce livre alors que je m'apprêtais à démarrer un nouveau tournage. Touché, et emballé par ses photos, j'ai immédiatement accepté, et lui ai promis de lui envoyer le texte rapidement. A l'heure où j'écris ces lignes, cela fait déjà six semaines. Et pendant ce temps, lui. il attend.

    Sur commande
  • Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera un grand nombre d'illustrations qui, avec le texte, lui permettront de mieux comprendre les origines de la selle Camarguaise et en particulier depuis qu'elle a pris la forme que nous lui connaissons, mais aussi quelle place était la sienne dans la société des gens de mas.
    Chaque partie de la selle est observée en détail sans oublier les autres formes de harnachement utilisées par les gardians en Camargue et Languedoc avec leurs accessoires (brides, mors, ...) de même que la sellerie des « dames ».
    Le lecteur fera également connaissance avec les artisans selliers les plus célèbres qui ont très largement contribué - par la qualité de leur travail - au renom et au maintien de ce bel harnachement menacé de disparition à plus ou moins brève échéance si la condition de « sellier » en Camargue et en Languedoc ne s'améliore pas.
    La préface de ce livre a été confi ée à Monsieur Charles Galtier, éminent spécialiste d'éthnographie provençale.

  • En faisant ce reportage, encadrée par mes amis chercheurs, j'avais l'impression de participer à un travail important pour le développement de la région, à l'approche de l'indépendance du Sénégal et de la Mauritanie. C 'était une équipe de jeunes scientifiques, en deçà de l'idéologie colonialiste, encore perceptible à l'époque dans certains milieux. J'habitais à Dakar avec mon compagnon depuis 1954 et aller en « brousse », c'était l'aventure, c'était rompre avec la vie urbaine à l'européenne. Nous avions l'intention de faire un grand tour en Mauritanie pour documenter par la photo la vie des nomades et des sédentaires.

  • Accueilli sur la barque des jouteurs, Jacques Villière nous invite à découvrir ce qu'on ne voit jamais, nous spectateurs du bord du canal. Avec la conscience de son privilège, le photographe nous livre une vision émerveillée d'un monde où la terre a disparu métamorphosant ces hommes en guerriers fantastiques tels des dieux de l'Olympe entre ciel et eau. « Je sens le regard du jouteur fixé sur un objectif, je lis dans ses yeux le respect de l'autre, la crainte, l'espoir, le plaisir de profiter d'un instant fugace qui se perpétue depuis des siècles. Je sens les muscles tendus, prêts à frapper, prêts à encaisser le choc, les pieds cherchant à accrocher la tintaine à tout prix. J'entends le bruit des lances contre les pavois, des pavois qui se frappent, des corps qui s'entrechoquent. Je frémis face à cette violence pacifique, face aux risques qu'ils prennent. » Jacques Villière.

  • A travers les regards croisés du photographe et du conteur, nous vous invitons donc à une étrange promenade à la rencontre du souvenir de ceux qui « passèrent » ici, dormeurs du val qui viendront à notre rencontre. Rencontres et non pas catalogue ! Nous n'évoquerons ici qu'une petite trentaine de ces « dormeurs ». Non pas forcément les plus célèbres d'ailleurs ! Notre choix s'est porté de façon assez arbitraire, sur des protestants nîmois qui nous semblaient « incarner » au mieux tel évènement ou telle opinion bien caractéristique de l'histoire nîmoise au long des deux siècles et demi que nous allons parcourir ensemble dans ces allées sombres « où la lumière pleut ».

    Sur commande
  • L'omniprésence du ciel, du soleil, de la mer est incontestable dans l'oeuvre de Paul Valéry. La mer, à l'exclusive, la Meditérranée. Aucune exhaltation devant les paysages de forêts, de montagnes ou encore de quelques campagnes pourtant verdoyantes. Seule cette Méditerranée l'a fait vibrer, a soulevé en lui des vagues incessantes d'émotions intenses, sources de son inspiration. De son enfance à sa mort, elle reviendra à lui, constamment, obsessionnellement. Il l'aquarellisera et peindra presque quoditiennement, notamment dans les «cahiers», ses rochers, ses coquillages, ses cargos, tartanes et voiliers, ses digues et ports. Il parviendra à la contempler, à l'occasion de conférences à donner, des balcons surplombant Barcelone, Marseille, Alger... Il la parcourra, certes en de trop rares occasions, au cours de quelques croisières, près de la Sardaigne et Îles grecques.

  • Fulgurance trouble de ces images en suspens. Aiguës à s'y briser. Plutôt que la tranquillité. Ni chute ni angle. Fixer le sentiment de ce qui a été. En retenir le sens. Même s'il ne sert à rien. Cette violence fugitive est celle d'un absolu où le désir s'appartient. Le réel est ce qui déchire cette oeuvre et ce qui la contient, parfois jusqu'à la déroute. La solitude d'un monde entier à absorber, comme autant de photographies de poussières vivantes. Intensité du geste photographique, l'issue importe si peu. Elle aussi disparaîtra. Toujours des souvenirs plus vrais que le passé ; l'éclat transparent d'un souffle. Le temps, ici, a bien existé ; son effacement ne vaut ni ne dure. L'éveil sera lent, la parole assourdissante.
    Alejandro De Los Santos est né à Barcelone en 1978. Après une maîtrise en cinéma et audiovisuel, il s'intéresse à la photographie qu'il finit par adopter comme unique langage. Depuis une dizaine d'années, il fait sa place dans le monde de la photographie contemporaine par sa participation à des festivals, des expositions en galeries et des publications dans des revues spécialisées. Ses oeuvres sont regroupées actuellement sous trois séries : « Do not cross », « Nevermind », et « Providence ».

    Sur commande
  • L'état des ruines

    Jean-Pierre Loubat

    L'état des ruines condense le travail mené depuis cinq ans par le photographe Jean-Pierre Loubat sur les architectures à l'abandon. Au départ de cette aventure, il y eut la rencontre du Théâtre Cervantès à Tanger, témoin magnifique et décati d'un passé glorieux, suivirent beaucoup d'autres lieux flottant hors de l'histoire, suspendus, hors du temps, énigmatiques et bouleversants. Le livre rend compte de cette traversée des espaces et des émotions, il nous convie à une réflexion sur notre société et à une méditation sur l'impermanence et la beauté des choses fragiles.

    Sur commande
  • Ce livre raconte l'histoire de la Camargue et de ses traditions à travers le patrimoine photographique de la dynastie George.
    Les éditions Sansouire ont souhaité publier une partie de cette collection afi n que ce trésor puisse être révélé à tous avant que le temps ne le détruise.
    Les photographies ont été minutieusement sélectionnées en tenant compte de leur valeur historique, mais aussi de leur valeur artistique, considérant que le nom de George est avant tout la signature d'un auteur.
    La plupart sont présentées dans leur état, en respect des techniques de l'époque, amenant le lecteur dans une certaine «atmosphère». Certaines de ces photographies ont fait l'objet d'un travail de restauration, les plaques de verre et les négatifs ayant subi de grosses détériorations avec le temps, la retouche nous a permis de faire réapparaitre des détails importants notamment sur des tirages recadrés à l'origine sur le sujet pour les besoins de la presse. Ces clichés restaurés font preuve du talent du photographe et de la dimension intemporelle de son oeuvre.
    Par cet ouvrage, nous espérons surtout offrir aux amoureux de la Camargue un voyage dans le passé de leur propre culture et à ceux qui ne connaissent pas le désir de la découvrir en redonnant à ces photographies légendaires une place dans l'histoire de notre région.

    Sur commande
empty