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  • Politiques du littoral et sports de nature: du cadre national aux configurations locales Nouv.

    Depuis l'an 2000, la France mène une politique volontariste en matière d'aires marines protégées : création de l'Agence des aires marines protégées, nouveau cadre législatif, publication du Livre bleu des engagements du Grenelle de la mer, qui enjoint au développement des aires marines protégées...

    Alors que les "sports de nature" se sont largement diffusés et font l'objet d'une politique visant à maîtriser leurs effets sur les espaces investis, se pose la question du rapport entre ces nouveaux usagers et les instances de gouvernance de la nature.

    Approche comparative et études de cas ; ingénierie sociale et perspectives analytiques... cet ouvrage est le fruit du travail d'un collectif de chercheurs en sciences humaines, sociales et juridiques. Il analyse les usages récréatifs de la nature du point de vue de leurs représentants au sein des aires marines protégées, d'une part, et des instances de gouvernance, d'autre part. Soutenue par la Fondation de France, l'enquête sur laquelle il s'appuie a porté, durant cinq années, sur 9 aires marines protégées réparties sur l'ensemble du littoral français métropolitain.

    Un ouvrage à destination des enseignants, scientifiques, étudiants, gestionnaires et usagers des aires marines protégées.

  • L'initiative "4 ? sur les sols pour la sécurité alimentaire et le climat", lancée par la France à l'occasion de la Conférence de Paris sur le climat (COP-21), propose d'augmenter chaque année d'un quatre millième le stock de carbone présent dans tous les sols du monde. A la demande de l'Ademe et du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, l'Inra a conduit une étude, centrée sur la France métropolitaine, visant à estimer le potentiel de stockage de carbone des sols agricoles et forestiers et in fine à évaluer la contribution potentielle de ce levier à l'objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre.
    Cet ouvrage recense les pratiques qui permettraient d'accroître la teneur en carbone organique des sols et estime leur coût de mise en oeuvre.

  • L'agriculture européenne fait face à des défis de grande ampleur au triple titre de l'économie, de l'environnement et du social. Elle doit impérativement et urgemment évoluer. La Politique agricole commune (PAC) doit être mise au service de cette évolution. Dans cette perspective, l'ouvrage dessine les contours d'une PAC ambitieuse, en termes d'objectifs et d'instruments, qui permettrait de faciliter la nécessaire transition agroécologique des systèmes agricoles et agroalimentaires européens.

    L'ouvrage est divisé en trois parties qui abordent d'abord les aspects économiques, puis environnementaux et de santé, enfin de développement rural et d'innovation. Chaque chapitre traite d'un enjeu spécifique selon une même structure : description de l'enjeu, analyse critique de sa prise en compte dans la PAC jusqu'à ce jour, et formulation de recommandations. Même si les auteurs relèvent de nombreuses disciplines, la grille d'analyse utilisée est principalement celle de l'économie publique. Le dernier chapitre conclusif propose une évaluation de la PAC de l'après-2020, telle que proposée par la Commission européenne en juin 2018, à la lumière de l'analyse développée dans l'ouvrage.

    Cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des acteurs intéressés par le devenir des systèmes agricoles et agroalimentaires et le futur de la PAC : décideurs politiques, professionnels du secteur, acteurs de la société civile, chercheurs, enseignants et étudiants.

  • Deux visions du rôle du secteur forestier dans la lutte contre le changement climatique semblent aujourd'hui s'opposer : l'une promeut l'accumulation de biomasse en forêt pour optimiser le stockage de carbone dans les écosystèmes forestiers ; l'autre préconise un accroissement des prélèvements de bois dans une approche large du développement de la bioéconomie. Si la première démarche mise sur le renforcement du « puits » forestier de carbone, la seconde vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines en substituant des produits bois aux biens dont les modes de production sont plus émetteurs.

    Centré sur l'exemple de la forêt française métropolitaine, cet ouvrage affine tout d'abord le bilan carbone de la filière forêt-bois et identifie les incertitudes liées à certains de ses paramètres clés. Puis, dans une démarche prospective, trois scénarios de gestion forestière, se différenciant par le niveau et les modalités des prélèvements de bois en forêt et par leur mode de gestion des boisements, ont été imaginés et leurs bilans carbone projetés jusqu'à l'horizon 2050. Les impacts sur ces bilans carbone d'une aggravation du changement climatique et de crises majeures, telles que des incendies, des tempêtes ou des invasions biologiques à grande échelle, ont été analysés.

    Issu d'une étude réalisée par INRAE et l'IGN à la demande du ministère chargé de l'Agriculture et de la Forêt et conduite par la Direction à l'expertise, à la prospective et aux études (DEPE) d'INRAE, cet ouvrage vise à éclairer le débat sur la façon dont la forêt et ses filières bois peuvent contribuer à atténuer le changement climatique.

  • Depuis une dizaine d'années, de nombreuses études questionnent notre consommation d'aliments d'origine animale. Les impacts de l'élevage sur l'environnement, les effets sur la santé humaine d'une consommation excessive de viande rouge et de charcuterie ainsi que les préoccupations d'éthique envers les animaux ont fait évoluer l'image de ces produits. Peu de travaux ont cependant analysé leur qualité dans ses différentes dimensions. C'est ce que propose cet ouvrage qui reprend les principaux enseignements d'une expertise scientifique collective coordonnée par INRAE en 2020. Il caractérise conjointement les propriétés organoleptiques, nutritionnelles, sanitaires, technologiques, commerciales, d'usage et d'image de ces aliments. Embrassant toute la chaîne de fabrication de l'aliment, il pointe les facteurs d'élevage et de transformation influant sur la qualité et souligne les possibles antagonismes ou synergies entre les dimensions de la qualité et entre les différentes étapes de l'élaboration du produit. Les auteurs comparent, par ailleurs, les engagements spécifiques des produits bénéficiant de signes de qualité (bio, Label rouge, AOP, IGP, STG).

  • Nous le savons, le jardinage collectif au sein des villes se développe. Or, paradoxalement, les potentialités agronomiques des sols urbains ou péri-urbains, ainsi que leurs propriétés physico-chimiques, sont encore largement inconnues. La localisation des jardins suscite des interrogations en termes de risques sanitaires puisque nombre d'entre eux sont implantés sur des délaissés urbains, des friches industrielles ou le long d'infrastructures routières ou ferroviaires.

    Dans ce contexte, l'encouragement de certains acteurs à utiliser les sols (péri)urbains pour des usages alimentaires ou récréatifs pose avec acuité la question de la qualité de ces sols. La vérification de la compatibilité de l'état des milieux avec leurs usages devient alors une nécessité en vue de limiter les dangers environnementaux et sanitaires.

    L'objet de cet ouvrage est d'inviter à débattre des connaissances, des enjeux et des orientations techniques relatifs aux sols (péri)urbains. Une réflexion qui ne peut se mener qu'à la croisée de différentes disciplines et par l'échange avec les diverses parties en présence (associations, jardiniers, gestionnaires, chercheurs, etc.).

  • Les besoins en produits agricoles de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont aujourd'hui couverts à 40 % par des importations, alors qu'au début des années 1960, seuls 10 % de ces besoins provenaient d'importations. Croissance démographique et évolution des régimes alimentaires se sont combinées pour entraîner une forte hausse de la demande alimentaire alors que la production agricole a connu une croissance certes importante mais de bien moindre ampleur. Dans cette région géopolitiquement complexe, les importations agricoles et les politiques alimentaires pèsent lourd dans le budget des Etats et leur niveau actuel peut devenir un frein au développement et à la lutte contre la pauvreté. A l'avenir, la pression démographique se sera encore renforcée et les impacts du changement climatique pourraient modifier sensiblement les potentialités agricoles de la région.

    Dans ce contexte, une étude visant à examiner le devenir agricole et alimentaire de cette région du monde à l'horizon 2050 a été réalisée. Après une analyse fine des déterminants de la situation actuelle, les effets d'un simple prolongement des tendances passées sur la dépendance alimentaire ont été simulés. Ce scénario central, qui intègre les effets d'un renforcement du changement climatique, a été complété par plusieurs scénarios alternatifs renforçant ou allégeant la dépendance aux importations. En tendances, la dépendance aux importations de la région pourrait s'accentuer et devenir extrême au Maghreb, au Moyen-Orient et au Proche-Orient. Aucun des différents leviers examinés pour limiter cette dépendance ne peut, pris isolément, en enrayer significativement la dérive. Seule leur combinaison, qui nécessite des politiques agricoles et alimentaires ambitieuses, et leur association à un effort mondial d'atténuation du changement climatique pourraient permettre de maintenir la dépendance alimentaire de la région à des niveaux raisonnables.

  • Depuis le milieu des années 2000, l'élevage fait l'objet de vifs débats en raison de ses impacts sur le climat et l'environnement, accentués par la hausse de la consommation mondiale en viandes et produits laitiers. Les impacts et services issus des élevages sont ici étudiés à l'échelle de l'Europe, en examinant leurs effets sur les marchés, l'emploi et le travail, la consommation d'intrants, l'environnement et le climat, ainsi que les enjeux sociaux et culturels associés à l'élevage. Puis les interactions entre ces volets ou "bouquets de services" sont analysées simultanément. Ces bouquets sont déclinés dans une typologie et cartographiés selon six classes de territoires d'élevage européens à partir de deux critères : la densité en animaux et la part de prairies permanentes dans le paysage agricole.

    Cet ouvrage reprend les enseignements d'une expertise scientifique collective conduite par 26 experts de disciplines scientifiques complémentaires et coordonnée par l'Inra, réalisée à la demande conjointe des ministères en charge de l'Environnement et de l'Agriculture, et de l'Ademe.

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  • Loin du monde du silence, le milieu marin doit se concevoir comme un environnement sonore. L'océan est porteur de bruits d'origine physique (vagues, pluie, glace, séismes) et biologiques (chant des baleines, clics des dauphins, claquements de crevettes ou d'oursins). Ce paysage acoustique est essentiel pour la faune marine. Il participe, entre autres, à l'orientation des larves, à la communication des animaux entre eux, à la détection de prédateurs. Toutefois, depuis un peu plus d'un siècle, les activités humaines modifient grandement ce paysage acoustique. Les bruits d'origine anthropique proviennent des navires, des installations posées en mer, des sonars et plus récemment de l'utilisation des énergies marines renouvelables. La faune marine perçoit-elle ces nouveaux sons ?

    La question de l'impact des sons anthropiques sur la faune marine se révèle un enjeu écologique et économique majeur pour les années à venir. Les auteurs montrent la diversité de leurs effets sur la faune grâce à une approche multidisciplinaire associant la physique, la réglementation, la biologie et l'étude d'impact ; une place particulière est donnée aux premiers retours d'expérience de production d'énergies marines renouvelables (EMR) en Europe.

    Cet ouvrage se veut un premier état des lieux d'un champ de recherche qui ne fait que commencer.

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  • Les politiques publiques en France et en Europe imposent aux décideurs d'envisager une gestion intégrée des milieux et des territoires qui conjugue plusieurs bénéfices. Ainsi, dans le domaine de l'eau, les donneurs d'ordres doivent chercher à concilier la restauration des milieux et la prévention des inondations, à travers la mise en oeuvre de la nouvelle compétence de Gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (Gemapi).

    Le génie végétal, en complément ou alternative à des techniques lourdes de génie civil, représente aujourd'hui une solution "multibénéfices", basée sur un savoir-faire solide en ingénierie écologique et ingénierie végétale. Des utilisations innovantes apparaissent. Elles sont fondées sur des études expérimentales poussées, dont les résultats peuvent être mis à profit pour améliorer les techniques et décider de stratégies d'intervention à différentes échelles spatiales. Elles ont été développées en particulier dans le bassin versant de la Durance dans les Alpes du Sud françaises, où une problématique de terrains érodés existants et d'excès de sédiments fins dans les rivières est responsable de la dégradation des milieux, terrestres et aquatiques, et d'un accroissement du risque d'inondation. Les résultats de quinze années de recherche ont permis de définir des règles d'ingénierie et projeter des aménagements de génie végétal d'envergure régionale. Les approches développées dans ce contexte particulier restent applicable à d'autres régions et pays présentant des risques naturels et des situations de dégradation des milieux semblables.

    Cet ouvrage s'adresse aux élus, décideurs et gestionnaires des collectivités territoriales et des syndicats de rivières, et leur apporte des solutions innovantes de génie végétal pour concilier restauration des milieux et prévention des inondations. Il intéressera également les chercheurs, les entrepreneurs, les formateurs et les étudiants, qui découvriront une démarche de recherche en écologie ingénieriale au service de l'ingénierie écologique et du génie végétal.

  • L'artificialisation des sols est une notion récente, répondant initialement à la préoccupation de quantifier les pertes de surfaces disponibles pour l'usage agricole par changements d'occupation des sols. Elle désigne aujourd'hui la diminution globale de la part des sols affectés aux activités agricoles et forestières ou aux espaces naturels, dépassant ainsi la stricte dimension agricole.

    L'artificialisation des sols et les sols déjà "artificialisés" sont devenus, notamment en France, un enjeu majeur de débat public et de préoccupations politiques. L'artificialisation du territoire est ainsi considérée comme un des principaux facteurs d'érosion de la biodiversité, ce qui explique que, depuis 2015, le taux d'artificialisation des sols figure parmi les 10 "Indicateurs de richesse" élaborés par le Gouvernement pour le suivi de ses politiques publiques. Dans ce contexte, le Ministère de la transition écologique et solidaire, l'Ademe et le Ministère de l'agriculture et de l'alimentation ont souhaité disposer d'un état des connaissances scientifiques permettant de mieux cerner les déterminants économiques et sociaux de l'artificialisation des sols, ses impacts sur l'environnement et sur l'agriculture, et les leviers d'action susceptibles d'en limiter le développement et les effets négatifs. Ils ont confié à l'Ifsttar et à l'Inra le soin de réaliser cette expertise scientifique collective, dont cet ouvrage présente les principales conclusions.

  • L'agroécologie a été choisie par l'Inra comme l'un des chantiers de prospective interdisciplinaire destiné à identifier les fronts de recherche en réponse à de grands défis sociétaux. Quatre-vingt chercheurs ont dressé un bilan, et proposé des pistes de recherche pour l'agroécologie, et cet ouvrage en synthétise les principales conclusions.
    L'agroécologie, en tant que discipline scientifique, remettant l'écologie au centre de la conception des systèmes agricoles, est maintenant bien présente. Diversifier le vivant dans des agroécosystèmes est une visée à large spectre, pour les rendre plus robustes, plus résilients. Les recherches en génétique et en écologie du paysage sont mobilisées pour que l'agroécologie utilise des leviers de la parcelle au paysage. La modélisation des systèmes agroécologiques se développe pour mieux comprendre les interactions biotiques et abiotiques multiples, les prédire, et commencer à piloter certains systèmes. La diversification du vivant dans la production agricole (espèces, variétés, successions culturales, etc.) conduit à des produits plus variés.
    Les conséquences seront importantes sur les filières, ou plus exactement sur les systèmes agri-alimentaires, allant du mode de production aux produits consommés. Ces changements s'inscrivent sur le long terme. La transition agroécologique, adaptative, se coconstruisant avec les acteurs, est en soi un sujet de recherche, et pourra s'appuyer sur des dispositifs expérimentaux, des exploitations agricoles, des territoires d'innovation.

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  • L'agriculture irriguée produit plus de 40% de l'alimentation mondiale sur moins de 20 % des terres cultivées. L'irrigation, qui consiste à agir sur le cycle naturel de l'eau pour conduire et sécuriser les cultures dans des contextes géographiques où les pluies sont soit insuffisantes soit aléatoires, est indispensable à la sécurité alimentaire mondiale sujette au défi démographique. Pour autant, les enjeux d'une agriculture irriguée durable sont multiples pour répondre aux nécessités actuelles et futures : gestion intégrée de la ressource en eau, équité sociale pour les agriculteurs par rapport à l'allocation des terres et de l'eau, viabilité économique et financière des systèmes irrigués, gouvernance de l'eau et institutions adaptées, économie d'eau et valorisation des eaux usées, pratiques agroécologiques pour concilier productivité et défis environnementaux et climatiques, et préservation de la biodiversité, sont autant de dimensions dont il est nécessaire de tenir compte.

    Cet ouvrage apporte des éclairages sur ces différents défis, à partir de retours d'expériences issus de plusieurs décennies d'actions de développement de l'agriculture irriguée à l'international, conduites en particulier dans le cadre du projet COSTEA (comité scientifique et technique de l'Eau agricole).

    Il intéressera les décideurs en charge des politiques agricoles et d'irrigation, les opérateurs du développement et toute personne concernée par la pluralité des enjeux de l'agriculture irriguée.

    Cet ouvrage a été réalisé par un collectif d'auteurs engagés dans le projet COSTEA, et coordonné par S. Bouarfa, F. Brelle et C. Coulon.

  • Plateformes, réseaux sociaux, ressources en ligne, simulations, apprentissage à distance, données d'apprentissage, données massives, intelligence artificielle... la transition numérique bouleverse l'enseignement supérieur et la recherche publics. Elle modifie les contenus, les outils et méthodes pédagogiques, ainsi que le rôle des enseignants et des apprenants. Elle remodèle la recherche, ses pratiques, ses métiers et son écosystème.

    Pour anticiper les changements induits par la transition numérique à l'horizon 2040, INRAE et Agreenium ont commandité cette prospective. S'appuyant sur un groupe d'experts et sur une synthèse des tendances actuelles dans les sciences agronomiques, de l'environnement, de l'alimentation et vétérinaires, elle a abouti à la construction de quatre scénarios dont les enseignements sont pertinents bien au-delà de ces domaines scientifiques pour les chercheurs, enseignants, décideurs et prospectivistes. Ces scénarios éclairent les enjeux des évolutions de l'apprentissage, du partage des savoirs et des transformations des pratiques scientifiques. Ils ouvrent de nouvelles perspectives sur les relations entre la science et la société, et sur le rôle de la recherche publique face aux géants du numérique.

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  • La fertilisation organique des cultures et des prairies est historiquement basée sur l'épandage des déjections animales. Au cours du XXe siècle, les engrais minéraux sont venus compléter voire supplanter cette pratique. Plus récent, l'emploi en agriculture de matières provenant de diverses filières de traitement des déchets domestiques et industriels (eaux usées, ordures ménagères, effluents industriels...) répond à des enjeux forts tels que l'amélioration du recyclage des déchets, le renchérissement des coûts de l'énergie nécessaire à la fabrication des engrais minéraux de synthèse, la raréfaction des ressources minières (notamment le phosphore) et la dégradation des taux de matière organique des sols. Cette ressource en matières fertilisantes d'origine résiduaire (Mafor) contient des éléments nutritifs en mesure de se substituer au moins en partie aux engrais minéraux de synthèse, mais son épandage ne peut être envisagé que si les risques associés sont acceptables pour l'environnement et pour l'homme.

    Synthèse d'une expertise scientifique collective réalisée à la demande des ministères en charge de l'Écologie et de l'Agriculture, cet ouvrage présente un panorama des ressources et de l'usage des Mafor en contexte français, et donne des clefs pour instruire la question de leur substitution aux engrais minéraux. Il fait le point sur les impacts agronomiques, environnementaux et socio-économiques de leur épandage et met en évidence la difficulté à réaliser un bilan quantitatif des avantages et des inconvénients du recours à ces matières.

    Associant sciences biologiques et sciences sociales, cet ouvrage intéressera les chercheurs, étudiants ou professionnels des filières de valorisation de ces matières, mais s'adresse également aux gestionnaires et aux décideurs.

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  • Le recyclage des produits résiduaires organiques participe au développement durable des territoires. Il contribue à l'amélioration de la fertilité des sols, notamment via les apports en matière organique, et à une économie circulaire des nutriments (azote, phosphore et potassium principalement) à des échelles très variées. Il faut cependant veiller à la maîtrise des impacts environnementaux, notamment en raison de la difficulté à ajuster les pratiques de fertilisation et de la présence éventuelle de contaminants. L'impact du recyclage est global ; il peut se traduire par une substitution des engrais, préservant ainsi des ressources minières ou les sources d'énergie fossile.

    Comprendre les processus biogéochimiques impliqués dans le recyclage des produits résiduaires organiques, préciser les usages et proposer des solutions adaptées à différents contextes au Nord comme au Sud ont été les objectifs du travail pluridisciplinaire présenté dans cet ouvrage. Il s'appuie sur les résultats du projet "Intensification des systèmes de production agricole par le recyclage des déchets" (Isard), conduit de 2009 à 2013 avec le soutien financier de l'Agence nationale de la recherche française. Ainsi, de la plaine de Versailles à l'île de la Réunion, en France, et de la péninsule dakaroise, au Sénégal, à la zone périurbaine de Mahajunga, à Madagascar, anthropologues, sociologues, biogéochimistes, modélisateurs, technologues et agronomes se sont associés pour caractériser les déchets organiques et leurs usages, documenter l'intérêt de leur recyclage, mais aussi les risques inhérents à leur emploi.

    Cet ouvrage est destiné aux professionnels soucieux de pratiques agro-écologiques au Nord comme au Sud. De plus, les études de cas très approfondies intéresseront les scientifiques de diverses disciplines.

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  • La filière céréales doit produire des aliments sains, de bonne qualité nutritionnelle, abordables pour tous et suffisamment rentables pour ses acteurs, tout en étant respectueux des cultures et de l'environnement. Cette nécessité de systèmes agricoles et alimentaires durables se décline de la production à la consommation, mais peut aboutir à des objectifs contradictoires entre eux qu'il est essentiel de concilier vu l'importance des céréales dans l'alimentation.

    Ainsi les filières utilisatrices du blé, notamment à l'export, exigent une teneur en protéines nécessitant une fertilisation azotée qui peut poser des problèmes environnementaux. Par ailleurs, la qualité sanitaire des céréales peut être affectée par certains contaminants. Enfin, si les aliments céréaliers sont reconnus pour leur qualité nutritionnelle, elle peut être diminuée dans les produits finis par certains ajouts (sel, sucre et gras) et avec l'élimination d'une partie des tissus périphériques des grains.

    L'ouvrage explore ces trois grands enjeux : teneur en protéines dans la filière blé tendre, qualité sanitaire des récoltes, valeur nutritionnelle des aliments céréaliers. Des stratégies sont présentées pour obtenir un taux de protéines acceptable pour la transformation et à l'export tout en utilisant moins d'engrais azotés, et pour diminuer la présence de pesticides, contaminants naturels ou autres. Puis diverses voies sont examinées pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits céréaliers tout en maintenant leur qualité organoleptique. Enfin, les auteurs abordent des stratégies possibles pour concilier les diverses demandes en matière de qualité et dépasser les contradictions pour une plus grande durabilité.

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  • Que signifie "faire de la science" ? En tant qu'institution et lieu de production, quel rôle joue la science dans une société où domine le capitalisme industriel ? Quelle est la nature de ses relations avec l'industrie, la politique, le monde associatif, l'éthique ? Demeure-t-elle un monde à part ?

    À partir d'une enquête qui concerne les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, mais aussi les biotechnologies en France, ce livre répond à ces interrogations. La première partie s'intéresse au développement de ce nouveau champ de recherche biomédical, des promesses et des politiques scientifiques jusqu'au travail concret de la science. La seconde partie, plus générale, propose une réflexion marxienne pour comprendre le rapport de la science au capitalisme industriel et la place que le travail y tient. Elle conduit à interroger le champ de tensions des valeurs qui circulent hors et dans la science.

    Cet ouvrage intéressera les décideurs et experts investis dans la gestion de la recherche finalisée. Il s'adresse aussi aux chercheurs en sciences sociales étudiant les relations entre la science et la société. L'ouvrage sera également lu avec intérêt par tout scientifique agissant dans les domaines de la biomédecine et des biotechnologies.

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  • Gouverner les coopératives agricoles : stratégies et outils Nouv.

    En France, trois agriculteurs sur quatre appartiennent à une coopérative agricole. Dans un contexte de volatilité des marchés et de dérégulation (fin des quotas), les coopératives sont contraintes à des choix pertinents et créateurs de valeur pour leurs adhérents comme pour les filières agricoles. Cet ouvrage étudie les pratiques de gouvernance et les dilemmes stratégiques des coopératives agricoles face à la crise économique, sociale et environnementale de l'agriculture. Afin d'éclairer des pistes de réflexion et des solutions d'avenir pour les filières agricoles et agroalimentaires, il fournit des outils, notamment une grille d'analyse applicable en France comme à l'étranger, dans des petites ou des grandes coopératives, diversifiées ou non.

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