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  • Pourquoi est-il si difficile de définir la pornographie ? S'agit-il d'une " invention " moderne ? Est-elle une forme insidieuse de discrimination sexuelle ? Porte-t-elle atteinte à la " dignité humaine " ? Nuit-elle gravement à la jeunesse ? Qu'est-ce qui dérange, finalement, dans la pornographie ? Les arguments dits de la " dégradation des femmes ", de La " protection de la jeunesse ", de l'" incitation à la violence sexuelle " sont constamment mis en avant par ceux qui voudraient justifier l'interdiction de la pornographie écrite ou visuelle ou des restrictions très importantes dans sa diffusion. Penser la pornographie veut montrer que ces arguments son infondés ou qu'ils ne peuvent servir à justifier des décisions publiques dans des démocraties laïques comme les nôtres. Cet essai n'est pas une " défense de la pornographie " en bonne et due forme, mais il propose néanmoins une critique systématique des arguments contre la pornographie les plus utilisés dans le débat public et une critique du " moralisme " en général, au nom d'une " éthique minimale ". Tout en prenant clairement parti contre toute forme de censure des oeuvres à caractère sexuel, quelle que soit leur qualité " artistique ", ce livre présente aussi les différentes pièces du dossier. Il a obtenu le prix Sade en 2004.

  • * qu'est-ce que le corps ?
    * pourquoi une éthique du corps est-elle nécessaire ?
    * comment penser le corps ?
    Parce que la médecine, le droit, la publicité, la sexualité se rapportent au corps mais ne s'attachent guère à réfléchir sur ce qu'est un corps, sur les comportements permis ou interdits à son égard, il est aujourd'hui urgent de penser le corps.
    C'est ce à quoi s'attache cette réflexion de philosophie pratique, afin de montrer l'importance d'une reconnaissance de la valeur du corps et d'un certain droit d'en disposer.
    Des documents pour compléter la réflexion :
    * sur l'inviolabilité du corps humain : arrêts et extraits de lois.
    * sur le corps humain et la sexualité : des rapports du comité consultatif national d'ethique, de la cour de cassation et de la cour européenne des droits de l'homme.

    * sur la dignité de la personne, handicap et différence : des extraits d'avis du ccne.
    * sur le respect des caractéristiques génétiques de la personne : la déclaration sur le génome humain et les droits de l'homme (extraits).

  • Peut-on justifier la peine dans une société démocratique ? Cet ouvrage passe en revue les grandes traditions philosophiques qui abordent ces questions. En distinguant la peine comme instrument de protection des droits et la peine comme expression du blâme de la société, il dessine les contours d'une philosophie pénale compatible avec la liberté et l'égalité démocratiques.


    Table des matières Introduction 1 -- C'est pour ton bien : la peine comme moyen de réforme -- autonomie et apprentissage moral 2 -- Plutôt prévenir que guérir : Bentham et l'économie de la dissuasion -- L'importance des règles, Rawls -- Maximiser la liberté ?

    3 -- Tu l'as bien mérité ! le droit comme mise en oeuvre de la morale -- une équation d'alchimie morale 4 -- Tu l'auras voulu ! Locke et le droit de punir -- Hegel et le droit d'être puni -- Une argumentation incomplète -- Une théorie pure de la volonté ?

    5 -- Volonté libre, blâme et responsabilité : Thèse causale et responsabilité -- Valeur de l'union sociale et qualité morale du jugement -- Hart et les conditions du choix 6 -- Une théorie démocratique de la peine : Kant, conséquentialiste pénal -- Equité sans le mérite moral -- Séparer le blâme social du châtiment 7 -- La peine de mort, un test pour la démocratie : effets -- application inéquitable Conclusion -- Bibliographie

  • Un débat très actuel avec le jugement de la cour de cassation (arrêt Perruche du 17 novembre 2000) ayant reconnu le bénéfice d'une indemnisation à un enfant né handicapé à la suite d'une erreur médicale ayant privé la mère de la possibilité d'avorter ainsi que la proposition de loi du député Jean-François Mattéi (DL) hostile à toute indemnisation. Les politiques font des lectures différentes de l'arrêt Perruche : certains estiment que le préjudice indemnisé est "le fait d'être né" ce qui équivaut selon eux à un "préjudice de vie" d'autres expliquent que le préjudice indemnisé est le handicap lié à la faute ou l'erreur médicale. Les médecins et échographes quant à eux menacent de faire la grève de nombreux examens anténataux, leur prime d'assurance augmentent considérablement.

    D'où la nécessité d'une réflexion éthique argumentée sur ces questions : Marcela Iacub a écrit un texte à paraître dans "Le Monde" sur l'arrêt Perruche, texte qui reprend les arguments développés dans son ouvrage.

  • Rédigé comme un carnet de voyage dans l'univers des codes de déontologie écrits par et pour des ingénieurs aux etats-unis, au canada, en allemagne et en france, cet ouvrage propose des pistes pour interroger les enjeux éthiques de la technique, à partir de l'un de ses acteurs principaux : l'ingénieur.
    Aux professionnels, il propose une réflexion sur leurs responsabilités individuelles et collectives. a ceux qui les forment, il indique des ressources disponibles pour aborder ces questions en cours. aux spécialistes en sciences humaines et sociales, il dévoile un pan méconnu des recherches portant sur les professions techniques : l'éthique et la déontologie. a tous les acteurs de notre engineered world, il offre la possibilité de mieux connaître certains aspects du monde de la technique qui nous entoure - et nous façonne -, à travers celles et ceux qui la font.

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  • N'est-il pas étrange d'attacher un devoir à la mémoire ? A qui le devoir de mémoire s'adresse-t-il en vérité ? N'est-ce pas davantage un effort collectif de transmission d'un héritage et de maintien des valeurs d'une communauté plus qu'un devoir individuel ? Ce devoir de mémoire a une fonction pédagogique : la connaissance de l'horreur du passé peut et doit aider à dénoncer les violences actuelles .

    Les historiens ont la responsabilité d'établir ou de rétablir la vérité, de restituer contre les "assassins de la mémoire" l'authenticité des faits.

  • L'application de la philosophie des droits à l'enfant pose la question de son statut juridique. Si l'enfant est un sujet de droit, sur quels fondements lui maintenir son statut protecteur de mineur ? N'est-ce pas contradictoire de vouloir à la fois des droits à la protection et des droits capacitaires ? Peut-il y avoir des droits sans responsabilités ?

    C'est à ces questions qu'une philosophie des droits de l'enfant doit essayer de répondre, en s'appuyant dans cet ouvrage sur le droit français, sur le droit comparé européen et sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.

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  • On a pu voir parfois des slogans : Nom à l'euthanazie... Cette faute volontaire montre que ce sujet sensible pourrait très vite, pour certains, se transformer en un acte barbare et totalitaire. Pour d'autres au contraire, la grandeur et la dignité de l'être humain résident dans un choix volontaire par rapport à des processus naturels dont l'évolution n'est plus maîtrisable. Il serait simpliste de s'en tenir à l'une ou l'autre de ces conceptions, il convient donc dans un premier temps de préciser ce qu'est l'euthanasie puis d'étudier les différents arguments déontologiques mis en avant, de les comparer d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre. Le dossier est ainsi étayé par de nombreux arguments permettant d'acquérir une large vision sur ce problème souvent douloureux et aidant à dessiner une ligne de conduite éthique fondée sur quelques clauses énoncées par l'auteur comme étant du côté de "la vie bonne", une attitude d'assistance à autrui.

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