Littérature générale

  • Les écrits concernant la torture s'orientent habituellement vers la description symptomatique de ses effets traumatiques. Les personnes ayant été torturées, réduites au statut de victimes, sont alors dépossédées de la dimension sociopolitique pourtant fondamentale à la compréhension de leur problématique. Ce livre replace cette dimension sociopolitique au centre de l'analyse pour décrypter les enjeux de pouvoir et d'emprise que recouvre la torture, et mieux en saisir les effets sur ceux qui la pratiquent et ceux qui la subissent.
    Pour saisir cette dimension sociopolitique, il est nécessaire d'articuler l'intention du tortionnaire - dont l'action est souvent issue d'un enseignement spécifique -, le contexte particulier dans lequel cette intention peut se déployer, de même que les effets d'emprise que cette violence induit. Après avoir dénommé ce mode d'organisation structurée, toujours sous-tendue par une idéologie spécifique, "système torturant", l'auteur cherche à en analyser les logiques, les enjeux et les effets.

  • À l'heure où l'on mesure plus que jamais le pouvoir fédérateur de la culture et le rôle de la lecture dans la construction de soi, cet ouvrage, écrit par un professeur de français, tente d'apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par l'enseignement de la littérature en France, notamment dans les classes de lycée. Dans le sillage des recherches sur le « sujet lecteur », la thèse défendue dans ce livre est la suivante : le fait d'accueillir en classe, davantage qu'on ne le fait aujourd'hui, la réception personnelle que les élèves font des oeuvres littéraires, attise la curiosité des adolescents et leur redonne le goût de lire et d'écrire.
    On trouvera une réflexion théorique sur la notion d'appropriation littéraire - pourquoi et comment certaines oeuvres s'inscrivent-elles dans notre mémoire ?
    - puis une partie pratique présentant l'analyse de cinq expériences innovantes menées en seconde.

  • Sommaire Préface de Didier Demazière Chapitre I - Une ethnographie du métier de conseiller à l'emploi Un face-à-face équipé Un terrain sensible Des chômeurs peu qualifiés L'inscription des agences dans des territoires d'emploi Chapitre II - Morphologie sociale et identité professionnelle des conseillers à l'emploi Des employées aux études longues et aux « parcours empêchés » Une professionnalisation ambiguë et inachevée Apprentissage sur le tas et souci d'équité Des tensions structurelles inhérentes à la relation de service Chapitre III - De l'ANPE à Pôle Emploi, des transformations au prisme de l'État social actif État social actif et activation des dépenses d'assurance chômage ANPE : de l'autonomisation à l'activation du placement (1967-2009) Chapitre IV - Rationalisation gestionnaire et gestion de masse du chômage Gestionnarisation de l'accompagnement Gestionnarisation du tri Gestionnarisation des sanctions L'articulation normes d'activation / indicateurs prégnants dans les pratiques professionnelles Chapitre V - Évaluer la « distance à l'emploi » Tris et catégorisations morales Variations et logiques professionnelles L'effet du contexte local : le cas des « faux » chauffeurs-livreurs Chapitre VI - « Contrôler la recherche d'emploi » Un pouvoir discrétionnaire faible pour les sanctions et fort pour les absences L'utilisation parcimonieuse des sanctions liées au contrôle La gestion des absences à travers le régime des indulgences La polarisation entre éthique du placement et éthique de l'accompagnement Chapitre VII - « Agir sur les freins » Les technologies sociales d'adaptabilité en action Variations des jugements et contingences : les « coins paumés » Les arènes de jugement sur l'emploi et sa qualité Conclusion Bibliographie Glossaire

  • C'est la fin de mon premier samedi de travail. Ma caisse devrait être fermée depuis plus d'une heure, mais j'ai cédé à tous les clients. L'employé chargé de contrôler les résultats l'a bien compris : « Bienvenue dans la grande distribution ! » lance-t-il quand je me présente enfin en caisse centrale. Une invitation qui signifie qu'en travaillant ici je vais commencer à percevoir autrement, mieux selon lui, un univers a priori familier. L'expression résume aussi l'ambition de cette enquête : transporter le lecteur dans les zones d'ombre d'un secteur d'activité régulièrement placé sous les projecteurs.
    Ce livre retrace l'expérience d'un sociologue qui, pendant cinq ans, a travaillé aux caisses et dans les rayons de plusieurs hypermarchés. Il plonge au coeur des mondes de ceux dont on a beaucoup parlé depuis les récentes mobilisations des employés de la grande distribution française. En insistant sur la diversité (et l'ambivalence) des pratiques, des attentes, et des relations possibles entre la vie au travail et la vie en général, cette analyse nuance le portrait misérabiliste tiré d'approches limitées à une définition contractuelle de la précarité. En prenant également appui sur des observations réalisées aux États-Unis, elle offre une nouvelle grille de lecture du malaise exprimé par « nos » caissiers en hypermarché.
    Docteur en sociologie, Mathias Waelli est enseignant-chercheur en sociologie à l'Institut international du commerce et de la distribution (ICD/LARA) et à l'Institut du management de la distribution (IMD) de l'Université Lille 2.

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  • Quelles sont les trajectoires et les bases du mode de vie des « zonards », « punks à chien » et autres jeunes de la rue.

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