Langue française

  • Ce livre a pour ambition de réexaminer la relation entre savoirs géographiques et empires à la lumière des travaux les plus récents, posant ainsi les jalons d'une histoire spatiale des empires.
    Croisant différentes approches, les auteurs de ce volume analysent la question fondamentale de l'appropriation coloniale de l'espace par la construction des savoirs géographiques et des pratiques spatiales (cartographie, tracés de frontières, enquêtes). Elle permet de saisir la diversité des situations coloniales, de tracer la diffusion des savoirs sur l'espace colonial et de révéler la formation de territoires coloniaux aux contours complexes, parfois enchevêtrés, indéterminés et souvent marqués par de nombreuses discontinuités.
    La circulation des concepts, des méthodes de description et d'explication est induite par le déplacement des principaux acteurs - explorateurs et voyageurs, militaires, ingénieurs, cartographes -, et par leurs rencontres au sein de réseaux de relation institutionnels ou informels (informateurs autochtones, associations, revues). Ils participent pleinement de la représentation des empires, président à leurs pratiques politiques et questionnent de façon originale la domination coloniale en prenant en compte la coexistence de spatialités multiples, qui ne sauraient se résumer à une opposition binaire entre spatialités européenne et indigène.
    Fruit d'une enquête collective et internationale menée dans le cadre d'un programme de recherche financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), ce livre dessine un monde découpé, réduit, agrandi, ordonné et déconstruit : l'imaginaire territorial d'un monde impérial.

  • Au début des années soixante, le général de Gaulle s'engage « au nom de l'histoire et de la géographie » dans une politique de rapprochement avec l'État soviétique, lui-même soucieux de s'ouvrir à l'Occident. C'est le début de la détente, période originale, complexe, qui met un terme à l'ère relativement linéaire de la guerre froide ; l'État français fait alors figure de précurseur.

    Poursuivie sous la présidence de Georges Pompidou, la détente bilatérale, encadrée par des rencontres au sommet et des concertations politiques régulières, se concrétise : à l'accroissement sensible des échanges commerciaux répondent le développement de la coopération économique et scientifique et l'essor des relations culturelles.

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