Pu De Paris-sorbonne

  • L'ouvrage interroge la façon dont les médiévaux ont pensé la notion de création. Il s'agit en effet d'un concept ambivalent : d'un côté, on affirme clairement que seul Dieu peut véritablement créer - au sens de tirer du néant - et que l'homme, sa créature, ne peut qu'imiter ce qui existe déjà. De l'autre, philosophes et théologiens réfléchissent en profondeur à la créativité humaine, tandis que, sur le terrain, les artistes expérimentent, innovent et inventent. En se penchant à la fois sur les créateurs, les créatures et les créations, le livre cherche à saisir toutes les facettes de cette réflexion féconde, qui sous-tend une interrogation globale sur la place de l'homme dans le monde.

  • Les contributions réunies dans l'ouvrage examinent la pertinence de la notion de « communauté du royaume » comme outil pour comprendre les structures des entités politiques d'une large partie de l'Occident médiéval (Scandinavie, Empire, France, Angleterre et Écosse, pays tchèques) entre le Xe et le début du XIVe siècle. Cette notion peut recouvrir l'ensemble des hommes libres d'un royaume, qui ont le sentiment de former une communauté, ou bien une section de cette population, généralement les élites, qui estiment, face au roi, représenter la « communauté du royaume ». La dimension éminemment politique de cette notion explique qu'elle puisse avoir servi de cri de ralliement aux mouvements d'opposition à la royauté ; même lorsque le syntagme communitas regni est absent, on peut souvent percevoir, dans les programmes réformateurs comme dans les chroniques, les contours d'une « communauté » dont l'identité relève de l'imaginaire politique. Examiner l'Occident médiéval du point de vue des « communautés de royaumes » permet de s'interroger de manière renouvelée sur les fondements des entités politiques dans une phase où les bureaucraties n'ont pas encore partout connu d'essor.

  • Théâtre des événements fondateurs de la chanson de geste, sillonnée par les voies jacquaires, l'Aquitaine, lieu de production de la littérature, est aussi un objet de curiosité littéraire : certaines oeuvres conçues en Aquitaine ont été réécrites par des auteurs du nord ; d'autres oeuvres développent un regard particulier sur la singularité aquitaine, ou plus spécifiquement gasconne.

    L'Aquitaine gagnerait-elle à la faveur des textes littéraires la cohésion identitaire qui lui fait défaut sur le plan géographique ? Quelles relations l'Aquitaine des littératures médiévales entretient-elle avec les autres aires géographiques, au travers des influences qu'elle a reçues, ou du rayonnement qu'elle a exercé ?

  • D'après les récits hagiographiques du xii siècle, le plan et les proportions idéales de la grande église abbatiale de cluny ont été inspirés au moine gunzo par un songe d'origine divine.
    Le chantier de la major ecclesia visait ainsi à transformer le rêve en réalité architecturale. avant d'être un bâtiment de pierre ou de bois, la construction est une image élaborée par un concepteur, qu'il soit architecte, prince fondateur ou héros bâtisseur. les bâtiments laissés par le moyen âge, souvent analysés par les archéologues et les historiens de l'architecture, sont abordés ici sous l'angle de leurs représentations figurées.
    Avant que le monument ne soit achevé, quelle image s'en faisaient le maître d'ouvrage, le maître d'oeuvre, le géomètre, le prêtre, le passant ? a travers l'exemple de divers édifices, qu'ils aient été réellement construits ou qu'ils soient restés à l'état d'images - églises, palais et tours -, ce sont les fonctions politiques, morales ou symboliques des constructions qui sont explorées. le projet architectural s'intègre ainsi dans une vision plus large de la ville, idéal d'urbanisme ou nouvelle babylone.
    La construction concrète peut-elle permettre, telle l'arche de noé, l'édification de l'âme ?.

  • Il y a une vie profonde de l'individu, dans laquelle il se passe tant d'événements...
    Il y a des histoires pleines de mystères - vraies ou fausses - qui font rêver les civilisations. Il y a des objets enfouis dont la mise à jour donnera un sens nouveau au passé ou à l'avenir. Il y a un besoin de créer des secrets bien aussi grand que le désir de faire la lumière sur les parties obscures des êtres et des objets. Homme qui, caché derrière l'arbre, regarde agir l'autre, tu deviens le maître de celui que tu observes, tu t'empares des secrets de l'ennemi, tu navigues dans les replis des coeurs et des âmes.
    Même si tu es celui par qui le scandale arrive... Voilà avec quel esprit prévenu, cet ouvrage s'efforce d'interroger quelques aspects majeurs de la civilisation médiévale : du comportement animal aux personnages de roman, la survie, la vie en société obéissent à des stratégies. Quant au texte religieux ou littéraire, que ce soit sous l'apparence des figures de rhétorique ou sous la multiplication des symboles, il offre le chemin du labyrinthe à qui veut s'initier pour atteindre le centre et la vérité.
    Voilà donc une invitation à l'aventure qu'on ne saurait refuser.

  • Depuis le XVIIe siècle, on a considéré comme évidente une indépassable distinction entre nobles et bourgeois.
    Depuis la Révolution industrielle, on a mis face à face campagnes et villes, présentées comme des incarnations de la tradition et de la modernité. Ces oppositions ne sont pas recevables. Les nobles ont continûment tenu une place importante dans la ville médiévale et, qu'ils y résident ou non, elle a été un des horizons de leur existence. Dès que l'on cherche des nobles laïcs en ville, on en trouve à peu près partout, de Liège à Clermont et de Metz à Ploërmel, dans les petites villes, les villes moyennes comme Dijon, les grandes villes comme Paris.
    Les élites que l'historiographie traditionnelle dit urbaines et les propriétaires terriens nobles et seigneurs se côtoient en ville, s'y mêlent souvent et mènent un genre de vie qui, s'il les distingue les uns des autres, les rassemble aussi. Les rentiers du sol sont en ville dans une grande proportion : après le XIIe siècle, il n'y a plus, dans les élites, de carrière ni de vie sociale qui puisse éviter la ville.
    Cela rappelle que l'établissement d'une civilisation urbaine aux temps médiévaux est le fait de la lente métamorphose d'un monde rural. Il a produit une société dans laquelle ville et campagne vivaient en symbiose. Dans l'espace francophone, quels rapports les nobles ont-ils entretenu avec la ville au temps de son triomphe (XIIe-XVIIe siècles) ? La question posée ici le souligne : la symbiose entre ville et campagne fut la clé de voûte de l'organisation d'un monde que nous avons aujourd'hui du mal à comprendre.
    Afin de cerner la spécificité de l'espace francophone, le regard s'est porté aussi sur ses voisins immédiats, flamands, germanophones, castillans.

  • Enfermer, protéger, conserver est une nécessité, un devoir pour toute civilisation.
    Le Moyen Âge n'échappe pas à la règle. Les réceptacles du sacré - Graal, ciboires, châsses ou reliquaires - sont nombreux et d'une importance considérable. Ne s'agit-il pas d'enclore ce qu'il y a de plus précieux ? Les parfums, les produits de la pharmacopée ou le souvenir dune vie. Plus que tout autre témoignage, le corps humain est mémoire, porteur de l'espoir de la résurrection. enclore, c'est continuer à faire vivre dans l'attente du renouvellement.
    Le Moyen Âge ne connaît pas la boîte mais l'écrin, le manuscrit serré entre ses impressionnants plats de reliure... voici donc que prend vie une extraordinaire diversité d'objets, fruits de l'ingéniosité, du savoir technique, de la création artistique. les contenants suffisent à évoquer un mode de vie - pensons à la place qu'occupaient le potier ou le tonnelier dans la société médiévale. Ils ont leur propre histoire, celle de leur production, celle de leur usage, celle de leurs circuits commerciaux et, - ce n'est pas le moins important - de leur réutilisation.
    L'écrit, le livre, c'est le dépôt, le contenant de tout le savoir de l'humanité, toujours dans l'attente du lecteur qui sait redonner vie au passé...

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  • Les lettrés de l'Antiquité et du Moyen Age avaient l'habitude de composer des notes de lecture. Ces notes prenaient souvent la forme d'extraits compilés dans des recueils. Ces recueils étaient parfois lus et copiés pour eux-mêmes. Les lettrés s'envoyaient leurs extraits ou s'en faisaient lire. Ces extraits permettaient de prendre connaissance rapidement du contenu essentiel d'un ouvrage, de ses «beaux passages» ou de ses passages les plus utiles.
    Ils avaient aussi un intérêt pédagogique ou polémique. Ils servaient souvent de matière première à la composition d'ouvrages anthologiques. Ils sont même à l'arrière-plan d'un grand nombre de textes dont le caractère anthologique n'est pas toujours facilement détectable. C'est dire combien les extraits étaient au coeur de la vie des lettrés de l'Antiquité et du Moyen Age. Ce livre se propose de repenser les pratiques de lecture et de composition, de l'Antiquité au Moyen Age, en tentant de préciser la place exacte que les «extraits» ont pu jouer jusqu'à l'aube de la Renaissance.
    Il est fondé sur une double approche à la fois comparatiste et historique. Il rassemble des contributions portant sur des aires culturelles différentes (l'Egypte pharaonique, le monde grec classique et hellénistique, le monde romain, l'Antiquité tardive, Byzance, le Moyen Age occidental) et s'applique à retracer l'émergence et la diffusion d'une pratique apparue avant tout en Grèce, à l'époque classique, et qui ne se cesse de prendre de l'importance dans les usages lettrés, dès l'époque hellénistique, et plus encore à l'époque du christianisme.

  • Banal et quotidien, l'arbre est lui-même substance vivante, mais il est aussi un symbole très puissant : celui, fondamental, de la continuelle régénérescence du monde vivant ; celui, tout autant prégnant dans l'histoire, de la transcendance qu'il évoque par sa verticalité permettant des relations souterraines, terrestres et célestes.
    L'arbre a, par ailleurs, le privilège d'être en relation avec les quatre éléments : l'eau de sa sève, la terre où il plonge ses racines, l'air dans lequel baigne sa cime, le feu qui jaillit quand on frotte deux morceaux de son bois. Il exprime ainsi de manière emblématique le désir de relation qui existe entre l'homme et la divinité aussi bien que celui d'unité qui régit l'harmonie du cosmos. Les auteurs ont privilégié deux approches.
    L'une plutôt littéraire : des manuscrits médiévaux aux écritures de l'arbre-livre, les métaphores de l'arbre dans la poétique littéraire sont passées en revue, de même que la présence et les représentations de l'arbre dans la littérature et dans les arts. L'autre plutôt historique et anthropologique : au coeur du folklore, des sciences et de la religion, l'arbre, véritable motif culturel, évolue en parallèle avec l'histoire des mentalités dans des parcours tourmentés.

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  • La question de l'évolution des conditions serviles depuis la fin du Bas-Empire jusqu'au Xe siècle a suscité depuis la seconde moitié du XIXe siècle un foisonnement de positions contrastées, tant sur les plans de l'idéologie, de la chronologie que du vocabulaire.
    Ces multiples interprétations n'ont apporté jusqu'ici qu'un éclairage partiel. Un nouvel examen des sources permet de reconsidérer ce grand mouvement qui s'est déroulé sur une période de plusieurs siècles, d'en saisir la complexité des conditions et la hauteur des transformations, le mot esclave n'exprimant pas à lui seul la réalité de ce phénomène. Le cadre chronologique, 371-918, exprime ce caractère au travers de deux événements : le décret de Valentinien Ier généralisant la fixation au sol des paysans d'Illyricum, et la première mention du terme sclavus dans un diplôme de Konrad Ier en 918.
    Jusqu'à l'avènement des Carolingiens, la période romano-barbare semble maintenir une conception romaine de l'asservissement, avec toutefois l'apport des pratiques barbares et d'une Eglise balbutiante. Au-delà, dans un cadre politique stabilisé, les bases de la transformation vers le servage se fortifient grâce à son rôle croissant. Au Xe siècle, l'asservi est un homme différent de celui du IVe siècle.
    Il est devenu un paysan vivant de ses propres biens sur un sol appartenant au roi, à l'Eglise ou à la noblesse.

  • Production médiévale. La circulation de l'oeuvre dans l'espace et dans le temps, d'un manuscrit à l'autre, d'un dialecte à l'autre, d'une langue à une autre sont autant de facettes de ce phénomène, depuis ses plus petites manifestations, à l'échelle des graphies ou du lexique, jusqu'à l'agencement général d'une oeuvre ou d'un recueil.
    Qu'on utilise le terme de "mouvance" à la suite de Paul Zumthor ou celui de "variance" selon l'expression de Bernard Cerquiglini, les fluctuations de la langue et des textes médiévaux ont depuis longtemps suscité l'intérêt des chercheurs. Cet ouvrage se propose de faire le point sur l'étude de la variation dans les travaux contemporains et de réfléchir à l'importance et au sens à accorder à cette instabilité en combinant diverses approches, tant philologiques, lexicographiques et littéraires que codicologiques ou iconographiques.

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  • L'auteur analyse le sens et la fonction des noms propres à l'époque médiévale tout en faisant des rapprochements avec des périodes récentes. C'est une étude au confluent de la linguistique, de l'anthropologie et de l'histoire médiévale, qui plus à cheval sur deux ou trois aires de civilisation, le monde anglo-germano-scandinave et le monde slave. L'auteur convoque les elfes et les valkyries, explore les notions de sacré, de richesse, de pouvoir.
    Elle se plonge dans l'onomastique obscène et sa fonction protectrice. L'étude n'est pas éclectique, mais procède par touches successives qui esquissent un tableau d'ensemble de l'Europe du Nord, depuis la Grande-Bretagne jusqu'à la Rus' de Kiev et Novgorod. Il s'agit d'une étude onomastique comparative de grande ampleur, qui concerne un grand nombre de langues et se fonde sur un très gros corpus comme en témoignent les annexes en fin de volume.
    Pour les familles royales anciennes, grande source d'information onomastique, les 24 tableaux généalogiques constituent de véritables outils de recherche.

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  • La littérature du Moyen Age est réputée pour son orientation didactique. Cette orientation a produit certains de ses chefs-d'oeuvre, comme le Roman de la Rose, dont la partie attribuée à Jean de Meun s'autorise de la fiction allégorique et romanesque de Guillaume de Lorris pour diffuser un grand nombre de connaissances encyclopédiques passées au crible d'une pensée. Les prologues des oeuvres narratives répètent à l'envi que celui qui possède un savoir ne doit pas le garder pour lui, mais le divulguer largement.
    Trois voies s'ouvrent pour cette divulgation : la voie didactique pure (celle des traités, traduits ou non du latin), la fiction scientifique (conçue ad hoc, généralement en recourant à la technique de l'allégorie), et l'insertion de savoirs dans des oeuvres de fiction. Des savoirs nouveaux peuvent venir irriguer des fictions romanesques, comme on le voit dans des proses de la fin du Moyen Age qui entraînent leur héros vers des terres mises à la mode par les récits de voyages et donc par les savoirs géographiques nouveaux.
    Ce sont ces problématiques croisées que ce volume veut approfondir sur une longue durée couvrant le Moyen Age et la Renaissance, dans l'esprit d'une continuité et non d'une rupture, en montrant que la sensibilité aux découvertes constitue un mouvement de fond qui produit des efflorescences dès l'émergence de notre littérature en langue vulgaire et qui entretient des rapports complexes avec la fiction, qui ne sont pas des rapports d'opposition, et qui demandent à être décrits et mis en lumière.

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  • Fulbert, qui fut évêque à chartres de 1006 à 1028, semble inconnu pour ses contemporains.
    C'est à peine si les chroniqueurs du xie siècle citent son nom. de plus, la ville de chartres elle-même l'oublia vite, alors qu'il avait reconstruit sa cathédrale. heureusement, sigon, le disciple et secrétaire de fulbert, a eu l'heureuse idée de conserver ses lettres et ses écrits. sans ces documents, qui furent utilisés à partir des xiie-xiiie siècles, nous ne saurions rien de fulbert. fulbert de chartres avait enseigné la dialectique, mais encore plus les sciences religieuses.
    Son épiscopat correspond à une crise dans les écoles du temps - naissance des hérésies mais aussi renouveau religieux. comme l'a écrit sigon dans l'épitaphe qu'il composa pour son maître : " fulbert [...] fut un fleuve de savoir remarquable dans les sciences humaines et sacrées. fulbert, gloire des pontifes qui brilla dans sa carrière d'évêque, qui tout au cours de sa vie donna aux pauvres nourriture et vêtements...
    Il cultiva les vertus, pourchassa les vices et, avec l'aide de dieu, fut incomparable dès son enfance... ".

  • Au croisement d'une approche historique, linguistique et littéraire, ce livre porte sur un espace géographique perçu alternativement comme colonial, puis national, par chacun des trois protagonistes : l'irlande, l'angleterre et la france entre le ve et le xve siècle.
    Que l'irlande ait été " colonisée " par des missionnaires passés par la gaule et par l'île de bretagne, que l'aquitaine comme la normandie aient été des provinces anglaises, que l'angleterre ait été considérée comme une colonie normande ou française, tous ces avatars n'ont pu empêcher l'émergence de nations souveraines. et la naissance d'identités nationales s'est accompagnée d'un enrichissement mutuel, comme le montrent les études linguistiques portant sur l'anglais des xiiie et xive siècles.
    Loin de s'arrêter au moyen age, la fertilisation croisée des imaginaires se poursuit jusqu'à nos jours, sous la forme d'écrits mais aussi de films reflétant les perceptions modernes de mythes immortels comme celui du roi arthur. l'immense succès littéraire de tolkien doit beaucoup aux plantagenêt (les premiers à récupérer la figure du roi-chevalier à des fins " nationalistes "), tout comme aux récits mythologiques irlandais, preuve supplémentaire du rôle essentiel joué par le monde celtique dans la culture occidentale.

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  • Dès le xiiie siècle, l'architecture des collèges parisiens fut k reflet des phénomènes religieux, culturels et sociaux liés à l'existence de l'université dans la capitale des rois capétiens.
    Le xive siècle marqua un tournant décisif dans la diffusion du modèle collégial dans la ville, grâce à l'implication du souverain et de son entourage politique, avec la fondation de la majorité des collèges médiévaux connus à paris. leurs édifices traduisaient un grand pragmatisme, induit par le développement urbain particulier du quartier latin, mais aussi la réception de modèles royaux et religieux prestigieux.
    L'architecture de la sainte-chapelle et des couvents mendiants eut un impact décisif sur celle des collèges parisiens. ces établissements étant presque tous détruits aujourd'hui, l'ouvrage s'appuie sur une analyse pluridisciplinaire et inédite de sources diverses issues de l'archéologie, de nombreux dépouillements d'archives ou de l'étude stylistique.

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  • A partir de sources essentiellement hagiographiques, l'ouvrage définit et caractérise les causes et les éléments constituant la réputation de sainteté de reines mérovingiennes, carolingiennes, anglo-saxonnes et ottoniennes. Le plan suivi (leur personnalité et leur spiritualité ; la reine vierge, épouse, veuve ; la reine dans son royaume), balaie tous les aspects de leur sainteté depuis leur action spirituelle jusqu'à leur engagement dans le monde. Il ne s'agit donc pas d'une galerie de portraits d'une vingtaine de reines aux origines prestigieuses mais d'une analyse minutieuse et nuancée des causes de leur sanctification. Une lente évolution permet l'émergence d'une sainteté conjugale et familiale, détachée des modèles ascétiques de renoncement au monde. De l'exercice des fonctions royales et des devoirs familiaux naît le type de la sainte reine médiévale, préfigurant l'élaboration, à la fin du XIe siècle, de l'idéal du roi confesseur. Un des points forts de cet ouvrage est par ailleurs l'étude nouvelle, jamais réalisée par l'école française, des sources mettant en lumière les reines anglo-saxonnes et l'originalité de leurs royaumes.

  • Comment l'homme médiéval percevait-il le temps qu'il fait ? A cette question très importante, ce livre issu d'un séminaire dirigé par Claude Thomasset à Paris IV-Sorbonne, tente de répondre par une série d'études centrées sur la météorologie.
    Les textes scientifiques sont confrontés aux textes littéraires, à la pensée religieuse. Toujours, l'homme médiéval scrute le ciel. Des univers culturels différents interprètent les météores. L'homme, qu'il lise la Bible ou le Coran, ou qu'il vive à l'époque de Virgile ou de Dante, cherche à lire et à comprendre le ciel, la météorologie. A cause de son mystère, l'air troublé inspire l'imaginaire médiéval.

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