Presses De L'ecole Des Mines

  • Et si les machines ou les lignes de production d'une usine pouvaient "parler" en émettant des données ? C'est l'une des promesses de l'Internet industriel des objets. L'IIoT fait appel à un continuum de technologies, depuis des capteurs placés à différentes étapes d'un process industriel jusqu'à des plateformes permettant le traitement des données à base de machine learning ou d'IA. Mais ces données valent-elles vraiment de l'or pour les entreprises manufacturières ? Ces technologies réalisent-elles sur le terrain les ambitions qu'elles promettent ? Né d'une idée conjointe de La Fabrique de l'industrie et d'IBM France, et s'appuyant sur des cas d'usages dans l'industrie et des auditions d'experts, cet ouvrage propose un bilan d'étape sur les effets réellement mesurables de ces technologies sur le terrain et sur de possibles écarts, permanents ou provisoires, entre théorie et pratique. Il a pour but de livrer des conseils utiles aux responsables industriels voulant investir dans cette voie. Sans entrer dans le détail des technologies, il rassemble de façon synthétique les enseignements techniques, financiers et organisationnels de quelques expériences de déploiement et signale les principales erreurs à éviter. Cet ouvrage s'adresse à un public non spécialiste, et notamment aux dirigeants d'entreprises et à leurs directeurs de sites ou de production, ainsi qu'à l'ensemble des lecteurs intéressés par le déploiement des technologies de l'industrie du futur.

  • La France vise la neutralité carbone en 2050, c'est-à-dire zéro émission nette tous gaz à effet de serre confondus. Cet objectif suppose un changement significatif de notre rythme de décarbonation pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés, puisque les émissions françaises n'ont diminué que de 19% depuis 1990. Pour y répondre, les pouvoirs publics nationaux et locaux et l'Union Européenne songent à de nouveaux schémas d'action.

    C'est une certitude : le coût du carbone émis va croître dans les prochaines années en France et en Europe, ce qui fait logiquement naître des inquiétudes sur la compétitivité de l'industrie, en concurrence avec des entreprises localisées dans des pays ayant une politique climatique moins ambitieuse.

    Cette note rassemble les principaux résultats de la recherche en économie concernant l'impact de la tarification du carbone sur la compétitivité de l'industrie et sur ses emplois. Elle présente également une réflexion sur les mesures publiques de promotion ou de préservation de la compétitivité qui pourraient l'accompagner. Elle s'adresse aux dirigeants d'entreprises, décideurs publics, chercheurs, étudiants et citoyens souhaitant comprendre les mécanismes et les enjeux industriels de la tarification du carbone.

  • Imaginez que l'opérateur de l'usine du futur travaille avec un robot. En sera-t-il le maître ou l'assistant ? Quel contact physique peut-il avoir avec lui tout en étant en sécurité ? Comment peut-il se synchroniser avec lui ? Comment leur collaboration peut-elle être le reflet d'une complémentarité entre les qualités de l'un et de l'autre ? C'est à ces questions que ce Doc de La Fabrique propose de répondre à partir d'avancées technologiques appliquées ou en cours d'application dans le domaine de la robotique collaborative.

    Le Doc met notamment en avant les travaux de Susana Sánchez Restrepo, co-lauréate de l'édition 2019 du concours pour étudiants et jeunes chercheurs organisé par La Fabrique de l'industrie. Il met en évidence de nouveaux modes d'interaction possibles entre l'humain et le robot collaboratif en distinguant le cas du cobot-outil du cobot-collègue. Il présente aussi les diverses manières dont le robot collaboratif peut apprendre à travailler avec l'opérateur, grâce à l'intelligence artificielle ou à des interfaces de programmation intuitives.

    Cette collaboration répond à de multiples enjeux : augmenter la productivité, gagner en flexibilité et améliorer l'ergonomie des postes de travail. Ce Doc de La Fabrique s'adresse à toutes les personnes intéressées par les nouvelles modalités de travail offertes par la robotique collaborative.

  • Le constat est unanime : la France souffre d'un déficit d'ETI et de grosses PME. Ces entreprises constituent pourtant un moteur de l'emploi, de l'innovation, du développement de nos territoires, et du succès de notre économie à l'international. Il est donc crucial d'identifier et d'analyser les stratégies susceptibles de favoriser la croissance des PME industrielles et de les transformer en ETI.

    Cet ouvrage, construit à partir de témoignages de dirigeants de PME et d'ETI, examine deux accélérateurs possibles de la croissance des PME industrielles : la croissance externe soutenue ou "build-up", et les alliances entre PME. Au travers de récits inspirants, l'étude livre des enseignements précieux sur les clés de la réussite de ces stratégies de croissance, sans éluder les difficultés d'ordre financier, psychologique, managérial ou organisationnel, qu'elles impliquent.

    Grossir, passer de PME à ETI, est parfois difficile à appréhender pour les dirigeants de PME. Parmi les facteurs déterminants d'une croissance externe réussie, on retiendra par exemple : la construction d'une vision stratégique de long terme, le choix d'un bon équilibre entre centralisation et autonomie des filiales, ou encore, dans le cas spécifique des alliances, la définition d'un périmètre pertinent faisant jouer les complémentarités, et la mise en place d'une gouvernance efficace fondée sur le respect de l'équité entre les partenaires. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises ainsi qu'aux journalistes, analystes et étudiants intéressés par les conditions d'émergence de nouveaux champions industriels dans nos territoires.

  • L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation.

    Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes.

    La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ?" : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.

  • Les mesures prises par l'administration Trump ont fait resurgir la crainte d'une « guerre commerciale » entre grands blocs mondiaux, alors que le commerce international joue un rôle essentiel dans la croissance économique et la création d'emplois. Dès lors, États et entreprises s'interrogent sur les risques associés à une montée du protectionnisme. Quels en seraient les impacts et comment pourrait-on y faire face ? À quel point les entreprises françaises sont-elles exposées au risque protectionniste ?
    Cette Note élaborée par La Fabrique de l'industrie examine de manière précise comment les entreprises françaises et européennes sont insérées dans les chaînes de valeur mondiales et comment ces dernières se sont modifiées durant les dix dernières années. À cet égard, elle permet de comprendre les forces et faiblesses de la stratégie européenne face à la concurrence internationale et à la montée des tensions commerciales.
    Cette Note s'adresse aux dirigeants d'entreprises, décideurs publics, chercheurs et étudiants s'intéressant aux problématiques du commerce international et à l'évolution des chaînes de valeur mondiales.

  • L'industrie mondiale se transforme en profondeur. Confrontée à une concurrence internationale toujours plus vive et, dans le même temps, à de nouvelles exigences sociales et environnementales, elle est également bouleversée par l'introduction de technologies de rupture (impression 3D, cobotique, automatisation, internet des objets, etc.) et, plus encore, par la diffusion très large de nouveaux outils numériques. La mise en place de cette "industrie du futur" permet de nouveaux modes de production et donc de fabriquer dans un temps plus court, plus proprement, parfois "sur mesure" à la demande des clients. Elle implique toutefois une réorganisation profonde du travail, une élévation des qualifications de tous les salariés, l'apparition de nouveaux métiers et de nouvelles exigences en termes de compétences.

    Faisant la synthèse des publications les plus récentes sur le sujet, et s'appuyant sur une quarantaine d'auditions de chercheurs et d'acteurs de terrain (industriels, partenaires sociaux, acteurs de la formation...), cet ouvrage vient répondre à un certain nombre de questions. Quel sera l'impact de ces mutations sur la structure et la nature de l'emploi ? Peut-on anticiper les métiers de demain ? Comment les organisations et les modes de travail vont-ils évoluer ? L'appareil de formation professionnelle est-il bien équipé pour relever ces défis ? Quelles solutions mettre en oeuvre pour réussir cette transition ?

    Cet ouvrage s'adresse aux cadres et dirigeants d'entreprises, représentants du personnel, formateurs, consultants et observateurs soucieux de l'enjeu de la transformation des compétences et des métiers industriels dans les prochaines décennies.

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  • Qui sont les travailleurs français? Dans quelles conditions travaillent-ils et comment se sentent-ils au travail ? Notre exploitation de la dernière enquête Conditions de travail de la Dares (2013) permet de répondre à ces questions. Plusieurs profils d'individus sont ainsi définis en considérant d'une part leurs conditions de travail objectives (horaires, rémunération, exposition aux nuisances...) et, d'autre part, leur ressenti par rapport au travail (bien-être, tensions, fierté, sentiment d'être plus ou moins bien payé...).

    Cette approche révèle entre autres qu'un actif occupé sur cinq est exposé à des conditions de travail difficiles. On note également que le management tient un rôle essentiel dans la qualité de vie au travail du salarié, qui se dégrade très fortement lorsque surviennent des tensions avec sa hiérarchie. On remarque aussi que le bonheur au travail obéit à des règles paradoxales - que l'entreprise ne maîtrise pas toutes - et que l'autonomie du salarié exerce une influence positive sur sa qualité de vie au travail.

    Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, chercheurs, acteurs publics, syndicalistes, chefs d'entreprise et à toutes celles et ceux intéressés par les conditions de travail des Français.

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  • L'investissement des entreprises est un levier indispensable pour moderniser nos usines et fabriquer des produits innovants. Il contribue à améliorer la productivité et la compétitivité d'un pays, et donc théoriquement ses perspectives de croissance. Or, malgré un niveau d'investissement plus élevé ces dix dernières années que celui de la plupart de leurs homologues européennes, les performances économiques des entreprises françaises ne sont pas au niveau attendu. Comment expliquer cet apparent paradoxe ?
    Cette Note élaborée par La Fabrique de l'industrie et France Stratégie examine de façon détaillée la nature des investissements des entreprises françaises et européennes depuis 1995.
    Il en ressort que les entreprises françaises investissent beaucoup plus dans l'immatériel (logiciels, bases de données, R&D...) que leurs homologues européennes. En revanche, elles investissent comparativement moins dans les machines et équipements, ce qui pourrait expliquer une moindre performance de l'outil de production français.
    Cette Note s'adresse aux dirigeants d'entreprises, décideurs publics, chercheurs et étudiants souhaitant comprendre la répartition de l'investissement des entreprises françaises et ses effets sur la performance économique de notre pays.
    Préface de Pierre-André de Chalendar, Louis Gallois et Gilles de Margerie.

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  • Si l'industrie française a globalement perdu des emplois au cours de la dernière décennie, certains territoires ont connu un développement industriel florissant. Partout en France l'on trouve des territoires qui déjouent les conjonctures régionales et créent nettement plus d'emplois - ou en perdent davantage - que leurs voisins. Comment expliquer cette diversité ?
    Cette Note examine de manière empirique les ressorts de la performance de nos territoires, en particulier des plus industriels d'entre eux, sur la période d'après-crise allant de 2009 à 2015. Elle montre qu'il n'y a pas de fatalité sectorielle et que les conditions locales ont une influence prépondérante sur l'évolution de l'emploi.
    Cet ouvrage s'adresse aux décideurs publics, dirigeants d'entreprises, chercheurs et étudiants, désireux de comprendre les déterminants de la performance économique des territoires.

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  • À l'heure de l'industrie dite "4.0", l'investissement dans les logiciels et bases de données contribue à la numérisation de la production industrielle et à la compétitivité des entreprises.

    Selon les statistiques internationales, le taux d'investissement dans les logiciels des industriels français est bien plus élevé que celui de leurs homologues européens, depuis longtemps et pour tous les secteurs manufacturiers. Pourtant, leurs performances économiques ne les distinguent pas particulièrement de celles de leurs partenaires.

    Cette Note élaborée par La Fabrique de l'industrie et l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) examine les raisons de cet écart.

    Cette différence apparente provient en réalité, pour une grande partie, de pratiques de comptabilisation différentes entre les offices statistiques nationaux. Il existe tout de même un supplément réel d'investissement en France, mais il est réparti de manière très inégale entre les entreprises et les secteurs, ce qui pourrait expliquer son rendement décevant.

    Cette Note s'adresse aux dirigeants d'entreprises, décideurs publics, chercheurs et étudiants souhaitant comprendre les ressorts de l'investissement immatériel privé.

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  • Le secteur industriel connaît actuellement des bouleversements profonds. L'introduction de nouvelles technologies de production et l'utilisation massive d'outils numériques de pointe au sein des usines changent la manière de produire et de travailler. La prolifération des objets connectés fait évoluer les modes de consommation et conduit les industriels à adapter leur offre de produits et de services. Les espoirs à l'égard de ce que certains appellent déjà la quatrième révolution industrielle sont immenses. Pour un pays comme la France, cette "industrie du futur" représente une opportunité pour enrayer le phénomène de désindustrialisation de ces dernières décennies.

    Les pouvoirs publics prennent conscience de ces enjeux. La France s'est lancée dans la course à partir de 2013 mais elle n'est pas la seule. L'Allemagne a construit dès 2011 une stratégie nationale autour de cet enjeu majeur et de nombreux autres pays ne sont pas en reste (États-Unis, Chine, Corée du Sud, Royaume-Uni...).

    Cet ouvrage propose une comparaison des programmes mis en place par ces différents pays. Il explore également quelques-uns des atouts sur lesquels l'industrie française peut s'appuyer pour réussir sa transformation.

    Il s'adresse aux chefs d'entreprise, responsables de groupements professionnels et décideurs publics engagés dans la modernisation de notre appareil productif, et plus généralement à tous ceux qui s'intéressent à la compétitivité des entreprises françaises.

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  • Un constat s'impose : l'imbrication de l'industrie et des services est devenue si forte qu'elle rend de moins en moins pertinente la distinction traditionnelle entre les emplois industriels et les emplois tertiaires. À l'heure de la globalisation, il est en revanche très instructif de distinguer les emplois exposés à la concurrence internationale, qui concourent à la production des biens et services échangeables par-delà les frontières, de ceux qui en sont abrités. Cette note dresse, sous cet angle, un portrait de l'emploi en France.

    Quels sont, en pratique, les emplois exposés et abrités ? Se distinguent-ils en termes de qualifications, salaires, évolutions de la productivité ? Comment sont-ils répartis sur le territoire ? Quelles sont les interdépendances entre ces deux catégories d'emplois ? Comment concilier les impératifs de compétitivité internationale et de justice sociale ? Telles sont les questions auxquelles cette note tente d'apporter un éclairage, à l'aide d'éléments graphiques et cartographiques.

    Elle met en lumière une série de résultats originaux, présentés de manière simple et pédagogique. En outre, les lecteurs exigeants trouveront en annexes de nombreuses précisions méthodologiques. Elle s'adresse donc à un large public (étudiants et chercheurs, journalistes, dirigeants d'entreprises et décideurs publics...) désireux de bénéficier d'un éclairage nouveau sur l'évolution de la structure de l'économie française.

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  • Les ETI industrielles ont payé un lourd tribut à la crise de 2008-2009, mais celles qui ont résisté se montrent à nouveau conquérantes, tournées vers la croissance, l'investissement et l'exportation. Pour nombre d'entre elles, la crise a représenté un point d'inflexion à partir duquel elles ont su rebondir et se réinventer. Il y a un avant et un après 2009.
    Cette étude, construite à partir de témoignages de dirigeants de PME et d'ETI, explore la capacité de ces entreprises à encaisser les chocs, surmonter des événements graves, se redéployer et in fine s'approprier ces épisodes difficiles, en d'autres termes à faire preuve de « résilience ».
    Parmi les facteurs de résilience observés, on retiendra : l'inscription de ces entreprises dans un temps long (le « dur désir de durer ») ; l'alliance de la prudence patrimoniale et de l'audace entrepreneuriale (également appelée « ambidextrie ») ; la force du capital social constitué ; l'attention portée au facteur humain ou encore une façon originale de conduire l'innovation. La résilience et le dynamisme de nos ETI industrielles sont une chance pour l'économie française et une source d'inspiration pour les PME qui ont le potentiel de se hisser demain au rang d'ETI.

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