Presses De L'ecole Des Mines

  • Comment un groupe industriel s'empare de la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) ? Comment intègre-t-elle un concept aux multiples dimensions ? Quels en sont les effets ? En répondant à ces questions, l'ouvrage opère une descente en profondeur dans l'univers d'une organisation pour analyser la dynamique d'appropriation de la RSE par le déploiement de la norme internationale ISO 26000. A partir d'une recherche-intervention réalisée dans une entreprise du secteur de l'agro-alimentaire, le livre retrace les étapes du processus par lequel l'entreprise s'empare des principes de RSE ; étapes qui ont mené à des transformations profondes de la stratégie, des modes de gouvernance, des structures et redéfinit ses relations avec les parties prenantes.Ce livre s'intéresse à l'opérationnalisation de la RSE. A travers une étude de cas unique et singulière, il offre l'opportunité rare, d'observer la RSE "en train de se faire" en adoptant les regards de la normalisation et des outils de gestion. La RSE perturbe les logiques de gestion à l'uvre dans les entreprises. Au-delà, dans une perspective de long terme, la RSE questionne le rôle de l'entreprise, sa finalité dans la société.A travers le concept d'appropriation, le livre révèle les tensions et les paradoxes qui émergent de la conciliation des dimensions économique, sociale, environnementale et éthique. Il propose également des recommandations transposables à d'autres entreprises. Par son approche pédagogique, cet ouvrage répond aux attentes d'un large lectorat. Il s'adresse aux étudiants, enseignants, dirigeants, cadres d'entreprise et consultants ainsi qu'à toute personne intéressée par la RSE.

  • Face aux menaces qui pèsent sur l'histoire humaine, les transformations à conduire vont bien au-delà d'un changement d'économie ou de société. C'est une transformation de civilisation qu'il s'agit de conduire : une transformation qui implique l'ensemble des pratiques, des savoirs et des valeurs qui conditionnent le fonctionnement des sociétés humaines. Or l'État, le marché ou la société civile ne peuvent pas être les seuls acteurs d'une telle transformation. Dans les grands récits de la modernité, le rôle de l'entreprise a été en partie ignoré, réduit au rôle d'employeur ou à ses effets les plus destructeurs. Pourtant, depuis leur apparition à la fin du XIXe siècle, les entreprises ont développé une puissance d'action sans précédent, et imprégné profondément nos civilisations.

    /> Les travaux réunis dans cet ouvrage prennent acte de cette puissance civilisationnelle de l'entreprise et de ses conséquences pour l'histoire mondiale. Ils examinent les formes de la responsabilisation de l'entreprise sans laquelle aucune transition souhaitable et globale n'est possible. Les fondements et les effets de la récente loi française (Pacte) sont en particulier discutés par les chercheurs et les dirigeants qui ont été pionniers sur ces questions. Mais concevoir l'entreprise comme une puissance responsable du bien commun suppose de quitter les doctrines économiques et juridiques classiques. L'ouvrage propose de penser désormais les interdépendances entre États, entreprises et autres acteurs collectifs (territoires, science, syndicats...) dans la perspective d'un cadre civilisationnel résilient et d'un nouvel âge de la responsabilité.

  • Quels ont été les effets des normes environnementales européennes, qu'il s'agisse des limites d'émissions de polluants ou de CO2, sur les stratégies des constructeurs automobiles ? Cette règlementation est-elle parvenue à atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés ?

    Pour répondre à ces questions, cet ouvrage ouvre deux boîtes noires : la production règlementaire européenne en tant que processus politique et juridique, d'une part, et les mécanismes conduisant les firmes à agir sur et à réagir à cette production, d'autre part. Cette règlementation a d'abord été le fruit d'un processus historique, dont l'auteur analyse les différentes phases depuis les années 1970, en revenant sur l'impact du dieselgate. Face à cette règlementation, les constructeurs ont dû anticiper et arbitrer de multiples contraintes technologiques, industrielles, économiques et juridiques.

    En dépit d'un jeu construit sur une intense coopération entre constructeurs, États membres et Commission européenne, on découvrira que l'agrégation de comportements en apparence rationnels a conduit à un résultat très insatisfaisant pour les parties prenantes et pour l'intérêt général. Quel avenir désormais pour une politique européenne de la mobilité à l'heure de la lutte contre le changement climatique ?

  • Dès 2050, l'Afrique comptera 2,5 milliards d'hommes, soit 200 millions de plus que toute l'Asie du sud, alors que la population de la Chine aura plafonné à 1,3 milliards et celle de l'ensemble Europe-Amérique du nord autour de 1 milliard. En 2100, les Africains seront 4,5 milliards sur 11 milliards d'hommes.

    Le défi principal de ce siècle est donc l'émergence soutenable de l'Afrique : révolution verte, industrialisation, urbanisation (900 millions d'urbains supplémentaires en Afrique sub-saharienne d'ici 2050).

    Un des obstacles majeurs à cette émergence soutenable est qu'un grand nombre d'Etats africains sont frappés de la "malédiction des rentes minières et pétrolières" : partage inéquitable des rentes entre Etats et opérateurs, corruption et gaspillage des fonds publics, stagnation des secteurs non rentiers, urbanisation non maîtrisée et, bien souvent, guerre civile...

    Cet essai propose une analyse approfondie de la situation et des moyens d'y remédier. Il s'organise en trois parties. La première, théorique, est une analyse économique du partage et de l'usage des rentes minières et pétrolières, des raisons pour lesquelles les prix et les rentes fluctuent et des effets de ces fluctuations. Elle recense et articule les multiples facettes de la malédiction et propose une catégorisation des Etats rentiers.

    La deuxième partie, empirique, présente et commente les nombreuses études économétriques qui ont tenté de vérifier et de quantifier les mécanismes de la malédiction. Elle propose une étude originale des effets des rentes sur l'agriculture et l'urbanisation en Afrique.

    La troisième partie est une étude du cas de onze pays africains, de leur histoire minière et/ou pétrolière, du partage et de l'usage de la rente en leur sein. Sont ainsi illustrés en détail les cercles vicieux de la malédiction, mais aussi les "bonnes pratiques" qui la combattent. L'ouvrage se termine par quelques recommandations visant à écarter la malédiction.

  • Quelle forme de responsabilité collective pour répondre à la problématique des déchets ? Quels principes et logiques d'organisation et de régulation ?
    La gestion des déchets fait partie des urgences environnementales apparues à la fin du XXe siècle. Aujourd'hui, avec l'engouement suscité par l'économie circulaire, le déchet n'est plus cantonné à son caractère polluant mais est devenu une ressource de matière pouvant contribuer à diminuer la pression sur les ressources naturelles. On parle de mine urbaine pour évoquer les métaux contenus dans les déchets d'équipements électriques et électroniques des territoires.
    En Europe, la gestion des déchets repose sur le principe de Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Ce principe oblige les producteurs à prendre en charge la fin de vie des produits qu'ils ont mis sur le marché. Alors qu'à l'origine le principe se rapportait à une responsabilité individuelle, ce sont davantage des modèles collectifs qui ont été mis en oeuvre en Europe afin de bénéficier d'économies d'échelle.
    En France, la responsabilité collective va au-delà d'un simple enjeu de mutualisation ayant suscité une gouvernance basée sur la concertation et l'implication d'un ensemble de parties prenantes. Cette approche fait écho au modèle de gouvernance des ressources communes étudiés par le prix Nobel en économie Elinor Ostrom.
    La REP donnant lieu à un dispositif de politique publique original, cet ouvrage propose d'en étudier le potentiel et d'en théoriser les principes. L'étude complémentaire d'autres modèles en Europe, davantage tournés vers une conception individuelle de la REP, permet de mieux appréhender l'enjeu d'articulation entre responsabilités individuelle et collective.

  • Qu'est-ce qu'une entreprise responsable au xxie siècle ? Peut-on accepter que sa stratégie génère des déséquilibres sociaux ou environnementaux ? Peut-elle être tenue de mettre sa capacité d'innovation au service du développement durable ?
    Ce livre part d'un constat désormais imparable : la puissance créatrice de l'entreprise transforme le monde qui l'accueille. Cette puissance est à la fois indispensable pour répondre aux défis contemporains mais elle est aussi potentiellement dangereuse. Or, face à cette puissance, les mécanismes de responsabilité classiques s'avèrent insuffisants : l'État ne peut canaliser les capacités d'innovation des entreprises, ni innover à leur place ; et les initiatives volontaires de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) montrent leurs limites.
    Ce livre propose une nouvelle approche de la mission des entreprises pour sortir de cette impasse et fonder de nouveaux schémas de responsabilité de l'entreprise.
    En revenant sur la conception originelle de la "bonne gestion", la théorie de l'entreprise et sur l'histoire du droit des sociétés, il montre que la formulation d'une "mission", librement définie par l'entreprise et inscrite dans ses statuts, favorise, dans et hors de l'entreprise, un engagement collectif et une réelle solidarité dans la construction de futurs inconnus et désirables.
    Cet ouvrage est issu des travaux des chercheurs de MINES ParisTech et du Collège des Bernardins, qui ont notamment inspiré la récente loi sur l'objet social de l'entreprise et le mouvement des "entreprises à mission".
    Avec la participation de : Rachelle Belinga, Hervé Guez, Armand Hatchuel et Stéphane Vernac.

  • Le marché mondial du jeu vidéo pèse aujourd'hui près de 100 milliards de dollars. Dernier-né des industries culturelles, ce marché a connu une transformation radicale de son environnement en une dizaine d'années avec la digitalisation des produits et des circuits de distribution, l'émergence des GAFAM et la diffusion du téléphone mobile.

    Dans cet environnement devenu complexe et dynamique, comment les studios de développement de jeu vidéo réussissent à tirer leur épingle du jeu ? Comment évoluer et survivre dans un environnement dominé par des entreprises mondiales ? Comment se crée aujourd'hui la valeur dans ce secteur d'activités ? Voici quelques-unes des questions sur lesquelles le présent ouvrage se penche à travers l'étude des business models des studios de développement. 12 cas d'entreprises sont retracés et analysés afin de mettre en lumière des trajectoires entrepreneuriales à la fois passionnantes et riches d'enseignements.

    L'ouvrage intéressera aussi bien les passionnés de jeux vidéo que les entrepreneurs, les étudiants et les académiques désirant comprendre l'histoire et les perspectives de ce secteur.

  • Le phosphate et les engrais phosphatés sont au coeur des vifs débats sur la tension, perçue comme grandissante, entre ressources naturelles et croissance démographique et économique.

    Le phosphate est indispensable à une agriculture capable de nourrir 11 milliards d'hommes, or c'est une ressource épuisable : en aurons-nous assez ? 80% des réserves prouvées de phosphate, qui atteignent 300 ans de consommation annuelle actuelle selon l'US Geological Survey, sont situées au Maroc : le Maroc peut-il devenir un "Opep" du phosphate ? Plus généralement, comment évoluera à long terme le prix du phosphate ? Est-il possible d'exploiter, de transformer et d'utiliser le phosphate de manière à préserver l'environnement, et à quel coût ? Les fortes fluctuations des prix de ces quinze dernières années sont-elles inévitables ? La "financiarisation" du marché des engrais est-elle possible et souhaitable ? Comment l'industrie des engrais phosphatés peut-elle contribuer à la "révolution doublement verte en Afrique", dont l'émergence soutenable est l'enjeu majeur du siècle ?

    Sur toutes ces questions, ce livre expose les éléments du débat, résume les références quantitatives et surtout donne les outils d'analyse économique qui permettent au lecteur de se forger une opinion.

  • Les systèmes industriels et logistiques modernes génèrent un nombre considérable de données, que les progrès des nouvelles technologies permettent de capter de plus en plus efficacement : caractéristiques des produits et des commandes, traçabilité, paramètres de fabrication, de manutention et de transport, phénomènes exogènes de toutes sortes, etc. L'émergence de nouvelles techniques d'analyse des données, comme le Machine Learning, semble donc ouvrir de nouvelles possibilités pour planifier plus efficacement la Supply Chain. Certains parlent même d'une révolution à venir, d'autres ne voyant rien venir, évoquent des effets de mode.

    Cet ouvrage, rédigé par un enseignant-chercheur et un praticien en entreprise, propose de décrire ce qu'est le Machine Learning, et comment il est possible d'utiliser ses apports dans la Supply Chain, dans le cadre conceptuel de la planification hiérarchisée.

    Il s'adresse avant tout aux opérationnels de la Supply Chain, ainsi qu'aux étudiants, à qui il permettra de comprendre les concepts de la planification hiérarchisée, les principaux algorithmes du Machine Learning et surtout de découvrir, à partir d'exemples concrets, des projets effectivement menés en entreprise, et des recommandations pratiques pour en réussir d'autres.

    Ni thuriféraires de la technologie, ni sceptiques rétrogrades, les auteurs visent à faire prendre conscience par les acteurs, actuels et futurs, de la Supply Chain que le Machine Learning ne peut être ignoré, mais que son utilisation dans le cadre de projets réels nécessitera un pilotage plein d'intelligence humaine.

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  • Après quatre décennies de financiarisation, l'entreprise va mal, humainement et économiquement. Pour la redresser, il faut repartir de ce qui constitue sa source d'énergie vitale : le travail salarié, bridé, méprisé, surcontrôlé, sur-évalué mais méconnu dans son contenu concret, sa positivité intrinsèque, son potentiel immense et, en définitive, sous-utilisé. Le chômage massif et l'emploi précaire, qui accompagnent la financiarisation comme son ombre, sont le fruit logique d'un type d'entreprise, prompte à discourir sur la valeur-travail, mais ignorante de la vraie valeur du travail, qui ne joue plus le moindre rôle dans ses critères de bonne gouvernance.

    Cet ouvrage fait converger quatre regards disciplinaires : économique, sociologique, gestionnaire et anthropologique, pour dégager la grammaire commune de l'entreprise du XXIe siècle, celle qui nous fera sortir de la financiarisation. Proposant la première grille de lecture interdisciplinaire du contenu même du travail salarié, dans sa face lumineuse comme dans sa face sombre, les auteurs montrent comment réveiller la capacité de création collective de l'entreprise en (re)donnant du sens au travail salarié, y compris le plus terre-à-terre. Et pour atteindre ce résultat, la condition préalable est de (re)donner du poids aux salariés, dans le gouvernement de l'entreprise.

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